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19 Avril 2005
 

Le mariage dans l’Église catholique

 

Le 27 mai 2008 - (E.S.M.) - Des réponses claires et concises aux principales questions que se posent les jeunes relativement au mariage. Dans un contexte social et culturel exigeant, découvrez la grandeur et l’immense dignité du mariage : un appel divin, une réelle vocation, un chemin de sainteté !

Pourquoi se marier pour la vie ? -  Pour agrandir l'image: Cliquez

Le mariage dans l’Église catholique (1er partie)

Ce survol de la vision catholique du mariage rejoindra toutes les personnes qui désirent découvrir ou approfondir la vérité sur le mariage en tant qu’institution naturelle voulue par le Créateur, et en tant que sacrement institué par le Christ. Une publication qui sera particulièrement appréciée des jeunes, des éducateurs, des responsables de la préparation au mariage et de la pastorale jeunesse, ainsi que des familles catholique.

INTRODUCTION

Le mariage est un appel divin par lequel un homme et une femme se donnent l’un à l’autre dans une alliance pour toute la vie. C’est une opportunité d’expérimenter la beauté de l’amour humain, un amour qui reflète l’amour de Dieu. C’est un chemin qui mène à la sainteté - à devenir des saints. La plupart des gens conservent aujourd’hui encore un idéal très élevé du mariage et espèrent y trouver leur propre bonheur. L’avenir de notre société et de notre Église - et de toute l’humanité - dépend en fait de la santé de notre vie familiale et conjugale. À l’heure actuelle, pourtant, le mariage est souvent incompris ou sous-estimé. Bien des relations qui n’en sont pas sont appelées mariages. Et bien des gens tardent trop à se marier. Ils n’expriment pas leur amour conjugal en bâtissant une famille avec Dieu. Ils saisissent mal la signification et la place de la sexualité dans leur vie, avant et après le mariage. De nombreux mariages vivent des tensions et certains éclatent. Il est donc impératif de redécouvrir la signification du mariage.

Dieu nous aime d’un amour si grand qu’Il ne peut le comparer qu’à un bon mariage (Os 2, 21). Il veut nous élever pour nous faire partager sa propre vie divine et son amour ; pour y arriver Il est venu parmi nous en tant qu’homme, Jésus Christ (2 P 1,4; Vatican II, Lumen Gentium no 2). Comme le disaient les premiers chrétiens : « Le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous faire Dieu » (Catéchisme de l'Église catholique  - CEC, no 460). Et pour que nous commencions tout de suite à vivre cette vie divine, Il nous a donné sa vérité dans les Écritures, dans l’Église vivante qui nous enseigne et, par-dessus tout, dans la personne de Jésus Christ. Voilà la vérité qui nous rend libres (Jn 8, 32) - une vérité qui est aussi sagesse divine à propos du mariage, de la sexualité et de la vie familiale.

LE MARIAGE C'EST IMPORTANT

1. Pourquoi le mariage est-il si important pour l’Église ?

C’est parce que le mariage est très important pour les êtres humains, qu’il l’est aussi pour l’Église. Jésus a établi l’Église comme son intime, son unique, son épouse (cf. Ep 5, 25). L’Église, pour sa part, désire partager avec le monde ce qu’elle a appris à propos de l’amour. En aimant bien - comme Jésus a aimé (Jn 15, 12) - nous pouvons ressembler davantage à Dieu le Père, le Fils et l’Esprit Saint, qui se donnent totalement l’un à l’autre sans réserve, devenant ainsi don pour les autres. Lorsque, par ailleurs, nous aimons mal, lorsque nous péchons au plan sexuel ou manquons à notre engagement conjugal, nous obscurcissons l’image de Dieu en nous. Nous abusons des dons que sont notre corps et notre liberté, ignorant alors la vérité sur l’amour, la vie, notre sexualité et notre avenir. Nous blessons l’autre et nous nous blessons nous-même. La bonne nouvelle c’est que Jésus nous apporte pardon et guérison. Il nous offre un nouveau départ et une nouvelle direction. Il a le pouvoir de nous transformer en enfants de lumière et d’amour, en personnes qui aiment comme aiment les Personnes de la Trinité.

