|
Les Pères synodaux rendent grâce à
Dieu pour l’abondance des ressources naturelles de l’Afrique |
 |
Le 27 octobre 2009 -
(E.S.M.)
- Les peuples d’Afrique sont victimes d’une mauvaise gestion
publique de la part des autorités locales et de l’exploitation
de la part des puissances étrangères”, lit-on dans la Liste
finale des Propositions de l’Assemblée Spéciale pour l’Afrique
du Synode des Évêques consignées au Pape Benoît XVI. Mais
combien valent les ressources africaines ?
|
Les Pères synodaux rendent grâce à
Dieu pour l’abondance des ressources naturelles de l’Afrique
AFRIQUE - Les ressources minières africaines valent 46 200 milliards de
dollars ; avec 12% de cette somme, l’Afrique pourrait financer la
construction d’infrastructures au niveau européen
Le 27 octobre 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde
- “La terre est un don précieux de Dieu pour
l’humanité. Les Pères du synode rendent grâce à Dieu pour l’abondance de
riches ressources naturelles de l’Afrique. Mais ils affirment que les
peuples d’Afrique, au lieu d’en profiter comme une bénédiction et une source
de réel développement, sont victimes d’une mauvaise gestion publique de la
part des autorités locales et de l’exploitation de la part des puissances
étrangères”, lit-on dans la Liste finale des
Propositions de l’Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des
Évêques consignées au Pape Benoît XVI. Mais combien valent les ressources africaines ?
Selon David Beylard, savant congolais qui a publié une enquête sur “Les
Afriques” (revue économique panafricaine), le montant total des richesses
africaines serait de l’ordre de 46 200 milliards de dollars. “La valeur
financière des gisements africains de matières premières, jusque-là
découvertes, est de 46 200 milliards de dollars ! Pourquoi l’Afrique ne
réussit-elle pas à valoriser une semblable richesse qui équivaut à 13 fois
le rendement annuel de la Chine ? Un patrimoine largement suffisant pour
transformer le continent en une des premières puissances mondiales”,
écrit Beylard. Avec 12% de cette somme, l’Afrique pourrait financer la
construction d’infrastructures au niveau européen. Une des causes du manque
de développement de l’Afrique est le modèle économique fondé sur des
finances spéculatives.
En effet selon le savant, “Des sociétés minières sans moyens conséquents,
parfois sans personnel, ni bureaux, appartenant à des actionnaires anonymes,
immatriculées dans des paradis fiscaux, parviennent, avec force promesses et
mises en scène, à convaincre des gouvernements africains de leur confier des
concessions minières gigantesques. Une fois le contrat en poche, ces
sociétés se précipitent sur des bourses peu regardantes, généralement
canadiennes, pour valoriser leurs titres africains et empocher de coquettes
plus values avant même qu’un seul gramme de minerai ne soit extrait de la
concession qui leur a été confiée”. En pratique, on crée sur la carte
une richesse garantie par les ressources africaines, sans que celles-ci
soient réellement exploitées et, surtout, sans qu’elles apportent de réels
bénéfices aux africains. Une situation scandaleuse si l’on pense que le
système financier international continue d’exiger le paiement des intérêts
sur les dettes contractées par les pays africains ? “Pourquoi
accorde-t-on si peu de crédit à l’Afrique, qui dispose d’un patrimoine de
ressources naturelles gigantesque, capable d’assurer sa solvabilité bien
au-delà de ses besoins ? Alors que le système financier international
accepte d’investir sur des sociétés occidentales anonymes, opaques, vides de
compétences et de capitaux, sur le seul crédit d’un contrat africain ?” demande Beylard.
Selon une étude effectuée par une société de
consultation spécialisée dans les investissements en Afrique, il y a dans le
con tinent africain 10 millions de gisements de matières premières (aussi
bien dans la terre ferme qu’en mer), mais seulement 100 000 sont
exploités. 9 millions 900 mille gisements, soit 90% du total, ne sont pas
mis en valeur. Bien plus, elles sont connues et même cataloguées dans une
banque de données, qui se targue des technologies satellitaires et
informatiques les plus avancées. La situation pourrait changer grâce à la “renommée”
des énergies et des matières premières des pays asiatiques. Il faut pourtant
tenir haute la surveillance afin de ne pas assister à une nouvelle “course
vers l’Afrique”, de la part des grandes et des moyennes puissances, avec
le risque de provoquer de nouvelles guerres pour le contrôle des ressources
stratégiques. “Aujourd’hui, il existe une étroite connexion entre
l’exploitation des ressources, le trafic des armes et l’insécurité
délibérément maintenue”, affirment les Pères du Synode. “Nous
demandons aux institutions de l’Église qui œuvrent dans cette société
qu’elles fassent pression dans le but d’obtenir que ces populations gèrent
elles-mêmes leurs ressources naturelles. Pour sa part l’Église cherchera à
instituer dans les différentes nations du continent un système de formation
dans la gestion des ressources naturelles”.

Sources : www.vatican.va
(L.M.)
-
E.S.M.
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 27.10.2009 -
T/Synode Afrique |