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19 Avril 2005
 

Dieu me pense de toute éternité

Le 27 octobre 2024 - E.S.M. -  Dieu me pense de toute éternité. Au temps fixé sa Pensée et son Amour m'ont donné l'être, et à chaque instant Dieu continue à me conserver et à me soutenir dans l'existence. Même quand je L'offense, je ne peux le faire qu'avec les forces qu'il me donne.

DOM GODEFROID BÉLORGEY,  Abbé auxiliaire de N.D. de Cîteaux.  - Pour agrandir l'image ► Cliquer  

Cette page est une initiation à la vie intérieure - Niveau élevé
   


LE MOYEN PRINCIPAL
    VIVRE SOUS LES REGARDS DIVINS

   
I. — REGARD DE DIEU
 

    Quelle idée faut-il se faire pratiquement du regard de Dieu ?
    Un moyen simple et souvent très efficace est d'identifier le regard de Dieu avec sa Pensée.

    Dieu me pense de toute éternité. Ce n'est pas, suivant l'admirable doctrine de saint Augustin, parce que nous existons que Dieu nous voit et qu'il nous aime, mais c'est parce qu'il nous pense et qu'il nous aime que nous existons.
     De toute éternité Dieu s'occupe de moi, m'entoure de son amour avec toutes ses perfections, comme si j'étais son unique créature : « Béni soit Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les Cieux ! C'est en Lui qu'il nous a élus, dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles en sa présence, nous ayant, dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ... » (Éph. I, 3-5.)

    Au temps fixé, sa Pensée et son Amour m'ont donné l'être, et à chaque instant Dieu continue à me conserver et à me soutenir dans l'existence. Même quand je L'offense, je ne peux le faire qu'avec les forces qu'il me donne.

    Bien plus, si je suis en état de grâce, Dieu pousse son amour jusqu'à se donner Lui-même à moi et me rend capable de commencer dès ici-bas à vivre de sa vie et à jouir de sa présence.
    Ainsi nous sommes toujours présents à Dieu, en ce sens qu'à tout instant II pense à nous, II nous aime et II se donne à nous. Mais, pour nous, Dieu nous est-il toujours présent ?
    Hélas ! repliés sur nous-mêmes, dominés par notre égoïsme, nous L'oublions trop souvent.

    Nous devons tendre à vivre de plus en plus en présence de Dieu, fixant simplement notre regard sur son regard, attentifs à coopérer à son action, prêts à répondre aux grâces qu'il nous donne sans cesse.
    Pour nous y aider, nous allons considérer quatre principaux aspects de ce regard de Dieu.

    Regard Purifiant.

    Saint Benoît, qui cherche d'abord à purifier l'âme du moine, met surtout en relief cet aspect du regard de Dieu, bien connu du psalmiste.
     « Dieu, dit celui-ci, regarde du haut du Ciel et II voit tous les fils des hommes. » (PS. XXXII, 13.) Mais, ajoute-t-il ailleurs, « l'impie n'a pas d'autre pensée dans son cœur que celle de pécher ; car la crainte de Dieu n'est pas devant ses yeux ». (PS. XXXV, 2.)
    A l'opposé, saint Benoît pose en principe que le moine « doit avoir constamment la crainte de Dieu devant les yeux » (1er degré d'humilité.) Autrement dit, je dois me souvenir que le regard de Dieu est toujours fixé sur moi ; je me rappelle ainsi que Dieu existe, qu'il est mon Créateur, mon Maître et mon Juge. Ce souvenir engendre la crainte et me « préserve à toute heure des péchés et des vices ». (Ibid) Que l'homme « fuie donc totalement l'oubli de Dieu » (Ibid) pour se détacher effectivement du mal. Par ce moyen qu'il développe ensuite, le saint patriarche veut nous faire parvenir à la pureté du cœur prêchée par les Anciens.
    N'est-ce pas d'ailleurs un fait d'expérience que les enfants pour faire le mal, ou ce qu'ils croient mal, se cachent de leurs parents ? On lit dans la vie de Don Bosco que ceux de ses garçons dont la conscience n'était pas tranquille évitaient de le rencontrer, car ils savaient que son regard pénétrait dans leur intérieur et y lisait leurs fautes.
    De même, dans la vie surnaturelle, il faut prendre conscience que Dieu nous voit. C'est une aide puissante pour réaliser l'aversio a creaturis. (Ndlr: l'aversion pour les créatures) Nous parviendrons ainsi à la conversio ad Deum (Ndlr: la conversion à Dieu) et rétablirons l'ordre détruit par le péché. Les retours à Dieu doivent nous le permettre. A force de jeter notre regard vers Dieu et de revenir à Lui, nous arriverons peu à peu à constater que tout bien est en Lui. Pourquoi dès lors chercher le bonheur dans la créature ? Gardant la vigilance du cœur par les retours à Dieu, nous nous détacherons affectivement du péché en nous dégageant peu à peu des créatures et en regardant le Créateur. Tout le reste s'effacera : « à l'âme qui voit le Créateur toute créature paraît petite ».(SAINT GREGOIRE LE GRAND) [ Ndlr : Les retours à Dieu, dont il est souvent question peuvent se réaliser par exemple par la récitation fragmentée du CHAPELET DE LA MISÉRICORDE DIVINE. c'est certainement un excellent moyen pour tourner notre regard vers celui de Dieu, tout au long de nos journées agitées et nous détacher du péché ]

