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19 Avril 2005
 

 D'Adam ... à Benoît XVI ...

 

Le 02 juillet 2008 - (E.S.M.) - "Jésus révéla son Père qu'il nous apprit à aimer, il révéla l'Esprit Saint qu'il nous envoya, il révéla la Sainte Trinité... Nous enseigna que ce Dieu d'amour voulait de nous notre amitié.... Il nous révéla que l'amour et l'humilité étaient ce qui avait de plus important aux yeux d'un Dieu riche de sa pauvreté, fort de sa faiblesse... Un Dieu d'amour et d'humilité !" Pierre-Charles Aubrit Saint Pol - Rédacteur de la Lettre Catholique.

Le pape Benoît XVI s'approchant d'une chapelle mariale dans la forêt de Lorenzo( *) -  Pour agrandir l'image: Cliquez

FOI, DOCTRINE ET CULTURE CHRETIENNE

Quel sens a réellement le sacrifice de Jésus ?

Sur le forum Docteur Angélique dans lequel il m'arrive d'intervenir, je fus arrêté par ce titre de discussion : " Le sacrifice de Jésus a-t-il un sens ?  " Ce qui m'interpella, fut surtout la qualité des réponses, elles révèlent une affligeante méconnaissance doctrinale. Il y a bien des réponses justes mais elles manquent d'épaisseur. Certains intervenants ne savent comment redresser les erreurs d'autres, malgré leur bonne volonté, ils sont désarmés par un manque conscient de formation. A qui la faute ?

Il faut le dire, nous récoltons soixante années de non formation, il ne s'agit pas seulement du catéchisme mais d'une de ses déplorables conséquences, l'absence d'appétit intellectuel, l'incapacité à séduire les jeunes intelligences au désir de la Vérité. Les causes sont multiples et, on ne peut nier la sécularisation outrancière de la société, de la civilisation articulée sur l'homo-centrisme ; toutefois cette cause, en bien des cas, ressemble à un faux alibi derrière lequel se dissimulent toutes les lâchetés successives, les compromissions et toutes sortes d'infestations idéologiques.

Voici une tentative de réponse qui est nécessairement incomplète mais qui a surtout pour objectif d'attiser un appétit de la connaissance :

Jésus révéla son Père qu'il nous apprit à aimer, il révéla l'Esprit Saint qu'il nous envoya; il révéla la Sainte Trinité et nous enseigna que ce Dieu d'amour voulait de nous notre amitié... Il nous révéla que l'amour et l'humilité est ce qui a de plus important aux yeux d'un Dieu riche de sa pauvreté, fort de sa faiblesse... Un Dieu d'amour et d'humilité!

Le sens du sacrifice de Jésus vrai Dieu et vrai homme se révèle d'Adam et Ève à son retour... Jésus le dit, l'enseigne, le sens de son sacrifice fut de délivrer l'homme et la femme du droit qu'a Lucifer et son royaume de ténèbres sur les âmes non baptisées. Il n'appartenait pas à l'homme, auteur d'un mauvais choix, de se délivrer  lui-même de cette emprise, car c'est lui-même qui donna à Lucifer ce droit sur lui dès l'instant qu'il refusa la liberté proposée pour lui par Dieu. Mais Jésus n'a pas obtenu que ce fruit-là par son sacrifice; il a donné moyen aux hommes de vivre dans la communion de la charité, il leur donna le moyen de ne pas désespérer d'eux-mêmes en recourant sans cesse à sa miséricorde par le moyen des sacrements. Son sacrifice, les mérites de son humanité nous obtinrent le don de l'Église, don que son Père lui fit. L'Église est un espace spirituel par et dans lequel, on peut découvrir et atteindre l'union à Dieu en toute sécurité et dans une sorte de renouvellement permanent des vertus théologales. L'Église exprime la paternité et la maternité du Dieu Trinitaire auquel tout baptisé croit.

Jésus nous découvre la vie trinitaire et nous invite par son sacrifice à y participer au titre de notre adoption filiale, cette vie trinitaire nous engage sur la pratique de la charité, c'est-à-dire à une vie d'amitié avec Dieu lui-même et avec notre prochain.

