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Dieu me pense de toute éternité
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Le 27 octobre 2024 -
E.S.M.
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Dieu me pense de toute éternité. Au temps fixé sa
Pensée et son Amour m'ont donné l'être, et à chaque instant Dieu
continue à me conserver et à me soutenir dans l'existence. Même
quand je L'offense, je ne peux le faire qu'avec les forces qu'il me
donne.
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DOM GODEFROID BÉLORGEY, Abbé
auxiliaire de N.D. de Cîteaux. -
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Cette page est une initiation à la vie intérieure - Niveau élevé
LE MOYEN PRINCIPAL
VIVRE SOUS LES REGARDS DIVINS
I. — REGARD DE DIEU
Quelle idée faut-il se faire pratiquement du regard de Dieu ? Un moyen simple et souvent très efficace est d'identifier le
regard de Dieu avec sa Pensée.
Dieu me pense de toute éternité. Ce n'est pas,
suivant l'admirable doctrine de saint Augustin, parce que nous existons que
Dieu nous voit et qu'il nous aime, mais c'est parce qu'il nous pense et
qu'il nous aime que nous existons.
De toute éternité Dieu s'occupe de moi, m'entoure de son
amour avec toutes ses perfections, comme si j'étais son unique créature
: « Béni soit Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis
dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les Cieux
! C'est en Lui qu'il nous a élus, dès avant la création du monde, pour que
nous soyons saints et irrépréhensibles en sa présence, nous ayant, dans son
amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ... »
(Éph. I, 3-5.)
Au temps fixé, sa Pensée
et son Amour m'ont donné l'être, et à
chaque instant Dieu continue à me conserver et à me soutenir dans
l'existence. Même quand je L'offense, je ne peux le faire qu'avec les forces
qu'il me donne.
Bien plus, si je suis en état de grâce, Dieu pousse son amour
jusqu'à se donner Lui-même à moi et me rend capable de commencer dès ici-bas
à vivre de sa vie et à jouir de sa présence. Ainsi nous sommes toujours présents à Dieu, en ce sens qu'à
tout instant II pense à nous, II nous aime et II se donne à nous. Mais, pour
nous, Dieu nous est-il toujours présent ? Hélas ! repliés sur nous-mêmes, dominés par notre égoïsme,
nous L'oublions trop souvent.
Nous devons tendre à vivre de plus en plus en présence de
Dieu, fixant simplement notre regard sur son regard, attentifs à coopérer à
son action, prêts à répondre aux grâces qu'il nous donne sans cesse. Pour nous y aider, nous allons considérer quatre principaux
aspects de ce regard de Dieu.
Regard Purifiant.
Saint Benoît, qui cherche d'abord à purifier l'âme du moine,
met surtout en relief cet aspect du regard de Dieu, bien connu du psalmiste. « Dieu, dit celui-ci, regarde du haut du Ciel et II
voit tous les fils des hommes. » (PS. XXXII,
13.) Mais, ajoute-t-il ailleurs, « l'impie n'a pas d'autre pensée
dans son cœur que celle de pécher ; car la crainte de Dieu n'est pas devant
ses yeux ». (PS.
XXXV, 2.) A
l'opposé, saint Benoît
pose en principe que le moine « doit
avoir constamment la crainte de Dieu devant les yeux »
(1er degré d'humilité.) Autrement dit,
je dois me souvenir que le regard de Dieu est toujours fixé sur moi ; je me
rappelle ainsi que Dieu existe, qu'il est mon Créateur, mon Maître et mon
Juge. Ce souvenir engendre la crainte et me « préserve à toute heure des
péchés et des vices ». (Ibid) Que
l'homme « fuie donc totalement l'oubli de Dieu »
(Ibid) pour se détacher
effectivement du mal. Par ce moyen qu'il développe ensuite, le saint
patriarche veut nous faire parvenir à
la pureté du cœur prêchée par les
Anciens. N'est-ce pas d'ailleurs un fait d'expérience que les enfants
pour faire le mal, ou ce qu'ils croient mal, se cachent de leurs parents ?
