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19 Avril 2005
 

 Jean-Paul II : de « crime » à « droit »

 

Rome, le 13 Juin 2008 - (E.S.M.) - Prophétiquement, avec une sorte de jeu de mots d’une rare efficacité, Jean Paul II a donné une vision de la blessure portée à la valeur de la vie que l’horizon de la « modernité », en particulier celui de l’Europe, est en train de réaliser au détriment de la personne humaine, de sa dignité, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle.

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Jean-Paul II : de « crime » à « droit »

Dans le paragraphe n° 11 de l’Encyclique « Evangelium Vitae » du Pape Jean Paul II (25 mars 1995), le Saint-Père écrivait :
« Mais nous entendons concentrer spécialement notre attention sur un autre genre d'attentats, concernant la vie naissante et la vie à ses derniers instants, qui présentent des caractéristiques nouvelles par rapport au passé et qui soulèvent des problèmes d'une particulière gravité: par le fait qu'ils tendent à perdre, dans la conscience collective, leur caractère de « crime » et à prendre paradoxalement celui de « droit », au point que l'on prétend à une véritable et réelle reconnaissance légale de la part de l'État et, par suite, à leur mise en œuvre grâce à l'intervention gratuite des personnels de santé eux-mêmes. Ces attentats frappent la vie humaine dans des situations de très grande précarité, lorsqu'elle est privée de toute capacité de défense. Encore plus grave est le fait qu'ils sont, pour une large part, réalisés précisément à l'intérieur et par l'action de la famille qui, de par sa constitution, est au contraire appelée à être « sanctuaire de la vie ».
« Comment a-t-on pu en arriver à une telle situation ? Il faut prendre en considération de multiples facteurs. A l'arrière-plan, il y a une crise profonde de la culture qui engendre le scepticisme sur les fondements mêmes du savoir et de l'éthique, et qui rend toujours plus difficile la perception claire du sens de l'homme, de ses droits et de ses devoirs. A cela s'ajoutent les difficultés existentielles et relationnelles les plus diverses, accentuées par la réalité d'une société complexe dans laquelle les personnes, les couples et les familles restent souvent seuls face à leurs problèmes. Il existe même des situations critiques de pauvreté, d'angoisse ou d'exacerbation, dans lesquelles l'effort harassant pour survivre, la souffrance à la limite du supportable, les violences subies, spécialement celles qui atteignent les femmes, rendent exigeants, parfois jusqu'à l'héroïsme, les choix en faveur de la défense et de la promotion de la vie ».

De « crime » à « droit ». Prophétiquement, avec une sorte de jeu de mots d’une rare efficacité, Jean Paul II a donné une vision de la blessure portée à la valeur de la vie que l’horizon de la « modernité », en particulier celui de l’Europe, est en train de réaliser au détriment de la personne humaine, de sa dignité, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle.
Cette « éclipse », comme l’appelait le Pape, a eu et a ses responsables. Les manipulateurs de la conscience collective, durant les dix dernières années, ont été innombrables, et, parmi eux, on ne peut pas ne pas faire entrer le Parlement Européen. L’ « engagement » que cette Institution a mis pour favoriser et promouvoir une culture de négation du droit à la vie, a été « exemplaire ».

Dans le cas de l’avortement, en utilisant le paravent des droits reproductifs – qui sont par ailleurs à la base des campagnes d’anti-natalité, aidées, promues, organisées et financées par toutes les Organisations internationales qui sont à la tête des Nations-Unies, le Parlement Européen s’est « exercé » à plusieurs reprises. Des recommandations et des résolutions innombrables qui, même si elles n’obligent pas les États, ont concouru de manière évidente à former et à enraciner dans l’opinion publique européenne une idée de vie qui n’a rien à voir avec le plan de l’éthique.
Que l’on pense, par exemple à la résolution que le Parlement Européen approuve en 2002, dans laquelle on « recommande », pour protéger la santé et les droits reproductifs des femmes, que l’avortement soit légalisé et accessible à tous. Cette même résolution présentait la pilule « du jour après » comme « pilule » non abortive, et propageait la contraception appelée « d’urgence » comme une « pratique normalisée dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive ».

Que l’on pense à la dernière des résolutions, la résolution numéro 1607, approuvée le 16 avril 2008 par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, qui invite les 47 États membres à orienter, là où cela est nécessaire, leur propre législation de manière à garantir effectivement aux femmes « le droit d’accès à l’avortement sûr et légal ». Le Document qui a été approuvé par 102 voix conte 69 contraires et 14 abstentions, qui établissait le droit à l’avortement, au nom « du choix libre et exclusif des femmes » se prononce pour « assurer l’exercice effectif du droit à avorter » et pour « surmonter les restrictions de fait à l’accès à un avortement sans risques ».

L’Assemblée a approuvé le rapport, rédigé par la Commission sur les Opportunités Égales, qui avait montré que, même si la plus grande partie des Pays européens permet l’avortement en cas de danger pour la vie de la mère, dans plusieurs Pays comme Andorre, l’Irlande, Malte, Monaco et la Pologne, l’avortement est illégal ou sévèrement limité.
La résolution dénonce aussi ce qui est appelé « l’inaccessibilité de facto » dans les Pays membres où l’avortement est toutefois légal, en raison des conditions imposées qui, de fait, restreignent l’accès à un avortement sans risques : l’absence de médecins qui acceptent de pratiquer l’avortement (en raison des clauses sur l’objection de conscience) ; l’absence de structures de soins, les consultations médicales obligatoires répétées, les temps trop longs de réflexion et d’attente.