Un baptisé qui ne comprend pas le sens du Sacrifice de Jésus révèle son manque d'intimité avec lui et avec l'Immaculée Conception.

L'intelligence du mystère de Jésus certes s'ouvre à nous par la foi, l'enseignement et la raison avec l'intervention de l'Esprit Saint dont il importe de prier pour obtenir son assistance. Dieu ouvre à nous tout son mystère mais encore faut-il demander à y entrer bien plus qu'à le décortiquer. Non seulement, nous devons entrer dans le sanctuaire des mystères mais il faut laisser ceux-ci nous habiter : "nous ferons en lui notre demeure." Jésus ne se résume pas en une interrogation intellectuelle: "On cherche Dieu dans les livres (études) mais c'est dans la prière qu'on le trouve qu'on le rencontre." P. Pio.

On ne peut se laisser pénétrer par le mystère divin ni y entrer sans solliciter la Vierge Marie, l'Immaculée Conception.

En suivant les enseignements des Pères de l'Église, en particulier ceux de la période dite - anté-nicéenne - et l'un des plus brillants esprit du renouvellement de la mariologie, le Père Emile Neubert, on apprend que Marie fut voulue par Dieu pour non seulement devenir sa Mère sur la terre mais aussi la mère spirituelle de toute l'humanité marquée par le signe du Salut. C'est ainsi que, selon les Pères, Marie devint la Mère de l'humanité et le refuge des pécheurs dès l'instant indicible de son FIAT. Dieu lui-même voudra qu'à l'ouverture de la mission publique de son Fils, elle le manifeste par ces paroles dites aux noces de Cana: "Faites tout ce qu'il vous dira." Au pied de la Croix, alors qu'elle s'unit à son fils pour offrir au Père le sacrifice de son Dieu, son Créateur et Sauveur, elle confirme sa nature de Mère spirituelle des baptisés et sa Co-rédemption. Son Fils ne s'y trompera pas: "Mère voici ton fils; fils voici ta mère." Par ses paroles Jésus confirme sa mission de mère spirituelle de l'humanité sauvée, le refuge admirable des pécheurs en quête de leur salut. Il ne s'agit pas des pécheurs repentis, non pas seulement, mais des pécheurs qui au bout de leur misère n'ont plus que le souffle de leur amour filial ou un filet de désir de cet amour qu'ils n'ont jamais goûté et, je témoigne qu'alors Marie vous mène à la conversion. J'en témoigne puisque c'est ainsi que j'acceptais la grâce de conversion.

Le rôle de l'Immaculée dans la mission de son fils en tant que Rédempteur est d'être sa collaboratrice, car le corps de Jésus est la chair et le sang de sa mère Marie lui, qui ne fut pas engendré de la semence humaine selon la loi naturelle.
Le développement de la mariologie s'est fait dans ses fondations au fur et à mesure du développement de la christologie et plus tard du christocentrisme. C'est parce qu'il fallait combattre les hérésies portant sur la double nature du Christ que l'on en vint à développer la mariologie. Il semble que Dieu lui-même est désiré que la compréhension de son Fils Jésus-Christ ne se fasse pas sans Marie, ce qui condamne radicalement les prétentions des hérésiarques de la Réforme.

Toute l'histoire mystique, spirituelle de l'Église Catholique et de l'Église Orthodoxe démontre le rôle éminent de Marie dans la vie intérieure des baptisés qui veulent vivre de la vie d'union avec Jésus. Relisons toute l'œuvre de saint Louis Grignon de Montfort; relisons l'histoire des grandes réformes de la vie monacale, la réforme carmélitaine, la naissance de la grande famille franciscaine, la naissance de l'ordre de saint Dominique, relisons les textes du Saint Concile Vatican II, revisitons l'histoire des mariophanies. Tous et tout exaltent le rôle éminent de Marie dans la vie spirituelle. Aucune fondation qui ne met pas Marie au cœur de sa vie ne résiste aux attaques du monde.