On lit dans la vie de Don Bosco que ceux de ses garçons dont la conscience
n'était pas tranquille évitaient de le rencontrer, car ils savaient que son
regard pénétrait dans leur intérieur et y lisait leurs fautes. De même, dans la vie surnaturelle, il faut prendre conscience
que Dieu nous voit. C'est une aide puissante pour réaliser l'aversio a
creaturis. (Ndlr: l'aversion pour les créatures) Nous parviendrons ainsi à la conversio ad Deum
(Ndlr: la conversion à Dieu) et
rétablirons l'ordre détruit par le péché. Les retours à Dieu doivent nous le
permettre. A force de jeter notre regard vers Dieu et de revenir à Lui, nous
arriverons peu à peu à constater que tout bien est en Lui. Pourquoi dès lors
chercher le bonheur dans la créature ? Gardant la vigilance du cœur
par les retours à Dieu, nous nous détacherons affectivement du péché
en nous dégageant peu à peu des créatures et en regardant le Créateur. Tout
le reste s'effacera : « à l'âme qui voit le Créateur toute créature paraît
petite ».(SAINT
GREGOIRE LE GRAND) -
[ Ndlr : Les retours à Dieu, dont il est souvent question
peuvent se réaliser par exemple par la récitation fragmentée
du
CHAPELET DE LA MISÉRICORDE DIVINE. c'est certainement un excellent moyen
pour tourner notre regard vers celui de Dieu, tout au long de nos journées
agitées et nous détacher du péché
]
Il arrivera même une époque de notre vie spirituelle où
Dieu nous apparaîtra tellement le Tout que nous ne voudrons plus
Le quitter. Au lieu de nous appliquer à éviter toute conversion vers la
créature, nous n'aurons plus qu'un désir : éviter de quitter Dieu.
Cette attitude d'âme, ou virginité d'esprit, idéal du
chartreux, suppose déjà un état assez élevé d'intimité avec Dieu. L'âme
s'efforce alors de maintenir le contact, de rester sous le regard de Dieu,
en laissant tomber la moindre impression, le moindre retour sur elle-même.
Elle sait qu'il suffit de si peu de chose pour déclencher son cinéma
intérieur. Aussi, au moindre incident, elle s'efforce de se dégager, de se
dépasser pour remonter en Dieu. Elle fera ainsi de petits retours mille fois
le jour, petits coups d'aile, rétablissements (en souplesse), redressements
à peine sensibles, semblables à ceux du chauffeur expérimenté. Cette
mortification héroïque lui obtiendra un cœur pur dont toutes les énergies
seront fixées en Dieu et auquel Celui-ci pourra se communiquer. Tel est le moine décrit par saint Benoît, arrivé au sommet de
l'échelle de l'humilité et complètement mort au monde et à lui-même, parce
qu'il marche toujours avec Dieu.
Cette méthode indiquée par le saint patriarche n'est
d'ailleurs pas différente du grand moyen que Dieu emploie quand II veut
purifier Lui-même une âme. Dans les purifications passives, en effet, Dieu impose
à l'âme son souvenir continuel. Elle ne peut plus perdre la présence de
Dieu. Elle est poursuivie par ce regard de Dieu qui lui donne à la fois un
besoin douloureux de Lui et l'impuissance à s'occuper d'autre chose. Et en
même temps elle se croit repoussée par Dieu. Dans ces moments-là, elle ne
pourrait se laisser aller volontairement à la moindre imperfection ;
résister serait se soustraire à l'emprise de Dieu.
Telles sont les principales étapes de notre purification par la crainte
qu'inspire le regard divin.
Regard Sanctifiant.
Or Mgr Gay nous dit : « Faites de cette crainte le prélude de
toutes vos œuvres, en pensant rapidement à quelques-unes des perfections de
l'Être Infini devant qui vous les faites et pour qui vous les devez faire.
Une fidélité entière et constante à cette seule pratique nous rendrait
saints en peu de temps. »(Vie el Vertus, de
la crainte de Dieu, t. I, pp. 214-215) Cette crainte est donc
aussi sanctifiante.
Ne vous êtes-vous pas déjà posé cette question :
Comment se
fait-il que je ne deviens pas meilleur, que je ne monte pas en sainteté,
alors que, par ailleurs, je crois pouvoir dire que je n'offense pas le Bon
Dieu et que je fais sa volonté ? Vous pourriez sans doute répondre comme tel
religieux : C'est que j'agis d'une façon quelconque, un peu négligemment, ne
mettant pas dans mes actions tout ce que je pourrais y mettre de pureté
d'intention, d'amour, de générosité. C'est en un mot parce que je ne vis
pas assez sous le regard de Dieu. Et c'est bien vrai ! Si nous agissions en présence de Dieu,
nous voudrions toujours Lui faire plaisir. N'en est-il pas ainsi dans
l'ordre humain ? Le fiancé sous le regard de sa fiancée, le soldat en
présence d'un chef aimé ne donnent-ils pas tout ce dont ils sont capables ?
De même, nous donnerons à nos actions toute leur valeur, nous y mettrons le
maximum de délicatesse, si nous vivons en présence de ce Dieu qui nous
regarde et qui nous aime. D'autant que Dieu, voyant nos dispositions, nous
offre sa grâce avec abondance pour sanctifier nos actions (part de Dieu,
part de l'homme). Ainsi pourrons-nous combattre efficacement la routine et la
médiocrité. Nous expérimenterons que, si nous pensons à Dieu, nous vivons
pour Lui, mais que, si nous ne pensons pas à Lui, nous vivons pour nous,
selon cette parole de Notre-Seigneur à une âme : « Quand tu penses à Moi,
tu vis pour Moi ; quand tu ne penses pas à Moi, tu vis pour toi.
