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19 Avril 2005
 

Inde : Le premier prêtre catholique est mort suite aux agressions en Orissa

 

Cité du Vatican, le 31 octobre 2008  - (E.S.M.) - “Les chrétiens en Orissa désirent seulement un retour à une vie normale, en harmonie et en paix avec tous, dans le respect des droits constitutionnels”

Inde : Le premier prêtre catholique est mort suite aux agressions en Orissa

ASIE/INDE - Interview de Mgr Stanislaus Fernandes, Secrétaire Général de la Conférence épiscopale indienne

Le 31 octobre - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Ils ne cherchent pas des privilèges mais seulement les mêmes opportunités et droits constitutionnels garantis à tous les citoyens indiens. Les chrétiens en Orissa ne pensent pas à la vengeance mais veulent seulement un retour à une vie normale, en harmonie et en paix avec tous. C’est ce qu’affirme dans un entretien avec l’Agence Fides Mgr Stanislaus Fernandes, s.j., Secrétaire Général de la Conférence épiscopale indienne. L’Église indienne a reçu réconfort et consolation des paroles de Benoît XVI et des appels répétés en faveur des chrétiens en Inde, prononcées durant le Synode des évêques. Mais elle vit aujourd’hui un moment de deuil, de silence et de prière pour la mort tragique du père Bernard Digal, de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar, en Orissa, violemment frappé et blessé le 25 août dernier par des radicaux hindous, décédé le 28 octobre suite à ses blessures.

Voilà l’interview que Mgr Fernandes a accordée à Fides:

Comment l’Église indienne a-t-elle accueillie les récents appels du Saint-Père pour les chrétiens en Inde, pendant et à la fin du Synode des évêques ?
Dans les appels du Saint-Père Benoît XVI, nous avons ressenti sa sollicitude pastorale pour toutes les Églises et pour tous les peuples qui souffrent. C’est une consolation de sentir sa proximité, même après la mort tragique du premier prêtre indien à cause des violences. Durant le Synode, entouré d’Évêques et de Patriarches de nombreuses communautés qui affrontent des difficultés et des humiliations, le Saint-Père s’est senti uni spirituellement aux souffrances de nombreux chrétiens dans le monde. Le Pape a exprimé sa préoccupation pour les tragédies qui se déroulent dans des pays comme l’Irak et l’Inde. Nous espérons que son appel de paix sera écouté de tous les hommes de bonne volonté.

Est-il possible que les responsables civils et religieux en Inde commencent vraiment à agir et fassent tous les efforts possibles pour arrêter les violences ?
Le Premier Ministre indien, se référant à la situation en Orissa, a parlé de “honte nationale”. Le Ministre de l’Intérieur, dans une discussion récente au parlement, a promis une loi pour arrêter la violence sectaire et intercommunautaire. Nous espérons tous que la conscience collective soit réveillée par le cri des mères et des plaintes des enfants réfugiés dans les forêts ou relégués dans des camps de réfugiés en Orissa. Il faut que tous ceux qui aient incité les âmes à la violence se convertissent à la paix et à l’harmonie. La campagne de haine contre les chrétiens en Orissa ne pourra être effacée d’un coup : elle demande la conversion des cœurs. Les responsables civils et religieux sont appelés à écouter la voix du Saint-Père. Mais il n’est pas évident que cela arrive.

Quelles sont les urgences pour les minorités religieuses, chrétiennes ou non dans le pays ? Quelles sont vos espérances ?
L’urgence est avant tout de faire rentrer les réfugiés d’Orissa chassés de leur village dans leur vie, dans leurs maisons et propriétés, en toute sécurité, en harmonie avec leurs voisins. Un juste dédommagement pour les destructions serait seulement le début de ce processus, alors que la perte de la paix, la peur, les traumatismes psychologiques, le désespoir sont difficiles à mesurer. L’Église demande seulement que les droits garantis par la constitution soient respectés pour les chrétiens et les autres minorités religieuses, les appliquant dans un esprit de vérité et de justice. Les discriminations injustes que les chrétiens subissent doivent être repoussées. La petite minorité chrétienne a toujours donné une contribution pour la construction du bien commun national. Nous continuerons à jouer notre rôle en servant la nation indienne jusqu’à notre dernier souffle, à l’exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ. (PA)

ASIE/INDE - Deuil pour l’Église indienne : le premier prêtre catholique est mort suite aux agressions en Orissa

La violence sur les chrétiens a causé la mort du premier prêtre catholique : il s’agit du père Bernard Digal, de l’Archidiocède de Cuttack-Bhubaneshwar, en Orissa, agressé et malmené le 25 août par des radicaux hindous. Il est décédé le 28 octobre à l’hôpital suite à des lésions à la tête. C’est le père Mrutyunjay Digal, prêtre du même archidiocèse et secrétaire de l’Archevêque local, Mgr Raphael Cheenath, qui a transmis cette nouvelle à l’Agence Fides. Pour lui, c’est “un moment de deuil, de silence et de prière pour toute l’Eglise locale”.

Le père Bernard, 45 ans, a été transporté à l’hôpital de Chennai, dans le Tamil Nadu, pour être soumis à une intervention chirurgicale délicate à la tête, mais son corps, mal remis des nombreux traumatismes, blessures et lésions, a cédé.

Durant sa vie, le père Bernard a montré détermination et courage en témoignant et en mourant pour le Christ. Il est mort en véritable chrétien, et juste après l’agression qu’il a subi, il a pardonné à ses ennemis et ses persécuteurs. Notre affection et nos prières vont à toutes les personnes qui lui sont proches, pour les renforcer et les encourager dans ce moment de difficulté”, a affirmé le prêtre, informant que Mgr Cheenath était au chevet du père Bernard, lui apportant les dernières paroles de réconfort et l’accompagnant dans le trépas par la prière.

Des messages de condoléance et de solidarité sont arrivés en Orissa de nombreux diocèses, de la Conférence épiscopale, de mouvements et associations chrétiennes comme de plusieurs organisations civiles.

En se préparant à célébrer les obsèques, la communauté catholique locale affirme que “l’intercession du père Bernard du Ciel donnera réconfort et espérances à tous les chrétiens persécutés en Orissa”.

Le père Bernard est le premier prêtre catholique tué dans la campagne de violences anti-chrétiennes. Selon certaines organisations chrétiennes indiennes, on compterait environ 100 morts, des milliers de personnes blessées ou malmenées, alors que les massacres, plus ou moins cachés, continuent. Environ 15.000 chrétiens sont encore dans des camps de réfugiés, alors que 40.000 ont fui dans les forêts ou dans d’autres lieux, terrorisés et dépossédés de leurs maisons et propriétés par des groupes extrémistes hindous. (PA)
 

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Sources :  www.vatican.va -  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 31.10.2008 - T/International

 

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