Marie est la Mère de tout baptisé au moment même du baptême. Elle nous est donnée pour nous entraîner à découvrir son Fils par le moyen de son école et son Fils nous est donné pour découvrir son Père dans l'Esprit Saint afin que se développe une amitié personnelle avec ce Dieu d'Amour et d'humilité.
L'Immaculée fera dire à Pie XII par l'intermédiaire d'un petit garçon de dix ans: "Je suis la vivante " et plus tard, elle révèlera que Dieu l'a assise dans la Sainte Trinité.

Voici un extrait d'une intervention dans le forum : "Franchement, en tant que chrétien, catholique, je ne peux pas croire une chose pareille. Pour connaître Jésus et le Père, je n'ai pas besoin de Marie. Nulle part tu ne parles de l'Esprit Saint qui, Lui, est absolument nécessaire pour entrer dans le mystère de Dieu ! Quand je disais que l'on finirait par remplacer le Saint Esprit par Marie, je ne pensais pas que j'en aurais la manifestation si rapidement. C'est effroyable de lire cela. Lors du baptême, vois-tu, mon cher Pierre, on ne nous parle pas de Marie. On nous parle du rejet de Satan et de l'acceptation de Dieu. Alors, si Marie nous y était donnée à cet instant crucial de notre vie, il faudrait qu'elle soit expressément donnée. Mais pour baptiser, il suffit de le faire (le baptême) au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit."

Nous avons là, hélas, l'illustration des échecs d'orientations pastorales faites en dehors de tout bon sens, sans aucun soucis de vouloir être fidèle à la Doctrine ; illustration de la crise du modernisme et de son cortège d'aliénations idéologiques. Ceci me fait souvenir des propos du Père Bernard Ardura, Prémontré, maître des novices qui osait nous enseigner au sujet de l'Immaculée : "on ne peut plus dire aujourd'hui qu'on va à Jésus par Marie." La médiocrité doit-elle être commentée ?

Marie est aussi le choix de Dieu pour aider ses enfants à préparer le retour de son Fils, "le Fils de l'Homme venant sur la nuée". Sa mission a commencé avec son apparition de la rue du Bac, la chapelle de la Médaille Miraculeuse et elle se poursuit...

La méditation du chapelet est un bon moyen d'entrer dans le mystère par Marie, ainsi que l'assistance à la messe le plus souvent possible, la confession régulière mais l'oraison  est une nécessité de haute qualité. C'est une pratique spirituelle qui ne peut commencer et se poursuivre sans l'aide de Marie qui fut la première à méditer les mystères de son Fils ;  l'oraison n'est pas la méditation, c'est un cœur à cœur qui ne vit que de la respiration d'amour de deux désirs : celui de Dieu qui se fait mendiant d'amour et du baptisé qui veut s'unir de tout son être à cette mendicité... (confère la Lettre Catholique N°34 sur http://lescatholiques.free.fr.) Le pape Benoît XVI, dans la ligne continue de ses Prédécesseurs, a souligné l’importance de cette prière pour toute l’Église et pour chaque fidèle, en rappelant combien elle était réconfortante et efficace. Le Chapelet nous met en « communication » avec Jésus et avec Marie, en nous faisant méditer les grands mystères de notre Rédemption. (Benoît XVI, 3 mai 2008).

Le sens du sacrifice de Jésus est toujours à découvrir et nous n'atteindrons la plénitude de ce mystère qu'en la présence de Celui qui se fit homme par amour pour nous... Demandons la grâce d'humilité.

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

(*) Le 21 juillet dernier, rapporte radio Vatican, alors que le Saint-Père Benoît XVI prenait quelques jours de repos à Lorenzo di Cardone, il s'est produit un évènement touchant. Au cours d'une petite promenade dans une forêt, le pape, accompagné de son secrétaire Georg Gaenswein, s'est retrouvé devant une chapelle toute simple où se tenait, dit-on, une statue de la Vierge de Medjugorje et a prié le rosaire pendant une heure.

Sources : lescatholiques.free.fr

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Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 02.07.08 - T/Spiritualité

 

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