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19 Avril 2005
 

 

Les derniers travaux du synode : en ligne de mire l’appel à la sainteté

ROME, Jeudi 20 octobre 2005 ( ZENIT.org ) Les derniers travaux du synode sur l’Eucharistie, qui sont entrés dans leur dernière ligne droite, ont en ligne de mire l’appel à la sainteté .

Le travail du synode continue en groupes linguistiques pour amender les propositions à communiquer au pape et la rédaction du message est en route, sous la direction du cardinal archevêque de Québec, Marc Ouellet. Les assemblées générales reprennent vendredi matin.

Le synode des évêques se conclura dimanche prochain, 23 octobre, en la Journée mondiale des Missions, lors de la célébration eucharistique au cours de laquelle le pape Benoît XVI canonisera 5 bienheureux : Gaétan Catanoso,    Joseph Bilczewski,     Sigismond Gorazdowski,    Albert Hurtado Cruchaga  et   Félix de Nicosie .
 

 Bienheureux Gaétan Catanoso

Saint Gaétan Catanoso

 

Nom: CATANOSO

Prénom: Gaétan (Gaetano)

Pays: Italie

Naissance: 14.02.1879  à  Chorio de San Lorenzo (Calabre)

Mort: 04.04.1963

Etat: Prêtre - Fondateur

Note: 1902 Prêtre. 1921 Curé de Santa Maria della Candelora, à Reggio Calabria. Fonde la Congrégation des Filles de Sainte Véronique, Missionnaires de la Sainte Face. Construit un sanctuaire consacré à la Sainte Face.

Béatification: 04.05.1997  à Rome  par Jean Paul II

Fête: 4 avril

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1997 n.18 p.2-3  -  n.21 p.4

Réf. dans la Documentation Catholique: 1997 n.12 p.599

Notice

Gaetano Catanoso naît à Chorio de San Lorenzo (Calabre) en 1879. Ordonné prêtre en 1902, il est nommé en 1904 curé de Pontidattilo, petit village de montagne très pauvre, puis de Reggio Calabria en 1921, où il restera de longues années. Il a une spiritualité orientée vers la Sainte Face et la Réparation. Il répète souvent qu'il voudrait être le Cyrénéen pour aider le Christ à porter sa croix dont la lourdeur est due plus à nos péchés qu'au poids physique du bois. Dans le visage de chaque homme qui souffre, il voit "le Visage ensanglanté et défiguré du Christ". En bon pasteur, il se prodigue pour le bien de son troupeau (catéchisme, dévotion eucharistique et mariale), il assiste orphelins et malades, et soutient spirituellement les séminaristes et les jeunes prêtres.

Il fonde les "Sœurs de la Sainte Face", destinées à essuyer le visage du Christ, blessé et souffrant, chez tous les "crucifiés" du monde actuel. Une première maison est ouverte en 1935 à Riparo en Calabre. En plus de leur prière réparatrice, elles assurent un service de catéchèse et de charité dans les endroits les plus pauvres et les plus isolés. Il s'emploie à diffuser la dévotion à la Sainte Face. En son honneur, il entreprend la construction d'un sanctuaire: c'est son dernier grand ouvrage. Il meurt en 1963 et le sanctuaire est inauguré en 1972.

Sa vie " constitue pour tous une invitation pressante à rechercher dans les valeurs éternelles de la foi et de la tradition chrétienne les bases pour édifier le progrès authentique de la société " (Jean Paul II).

Notice complémentaire publiée le 22.10.2005, cliquer ici

 

 Bienheureux Joseph BILCZEWSKI

Saint Joseph BILCZEWSKI

 

Nom: BILCZEWSKI

Prénom: Joseph (Josef)

Pays: Ukraine

Naissance: 26.04.1860  à Wilamowice (près de Kety)

Mort: 20.03.1923  à Lviv

Etat: Evêque

Note: Prêtre le 06.07.1884 (par le Card. Dunajewski). Études à Vienne, Rome et Paris. Professeur à l'université de Lviv. Archevêque de Lviv le 18.12.1900. Défenseur de tous au cours des guerres et invasions de son époque.

