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19 Avril 2005
 

Taizé : Le Cardinal Danneels et frère Alois mardi soir 30 décembre

 

Le 31 décembre 2008  - (E.S.M.) - Une rencontre européenne à Bruxelles ! Depuis de longues années, il y avait une profonde amitié entre le Cardinal Danneels et frère Roger et ils ont parlé ensemble de ce projet qui se réalise aujourd’hui. Merci à vous, cher Cardinal Danneels, de nous avoir invités.

Le Cardinal Danneels et frère Alois mardi soir 30 décembre

Frère Alois : La lumière que les enfants viennent d’allumer arrive de loin : la flamme a été apportée ici depuis la grotte de la Nativité à Bethléem. Pendant toute notre rencontre, nous prions pour que le Moyen Orient tant éprouvé puisse connaître enfin la paix.

Une rencontre européenne à Bruxelles ! Depuis de longues années, il y avait une profonde amitié entre le Cardinal Danneels et frère Roger et ils ont parlé ensemble de ce projet qui se réalise aujourd’hui. Merci à vous, cher Cardinal Danneels, de nous avoir invités.

Et merci au Cardinal Danneels d’avoir dès le début associé à son invitation les chrétiens des autres confessions. Nous sommes heureux que soient présents ensemble ce soir des représentants des Églises orthodoxes, protestantes et catholiques. Et maintenant le cardinal va nous parler.

Le Cardinal Danneels : « Dieu a le sourire ce soir »
Nous sommes plus de six milliards sur cette planète et Dieu nous demande d’y vivre ensemble. Nous n’y arrivons pas. Mais ce soir, Dieu nous regarde et Il se réjouit. Oui, Dieu se réjouit de voir cette parabole vivante d’une humanité nouvelle que nous sommes. Quarante mille jeunes réunis dans la prière, le silence et la paix. Oui Dieu a le sourire ce soir.

Dieu nous donne sa lumière dans les ténèbres qui nous enveloppent. A chacun et chacune de nous, en nous créant, il a donné la lumière de notre intelligence, ce radar intérieur qui ne peut pas ne pas chercher de la vérité. Boussole divine qui ne trompe pas. Car tous nous cherchons la vérité, croyants et incroyants. Mais en plus Il nous donne la lumière de la foi : cette étoile de Bethléem qui brille en cette nuit au-dessus de Bruxelles : c’est Jésus notre lumière. Éclaire Seigneur notre intelligence et ravive notre foi.

Mais en ces temps difficiles, il nous faut surtout l’espérance. L’espérance n’est pas le fruit d’un optimisme naturel. Non, il y a trop de désespoir en ce monde pour que nous puissions nous contenter d’un simple caractère heureux ou d’une bonne humeur naturelle. Il nous faut une espérance divine, fondée sur des promesses dont Dieu se porte garant. L’espérance est le muscle cardiaque de notre âme. Elle ne connaît pas d’infarctus. Seigneur donne-nous l’espérance : donne-nous Jésus.

Dieu nous donne un cœur pour aimer. Car il ne suffit pas de voir clair par la foi, ni de vivre de l’espérance. Nous avons besoin de la chaleur de l’amour dans un monde froid. Mais qu’est-ce que l’amour, le vrai amour ? C’est avant tout de nous accepter comme nous sommes, remercier Dieu de nous avoir créés ainsi, tels que nous sommes. Car, créés par Dieu, nous sommes bons. L’amour c’est aussi d’accepter les autres comme ils sont, non pas comme nous souhaiterions ou rêverions qu’ils soient. L’amour laisse l’autre tel qu’il est. L’amour est réaliste.

L’amour est toujours premier, il n’attend pas que l’autre nous aime pour commencer ensuite à aimer l’autre. L’amour est toujours premier. Il ne supporte pas de laisser autre chose passer avant. Il n’est pas possessif, il ne met pas la main sur l’autre, Il est offrande de soi, il est d’abord don. Il rend heureux. Comme Jésus a dit : « Il y plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Frère Alois : “un million de Bibles imprimées en Chine
Pendant ces jours à Bruxelles, nous abordons cette question : de quelle source vivons-nous ? Et comment désensabler en nous cette source ? Des siècles avant le Christ, le prophète Isaïe montre une source quand il écrit : « Ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leurs forces. Ils courent sans lassitude et marchent sans fatigue. »