L’Église veut aider les couples à apprécier pleinement la signification du mariage. Entre chrétiens, le mariage est une réalité sacrée, un « sacrement », un signe efficace de l’amour et de la fidélité de Dieu, qui divinise l’union naturelle du mariage. C’est aussi le début d’une famille, la cellule de base de la société et de la communauté chrétienne (une « église domestique »). L’Église cherche donc à proclamer la vérité et la signification de l’amour conjugal telles que révélées par le Christ. Comme « experte en humanité », elle cherche à appuyer les couples pour qu’ils vivent un mariage heureux. Et comme « épouse du Christ », elle cherche à être un reflet de cet amour engagé, fidèle et fécond en action.

LE SEXE

L'Église croit-elle vraiment que le sexe est une bonne chose ?

Oui ! La Bible affirme, dès ses premières pages, que la sexualité humaine est une bonne chose. Homme et femme, nous sommes créés « à l’image de Dieu ». Notre vocation est inscrite directement dans nos natures corporelles - appel à nous unir pour ne devenir « qu’une seule chair », à être « féconds » et à se « multiplier » (Gn 1, 2).

Notre sexualité humaine en temps qu’homme et femme s’exprime de mille et une manières : dans nos corps et nos personnalités, nos perceptions et nos réactions, nos gestes et nos activités, notre amour et nos amitiés. Mais l’expression la plus intense de la sexualité humaine est l’union corporelle des époux. L’ « acte conjugal » exprime l’intimité d’esprit et de corps, l’unité de deux personnes qui se donnent et se reçoivent mutuellement, et la promesse de fidélité à ce don. Il a le pouvoir de « dire l’amour » et de « faire l’amour ». Il a aussi le pouvoir de « dire la vie » et de « faire la vie ». De nouveaux êtres humains viennent ainsi à la vie au cœur de l’étreinte amoureuse de leurs parents et dans la sécurité de cet engagement. L’Église encourage le « bon sexe », c’est-à-dire l’intimité sexuelle qui unit un homme et une femme en tant qu’amants fidèles et parents potentiels, et qui, pour cette raison, présuppose un engagement pour la vie dans le mariage (cf. CEC, no 1604). Dans le contexte du mariage, l’acte sexuel réalise et célèbre maintes et maintes fois la sainteté de l’alliance conjugale.

3. Pourquoi tant de gens aujourd’hui tardent-ils à se marier ?

Bien des couples vivent aujourd’hui une relation qui fait place au rapport sexuel sans s’engager dans le mariage. Cela s’explique de plusieurs façons : les opportunités et les exigences des études, du travail et des voyages ; une réticence à embrasser tout parcours de vie qui exigerait des sacrifices ; la crainte de prendre un engagement de toute la vie envers une autre personne et la crainte des responsabilités parentales ; les pressions économiques et sociales ; une vision purement séculière qui considère le mariage comme un simple contrat plutôt que d’y voir une vocation donnée par Dieu, etc. Même des chrétiens parlent parfois de « mariage à l’essai » et « vivent ensemble » pour un certain temps, peut-être même des années, avant de « plonger ».

Mais plus la cohabitation gagne en popularité, plus il devient évident qu’elle réduit les chances de réussite d’un éventuel mariage. Ceux qui suggèrent aux couples de reporter à plus tard leur réponse à l’appel de la nature et de la grâce les trompent. En évitant toujours de dire « je le veux », les amoureux s’habituent au non engagement. Et si jamais ils développent le désir de l’engagement, ils sont confrontés au problème de s’y être refusés pendant des années. Comme ils étaient toujours habités par une arrière-pensée : « Je peux toujours m’en sortir si les choses ne tournent pas à mon goût », il leur faut maintenant réapprendre à aimer vraiment. La liberté imaginaire de vivre « sans attache » limite en fait leur liberté de se donner réellement et de bâtir leur vrai bonheur. Car Jésus l’a dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).