Béatification: 26.06.2001  à Lviv  par Jean Paul II

Fête: 20 mars

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2001 n.27 p.6-7

Réf. dans la Documentation Catholique: 2001 n.15 p.741-744

Notice

Jozef (Joseph) Bilczewski naît en 1860 à Wilamowice, près de Kety, à l'époque diocèse de Cracovie, aujourd'hui de Bielesko-Zywiec (Ukraine). La région fait alors partie de l'Autriche-Hongrie. Il est l'aîné d'une famille de paysans comptant neuf enfants. Il fait ses classes élémentaires à Wilamowice et à Kety, puis fréquente le lycée de Wadowice (ville natale de Jean Paul II) où il obtient le baccalauréat en 1880. Il entre au séminaire de Cracovie et il est ordonné prêtre en 1884. Dès les premières années de son sacerdoce, il cultive une passion ardente pour la vérité qui le conduit à faire, de la recherche théologique, une voie originale pour traduire en comportements concrets le commandement de l'amour envers Dieu. En même temps il témoigne d'un grand amour envers le prochain. En 1886, il obtient un doctorat en théologie à l'université de Vienne. Il poursuit ses études à Rome et à Paris où il se spécialise dans la théologie dogmatique et l'archéologie chrétienne. En 1890 il entre à l'université Jagellone de Cracovie et l'année suivante à celle de Jean Casimir de Lviv: il est professeur de théologie dogmatique. Doyen puis recteur de l'université (1900), il est l'auteur de nombreux ouvrages d'archéologie et d'histoire de l'Église. Avec ses collègues professeurs et ses étudiants, il cultive des rapports respectueux et cordiaux et ceux-ci lui rendent en retour grande estime et affection. Malgré son jeune âge, il acquiert une renommée de scientifique.

Ses capacités extraordinaires d'esprit et de cœur poussent des gens influents à demander à l'Empereur d'Autriche François-Joseph de le présenter au Saint Père comme candidat au siège métropolitain de Lviv alors vacant. Le Pape Léon XIII agrée favorablement cette requête et le nomme Archevêque de rite latin de Lviv en 1900. Il propage la doctrine sociale de l'Église, fonde des journaux et des revues, et soutient les mouvements naissants de protection sociale des ouvriers. Au cours de ses 23 années de service pastoral éclate la grande guerre de 1914-18. Puis c'est l'invasion bolchevique (1919-20) qui se déchaîne avec toute sa furie contre l'Église catholique, et enfin la guerre polono-soviétique (1920-21) dont l'Ukraine est l'un des enjeux. Entre 1918 et 1920, l'Archidiocèse perd environ 120 prêtres. Période de grandes souffrances où l'Évêque intervient souvent auprès des autorités pour défendre Polonais, Ukrainiens ou Juifs. Il encourage les fidèles et secourt tous les pauvres, sans distinction de race, de confession ou de rite. Il apparaît vraiment comme "l'icône vivante du Bon Pasteur". Mais sa santé déjà faible est minée par ces événements. Il meurt en 1923 et, comme il l'avait demandé, on l'enterre au cimetière des indigents, lui qui, toute sa vie, a marqué un amour de prédilection pour les pauvres.

Notons que Jean Paul II, comme il le rappelle lui-même, est "dans la lignée de la succession apostolique" du bienheureux: car il a été ordonné évêque par Mgr Eugène Baziak, lui-même ordonné évêque par Mgr Twardowski, lequel avait été ordonné par Mgr Bilczewski.

(Pour le contexte historique, voir aussi la notice des 25 martyrs d'Ukraine )   

Notice complémentaire publiée le 22.10.2005, cliquer ici

 

Sigismond Gorazdowski , « authentique perle du clergé latin » de Lvov.