Oui, il est essentiel d’être attentifs à la présence de Dieu dans nos vies. Là nous pouvons puiser l’espérance et la joie. Et pour découvrir toujours mieux la présence de Dieu, sommes-nous assez conscients que nous avons ce trésor qu’est la Bible ? Au mois d’octobre j’étais trois semaines à Rome, invité à un Synode qui rassemblait des Évêques de tous les continents. Le sujet était celui de la Bible, la Parole de Dieu, et sa place dans notre vie. Nous avons entendu des témoignages venant du monde entier. Certains étaient comme des perles précieuses. Un évêque de Lettonie a raconté que, dans son pays, pendant le régime soviétique, des prêtres et de simples croyants sont morts pour avoir proclamé la Parole de Dieu. Un prêtre de Lettonie appelé Victor a un jour été arrêté parce qu’il possédait une Bible. Les agents du régime ont jeté la Bible par terre et ont ordonné au prêtre de la piétiner. Mais lui s’est agenouillé et a baisé le livre. Alors il a été condamné à dix ans de travaux forcés en Sibérie. Quand on entend un tel témoignage, on comprend combien la Bible a été aimée et a transformé la vie de nombreuses personnes. Dans ce Synode s’est exprimé un grand souci de mettre la Bible beaucoup plus en valeur. Un cardinal a remercié les chrétiens de la Réforme pour leur attention à la Bible. Un évêque a dit : « Dans l’Église catholique il y a eu une réaction contre le ‘Sola Scriptura’ de la Réforme, et nous avons minimisé l’importance de la Bible. Maintenant nous sortons de cette période. » Bien sûr, il n’est pas toujours facile de lire la Bible, on y trouve des textes qu’on ne comprend pas. Pour en rendre plus facile la lecture, il est important de souligner deux voies d’accès. La première : ce qui est au cœur de la Bible, c’est l’amour de Dieu et l’amour du prochain. La Bible est l’histoire de la fidélité de Dieu. L’autre voie d’accès à la Bible est celle-ci : l’Évangile nous dit que le Christ est lui-même la Parole de Dieu. Quand nous lisons les Écritures nous le rencontrons lui, le Christ, nous écoutons sa voix, nous entrons dans une relation personnelle avec lui. C’est pourquoi, à Taizé, nous aimons chanter certaines paroles de l’Écriture. Le chant qui se répète permet d’intérioriser une parole. Nous aimons aussi les longs silences vécus ensemble. Dans le silence, telle ou telle parole peut grandir en nous. Et nous avons appris des chrétiens d’Orient à aimer les icônes, elles sont toutes pénétrées de la Bible.

Et maintenant je termine par un projet concret. La Parole de Dieu nous unit au-delà des divisions. Elle nous unit aussi, au-delà des frontières, à ceux qui sont très loin de nous. Et ce soir nous nous réjouissons de pouvoir donner un signe concret de cette unité, en particulier avec les chrétiens de Chine.

Dans l’année qui vient, en 2009, nous exprimerons un signe d’amour et de communion pour le peuple de Chine. Avec l’aide de l’ « Opération Espérance » et de ceux qui la soutiendront, nous ferons imprimer en Chine et répartir dans les diverses régions de cet immense pays un million de Bibles.

Demain soir, je dirai quelques mots du message à l’Union européenne que vous avez trouvé dans la Lettre du Kenya, et j’annoncerai les prochaines étapes de notre pèlerinage de confiance sur la terre.

Un enfant : Chaque soir, nous disons les noms et nous prions pour les peuples qui sont ici. Nous saluons ce soir les jeunes de Biélorussie, Russie, Ukraine, Géorgie, Albanie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Roumanie, Monténégro, Lituanie, et Slovaquie. Nous saluons les jeunes de Chine, Corée, Japon, Inde, Indonésie, Philippines et Vietnam. Nous saluons les évêques et responsables des Églises catholique, orthodoxe, anglicane, protestante, ainsi que les responsables politiques des institutions européennes, de la Belgique et de Bruxelles, venus ce soir prier avec nous et qui sont assis à côté des frères.

Et pour finir, avec toute la chaleur de nos cœurs, nous voudrions saluer tout particulièrement la présence parmi nous de Sa Majesté la Reine Fabiola.

Dans les trois halls où nous sommes réunis, la prière va maintenant continuer par le chant et la prière autour de la croix. Chacun va pouvoir venir poser son front sur la croix pour confier à Dieu ses propres fardeaux et ceux des autres.

Taizé - Rencontre de Bruxelles, Méditations de frère Alois - 30.12.08
Pour lire le message que le pape Benoît XVI a adressé aux jeunes  ► Taizé - Message de Benoît XVI aux jeunes rassemblés à Bruxelles
 

Sources : taize
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 31.12.2008 - T/Jeunes

 

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