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Toute la scène du Jourdain est trinitaire
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Le 29 juin 2024 -
E.S.M.
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En passant de l'Ancien Testament à l'Évangile, on passe en
effet des figures à la réalité. Sans doute les données anciennes
subsistent, les préparations demeurent valables, les symboles
gardent leur valeur et s'orientent vers leur accomplissement.
Pourtant, l'apparition de la Personne du Christ et la Révélation de
la Trinité obligent à considérer l'Esprit, sa nature, son rôle, sous
un jour entièrement nouveau : celui que projette sur toutes choses
le mystère trinitaire.
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Fresque représentant le baptême
du Christ -
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Toute la scène du Jourdain est trinitaire
"
théologie monastique"
Aux prêtres et aux lévites envoyés de Jérusalem à Jean
Baptiste pour lui demander :
Qui es-tu... pourquoi baptises-tu, si tu n'es ni le
Christ, ni Élie, ni le prophète? Jean répond : Moi je baptise dans l'eau ;
au milieu de vous, il est quelqu'un que vous ne connaissez pas :
celui qui vient après moi, dont je ne suis pas digne
de dénouer la courroie de sandale.
Ceci se passa à Béthanie, au-delà du Jourdain où Jean
baptisait. — Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, il dit : Voici
l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.
C'est de lui que j'ai dit : II vient après moi un
homme qui est passé devant moi, parce qu'avant moi il était.
Moi non plus, je ne le connaissais pas, mais c'est
pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l'eau.
Et Jean déclara : J'ai vu l'Esprit tel une colombe
descendre du ciel et demeurer sur lui. Moi non plus je ne le connaissais
pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'avait dit :
Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et
demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. Oui, j'ai vu et
j'atteste que c'est lui l'Élu de Dieu. (Jn 1 19-34)
La scène du baptême au Jourdain, qui inaugure la vie publique
du Christ, est un immense portique ouvert sur la Révélation des trois
Personnes, et très particulièrement de l'Esprit. L'eau y apparaît comme un
signe, dont la réalité et le symbolisme vont permettre un enseignement.
Bien souvent déjà elle avait marqué les étapes de l'histoire.
Une première fois, tout avait été créé à partir d'une séparation des eaux,
grâce à l'Esprit qui planait sur elles (Gn 1. 2). Une seconde fois, après le
déluge, était née une humanité nouvelle qu'elles avaient portée. (Gn 6. 13 à
8,22) Une
troisième fois, sous la conduite de Moïse, tiré lui-même « des eaux » (Ex 2.
10) un peuple avait été rassemblé et avait été sauvé des eaux de
la mer Rouge. Une progression, une élection toujours plus différenciées
s'étaient affirmées à partir de cette ligne de partage qu'elles
constituaient. Quelque chose de nouveau était né à Dieu, tandis que derrière
elles le chaos primordial s'effaçait, le péché de Babel était enseveli, les
idoles barbares renoncées ; par delà, toujours et inlassablement nouvelle,
une Alliance avec Dieu était offerte aux hommes.
Autrement que comme symbole, très réellement comme créature,
l'eau avait donc joué dans l'histoire un rôle concret et déterminé de salut.
Dieu l'avait effectivement utilisée pour instaurer un ordre nouveau, et
choisie à des fins miséricordieuses. Inerte au commencement du monde, elle
s'était vu conférer par lui la fécondité. Chargée de son courroux au déluge,
elle avait détruit le mal qui régnait sur la terre. Elle avait gardé ce même
pouvoir à l'égard des Égyptiens, tandis qu'elle ouvrait au peuple de Dieu le
chemin de la Terre promise. Il semble donc que dans le vouloir de Dieu et
sous l'effusion de l'Esprit, l'eau soit chargée d'une mission effective qui
n'est pas encore le pouvoir des sacrements, mais celle d'un instrument par
lequel Dieu agit dans l'histoire du salut. Dans cette histoire, le Jourdain
est appelé à être la ligne de démarcation entre les temps désormais révolus
et les temps nouveaux que le Messie inaugure, et ses eaux, à être le signe
même de l'accomplissement des promesses contenues dans l'Alliance.
Lorsqu'il descend dans le fleuve, le Christ est au milieu des
siens comme quelqu'un « qu'ils ne connaissaient pas » (Jn 1.26,31,33), et
pourtant déjà : « Celui qui avait envoyé Jean baptiser lui avait dit :
Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui
baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1. 33). Jean sait donc qu'au baptême
de pénitence qu'il pratique, rite symbolique de purification, va succéder la
réalité vivifiante et sanctifiante du véritable baptême, et cela, parce que
sera venu, révélé par l'Esprit Saint, celui qui opère le salut.