ROME, Jeudi 20 octobre 2005  – Sigismond Gorazdowski (1845-1920) , qui a vécu au temps de l’autre saint ukrainien de ce jour, Josephe Bilczewski, a été béatifié avec lui par Jean-Paul II en Ukraine, à Lvov, le 26 juin 2001 : il y voyait une « authentique perle du clergé latin » de Lvov. Il était connu comme : « Père des gueux » et « le Père des Pauvres ». Il sera canonisé dimanche par le pape Benoît XVI.

Jean-Paul II disait en effet dans son homélie : « Au cours des années de l'épiscopat de Mgr Bilczewski, vécut à Lviv la dernière partie de son existence terrestre également dom Zygmunt Gorazdowski, authentique perle du clergé latin de cet archidiocèse. Sa charité extraordinaire le conduisit à se consacrer inlassablement aux pauvres, en dépit de ses conditions de santé précaires. La figure du jeune prêtre qui, au mépris du grave danger de contagion, se prodiguait parmi les malades de Wojnilow et recomposait personnellement les corps des victimes du choléra, est demeurée dans la mémoire des contemporains comme un témoignage vivant de l'amour miséricordieux du Sauveur.

Le pape soulignait également : « Il eut une passion ardente pour l'Evangile, qui le porta à être présent dans les écoles, dans le domaine de l'édition et dans diverses initiatives catéchétiques, surtout à l'égard des jeunes. Son action apostolique s'est également accompagnée d'un engagement caritatif sans relâche. Dans le souvenir des fidèles de Lviv, il demeure comme le "père des pauvres" et le "prêtre des sans abris". Sa créativité et son dévouement dans ce domaine ne connurent pratiquement pas de limite. En tant que Secrétaire de l'"Institut des pauvres chrétiens", il fut présent partout où s'élevait le cri angoissé des personnes, auxquelles il tenta de répondre, précisément ici, à Lviv, à travers la création de nombreuses institutions caritatives ».

Enfin, disait Jean-Paul II, « reconnu à sa mort comme "un véritable religieux, bien que sans vœux particuliers", pour sa pleine fidélité au Christ pauvre, chaste et obéissant, il resta pour tous un témoin privilégié de la divine miséricorde. Il est un témoin en particulier pour vous, chères sœurs de Saint-Joseph, qui vous efforcez de le suivre fidèlement en diffusant l'amour pour le Christ et pour les frères à travers des œuvres d'éducation et d'assistance. Vous avez appris du bienheureux Zygmunt Goradowski à alimenter l'activité apostolique à travers une intense vie de prière. Mon souhait est que vous puissiez, comme lui, concilier l'action avec la contemplation, en alimentant votre piété par une dévotion ardente à la Passion du Christ, un amour tendre pour la Vierge Immaculée et une vénération particulière pour saint Joseph, dont dom Zygmunt tentait d'imiter la foi, l'humilité, la prudence et le courage ».

Sigismond Gorzadowski est né à Sanok (Pologne) en 1845, indique le site des célébrations liturgiques pontificales (cf. http://www.vatican.va). Il voulait aider ceux qui souffrent et c’est pourquoi, après avoir achevé sa scolarité, il entreprit des études de droit à l’Université de Lvov. Ayant cependant entendu l’appel au sacerdoce, il interrompit ses études en deuxième année pour entrer au Grand Séminaire de Lvov.

Mais sa maladie s’aggrava, et, devant le danger de mort, son ordination fut reportée : un coup très douloureux, mais il ne perdait pas confiance en Dieu. Il fut ordonné deux ans plus tard, en 1871, en la Cathédrale de Lvov. Il voulait « être tout pour tous afin d’en sauver au moins un ».

Devant la grande pauvreté spirituelle de ses fidèles et les diverses difficultés liées à la transmission du message évangélique, il prépara et publia un Catéchisme qui fut diffusé à plus de cinquante mille exemplaires. A l’intention des jeunes gens et des jeunes filles, il prépara et publia « Conseils et recommandations ».

Accordant une grande valeur aux sacrements et plus particulièrement à l’Eucharistie, il fut à l’origine dans l’Archidiocèse de Lvov d’une organisation commune de la Première Communion pour les enfants. Il fut également celui qui développa la pratique des souvenirs de Première Communion et de Confirmation.