PROMESSE

4. Mais le mariage ajoute-t-il réellement quelque chose ?

« L’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les composantes de la personne - appel du corps et de l’instinct, force du sentiment et de l’affectivité, aspiration de l’esprit et de la volonté - ; il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme ; il exige l’indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive ; et il s’ouvre sur la fécondité » (CEC, no 1643).

Lorsque les époux déclarent publiquement partager ces idéaux en se promettant de s’aimer et de se respecter pour la vie en tant que mari et femme, ils s’engagent dans un certain projet de vie. Leur déclaration élimine toute anxiété et toute ambiguïté liée à la cohabitation. Elle appelle la famille et les amis présents, ainsi que toute la communauté, à reconnaître et à soutenir ce mariage. En prononçant cette déclaration devant Dieu et son Église, dans le cadre d’un mariage sacramentel, les époux demandent la grâce surnaturelle dont ils ont besoin pour vivre fidèlement leur vocation. Ils professent publiquement non seulement leur amour, mais aussi leur foi et leur espérance.

POURQUOI ATTENDRE ?

5. Les couples devraient-ils vraiment attendre le mariage pour avoir des relations sexuelles ?

Dire ce qu’on pense et penser ce qu’on dit : voilà ce qui devrait guider nos gestes sexuels. Or, le sexe parle de mariage. La relation sexuelle est le langage du corps qui accompagne et exprime, encore et encore, les engagements du mariage. C’est le langage du don total. La personne ou les personnes qui ne sont pas encore prêtes à dire : « Je te donne tout de moi-même, y compris mon corps » et « j’accepte de toi le don total de toi-même, y compris ton corps », ne sont pas prêtes à avoir des rapports sexuels. Si un homme et une femme n’ont pas peur de devenir don l’un pour l’autre, ils ne devraient pas craindre le mariage.

En dehors du mariage, la relation sexuelle est contraire aux Commandements de Dieu et aux clairs enseignements de la Bible (Ex 20, 14 ; Dt 5, 18 ; Mt 15, 19 ; 19, 18 ; Rm 13, 9 ; Col 3, 5 ; Ep 5, 3) et de la tradition catholique. Un tel geste librement choisi en toute connaissance de cause est une faute grave. Les Commandements ne sont pas arbitraires. Ils protègent ce qu’il y a de plus important : notre corps, notre sexualité, notre personnalité, notre amour et notre vie de famille.

Certaines personnes craignent de devenir « inhibées », « immatures » ou « inexpérimentées » si elles évitent l’activité sexuelle avant le mariage. Mais, comme nous le prouve l’histoire d’Adam et Ève, il n’y a rien à gagner en sagesse pour qui choisit de pécher. Il n’en découle que confusion, honte et dépendance.

L’Église connaît la réalité de la tentation. Elle comprend la faiblesse humaine. C’est pourquoi, en plus de proclamer la vérité sur la volonté de Dieu pour l’humanité, elle offre la miséricorde de Dieu à ceux et celles qui tombent. Le Christ a offert son pardon aux personnes qui ont le plus gravement péché au plan sexuel (Jn 4 ; 8, 1-11). Mais Il les a aussi invitées à « ne plus pécher ». L’Évangile nous appelle toujours à vivre plus et mieux. Il nous appelle à une vie nouvelle. « Or, on sait bien tout ce que produit la chair : fornication, impureté, débauche (….) ; ceux qui commettent ces fautes-là n’hériteront pas du Royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n’y a pas de loi. Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Ga 5, 19-24).

6. Que dirait alors l’Église aux couples qui cohabitent ?

L’Église reconnaît la bonne volonté profonde et la fidélité de bien des couples qui cohabitent, mais elle s’inquiète aussi beaucoup pour eux. Une relation « qui ne va nulle part » et qui n’est pas fondée sur la vérité au sujet de l’homme et de la femme peut nuire aux couples. Ces couples passent à côté d’une réalité beaucoup plus épanouissante - le sacrement du mariage - et voient diminuer leurs chances de bâtir et de réussir un tel mariage dans l’avenir. Rien ne prouve que la cohabitation est une bonne préparation au mariage, bien au contraire. La « fidélité » vécue dans une succession de courtes relations ou dans une relation plus longue, mais dont l’issue reste incertaine, ne prépare pas à la fidélité exclusive et permanente vécue à l’intérieur du mariage.