    Il arrivera même une époque de notre vie spirituelle où Dieu nous apparaîtra tellement le Tout que nous ne voudrons plus Le quitter. Au lieu de nous appliquer à éviter toute conversion vers la créature, nous n'aurons plus qu'un désir : éviter de quitter Dieu.
    Cette attitude d'âme, ou virginité d'esprit, idéal du chartreux, suppose déjà un état assez élevé d'intimité avec Dieu. L'âme s'efforce alors de maintenir le contact, de rester sous le regard de Dieu, en laissant tomber la moindre impression, le moindre retour sur elle-même. Elle sait qu'il suffit de si peu de chose pour déclencher son cinéma intérieur. Aussi, au moindre incident, elle s'efforce de se dégager, de se dépasser pour remonter en Dieu. Elle fera ainsi de petits retours mille fois le jour, petits coups d'aile, rétablissements (en souplesse), redressements à peine sensibles, semblables à ceux du chauffeur expérimenté. Cette mortification héroïque lui obtiendra un cœur pur dont toutes les énergies seront fixées en Dieu et auquel Celui-ci pourra se communiquer.
    Tel est le moine décrit par saint Benoît, arrivé au sommet de l'échelle de l'humilité et complètement mort au monde et à lui-même, parce qu'il marche toujours avec Dieu.

    Cette méthode indiquée par le saint patriarche n'est d'ailleurs pas différente du grand moyen que Dieu emploie quand II veut purifier Lui-même une âme.
    Dans les purifications passives, en effet, Dieu impose à l'âme son souvenir continuel. Elle ne peut plus perdre la présence de Dieu. Elle est poursuivie par ce regard de Dieu qui lui donne à la fois un besoin douloureux de Lui et l'impuissance à s'occuper d'autre chose. Et en même temps elle se croit repoussée par Dieu. Dans ces moments-là, elle ne pourrait se laisser aller volontairement à la moindre imperfection ; résister serait se soustraire à l'emprise de Dieu.

    Telles sont les principales étapes de notre purification par la crainte qu'inspire le regard divin.

    Regard Sanctifiant.

    Or Mgr Gay nous dit : « Faites de cette crainte le prélude de toutes vos œuvres, en pensant rapidement à quelques-unes des perfections de l'Être Infini devant qui vous les faites et pour qui vous les devez faire. Une fidélité entière et constante à cette seule pratique nous rendrait saints en peu de temps. »(Vie el Vertus, de la crainte de Dieu, t. I, pp. 214-215) Cette crainte est donc aussi sanctifiante.

    Ne vous êtes-vous pas déjà posé cette question : Comment se fait-il que je ne deviens pas meilleur, que je ne monte pas en sainteté, alors que, par ailleurs, je crois pouvoir dire que je n'offense pas le Bon Dieu et que je fais sa volonté ? Vous pourriez sans doute répondre comme tel religieux : C'est que j'agis d'une façon quelconque, un peu négligemment, ne mettant pas dans mes actions tout ce que je pourrais y mettre de pureté d'intention, d'amour, de générosité. C'est en un mot parce que je ne vis pas assez sous le regard de Dieu.
    Et c'est bien vrai ! Si nous agissions en présence de Dieu, nous voudrions toujours Lui faire plaisir. N'en est-il pas ainsi dans l'ordre humain ? Le fiancé sous le regard de sa fiancée, le soldat en présence d'un chef aimé ne donnent-ils pas tout ce dont ils sont capables ? De même, nous donnerons à nos actions toute leur valeur, nous y mettrons le maximum de délicatesse, si nous vivons en présence de ce Dieu qui nous regarde et qui nous aime. D'autant que Dieu, voyant nos dispositions, nous offre sa grâce avec abondance pour sanctifier nos actions (part de Dieu, part de l'homme).
    Ainsi pourrons-nous combattre efficacement la routine et la médiocrité. Nous expérimenterons que, si nous pensons à Dieu, nous vivons pour Lui, mais que, si nous ne pensons pas à Lui, nous vivons pour nous, selon cette parole de Notre-Seigneur à une âme : « Quand tu penses à Moi, tu vis pour Moi ; quand tu ne penses pas à Moi, tu vis pour toi. »