Il s’efforçait, sur le modèle du Christ, de n’exclure personne de la charité, et il était particulièrement sensible à ceux qui étaient rejetés par la société. C’est ainsi que durant la terrible épidémie de choléra, sans penser un seul instant à lui-même, il apportait aux malades son service pastoral et son aide concrète, et mettait lui-même les morts en bière. Certains Juifs de la communauté de la ville embrassaient ses vêtements avec un grand respect et le considéraient comme un homme saint.

A partir de 1877, le père Sigismond débuta son activité pastorale et de bienfaisance à Lvov. En tant que vicaire, administrateur, puis curé, il enseignait le catéchisme dans de nombreuses écoles. Il poursuivit son engagement dans l’édition et la rédaction. Il publia plusieurs éditions de son Catéchisme, les Conseils et recommandations pour une bonne éducation catholique pour les parents et les éducateurs, et de nombreux articles principalement dans le domaine pastoral, social et pédagogique. Il fonda également la Société « Bonus Pastor » dont le but est d’aider le travail des prêtres et, durant quelques années, il rédigea une revue du même nom.

En tant que secrétaire de l’Institut des Chrétiens Pauvres de Lvov, il fonda la Maison du travail volontaire pour les mendiants sans domicile, parmi lesquels se trouvaient également des enfants.

A l’initiative du père Sigismond, connu de plus en plus comme le « Père des gueux» et «le Père des Pauvres », une soupe populaire fut lancée à Lvov. Viennent s’y nourrir ouvriers, étudiants, jeunes des écoles, enfants et surtout les pauvres de la ville.

L’Institut pour les malades incurables et les convalescents est une autre des œuvres de miséricorde chrétienne fondée par le père Sigismond, en réponse aux besoins de ceux qui souffraient et des malades qui, suite à un décret du gouvernement, étaient renvoyés de l’hôpital après six semaines de traitement, quel que fût leur état de santé.

Pour les étudiants pauvres se préparant à devenir instituteurs, il fonda l’Internat Saint Josaphat dont de nombreux résidants occuperont plus tard des postes importants.

L’Institut de l’Enfant Jésus qui fut le premier et, durant de longues années, le seul dans toute la Galicie à s’occuper des mères seules et des nouveaux-nés abandonnés. ON estime qu’environ 3 000 enfants furent sauvés et de très nombreuses mères.

Il soutenait aussi la Société de Sainte Salomé pour les veuves pauvres et à leurs enfants et la Société pour les couturières pauvres. Il fut également le co-fondateur de l’Union des Sociétés et Instituts de Bienfaisance de Galicie qui centralisait et dirigeait le travail des différentes œuvres de miséricorde chrétienne.

Voulant préserver les enfants catholiques de l’indifférence religieuse, voire de l’incroyance, le bienheureux fonda également une école catholique polono-allemande dont il confia la direction aux Frères des écoles Chrétiennes et, poussé par l’appel du Saint Père qui demandait la publication de journaux et publications catholiques bon marché pour le peuple, il débuta la publication de la Gazette Quotidienne.

Tant l’initiative de l’école catholique que la publication d’un journal catholique à Lvov rencontrèrent une forte opposition anticléricale et lui coûtèrent de nombreux tourments, souffrances, incompréhensions et humiliations et ce presque jusqu’à la fin de sa vie.

Pour diriger la majorité des œuvres de bienfaisance qu’il avait fondées, il engagea des tertiaires franciscaines en prenant soin de leur donner une formation adaptée et en s’efforçant de leur obtenir un statut religieux par l’approbation, par les autorités de l’église, de la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph (sœurs joséphites). Le 17 février 1844 est la date officielle de sa fondation.

Au fur et à mesure du développement de la Congrégation, le fondateur associa les sœurs au service des souffrants dans les hôpitaux, des orphelinats, des jardins d’enfants et leur recommanda de prendre soin des malades à domicile. Lui-même était pour les sœurs un modèle d’union de prière avec Dieu et leur donnait en même temps l’exemple d’un service héroïque pour ceux qui ont besoin d’aide. De là vient la devise qui s’est développée dans la Congrégation: «Le cœur en Dieu - les mains au travail ».