Dans l'eau
du baptême seront désormais liés et agissants, la puissance qui purifie et
celle qui régénère, l'amour qui pardonne et celui qui fait vivre, la parole
qui crée et l'acte qui unit.
Jésus parlera bientôt à Nicodème de la naissance par l'eau et
par l'esprit. (Jn 3. 5) Il aurait pu paraître incompréhensible à son
interlocuteur, de voir rapprocher deux termes aussi éloignés par nature et
aussi inégalement efficaces. En fait, il lui semblera surtout impossible de
renaître. « Comment un homme peut-il naître, une fois qu'il est vieux
? » (Jn 3. 4) Au Jourdain pourtant, tout devient possible. Pour engendrer
une nouvelle humanité, Jésus s'est chargé de son fardeau et, descendant dans
le fleuve, s'est silencieusement offert à la volonté de son Père. Celui-ci a
joint à la sienne toute la puissance de son amour et de sa miséricorde. Et
l'Esprit, « tel une colombe », est descendu et a demeuré sur Jésus (
Jn 1.32).
Cette convergence des Trois à l'aube de la mission de Salut
donne à la scène sa solennité, et à l'eau la promesse d'efficience dont elle
sera revêtue, lorsque s'écoulant du côté transpercé du Christ elle sera
devenue l'eau sainte qui, par les mérites de sa passion et l'effusion de
l'Esprit Saint, fera de tout homme ancien un homme nouveau, un « enfant
de Dieu » (Jn.1.12.- 1 Jn 3.1,2).
Le Christ sort du Jourdain, chef d'une humanité nouvelle sur
laquelle repose l'Esprit Saint. Une race bénie de Dieu se lève et le ciel
tressaille. Le mystère est grand qui entoure toute manifestation divine. Si
cependant nous en percevons quelques données, ce n'est jamais que pour voir
reculer en quelque sorte sa profondeur. Dans la scène du Jourdain, c'est le
mystère de Dieu tout entier, semble-t-il, qu'il nous est donné,
paradoxalement, de mesurer.
Le plan du salut, le rachat de nos péchés et notre
régénération s'en trouvent quelque peu éclairés. La réalisation de ce plan
est conjointement l'œuvre des Trois, elle est due à une unanimité parfaite
des volontés, à une communauté totale d'amour miséricordieux et
vivificateur. « Les trois sont d'accord » (1 Jn 5. 8), dira saint Jean, de
l'eau, du sang et de l'Esprit. Dès le Jourdain, cette unanimité est
manifeste. Chacune des trois Personnes dit à sa manière sa participation à
l'œuvre du salut : le Fils en répondant à la volonté du Père, l'Esprit en
s'épanchant en lui, le Père en déclarant : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as
toute ma faveur » (Lc 3.22 ; Mt 3.17 ; Mc 1. 11).
Si Jean se tait sur cette parole rapportée par les
synoptiques, il n'en écarte que l'éclat, il souligne en revanche le
caractère tout intérieur de conviction profonde, de certitude totale qui en
résulte dans l'âme du témoin : « Oui, j'ai vu et j'atteste que c'est lui
l'Élu de Dieu » (1.34).
Élection et dilection, c'est en définitive sur ces termes
objectifs que porte la grande révélation théophanique du Jourdain.
Élection d'abord : le Christ est l'Élu de Dieu, celui que
Dieu a choisi pour la mission rédemptrice. Jean Baptiste n'hésite pas un
instant sur le sens de cette mission. En effet, c'est à partir de ce jour-là
qu'il désigne Jésus par ces mots : « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le
péché du monde » (Jn 1.29). Aussi le baptême du Christ sous l'effusion
de l'Esprit, est-il l'annonce du sacrement qui ôtera définitivement tout
péché et rendra la vie divine, car Jésus est bien « Celui qui doit venir »
(Mt 11.3).
Matthieu et Luc feront état chez Jean-Baptiste d'une certaine perplexité,
d'une angoisse persistante à cet
égard (Mt 11.3 ; Lc 7.18). Jean, au contraire, ne rapporte que son exultation, et
l'accentue d'une conviction qui ne trompe pas : « Ma joie, elle est
maintenant parfaite (1.29) » dit-il dans son ultime témoignage.