»
Pour cette raison, saint Benoît nous demande d'agir toujours
— ou d'obéir toujours, c'est identique — comme si Dieu Lui-même nous
commandait : ac si divinitus
imperetur (comme si divinement commandé) Nous devons croire à cette présence divine surtout en assistant
à l'office divin : maxime divinam esse praesentiam sine aliqua
dubitatione credamub. ( croyons sans aucun doute que c'est la présence
la plus divine). De plus, comme nous le demande encore saint Benoît, nous
devons voir Dieu dans tous les points de règle, dans notre Abbé, dans nos
Supérieurs, dans nos frères, dans les infirmes et même dans les événements.
Vivant ainsi sous le regard de Dieu, nous aurons la crainte
du Seigneur, crainte sanctifiante, non plus d'offenser un « Père irrité »,
mais de ne pas faire plaisir au pius Pater (Père
pieux) qui veut prendre en nous
ses complaisances. Cette obéissance, pleine de foi et d'amour, est agréable
à Dieu, acceptabilis Deo, et II sait bien nous le faire comprendre.
Amanti nihil difficile est, « rien ne coûte à celui
qui aime », nous dit saint Bernard. Ou encore, comme l'affirme saint
Augustin : In eo quod amatur, aut non laboratur, aut et labor amatur.
« Quand on aime, il n'y a pas de peine, ou, s'il y a peine, même celle-ci
est aimée ! »
Regard Pacifiant.
Il y aura encore, cependant, bien des moments de trouble et
d'inquiétude, provenant de causes diverses. Alors, nous expérimenterons que
le regard de Dieu est pacifiant.
Notre trouble peut venir d'un
manque de soumission
intérieure ; l'amour-propre se réveille et voudrait se révolter. Le
regard de Dieu, le Créateur et le Maître, rappelle à la créature ce qu'elle
est, la replace dans la vérité de ses relations avec Lui : Ego Dominus.
(Je suis le Seigneur) Il est normal que nous nous soumettions. Cette
soumission nous remet dans l'ordre, dans la tranquillité et par suite dans
la Paix. C'est le fruit spécifique de l'humilité bénédictine, fondée
d'ailleurs sur la présence de Dieu. La devise Pax le rappelle bien. Dieu
s'impose à nous et nous impose la soumission.
Le trouble peut aussi venir de
causes extérieures. L'âme est
habituellement soumise à Dieu, mais elle est inquiète à la suite d'épreuves
provenant des événements ou du prochain. Elle se tourne aussitôt vers Dieu,
et bien vite le regard de Dieu va apaiser l'âme de son enfant. « Mon Dieu et
mon Père ! » « Nous
savons, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.
(Rom. VIII, 28) » « Mon Dieu, vous
savez tout, vous pouvez tout, et vous m'aimez. » « Tout passe, Dieu seul
demeure ! » (Sainte Thérèse d'Avila) Pourquoi dès lors m'inquiéter ? La toute-puissante Bonté de
notre Père nous pacifie. Dieu peut cependant permettre que notre inquiétude persiste
malgré nos essais de prière. On cherche alors la paix dans des secours
humains. Mais, plus on consulte, plus le problème semble inextricable, plus
on est inquiet. On n'avait oublié que Dieu, l'essentiel pourtant, l'unique
nécessaire. Tournons-nous vers Lui avec persévérance dans une prière
silencieuse et confiante, le calme reviendra, la lumière se fera.
Parfois même
Dieu montre combien son intervention est forte
et puissante. Il révèle la grandeur de son amour en envahissant l'âme
d'une paix si profonde qu'elle pénètre jusqu'au fond de l'être. L'âme ne
peut plus désormais s'inquiéter et pourtant humainement les raisons de
craindre restent les mêmes. C'est le pius Pater qui presse son enfant
sur son sein et lui donne une telle confiance qu'il est prêt à tout braver
(il est clair qu'il s'agit là d'un don tout gratuit de Dieu). L'âme peut ainsi être amenée à
vivre au-dessus de toute
inquiétude. Elle connaîtra encore les épreuves, mais elle vit
habituellement dans l'intimité de Dieu. Le souvenir habituel, qui résulte de
sa contemplation amoureuse, la fait participer à la tranquillité de Dieu et
l'élève au-dessus de la créature. Semper tranquilla Trinitas !