Suivant strictement la ligne du charisme de son fondateur, la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph s’occupe jusqu’à ce jour d’instituts éducatifs, s’engage dans le travail catéchistique et dans l’enseignement, se met au service des malades, de ceux qui souffrent, des pauvres dans les diverses facettes de leur pauvreté. Son activité se déroule en Pologne, en Allemagne, en France, en Italie en Ukraine ainsi que dans les missions en Afrique et en Amérique du Sud.

Le P. Gorazdowski est mort le 1er janvier 1920 à Lvov. L’on disait alors de lui qu’il était «un œil pour l’aveugle, une jambe pour le malade, il était le père des pauvres ». Son procès en béatification a débuté en 1989. Le 26 juin 2001, le Saint Père Jean-Paul II a béatifié à Lvov cet Apôtre de la Miséricorde Divine dont la mémoire liturgique est célébrée le 26 juin.   ( ZENIT.org )

 

ROME, Jeudi 20 octobre 2005  – Le bienheureux jésuite chilien Albert Hurtado Cruchaga (1901-1952), que le pape Benoît XVI canonisera dimanche prochain, 23 octobre, a vraiment été « amoureux du Christ, c’est la note fondamentale d’où tout découle », affirme le postulateur de sa cause, jésuite lui aussi, le P. Paolo Molinari. Un saint « eucharistique » et soucieux de promouvoir un syndicalisme chrétien et l’enseignement social de l’Eglise.

Il expliquait en effet : « Il s’est laissé fasciner par Jésus, comme il arrive justement aux disciples, et il s’est laissé conquérir par sa façon de penser et de vivre, qui devinrent de plus en plus sa façon d’être ».

A propos de l’Eucharistie, le P. Molinari soulignait : « Pour le Père Hurtado, l’Eucharistie était le centre de sa vie, et de son apostolat, parce que l’Eucharistie il savait qu’il rencontrait la personne de Notre seigneur Jésus Christ, dont il était vraiment amoureux. Lorsqu’il célébrait l’Eucharistie, il s’associait au sacrifice du rédempteur, et il se nourrissait de son Corps et de son Sang, recevant de lui la force de se donner aux gens, et de mettre en œuvre le commandement du Seigneur : « Faites ceci en mémoire de moi ». C’est pour cela justement que Hurtado a eu la capacité et la force de se dépenser complètement sans rien retenir pour soi, et qu’il s’est consumé au service des autres. Il disait : « La Messe est ma vie, et ma vie est prolongement de la Messe »… Il disait aussi « Le pauvre, c’est le Christ ». »

Orphelin de père à l’âge de 4 ans, il fut confié à des parents, ainsi que son frère. Il apprit ainsi dès l'enfance ce que signifie être pauvre, sans maison, à la merci d’autrui, et cette expérience inspirera plus tard son apostolat. Une bourse lui permit cependant d’étudier au collège des Jésuites de Santiago du Chili.

A la fin de ses études secondaires, il renonça temporairement à entrer dans la Compagnie de Jésus pour venir en aide à sa mère et à son jeune frère. Et, tout en travaillant, il poursuivit ses études de droit.

Il entra chez les Jésuites en 1923, reçut sa formation religieuse et sacerdotale en Argentine, en Espagne puis en Belgique. Ordonné prêtre en 1933, il revint au Chili trois ans plus tard, et il commença à enseigner et à écrire.

Son livre le plus fameux est : « Le Chili est-il un pays catholique ? » (1941). Sans cesse promoteur de l’aide aux plus démunis, il fonda le « Foyer du Christ », un mouvement caritatif qui sera suivi par l’ouverture de maisons d’accueil. En 1947, il fonda l'Association syndicale chilienne (l'ASICH) pour promouvoir un syndicalisme inspiré par la doctrine sociale de l'Eglise. Le même souci se retrouve dans d'autres publications, dont la revue "Mensaje".

