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Une religion vide de Dieu

Le 28 août 2024 - E.S.M. -  Jésus cite le prophète Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Le culte qu'ils me rendent est vide, car les doctrines qu'ils enseignent sont des préceptes humains ». Puis il dénonce en termes clairs où est le piège : « Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous accrocher à la tradition des hommes ».

E,  - Pour agrandir l'image ► Cliquer  
22e Dimanche du temps ordinaire – année B    
(Marc 7, 1-8. 14-15. 21-23)

 

Évangile du 1er septembre 2024

UNE RELIGION VIDE DE DIEU :
 

Le 28 août 2024 - E.S.M. - Les chrétiens de la première et de la deuxième génération se souvenaient de Jésus non pas tant comme un homme religieux que comme un prophète qui dénonçait avec audace les dangers et les pièges de toute religion. Il ne s'agissait pas avant tout d'une pieuse observance, mais plutôt d'une poursuite passionnée de la volonté de Dieu.

Marc, l'évangile le plus ancien et le plus direct, présente Jésus en conflit avec les secteurs les plus pieux de la société juive. Parmi ses critiques les plus radicales, deux doivent être soulignées : le scandale d'une religion vide de Dieu et le péché de remplacer sa volonté par des « traditions humaines » au service d'autres intérêts.

Jésus cite le prophète Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Le culte qu'ils me rendent est vide, car les doctrines qu'ils enseignent sont des préceptes humains ». Puis il dénonce en termes clairs où est le piège : « Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous accrocher à la tradition des hommes ».

C'est le grand péché. Une fois que nous avons établi nos normes et nos traditions, nous les plaçons à la place que seul Dieu devrait occuper. Nous les mettons au-dessus même de leur volonté : nous ne devons pas ignorer la moindre prescription, même si elle va à l’encontre de l’amour et nuit aux autres.

Dans cette religion, ce qui compte n’est pas Dieu, mais d’autres types d’intérêts. Dieu est honoré des lèvres, mais le cœur est loin de lui ; un credo obligatoire est prononcé, mais ce qui est approprié est cru ; Des rites sont accomplis, mais il n'y a pas d'obéissance à Dieu, mais aux hommes. Petit à petit, nous oublions Dieu et puis nous oublions que nous l'avons oublié. Nous déprécions l’Évangile pour ne pas avoir à trop nous convertir. Nous orientons la volonté de Dieu vers ce qui nous intéresse et oublions son exigence absolue d'amour.

C'est peut-être notre péché aujourd'hui. S'accrocher comme par instinct à une religion usée et sans pouvoir de transformer nos vies. Continuez à honorer Dieu uniquement avec vos lèvres. Résistez à la conversion et vivez dans l'oubli du projet de Jésus : la construction d'un monde nouveau selon le cœur de Dieu.

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Sources : Frère Jean-François -  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.08.2024

 

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