« Celui qui vient d'en haut, est au-dessus de tous... Celui qui vient du
ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu (3-31,32). » Jean Baptiste n'a pas connu le
Christ selon la chair : « Moi je ne le connaissais pas (1.31)», mais il l'a
reconnu dans l'Esprit Saint : « C'est pour qu'il fût manifesté à Israël que
je suis venu baptiser dans l'eau ( 1.31)». Le témoignage de Dieu n'est pas
trompeur, mais véridique. L'Esprit de Dieu est « Esprit de Vérité (14.17;
15.26; 16,13) ». Aucun
argument charnel ne tient, quand Dieu désigne son Élu. Or, ce n'est pas un
homme seulement qui
est choisi parmi les autres pour une mission divine, mais celui-là qui, bien
qu'étant homme, est sorti de Dieu, est « venu d'en Haut (3.31) ».
Si grand soit-il, le mystère d'élection du Christ s'approfondit encore du
mystère de dilection qui l'accompagne. En effet, il ne s'agit pas d'une
investiture comme celle de tant de rois, juges ou prophètes du passé — les
termes rapportés plus haut écartant cette hypothèse — mais de la révélation
d'une élection, au principe même de la vie du Christ, de sa vie de Fils de
Dieu. Et cette élection divine se dévoile ici comme l'objet d'un amour
ineffable. Tandis que les autres évangélistes le laissent entendre à travers
le terme de « Bien-Aimé », ou encore en déclarant du Christ qu'il a « toute
la faveur » du Père, Jean emploie le mot qu'il préfère à tout autre,
lorsqu'il s'agit de dire cet amour divin qui est tout ensemble plénitude de
repos et plénitude d'activité : « demeurer ». « J'ai vu l'esprit descendre
du ciel et demeurer sur lui (1.32). » Cet instant a dans le ciel des prolongements
infinis. Aussi, dans sa joyeuse et dernière confession, Jean Baptiste
affirmera : « Le Père aime le Fils. Il a tout remis en sa main (3-35)
[II est très probable que ce passage est de l'évangéliste lui-même et non du
Baptiste. Mais il est probable aussi que ces paroles font écho, dans une
certaine mesure au moins, à l'enseignement du Baptiste, son maître.] ». La
dilection confirme l'élection, comme l'élection procède de la dilection.
Aussi oserait-on dire du cri de Jean, qui suit le baptême : « J'ai vu et
j'atteste que c'est lui l'Élu de Dieu », qu'il eût aussi bien pu se traduire
dans l'âme du précurseur par ces mots : « Oui, j'ai vu et j'atteste : c'est
lui le Bien-Aimé de Dieu ».
Au plan du salut, il n'est pas indifférent que la révélation de cette
élection et de cette dilection divines intervienne au moment même où
affleure la réalisation des promesses dans l'eau baptismale. C'est en effet
la vocation de cette race nouvelle qu'elle engendrera qui s'en trouve
éclairée. Naître de nouveau, naître à Dieu, c'est naître aussi à cette
béatitude que le témoignage de Jean atteste. Ce n'est pas naître au seul
Christ crucifié qui donne sa vie pour nous sauver, mais aussi au Père qui
prend en lui ses complaisances, et à l'Esprit qui repose sur lui, qui est
leur joie et leur amour à tous deux. Naître à Dieu, ce ne peut être le saut
dans l'inconnu, le saut si onéreux qui ferait défaillir la volonté humaine.
Ce témoignage entraîne l'abandon confiant, l'élan enthousiaste vers la Vie,
vers l'Amour, la Béatitude des trois. L'enfant de Dieu
est ordonné à l'Esprit Saint, à la joie et non à la douleur, à la vie et non
à la mort. A la place des péchés et de leur triste jouissance,
l'Agneau de Dieu délivre l'amour dont il est aimé : l'Esprit. Premier né de
la génération nouvelle, debout sous l'effusion de l'Esprit, il l'accueille
pour tous ses frères.
Toute la scène du Jourdain est « trinitaire ». On ne saurait
donc découvrir dans la parole du Christ : « A moins de naître d'eau et
d'Esprit (3.5) », deux principes d'action successifs. Toute succession
laisserait entendre qu'il s'agit ici de principes séparés ou pouvant se
séparer, ce qui est impensable lorsqu'il s'agit de Dieu qui, s'il est trois
Personnes, est Un dans sa nature et son action extérieure.