Il fut emporté en peu de temps par un cancer du pancréas. « Content, Seigneur, content », répétait-il, dans ses souffrances. Il a été béatifié à Rome par Jean-Paul II le 16 octobre 1994.   ( ZENIT.org )

Tous les textes de Saint Albert Cruchage

ROME, Mardi 18 octobre 2005 – Le bienheureux Felice da Nicosia (Félix de Nicosie, (1715-1787) - analphabète et saint ! - fait partie des cinq nouveaux saints que le pape canonisera dimanche prochain, 23 octobre, au terme du synode sur l’Eucharistie et en la Journée mondiale des Missions.

Frère lai chez les Capucins de Sicile, le bienheureux a vécu au XVIIIe siècle. Il avait la charge de demander l’aumône et il se disait « l’âne du couvent ».

Le P. Florio Tessari, postulateur de sa cause, a rappelé aujourd’hui au micro de Radio Vatican qu’orphelin de père, Giacomo Amoroso venait d’une famille pauvre. A dix huit ans, en 1835, il alla frapper à la porte du couvent pour être accueilli en tant que frère lai.

Comme il était analphabète, il essuya tout d’abord un refus. Mais il revint à diverses reprises pour renouveler sa demande sans se lasser et sans chercher une autre voie : une vocation « pas facile, éprouvée, mûrie, amplement pesée, et désirée ».

Après dix ans d’attente, il fut finalement accueilli à Mistretta, dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels et reçut le nom de frère Félix de Nicosie. Après un an de noviciat, il fit profession religieuse et il fut envoyé à Nicosie où il fut chargé de demander l’aumône pour ses frères. Chaque jour, il parcourait les rues en frappant aux palais des riches en les invitant à partager leur bien-être et aux demeures des pauvres, il apportait réconfort et secours dans leurs besoins quotidiens. Il remerciait chacun en disant : « Que ce soit pour l’amour de Dieu ».

Il avait compris, soulignait le postulateur, que le « secret de la vue, capable d’ouvrir et d’éclairer tout événement, ne consiste pas à indiquer avec force à Dieu notre volonté, mais dans le fait de faire la sienne joyeusement ».

« Cette découverte simple lui a toujours permis, précisait le P. Tessari, partout et en dépit de tout, de voir Dieu et son amour, particulièrement là où c’est plus difficile de le découvrir. Il cherchait seulement à se laisser envahir et remplir par Dieu, il allait immédiatement au coeur des choses, à la racine de la vie ; où tout se recompose dans son harmonie originelle ».

« Pour faire cela, précisait-il, il ne faut pas beaucoup de science, ni tant de paroles. Il suffit de la sagesse essentielle du cœur là où l’Esprit habite, parle et agit. Le silence, plus que le bruit, est toujours le gardien de cela, de façon privilégiée. Une sagesse que le frère Félix connaissait, et surtout qu’il vivait. Pour lui, tout existait en Dieu, source de vie, d’harmonie et de paix. Et à part Dieu, il n’existait plus rien, rien qui comptât vraiment. Il avait tout parié sur Dieu, et sûrement tout lui-même. Sa vie fut apparemment faite de rien et au contraire capable de transformer tout dans le Tout. Et ainsi, là où sa vie risquait de s’enliser, il la transfigurait par l’amour de Dieu, et l’enflammait d’infini ».

Le saint capucin tomba malade à la fin du mois de mai 1787 et mourut le 31 mai. L’Ordre des Capucins mit en route sa cause de béatification le 10 juillet 1828. Le procès apostolique se conclut le 12 juillet 1848 à Nicosie. Pie IX proclama l’héroïcité de ses vertus le 4 mars 1862, et Léon XIII le déclara « bienheureux » le 12 février 1888. Après la suppression du couvent de Nicosie, en 1864, sont corps fut transféré à la cathédrale, en mai 1885 puis dans la nouvelle église des Capucins en 1895.
  ( ZENIT.org )

 

 

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