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19 Avril 2005
 

Benoît XVI désigne le Malin comme l'ultime menace pour l'homme

 

Le 28 Mai 2007 - (E.S.M.) - Ainsi, dans le Notre Père, explique Benoît XVI, est affirmé d'abord le primat de Dieu, dont découle naturellement la question de la juste façon d'être homme. Rien ne sera à sa place tant que nous ne serons pas à notre juste place par rapport à Dieu poursuit le pape.

La Sainte Famille  -  Pour agrandir l'image: C'est ici

Benoît XVI désigne le Malin comme l'ultime menace pour l'homme

[ La vérité, indique Benoît XVI, c'est d'abord Dieu, le Royaume de Dieu. (pages précédentes: 27.05.07) ]

Voici les pages 155 à 158

"Alors qu'en Matthieu le Notre Père est introduit par une courte catéchèse sur la prière en général, en Luc nous le trouvons dans un autre contexte, lorsque Jésus est sur le chemin de Jérusalem. Luc introduit la prière du Seigneur par cette remarque : « Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : "Seigneur, apprends-nous à prier" » (Lc 11, 1).
Le contexte est donc la rencontre avec Jésus en prière, qui éveille chez les disciples le désir qu'il leur enseigne à prier. C'est très caractéristique pour Luc, qui a accordé à Jésus en prière une place particulière dans son Évangile. L'agir de Jésus dans son ensemble procède de sa prière, il est porté par elle. Ainsi, des événements essentiels de son chemin, dans lesquels se révèle progressivement son mystère, se présentent comme des événements de prière. La confession de foi de Pierre, lorsque ce dernier reconnaît Jésus en tant que Dieu Saint, est placée dans le contexte de la rencontre avec Jésus en prière (Lc 9, 18-21). La transfiguration de Jésus est également un événement de prière (9, 28-36).
Il est donc significatif que Luc place le Notre Père dans le contexte de la prière personnelle de Jésus lui-même. Il nous fait ainsi participer à sa prière ; il nous conduit à l'intérieur du dialogue intime de l'amour trinitaire ; il hisse pour ainsi dire nos détresses humaines jusqu'au cœur de Dieu. Cependant, cela signifie aussi que les paroles du Notre Père nous indiquent le chemin de la prière intérieure ; elles représentent des orientations fondamentales pour notre existence ; elles veulent nous conformer à l'image du Fils. La signification du Notre Père dépasse la simple communication de paroles de prière. Le Notre Père veut former notre être, il veut nous mettre dans les mêmes dispositions que Jésus (cf. Ph 2, 5)".

"Pour l'interprétation du Notre Père, cela signifie deux choses. D'abord, il est très important d'écouter aussi précisément que possible la parole de Jésus telle qu'elle nous est transmise dans l'Écriture. Nous devons, dans la mesure du possible, chercher vraiment à connaître les pensées que Jésus voulait nous transmettre par ces paroles. Mais nous ne devons pas perdre de vue que le Notre Père vient de sa propre prière, du dialogue du Fils avec son Père. Cela veut dire qu'il plonge dans une grande profondeur, au-delà des mots. Il englobe toute l'étendue de l'humanité de tous les temps, c'est la raison pour laquelle une interprétation purement historique, si nécessaire soit-elle, ne pourra pas le sonder".

"Grâce à leur union intime avec le Seigneur, explique Benoît XVI, les grands priants de tous les siècles ont pu descendre dans les profondeurs au-delà des mots, ils peuvent donc continuer à nous faire accéder à la richesse cachée de la prière. Et chacun de nous, grâce à sa relation personnelle avec Dieu, peut se sentir accueilli et gardé dans cette prière. Avec sa mens, son propre esprit, il doit sans cesse aller à la rencontre de la vox, la parole venant du Fils vers nous ; il doit s'ouvrir à elle et se laisser guider par elle. Ainsi, le cœur de chacun s'ouvrira et il verra comment le Seigneur veut à ce moment prier avec lui".

Le Notre Père nous est transmis par Luc sous une forme plus brève, et par Matthieu dans la forme reçue par l'Eglise, qui continue à l'utiliser dans sa prière. La discussion sur l'antériorité de telle ou telle forme n'est pas superflue, mais elle n'est pas décisive. Dans l'une comme dans l'autre version, nous prions avec Jésus, et nous sommes reconnaissants du fait que la forme matthéenne des sept demandes développe clairement ce qui, chez Luc, semble suggéré en partie seulement.

