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19 Avril 2005
 

Catéchèse de Benoît XVI: Les femmes au service de l'Évangile

 

ROME, le 13 février 2007 - (E.S.M.) - L'Audience Générale de ce matin s'est déroulée en deux temps distincts : à 10h30, dans la Basilique Vaticane, puis successivement, dans la Salle Paul VI. Dans le discours en langue italienne, le Pape Benoît XVI s'est arrêté sur le thème : "Les femmes au service de l'Évangile".

Le pape Benoît XVI - Audience Générale

Catéchèse de Benoît XVI: Les femmes au service de l'Évangile

Audience Générale

L'Audience Générale de ce matin s'est déroulée en deux temps distincts : à 10h30, dans la Basilique Vaticane, le Saint Père Benoît XVI a rencontré les Prélats de la Conférence Episcopale des Marches, à l'occasion de la Visite "ad Limina Apostolorum", avec les fidèles en pèlerinage des diocèses des Marches ; successivement, dans la Salle Paul VI, le Pape a salué divers groupes de pèlerins et de fidèles provenant d'Italie et de chaque partie du monde.

Dans le discours en langue italienne, le Pape Benoît XVI s'est arrêté sur le thème : "Les femmes au service de l'Évangile".

Après avoir repris Ses catéchèses en différentes langues, le Saint Père a adressé des salutations particulières aux groupes de fidèles présents.
L'Audience Générale s'est conclue par le Pater Noster et la Bénédiction Apostolique.

Lecture faite avant l'intervention de Benoît XVI

Lettre de saint Paul aux Galates (3, 26-38)
 " Vous avez revêtu le Christ "
Frères, en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ, il n'y a plus ni juif ni païen, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus l'homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu'un dans le Christ Jésus.


Catéchèse du Saint Père Benoît XVI

Chers frères et soeurs,

Aujourd'hui nous sommes arrivés au terme de notre parcours parmi les témoins du début christianisme que les écrits néo-testamentaires mentionnent. Et au cours de la dernière étape de ce premier parcours, nous consacrerons notre attention aux nombreuses figures féminines qui ont accompli un rôle important et précieux dans la diffusion de l'Évangile. Leur témoignage ne peut pas être oublié, conformément à ce que Jésus lui-même a dit sur la femme qui baissa sa tête peu avant la Passion : "Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée , dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait ." (Mt 26.13 ; Mc 14,9). Le Seigneur veut que ces témoins de l'Évangile, ces figures qui ont aidé pour que grandisse la foi en Lui, soient connues et leur mémoire soit vivante dans l'Église. Nous pouvons historiquement distinguer le rôle des femmes dans le Christianisme primitif, pendant la vie terrestre de Jésus et pendant les événements de la première génération chrétienne.

Jésus bien sûr, comme nous le savons, choisit parmi ses disciples, douze hommes comme Pères du nouvel Israël, il les choisit pour "les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher " (Mc 3,14-l5). Ce fait est évident, mais, outre les Douze, piliers de l'Église, pères du nouveau peuple de Dieu, sont choisis parmi le nombre des disciples, également de nombreuses femmes. Je n'évoquerai que très brièvement celles qui se trouvent sur le chemin de Jésus lui-même, en commençant avec la prophétesse Anne (cfr Lc 2.36-38) jusqu'à la Samaritaine (cfr Jn 4.1-39), la femme syro-phénicienne (cfr Mc 7.24-30), l'hémorroïsse (cfr Mt 9.20-22) et la pécheresse pardonnée (cfr Lc 7.36-50). Je ne me réfère pas non plus aux protagonistes de certaines paraboles efficaces, par exemple à la femme qui fait le pain (Mt 13,33), à la femme qui perd la drachme (Lc 15.8-10), à la veuve qui importune le juge (Lc 18.1-8). Les femmes qui ont joué un rôle actif dans le cadre de la mission de Jésus sont plus importantes pour notre réflexion. En premier lieu, ma pensée va naturellement à la Vierge Marie, qui avec sa foi et son oeuvre maternelle collabora de façon unique à notre rédemption, au point qu'Elisabeth put la proclamer "bénie entre les femmes" (Lc 1,42), en ajoutant : "heureuse celle qui a cru" (Lc 1,45). Devenue disciple du Fils, Marie manifesta à Cana la totale confiance en Lui (cfr Jn 2,5) et le suivit jusque sous la Croix, où elle reçut de Lui une mission maternelle pour tous ses disciples de chaque temps, représentés par saint Jean (cfr Jn 19.25-27).