Tranquillus Deus tranquillat omnia, nous dit saint Bernard. « O Trinité
toujours tranquille ! » « Le Dieu tranquille tranquillise tout. » Même dans les épreuves venant de Dieu l'âme souffrira, mais
elle garde, au fond d'elle-même, la paix qui dépasse tout. Elle vit «
immobile et paisible comme si elle était déjà dans l'Eternité ». Toujours
avec Dieu, ne cherchant que sa gloire et mettant en Lui toute sa confiance,
elle expérimente la force et la paix qu'il lui donne en retour.
Regard Unifiant.
Bien plus, le regard de Dieu devient unifiant. On ne peut concevoir d'union plus intime que l'union des
trois Personnes divines au sein de la Trinité. Nous avons vu que notre âme,
créée à l'image de Dieu, participe à sa vie. Ainsi, plus nous contemplons
Dieu, plus nous Le regardons, plus étroite s'établit entre Dieu et nous une
union qui nous fait penser et aimer comme Lui. Nous voyons et jugeons les
choses comme Dieu les voit et les juge. Nous voyons tout à sa lumière : In lumine tuo videbimus lumen.
(Ps XXXV, 10) Nous aimons dès lors ce que Dieu aime,
nous réprouvons ce qu'il réprouve. Nous avons le même vouloir et le même
non-vouloir, idem velle, idem nolle, Nous devenons un seul esprit et
un seul cœur avec Lui : Qui adhaeret Domino, unus spiritus est.
(1 Cor. VI, 17). Adhérant à Dieu par ce regard amoureux que nous fixons sur
Lui, nous Lui livrons notre âme avec toutes ses facultés pour qu'Il les
envahisse. Dieu se donne à l'âme et s'unit à elle. C'est ainsi que s'établit
l'unité : ut sint consummati in unum. (Jn. XVII, 23.) Dans la mesure où l'âme contemplative maintient
habituellement sur Dieu ce regard d'amour, elle est arrivée à l'union. Dieu
est son unique bien, et elle vit vraiment « par Lui, avec Lui, en Lui ». Cette union parfaite ne sera pleinement réalisée qu'au Ciel. Mais dès
ici-bas nous devons y tendre. Comme le pense saint Bernard, c'est déjà être
parfait que de tendre vraiment à la perfection. Cherchons sans nous lasser
le regard de Dieu. Mettons-Le toujours entre les créatures et nous. Ainsi
s'établira chaque jour plus profonde l'union entre l'âme et Dieu. Par la
contemplation et l'amour, livrons-nous totalement à Lui. Heureuses les âmes qui expérimentent ces différents regards de Dieu. « Ayant appris à fréquenter Dieu en recourant souvent à Lui,
il est nécessaire qu'elles Le goûtent et qu'en Le goûtant elles éprouvent
combien le Seigneur est doux. » Ex occasione quippe frequentium
necessitatum, crebris necesse est interpellationibus Deum ab homine
frequentari, frequentando gustari, gustando probari quant suavis est Dominus.
(Car à l'occasion de besoins fréquents, il faut que l'homme fréquente Dieu
par de fréquentes interruptions, goûte en fréquentant, et prouve en goûtant
combien le Seigneur est doux.) Saint Benoît dans sa Règle — « une faible ébauche », (c'est
la règle de départ minimale) dit-il — ne prétendait pas faire un traité
complet de spiritualité. Saint Bernard, en explicitant et en prolongeant le
saint patriarche, a donné sa note particulière à la spiritualité
cistercienne. Saint Benoît avait surtout montré le côté effectif et
purifiant du regard de Dieu, saint Bernard en expose le côté affectif et
unifiant. Il nous exhorte à fréquenter le Seigneur pour nous unir à Lui et
trouver le bonheur.
En plus de cette voie directe, l'Abbé de Clairvaux nous
indique une autre voie pour trouver Dieu. « L'échelle du pécheur » consiste
à se laisser conduire par Marie à Jésus et par Jésus au Père. Pour cela, il
faut d'abord Les imiter — ce que saint Benoît disait d'un mot au troisième
degré d'humilité : imitans Dominum —, il faut surtout Les fréquenter
pour entrer dans leur intimité. Saint Bernard nous invite donc, à l'un et
l'autre de ces deux stades, à regarder Jésus et Marie pour voir ce qu'ils
nous demandent et pouvoir ainsi nous laisser former par leurs regards
miséricordieux.
SOUS LE REGARD DE DIEU
- INITIATION A LA VIE INTÉRIEURE
- DOM GODEFROID BÉLORGEY
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I. - REGARD DE DIEU -
PDF page 34 II.- REGARD
DE JÉSUS
III.- REGARD DE LA SAINTE VIERGE
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.Sources :Extraits d'un texte
original des écrits de, DOM GODEFROID BÉLORGEY (1880-1964) -
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 27.10.2024
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