"Avant d'entrer dans l'interprétation détaillée, nous avertit Benoît XVI, regardons maintenant brièvement la structure du Notre Père tel qu'il nous est transmis par Matthieu. Elle se compose d'abord d'une invocation initiale et de sept demandes. Trois d'entre elles sont formulées à la deuxième personne du singulier, quatre à la première personne du pluriel. Dans les trois premières demandes, il s'agit de Dieu lui-même dans ce monde ; dans les quatre demandes suivantes, il s'agit de nos espérances, de nos besoins et de nos difficultés. On pourrait comparer la relation entre les deux sortes de demandes du Notre Père avec la relation entre les deux tables du Décalogue, qui sont en fait des développements des deux parties du commandement principal — l'amour de Dieu et l'amour du prochain — nous conduisant à entrer dans le chemin de l'amour.
Ainsi, dans le Notre Père est affirmé d'abord le primat de Dieu, dont découle naturellement la question de la juste façon d'être homme. Ici, il s'agit également d'abord du chemin de l'amour, qui est en même temps le chemin de la conversion. Afin qu'il puisse demander de la bonne façon, l'homme doit se tenir dans la vérité. Et la vérité, c'est d'abord Dieu, le Royaume de Dieu (cf. Mt 6, 33). Avant tout, nous devons sortir de nous-mêmes et nous ouvrir à Dieu. Rien ne sera à sa place tant que nous ne serons pas à notre juste place par rapport à Dieu. Le Notre Père commence donc avec Dieu et il nous conduit, à partir de lui, sur les voies de « l'être homme ». Pour finir, nous descendons jusqu'à l'ultime menace pour l'homme guetté par le Malin. Ici, peut surgir en nous l'image du dragon de l'Apocalypse, qui mène la guerre contre les hommes « qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus » (Ap 12, 17).
Mais le commencement reste toujours présent : nous savons que Notre Père est auprès de nous, qu'il nous tient dans sa main, qu'il nous sauve. Le père Hans Peter Kolvenbach parle dans son livre d'exercices spirituels d'un starets orthodoxe qui ne pouvait s'empêcher « de faire réciter le Notre Père en commençant par le dernier mot, afin qu'on devienne digne de clore la prière avec les paroles initiales : "Notre Père". De cette manière, déclarait-il, on prend le chemin pascal : "on commence dans le désert avec la tentation, on retourne en Égypte, on parcourt à nouveau le chemin de l'Exode, par les stations du Pardon et de la manne de Dieu, pour arriver grâce à la volonté de Dieu dans la Terre promise, le Royaume de Dieu, où il nous communique le mystère de son Nom : 'Notre Père'" (3) ».
Les deux chemins, l'ascendant et le descendant, peuvent ensemble nous rappeler que le Notre Père est toujours une prière de Jésus et qu'elle s'éclaire à partir de la communion avec lui. Nous prions le Père qui est aux cieux, que nous connaissons à travers son Fils. Jésus se tient toujours derrière les demandes, comme nous le verrons dans les explications détaillées. Et enfin, le Notre Père étant une prière de Jésus, c'est une prière trinitaire. Nous prions le Père avec Jésus et par le Saint-Esprit".

Notes:
3. H.P. Kolvenbach, Der österliche Weg. Exerzitien zur Lebenser-neuerung, p. 65s, voir bibliographie, p. 399.


Méditations: (ndlr: notes pédagogiques)

Le Diable les hait - (pour lire le début de cette note: 27.05.07)

« Celui-là, c'est un ennemi, mais c'est un esprit (esprit dévoyé, mais enfin un fameux esprit). Lui n'a pas les illusions des hommes... S'il s'aperçoit qu'une petite âme va s'adonner à la prière s'il la voit se laisser chercher et travailler par Dieu.., oh ! alors, il ne connaît plus de repos, il a recours à tous les moyens pour arrêter, entraver ce travail de Dieu, ou du moins le diminuer, le gâcher un peu dans le détail. » (Ibid. p. 219). II fait tout pour décourager cette âme et la détourner de la vie intérieure.

Sa rage nous prouve combien une telle âme a de valeur pour la rédemption du monde et jusqu'à quel point il la considère comme son implacable adversaire. Il emploiera contre elle ses artifices les plus secrets et les plus rusés.

Dans le monde, les âmes intérieures rencontrent, en effet, toutes sortes de difficultés qui leur viennent en premier lieu des exigences de leur devoir d'état, de leur situation, etc... Bien souvent, on les ridiculise. Même dans les réunions pieuses, elles trouvent toutes sortes d'obstacles. Le diable, très malin, leur souffle de bonnes raisons : « II faut être raisonnable ! Le Bon Dieu n'en demande pas tant, II n'est pas si exigeant ! Telle activité vous réclame ; personne ne peut vous remplacer, etc., etc... »

C'est sur les communautés surtout que le démon s'acharne. Quel obstacle serait pour lui toute une communauté vivant d'une vie intérieure intense ! Il essaie d'abord de ruiner l'esprit religieux. II s'efforce de trouver quelque complice qui se posera pratiquement, consciemment ou non, en adversaire de la vie intérieure. Par lui il essaiera de minimiser l'idéal de la vie religieuse : « Pourquoi tant d'histoires ? A quoi bon persévérer dans la prière ? » Des points d'interrogation, des doutes peuvent ainsi surgir. Et, au lieu de tendre vers une vie d'union toujours plus intime avec Dieu, on mène peu à peu une vie plus facile, plus raisonnable...

C'est ainsi que le démon s'efforce d'empêcher les âmes de se laisser faire par Dieu. Par là même, il prouve la valeur de celles que Dieu appelle à être ses chefs-d'œuvre.

(à suivre)

Première partie: La vérité, indique Benoît XVI, c'est d'abord Dieu, le Royaume de Dieu
 

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.05.2007 - BENOÎT XVI - Spiritualité

 

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