Il y a ensuite d'autres femmes, qui à des titres différents, gravitent autour de la figure de Jésus en ayant des fonctions de responsabilité. Les femmes qui suivaient Jésus pour l'assister de leurs biens et dont Luc nous transmet quelques noms, sont des exemples éloquents: Marie de Magdala, Jeanne, Susanne et "beaucoup d'autres" (cfr Lc 8.2-3). Ensuite les Évangiles nous informent que les femmes, contrairement aux Douze, n'abandonnèrent pas Jésus lors de la Passion (cfr Mt 27,56.61 ; Mc 15,40). Parmi elles, se détache en particulier Madeleine, qui non seulement assista à la Passion, mais fut même le premier témoin et annonciatrice du ressuscité (cfr Jn 20,1.11-18). Justement Saint Thomas d'Aquin réserve à Marie de Magdala, l'appellation particulière d'"apôtre des apôtres" (apostolorum apostola), en lui dédiant ce beau commentaire: "De même qu'une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, ainsi, une femme annonça en premier aux apôtres des paroles de vie" (Super Ioannem, et. Cai, § 2519).

Même dans le cadre de l'Église des débuts, la présence féminine n'est pas du tout secondaire. Nous n'insistons pas sur les quatre filles non nommées du "diacre" Philippe, résidant à Césarée Maritime et toutes dotées, comme le dit saint Luc, du "don de prophétie", c'est-à-dire de la faculté d'intervenir publiquement sous l'action de l'Esprit Saint (cfr At 21,9). La brièveté de l'information ne permet pas de déductions plus précises. Plus plutôt nous devons à saint Paul une plus vaste documentation sur la dignité et sur le rôle ecclésial de la femme. Il part du principe fondamental, selon lequel pour les baptisés non seulement "il n'y a plus de juif, ni de grec, ni d'esclave, ni d'homme libre", mais également "ni homme, ni femme". La raison est que "tous vous êtes un en Jésus-Christ" (Gal 3,28), c'est-à-dire tous unis dans la même dignité de fond, bien que chacun avec des fonctions spécifiques (cfr 1 Cor 12.27-30). L'Apôtre admet comme une chose normale que dans la communauté chrétienne la femme puisse "prophétiser" (1 Cor 11,5), c'est-à-dire se prononcer ouvertement sous l'influence de l'Esprit, pourvu que cela soit pour l'édification de la communauté et fait de façon digne. Par conséquent l'exhortation suivante, bien connue,  que "les femmes dans les assemblées se taisent" (1 Cor 14,34) doit être plutôt relativisée. Le problème, dont on a beaucoup discuté, entre la relation de la première parole - les femmes peuvent prophétiser dans l'assemblée - et l'autre - elles ne peuvent pas parler -, la relation entre ces deux indications, apparemment contradictoires, nous la laissons aux spécialistes. Ce n'est ici d'en discuter. Mercredi dernier, nous avons déjà rencontré la figure de Prisca ou de Priscilla, épouse d'Aquila, qui dans deux cas, est mentionnée de façon surprenante, avant le mari (cfr Ac 18.18 ; Rm 16,3) : l'une et l'autre de toute façon sont explicitement qualifiés par Paul comme ses "collaborateurs" d'oeuvre (Rm 16,3).