    Pour cette raison, saint Benoît nous demande d'agir toujours — ou d'obéir toujours, c'est identique — comme si Dieu Lui-même nous commandait : ac si divinitus imperetur (comme si divinement commandé) Nous devons croire à cette présence divine surtout en assistant à l'office divin : maxime divinam esse praesentiam  sine aliqua dubitatione credamub. ( croyons sans aucun doute que c'est la présence la plus divine). De plus, comme nous le demande encore saint Benoît, nous devons voir Dieu dans tous les points de règle, dans notre Abbé, dans nos Supérieurs, dans nos frères, dans les infirmes et même dans les événements.

    Vivant ainsi sous le regard de Dieu, nous aurons la crainte du Seigneur, crainte sanctifiante, non plus d'offenser un « Père irrité », mais de ne pas faire plaisir au pius Pater (Père pieux) qui veut prendre en nous ses complaisances. Cette obéissance, pleine de foi et d'amour, est agréable à Dieu, acceptabilis Deo, et II sait bien nous le faire comprendre.
    Amanti nihil difficile est, « rien ne coûte à celui qui aime », nous dit saint Bernard. Ou encore, comme l'affirme saint Augustin : In eo quod amatur, aut non laboratur, aut et labor amatur. « Quand on aime, il n'y a pas de peine, ou, s'il y a peine, même celle-ci est aimée  ! »

    Regard Pacifiant.

    Il y aura encore, cependant, bien des moments de trouble et d'inquiétude, provenant de causes diverses. Alors, nous expérimenterons que le regard de Dieu est pacifiant.

    Notre trouble peut venir d'un manque de soumission intérieure ; l'amour-propre se réveille et voudrait se révolter. Le regard de Dieu, le Créateur et le Maître, rappelle à la créature ce qu'elle est, la replace dans la vérité de ses relations avec Lui : Ego Dominus. (Je suis le Seigneur) Il est normal que nous nous soumettions. Cette soumission nous remet dans l'ordre, dans la tranquillité et par suite dans la Paix. C'est le fruit spécifique de l'humilité bénédictine, fondée d'ailleurs sur la présence de Dieu. La devise Pax le rappelle bien. Dieu s'impose à nous et nous impose la soumission.

    Le trouble peut aussi venir de causes extérieures. L'âme est habituellement soumise à Dieu, mais elle est inquiète à la suite d'épreuves provenant des événements ou du prochain. Elle se tourne aussitôt vers Dieu, et bien vite le regard de Dieu va apaiser l'âme de son enfant. « Mon Dieu et mon Père ! » «
Nous savons, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. (Rom. VIII, 28) » « Mon Dieu, vous savez tout, vous pouvez tout, et vous m'aimez. » « Tout passe, Dieu seul demeure ! » (Sainte Thérèse d'Avila) Pourquoi dès lors m'inquiéter ? La toute-puissante Bonté de notre Père nous pacifie.
    Dieu peut cependant permettre que notre inquiétude persiste malgré nos essais de prière. On cherche alors la paix dans des secours humains. Mais, plus on consulte, plus le problème semble inextricable, plus on est inquiet. On n'avait oublié que Dieu, l'essentiel pourtant, l'unique nécessaire. Tournons-nous vers Lui avec persévérance dans une prière silencieuse et confiante, le calme reviendra, la lumière se fera.

    Parfois même Dieu montre combien son intervention est forte et puissante. Il révèle la grandeur de son amour en envahissant l'âme d'une paix si profonde qu'elle pénètre jusqu'au fond de l'être. L'âme ne peut plus désormais s'inquiéter et pourtant humainement les raisons de craindre restent les mêmes. C'est le pius Pater qui presse son enfant sur son sein et lui donne une telle confiance qu'il est prêt à tout braver (il est clair qu'il s'agit là d'un don tout gratuit de Dieu).
    L'âme peut ainsi être amenée à vivre au-dessus de toute inquiétude. Elle connaîtra encore les épreuves, mais elle vit habituellement dans l'intimité de Dieu. Le souvenir habituel, qui résulte de sa contemplation amoureuse, la fait participer à la tranquillité de Dieu et l'élève au-dessus de la créature. Semper tranquilla Trinitas ! Tranquillus Deus tranquillat omnia, nous dit saint Bernard. « O Trinité toujours tranquille ! » « Le Dieu tranquille tranquillise tout. »
    Même dans les épreuves venant de Dieu l'âme souffrira, mais elle garde, au fond d'elle-même, la paix qui dépasse tout. Elle vit « immobile et paisible comme si elle était déjà dans l'Eternité ». Toujours avec Dieu, ne cherchant que sa gloire et mettant en Lui toute sa confiance, elle expérimente la force et la paix qu'il lui donne en retour.