Si cependant le Christ a employé cette expression, c'est
qu'il existe effectivement deux manières pour Dieu, d'atteindre
l'homme. Il l'atteint par sa Parole, et il l'atteint par son Esprit.
Être atteint par la Parole, c'est pour l'homme être éclairé
par la Révélation et y adhérer par la foi : « Je suis la lumière du monde
; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres (8.12). » « Celui-ci
est mon Fils., mon Élu, écoutez-le... (Lc 9.35)» « La Parole s'impose du
dehors, elle est agile et pénétrante ; plus tranchante que le glaive, elle
met tout à nu. Elle fait connaître et comprendre. Elle est lumière,
révélation. Elle se dresse debout, subsistante (L. GuiLLET, Thèmes
bibliques). »
Mais l'homme naît aussi de l'Esprit... et l'Esprit est
fluide. S'il est pénétrant, c'est à la manière d'un liquide qui imprègne.
Tel le souffle, il s'infiltre sans qu'on l'entende ou qu'on le voie. Si la
Parole est révélation, l'Esprit est transformation intérieure. Si la parole
se fait entendre, l'Esprit sourd au plus intime de l'être, silencieusement.
Si la parole éclaire les esprits, l'Esprit, lui, s'insère dans les cœurs
pour les transformer et les ouvrir à la Parole.
Quoique distinctes, ces deux actions sont inséparables, ou
devraient l'être [En pratique, il arrive trop souvent que les chrétiens ne
naissent que de la parole, c'est-à-dire se contentent du baptême d'eau, et
négligent plus ou moins complètement de naître de l'Esprit. Les apôtres
eux-mêmes connurent avant la Pentecôte cet état imparfait dans lequel on
croit au Christ, mais on ne vit pas de son « esprit ». « Vous ne savez pas
de quel esprit vous êtes » (Lc 9.55) ], puisque la Parole ne vient jamais à
nous sans l'Esprit.
Déjà d'ailleurs, dans l'Ancien Testament, ce lien était
sensible. Dieu, lorsqu'il révélait sa parole aux prophètes, les envahissait
de son esprit. « La parole de Yahvé semblait leur être portée sur les ailes
de l'esprit de Yahvé (L. GUILLET, Thèmes bibliques). »
II l'est infiniment davantage dans l'économie nouvelle,
puisque la Parole et l'Esprit, bien qu'elles soient deux Personnes
distinctes, procèdent l'une de l'autre et sont unies en unité de nature.
Le Fils est venu nous révéler son Père, il est la vivante
Parole du Père, de telle sorte que la Révélation s'identifie au Père : «Qui
m'a vu, a vu le Père... («Le Fils unique qui est dans le sein du Père,
lui, l'a fait connaître» (1. 18).» « Si vous me connaissez, vous
connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez
vu (14.7) ».
La Parole nous révèle donc inséparablement le Père et le
Fils. Mais cette mission remplie, le Fils, étant Parole, ne peut que
retourner au Père. C'est alors qu'il nous envoie l'Esprit qui permet à la
Parole de pénétrer les cœurs. Ce ne sera pas une parole nouvelle, une
nouvelle révélation. L'Esprit n'a rien à dire d'autre que ce qu'a dit Jésus,
mais tant qu'il n'est pas venu, les mots de Jésus se heurtent à des cœurs
fermés, à des oreilles closes (L. GUILLET, Thèmes bibliques). Le Fils était
venu nous parler de son Père. A son tour, « l'Esprit ne parlera que d'une
chose : de Jésus ; et il n'aura qu'un mouvement : vers le Père. Tel est le
secret qu'il murmure en confidences ineffables. L'Ancien Testament
l'attendait de tout son désir ; mais c'est seulement aux enfants rachetés
par le Christ et rendus à la vie, que sera donné le secret de cette présence
sans nom et sans visage de l'Esprit (L. GUILLET, Thèmes bibliques)».
L'Esprit Saint - 1 : Introduction
L'Esprit Saint - 2 :
Le Christ, l'Oint de Yahvé, qui seul reçoit l'Esprit en plénitude et en dispose
L'Esprit Saint -
3 : Toute la scène du Jourdain est trinitaire
L'Esprit Saint -
4 : Nicodème
ironisant un peu lourdement
L'Esprit Saint -
5 : La croix se dresse au carrefour où la foi tremble et
hésite
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.Sources :Extraits d'un texte
original des écrits d'un ami, le Père Paul Marie de la Croix O.C.D.-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 29.06 2024
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