Certains autres faits ne peuvent pas être négligées. Il faut prendre acte, par exemple, que la brève Lettre de saint Paul à Philémon est adressée en réalité, à une femme du nom "d'Affia" (cfr Phm 2) de Traduction latine et syriaque du texte grec, ajoute à ce nom "Affia" l'appellation de "soror carissima " (ibid.) et on doit dire que dans la communauté de Colosses, elle devait occuper une place d'importance ; quoi qu'il en soit, c'est l'unique femme mentionnée par Paul parmi les destinataires d'une de ses lettres. Ailleurs l'Apôtre mentionne une certaine "Phoebé", qualifiée comme diacre de l'Église de Cenchrées, petite ville portuaire à l'est de Corinthe (cfr Rm 16.1-2). Bien que le titre à cette époque n'ait pas encore une valeur ministérielle spécifique du type hiérarchique, cela exprime un véritable exercice de responsabilité de la part de cette femme en faveur de cette communauté chrétienne. Paul recommande de la recevoir cordialement et de l'assister "en toute affaire où elle ait besoin", ensuite il ajoute : "elle a, en effet pris soin de beaucoup de personnes, même de moi-même". Dans ce même contexte épistolaire, l'Apôtre avec des accents délicats, rappelle d'autres noms de femmes : une certaine Marie, ensuite Triphène, Triphose et Perside la "très chère", en plus de Julie, dont il écrit ouvertement qu' "elles ont beaucoup travaillé pour le Seigneur." (Rm 16,6.12a.12b.15), en soulignant ainsi leur fort engagement ecclésial. Dans l'Église de Philippe ensuite,  devaient se distinguer deux femmes de nom "Evodie et Syntyche" (Phil 4,2) : le rappel que Paul fait de leur concorde réciproque laisse entendre que les deux femmes assuraient une fonction importante au sein de cette communauté.

Finalement, l'histoire du christianisme aurait eu un développement bien différent s'il n'y avait pas eu l'aide généreuse de nombreuses femmes. Pour cela, comme l'a écrit mon vénéré et cher Prédécesseur Jean Paul II dans la Lettre apostolique Mulieris dignitatem, "l'Église rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles. L'Église rend grâce pour toutes les manifestations du "génie" féminin apparues au cours de l'histoire, au milieu de tous les peuples et dans toutes les nations ; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires que l'Eglise doit à leur foi, à leur espérance et à leur charité : elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine "(n. 31). Comme nous le voyons, l'éloge concerne les femmes au cours de l'histoire de l'Église et est exprimé au nom de l'entière communauté ecclésiale tout entière. Nous aussi donc nous nous unissons à cette appréciation en rendant grâce au Seigneur, afin qu'il mène son Église, génération après génération, en s'appuyant indistinctement sur des 'hommes et des femmes, qui savent faire fructifier leur foi et leur baptême pour le bien du Corps ecclésial tout entier, pour la plus grande gloire de Dieu.

Texte officiel: Italien

Synthèse de la catéchèse lue en français par le pape Benoît XVI

Chers Frères et Sœurs,

Au terme de notre parcours parmi les témoins des débuts du christianisme, arrêtons-nous sur quelques figures de femmes qui ont joué un rôle précieux dans l’annonce de l’Évangile. Beaucoup ont été actives dans le cadre de la mission de Jésus. En premier lieu et d’une manière unique, la Vierge Marie, mais aussi les femmes qui suivaient Jésus : Jeanne, Suzanne, Marthe et Marie, les sœurs de Lazare, et Marie-Madeleine qui tient une place particulière : premier témoin de la résurrection, elle fut appelée par saint Thomas d’Aquin «l’apôtre des Apôtres». La présence féminine est importante aussi dans l’Église primitive. Saint Paul parle souvent de la femme et de son rôle dans l’Église, affirmant que tous les baptisés ont la même dignité fondamentale. Ailleurs, l’Apôtre admet que des femmes puissent prophétiser, c’est-à-dire parler dans l’assemblée sous l’inspiration de l’Esprit Saint en vue de l’édification de la communauté.

Dans ses lettres, Paul nomme plusieurs femmes, comme Phébée, Marie, Tryphène, Tryphose et Persis, «qui se sont données de la peine dans le Seigneur», ou comme Évodie et Syntykhé, qui ont eu un rôle important dans leur communauté.
L’Église rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du peuple de Dieu et pour tous les fruits de la sainteté féminine.

Je salue avec joie les pèlerins francophones, en particulier les séminaristes des Pays de Loire et de l’Océan indien et leurs formateurs, les jeunes du Collège Fénelon-Sainte Marie, et tous les jeunes présents. Ayez à cœur de faire fructifier votre foi et votre baptême pour le bien de toute l’Église.

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Sources: - www.vatican.va - traduction E.S.M.
© Copyright 2006 - Libreria Editrice Vatican

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 14.02.2007 - BENOÎT XVI

 

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