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19 Avril 2005
 

Modalités d'application du Motu proprio de Benoît XVI

 

Cité du Vatican, le 02 janvier 2008 - (E.S.M.) - L'Eglise, l'Espérance pour le monde, « c'est une ressource pour tous, même pour notre Pays », c'est ce qu'a affirmé le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'État du Vatican dans une interview à l'hebdomadaire italien "Familia Christiana". Dans cette même interview le Cardinal Bertone a confirmé la publication prochaine d'un document faisant suite au Motu proprio Summorum pontificum du pape Benoît XVI.

Le cardinal Tarcisio Bertone

Modalités d'application du Motu proprio de Benoît XVI

L'Eglise, l'Espérance pour le monde, « c'est une ressource pour tous, même pour notre Pays », c'est ce qu'a affirmé le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'État du Vatican dans une interview à l'hebdomadaire italien "Familia Christiana".

La seconde encyclique de Benoît XVI  "Spe Salvi", le "Motu Proprio" sur la Messe en latin, l'œcuménisme, le dialogue avec l'islam. Ensuite le Moyen Orient, l'Amérique latine, la Chine, les Nations Unies. Et enfin les medias, avec le souhait d'un réseau catholique de journaux, d'agences, de télévisions plus incisif au niveau mondial, de l'Ong catholique et de l'idée d'un « lobby » de bien et de la solidarité. Le secrétaire d'État du Vatican trace un schéma sur beaucoup de questions. Familia Christiana


Dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire italien Famiglia Cristiana le 6 janvier, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a dressé un bilan de l’année 2007. S’exprimant sur le Motu Proprio libéralisant l’usage du missel tridentin, le cardinal Bertone a signalé des réactions « désordonnées » : « Certains ont accusé le pape d’avoir renié l’enseignement conciliaire, tandis que d’autres ont interprété le Motu Proprio comme l’autorisation au retour du seul rite préconciliaire ». Positions, à ses yeux, « toutes deux fausses, épisodes exagérés qui ne correspondent pas aux intentions du pape ». C’est pourquoi « nous prévoyons de mettre au point une ‘instruction’ qui fixe bien les critères d’application du Motu proprio » entré en vigueur le 7 juillet 2007.

Le cardinal Bertone s’est aussi exprimé sur la laïcité, soulignant que « la conception d’une laïcité opposée à religiosité » était « anti-historique ». Il a cité « le président de la ‘très laïque’ France, Nicolas Sarkozy, disant il y a quelques jours à Rome que l’Eglise catholique est une ressource et non un obstacle ou un danger pour le développement du pays ». « Et cela ne s’oppose pas aux idéaux républicains », a-t-il ajouté. « Ne serait-il pas possible que les laïcs italiens pensent de cette manière ? »

Sur le plan œcuménique, le cardinal Bertone a salué les pas en avant accomplis. Le problème œcuménique est l’une des priorités du pontificat de Benoît XVI, a ajouté le prélat romain, soulignant qu’un des problèmes à approfondir demeure le primat du pape, et ajoutant que sur quelques thèmes comme la famille, la paix, l’environnement, « l’unité est plus visible ». « Sur les thèmes théologiques, la discussion continuera ». Il pense que grâce à l’estime dont jouit Benoît XVI comme théologien, des pas concrets peuvent encore être faits.

Interrogé sur la lettre envoyée au pape en octobre 2007 par 138 intellectuels, religieux et dignitaires musulmans, le cardinal italien a estimé qu’elle « poussera à approfondir concrètement le dialogue avec l’Islam dans le pluralisme des positions », ajoutant : « la réponse du Saint-Siège a été positive et prélude à des pas ultérieurs ». Il a rappelé que le pape avait déclaré être prêt à recevoir une délégation, et qu’il avait affirmé : « Nous devons raisonner sereinement sur ce qui nous unit, sans oublier ce qui nous divise ».

Le cardinal Bertone a encore évoqué la préoccupation de l’Eglise sur la situation au Proche-Orient. « Le pape en parle avec tous les responsables qui viennent en visite au Vatican », a-t-il affirmé en notant que le Saint Père avait consacré de nombreux appels à la paix au Proche-Orient durant les angélus dominicaux. La politique de fermeture d’Israël bien que « compréhensible », restreint les mouvements des catholiques. « Nous comprenons les problèmes de sécurité en Israël », a poursuivi le cardinal, « mais cela ne peut pas se métamorphoser en une attitude négative envers les membres de l’Eglise catholique, qui a tant fait ces 15 dernières années, soit pour régulariser les rapports avec Israël, soit pour améliorer la compréhension du judaïsme ». « Nous nous sommes engagés dans un dialogue intense et pourtant nous n’obtenons pas de solution à beaucoup de problèmes concrets : droits de propriété, visas… Notre personnel religieux en Terre Sainte n’obtient pas de visas, et pourtant on ne peut pas dire qu’ils menacent la sécurité », a continué le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, « c’est une fermeture qui empêche une activité sereine ».

A propos de l’encyclique de Benoît XVI Spe Salvi, le cardinal Bertone a estimé que « le monde entier devra réfléchir » sur ce texte. Car « l’aspiration au bien-être, l’habitude de toujours tout avoir, de vivre ainsi dans le confort, l’euphorie de la richesse comme le moyen unique d’espérance, sont aujourd’hui mis en danger par la situation économique ». Et de préciser que c’est ce qui arrive quand on fonde l’espérance sur les biens matériels.

Evoquant la Chine, le haut prélat italien a signalé quelques « ouvertures ». Il a salué la reconnaissance par le parti communiste chinois, cette année, de la valeur positive des religions. Il a résumé sa position par la formule « disons que nous procédons à petits pas mais que nous allons de l’avant ».

Evoquant ensuite le prochain voyage de Benoît XVI aux Etats-Unis, du 15 au 20 avril 2008, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a reconnu que le voyage aurait lieu « en plein pendant la campagne électorale américaine ». Mais que le pape était au-dessus des partis. Soulignant tout de même que « d’éventuelles instrumentalisations ne peuvent bien sûr pas être contrôlées ».

Le cardinal Bertone a par ailleurs souligné l’importance de raviver les synergies entre les medias catholiques, faisant allusion à un projet auquel le Vatican travaille pour « relier L’Osservatore Romano et quelques quotidiens italiens ». Il en sera de même pour les organisations non gouvernementales catholiques, ce qui devrait amener à ce que des actions communes ne soient pas « séparées ou pire opposées ». Pour le cardinal italien, « l’idée conciliaire d’Eglise communion doit être traduite dans l’action quotidienne des ONG et des medias catholiques : créer un lien, avec une efficacité majeure, afin de ne pas risquer le déclin et la perte du défi du rapprochement avec la société contemporaine ».
 

Sources: E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 02.01.2008 - BENOÎT XVI - Motu Proprio

 

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