|
Intentions de prière du pape Benoît XVI pour
Mars 2008 |
|
 |
Le 29 février 2008 - Comme intentions missionnaires pour
ce mois de mai 2007, le pape Benoît XVI propose : La persécution qui est
toujours douloureuse et injuste, mais c’est un signe de la vitalité de
l’Église, de sa fidélité à la Parole et à la personne du Christ.
|
La prière du
Saint-Père Benoît XVI -
Pour agrandir l'image:
►
C'est ici
Voici les Intentions de prière choisies par le Saint-Père Benoît XVI pour le
mois de mars, communiquées par le Vatican.
L'intention générale de prière de Benoît XVI pour le
mois de mars est : - L’importance du pardon. Pour que l’on comprenne
l’importance du pardon et de la réconciliation entre les personnes et les
peuples, et pour que l’Église, par son témoignage, répande l’amour du
Christ, source d’humanité nouvelle.
Son intention missionnaire est : - Les
persécutés à cause de l’Évangile. Pour que les chrétiens persécutés à cause
de l’Évangile en tant de parties du monde et de différentes manières
continuent de témoigner avec courage et franchise la Parole de Dieu,
soutenus par la force du Saint-Esprit.
INTENTION MISSIONNAIRE - “Pour que les
chrétiens, qui dans de nombreuses parties du monde et de différentes
manières sont persécutés à cause de l’Évangile, soutenus par la force de
l’Esprit Saint, continuent à témoigner avec courage et franchise de la
Parole de Dieu"
Commentaire de l’Intention missionnaire proposée par
le Saint-Père pour le mois de mars 2008
L’Église sera toujours persécutée. Nous ne devons pas nous étonner qu’il en
soit ainsi. Cette persécution a été annoncée par Jésus : « Rappelez-vous
la parole que je vous ai dite : ‘Il n’y a pas de serviteur plus grand que
son maître’. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. S’ils
ont observé ma parole, ils observeront la vôtre aussi »
(Jn 15,20).
A l’image de son Maître, l’Église souffre du refus du monde. La persécution
est toujours douloureuse et injuste, mais c’est un signe de la vitalité de
l’Église, de sa fidélité à la Parole et à la personne du Christ. «
Souvent, encore aujourd’hui, arrivent des nouvelles de différentes parties
du monde, de missionnaires, prêtres, évêques, religieux, religieuses et
fidèles laïcs persécutés, emprisonnés, torturés, privés de la liberté, ou
empêchés de l’exercer parce que disciples du Christ et apôtres de l’Évangile
; parfois on souffre et on meurt aussi pour la communion avec l’Église
universelle et la fidélité au Pape » a rappelé Benoît XVI à l’Angélus le
jour
de la fête de Saint Etienne, le premier martyre de l’Église, le 26
décembre 2007.
Le Saint-Père mentionne dans son intention missionnaire de ce mois la
variété des formes de persécution. Dans les différentes parties du monde on
compte en effet des formes diverses de persécution. Peut-être en Occident
n’existe-t-il pas de persécution violente, mais l’Église est humiliée par le
mépris, l’indifférence et fréquemment les réalités chrétiennes, les contenus
de la foi, et Dieu même, sont bafoués. Dans les pays missionnaires la
persécution violente ne cesse d’être violente, et nombreux de nos frères
continuent à répandre leur sang comme témoignage suprême de leur amour
envers le Christ. « Le martyre - écrit Jean-Paul II dans l’Incarnationis
Mysterium - est la preuve la plus éloquente de la vérité de la foi, qui
sait donner un regard humain même à la plus violente des morts, et manifeste
la beauté dans les persécutions les plus atroces » (n.13).
Nous ne pouvons certes pas oublier nos frères qui vivent constamment dans
des situations et des contextes où l’Église est persécutée : notre prière
doit être la démonstration de notre communion avec eux. Saint Augustin parle
du Corps du Christ, de l’Église qui continue à saigner dans plusieurs de ses
membres. Et Saint Paul exprime clairement cette communion de vie et de
douleur qui doit exister entre les membres du Corps du Christ : « Si un
membre souffre, tous les membres souffrent » (1Cor
12,26). Si un membre de l’Église n’expérimente pas la
douleur face à la douleur d’autres membres, il faut mettre en doute son
union vitale avec le Corps mystique de l’Église du Christ.
Nous devons donc demander une constante effusion de l’Esprit Saint pour nos
frères persécutés. Comme le souligne la Préface de la Messe des martyrs,
Dieu fait de la fragilité de l’homme le témoignage de sa force. Le courage
de la confession de la foi manifeste comment Dieu soutient par son amour la
faiblesse humaine.
Prions afin que nos missionnaires soient fidèles à la vérité de l’Évangile.
Dès le début Saint Jean-Baptiste a souffert le martyre parce que fidèle à la
vérité. L’Église du Dieu vivant est « colonne et soutien de la vérité
». (1Tim 3,15).
Une grande tentation a toujours été d’adapter la vérité à nos exigences pour
éviter les difficultés et les persécutions. C’est pourquoi nous devons être
reconnaissants à Dieu pour le témoignage courageux de nombreux missionnaires
et de nombreux chrétiens qui restent fidèles au Seigneur, sans aucune
crainte, même pas face aux menaces violentes.
Prions donc afin que nos frères persécutés sentent la joie promise par le
Christ au milieu des difficultés : « Bienheureux les persécutés à cause de
la justice, car le Royaume des cieux leur appartient. Bienheureux êtes-vous
quand ils vous insulteront et vous persécuteront, et en mentant diront de
vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et exultez, car
votre récompense est grande dans les cieux. Ainsi ont-ils poursuivi les
prophètes avant vous » (Mt 5,10-12).
Une Église qui est Épouse du Christ persécuté, doit vivre comme Lui, sans
s’effrayer des persécutions et en étant au contraire fière de ressembler à
son Maître : « Cette mission continue, développant dans le cours de
l’histoire la mission du Christ, envoyé justement porter la bonne nouvelle
aux pauvres ; c’est pourquoi il est nécessaire que l’Église, toujours sous
l’influence de l’Esprit du Christ, suive la même route qu’ont suivie ceux-ci,
c'est-à-dire la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et du
sacrifice de soi jusqu’à la mort, dont ensuite, en ressuscitant, le Christ
est sorti vainqueur. C’est grâce à cette espérance qu’ont procédé tous les
apôtres, qui par leurs multiples tribulations et souffrances, continuèrent
ce qui manquait aux souffrances du Christ dans son corps, l’Église. Et
souvent aussi le sang des chrétiens fut une semence féconde ».
Sources:
www.vatican.va
-
E.S.M.
(AG,5)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 29.02.2008 -
T/Eglise |