L’avortement étant un droit, inaliénable, comme l’a soutenu la femme chargée du rapport, on définit comme étant un obstacle à sa réalisation les clauses existant dans les législations qui permettent aux médecins de pratiquer l’objection de conscience !
La décision pour la femme doit être rapide, a-t-on affirmé dans la discussion : « Plus elle est rapide, plus l’on pourra proposer aux femmes l’avortement pharmaceutique avec la RU 486, qui évite les risques inhérents à toute intervention chirurgicale », a-t-elle encore déclaré. C’est un fait que les morts, celles qui sont vérifiées et enregistrées ans le monde, suite à la prise de RU 486 – qui devient la pratique abortive de masse la plus importante, sont au nombre de 16 dans le monde, comme le montrent des études sérieuses.

Mais deux éléments sont très inquiétants, mais jusqu’à un certain point de la vision que propose l’Assemblée de Strasbourg sur cette question.

Le premier concerne une mystification, culturelle, politique, législative et donc sociale : aucune législation au monde ne parle de droit à l’avortement. C’est un droit qui, en différentes occasions et dans différentes séances, a été revendiqué. Sur cela, il n’y a pas de doutes. Comment ne pas rappeler, par exemple, la prise de position d’Amnesty International au mois d’août 2007, qui, durant son Assemblée mondiale, a voulu faire entrer le droit à l’avortement comme droit de l’homme ? Mais aucun législateur n’a écrit dans ses lois que pour l’avortement c’était un droit. Le proclamer en un Siège aussi prestigieux, veut dire procéder à une véritable et propre manipulation de la conscience collective.
Plus l’on réfléchit sur le fait – et c’est le deuxième élément que l’Assemblée de Strasbourg ne considère pas – qu’il ne peut exister par nature l’exercice d’un droit dont l’extériorisation comporte la suppression d’un autre être humain, dans ce cas, qui plus est, le sujet le plus faible, celui qui est conçu. L’Assemblée de Strasbourg, si nous voulions considérer comment sont effectivement les choses, aurait fait et ferait bien – comme d’ailleurs ce serait sa tâche – de donner des réponses concrètes à la crise de la natalité, au vieillissement de la population, au massacre des avortements qui est fait en Europe, où se produit, sur la base des statistiques et des rapports, non démentis, déposés au Parlement Européen, un avortement chaque vingt-cinq secondes.
Il est vrai aussi – et cela doit être pris aussi en considération, que ces réponses pourraient être données par un Europe certaine de son identité et des valeurs chrétiennes. Elle doit encore être bâtie.

Dans l’Osservatore Romano du 27 avril 2008, Monseigneur Elio Sgreccia, Président de l’Académie Pontificale pour la Vie, se demande : “est-il vraiment possible de demander à bon escient un ‘droit à l’avortement ?’. Sur quelles bases pourrait-on justifier le droit d’interrompre la vie d’un être humain innocent, et, qui plus est, faible et sans défense ?... A mois d’adopter des critères anthropologiques discriminatoires et arbitraires, qui ne reconnaissent pas à tout être humain une dignité égale et des droits fondamentaux, cette prétention est tout à fait sans fondement et offensante ; elle ne peut être justifiée que par des prises de position fortement idéologiques, partielles et partiales, qui ne placent pas la personne humaine – ou du moins chaque personne humaine et donc chaque individu – comme fin ultime et comme mesure de la vie sociale, et donc des règlements législatifs (…). L’affirmation relative au « droit de l’avortement » introduite contre la logique de la prévention et de l’éducation, en arriverait en tout cas à annuler le droit à la vie pour l’enfant conçu, et représente une interprétation sélective et subjective du droit lui-même, contraire à l’acception des droits de l’homme où le droit à la vie est originel, fondamental et préliminaire par rapport à tous les autres droits de l’homme ».

De très nombreuses fois, le Pape Benoît XVI a souligné les « risques » et les « dangers » auxquels est exposée en Europe « le caractère sacré de la vie ». En particulier, le 24 février 2007, lors de l’audience accordée à l’Académie Pontificale de la Vie – alors que, en Italie s’était allumé le débat sur les « unions de fait » - le Pape a évoqué « les attaques contre la vie » plus répandues dans les pays développés. Parmi elles, le Pape a souligné les « pressions pour la légalisation de cohabitations alternatives au mariage, et fermées à la procréation naturelle ». « Le chrétien, a-t-il déclaré – doit se mobiliser contre ces attaques contre le droit à la vie. Et il doit le faire parce que ses profondes racines dans la loi naturelle le lui imposent, racines qui peuvent donc être partagées par chaque personne qui a une conscience droite », rappelant l’attention à ces formes de « pression collective » qui peuvent écraser les consciences et en raison desquelles les personnes de bonne volonté peuvent « sous-estimer la gravité des problèmes en jeu ».
 

Sources :  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 13.06.08 - T/Famille

 

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