    Regard Unifiant.

    Bien plus, le regard de Dieu devient unifiant.
    On ne peut concevoir d'union plus intime que l'union des trois Personnes divines au sein de la Trinité. Nous avons vu que notre âme, créée à l'image de Dieu, participe à sa vie. Ainsi, plus nous contemplons Dieu, plus nous Le regardons, plus étroite s'établit entre Dieu et nous une union qui nous fait penser et aimer comme Lui. Nous voyons et jugeons les choses comme Dieu les voit et les juge. Nous voyons tout à sa lumière : In lumine tuo videbimus lumen. (Ps XXXV, 10) Nous aimons dès lors ce que Dieu aime, nous réprouvons ce qu'il réprouve. Nous avons le même vouloir et le même non-vouloir, idem velle, idem nolle, Nous devenons un seul esprit et un seul cœur avec Lui : Qui adhaeret Domino, unus spiritus est.  (1 Cor. VI, 17).
    Adhérant à Dieu par ce regard amoureux que nous fixons sur Lui, nous Lui livrons notre âme avec toutes ses facultés pour qu'Il les envahisse. Dieu se donne à l'âme et s'unit à elle. C'est ainsi que s'établit l'unité : ut sint consummati in unum. (Jn. XVII, 23.) Dans la mesure où l'âme contemplative maintient habituellement sur Dieu ce regard d'amour, elle est arrivée à l'union. Dieu est son unique bien, et elle vit vraiment « par Lui, avec Lui, en Lui ».
    Cette union parfaite ne sera pleinement réalisée qu'au Ciel. Mais dès ici-bas nous devons y tendre. Comme le pense saint Bernard, c'est déjà être parfait que de tendre vraiment à la perfection. Cherchons sans nous lasser le regard de Dieu. Mettons-Le toujours entre les créatures et nous. Ainsi s'établira chaque jour plus profonde l'union entre l'âme et Dieu. Par la contemplation et l'amour, livrons-nous totalement à Lui.
   
    Heureuses les âmes qui expérimentent ces différents regards de Dieu.
    « Ayant appris à fréquenter Dieu en recourant souvent à Lui, il est nécessaire qu'elles Le goûtent et qu'en Le goûtant elles éprouvent combien le Seigneur est doux. » Ex occasione quippe frequentium necessitatum, crebris necesse est interpellationibus Deum ab homine frequentari, frequentando gustari, gustando probari quant suavis est Dominus. (Car à l'occasion de besoins fréquents, il faut que l'homme fréquente Dieu par de fréquentes interruptions, goûte en fréquentant, et prouve en goûtant combien le Seigneur est doux.)
    Saint Benoît dans sa Règle — « une faible ébauche », (c'est la règle de départ minimale) dit-il — ne prétendait pas faire un traité complet de spiritualité. Saint Bernard, en explicitant et en prolongeant le saint patriarche, a donné sa note particulière à la spiritualité cistercienne. Saint Benoît avait surtout montré le côté effectif et purifiant du regard de Dieu, saint Bernard en expose le côté affectif et unifiant. Il nous exhorte à fréquenter le Seigneur pour nous unir à Lui et trouver le bonheur.

    En plus de cette voie directe, l'Abbé de Clairvaux nous indique une autre voie pour trouver Dieu. « L'échelle du pécheur » consiste à se laisser conduire par Marie à Jésus et par Jésus au Père. Pour cela, il faut d'abord Les imiter — ce que saint Benoît disait d'un mot au troisième degré d'humilité : imitans Dominum —, il faut surtout Les fréquenter pour entrer dans leur intimité. Saint Bernard nous invite donc, à l'un et l'autre de ces deux stades, à regarder Jésus et Marie pour voir ce qu'ils nous demandent et pouvoir ainsi nous laisser former par leurs regards miséricordieux.

SOUS LE REGARD DE DIEU -  INITIATION A LA VIE INTÉRIEURE  - 
DOM GODEFROID BÉLORGEY - Lire le livre : PDF

I.  - REGARD DE DIEU - PDF page 34
II.-  REGARD DE JÉSUS  
III.- REGARD DE LA SAINTE VIERGE à lire sur le PDF  page 45

Sur le même sujet :
Benoît XVI : 1)  Le point de départ de la foi en Dieu un et trine
Benoît XVI : 2)  Les échappatoires, voies sans issue
Benoît XVI développe l'image trinitaire de Dieu

 

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.Sources :Extraits d'un texte original des écrits de, DOM GODEFROID BÉLORGEY (1880-1964) -  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 27.10.2024

 

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