Les couples qui cohabitent devraient repenser aux attentes qu’ils nourrissaient lorsqu’ils ont décidé de vivre ensemble et à l’évolution de ces attentes. Que dit leur décision de reporter le mariage au sujet de leur relation ou d’eux-mêmes ? Partagent-ils réellement leurs vies ? Que se disent-ils (ou ne se disent-ils pas !) dans leur intimité sexuelle ? Sont-ils vraiment sincères l’un envers l’autre ? Quelle place donnent-ils à Dieu dans leurs vies ?

Les couples devraient aussi éviter de se marier dans le but de régler certains problèmes ou certaines incertitudes dans leur relation. Le mariage ne résout pas les tensions sous-jacentes ou les sources de discorde. Les couples qui cohabitent devraient considérer la possibilité de vivre séparément pendant quelque temps avant le mariage, afin de mieux goûter la signification de ce sacrement dans leur vie. Ils devraient au moins se préparer spirituellement au mariage en vivant un temps d’abstinence sexuelle et en s’approchant du sacrement de la réconciliation avant d’échanger leurs vœux.

« La sollicitude pastorale de l’Église ne se limitera pas seulement aux familles chrétiennes les plus proches mais, en élargissant ses propres horizons à la mesure du Cœur du Christ, elle se montrera encore plus active pour l’ensemble des familles en général et pour celles, en particulier, qui se trouvent dans des situations difficiles ou irrégulières. Pour toutes, l’Église aura une parole de vérité, de bonté, de compréhension, d’espérance, de participation profonde à leurs difficultés parfois dramatiques; à toutes, elle offrira son aide désintéressée afin qu’elles puissent se rapprocher du modèle de famille que le Créateur a voulu dès le «commencement» et que le Créateur a voulu dès le «commencement» et que le Christ a rénové par sa grâce rédemptrice.
 » (Jean-Paul II, sous-jacentes ou les sources de Familiaris Consortio no 65).

7. Pourquoi se marier pour la vie ?

L’être humain ne peut pas se donner vraiment lui-même s’il croit toujours pouvoir retirer ce don et l’offrir à quelqu’un d’autre. Nous sommes des êtres temporels, « historiques » : ce sont nos choix qui, dans le temps, de notre naissance à notre mort, sculptent notre vie tandis que nous vivons, croissons et changeons. Dieu nous a fait cadeau de la liberté, de l’opportunité de faire non seulement de petits choix quotidiens, mais aussi le choix majeur de nous donner complètement à une autre personne comme époux ou parent, ou à Dieu et à son peuple comme prêtre, religieux ou religieuse. Comme l’a bien dit le Concile Vatican II, l’être humain « ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même » (Gaudium et Spes, no 24). Pour l’être humain, créature temporelle et mortelle, la seule façon de s’engager inconditionnellement vis-à-vis d’une autre personne, c’est de prendre un engagement pour toute la vie. Seul un engagement stable dans le mariage, pour la vie, peut véritablement protéger l’intégrité de l’intimité sexuelle et affective d’un couple, permettant à leur amitié de s’approfondir à travers les défis de la vie familiale.

De plus, Dieu a révélé sa volonté concernant le mariage : un engagement de toute une vie. Que deux ne deviennent qu’un, dans un don total (Gn 2, 24 ; Mt 19, 3-9 ; Ep 5, 31). En s’alliant au peuple choisi tel un époux à son épouse, Dieu révèle dans l’Ancien Testament non seulement la profondeur de son amour qui se donne gratuitement et de sa fidélité à Israël, mais aussi son idéal élevé pour le mariage (Ml 2, 16).

Et quand le Christ s’est lié à son Église en tant qu’Époux, Il a révélé que c’est précisément pour se donner dans un amour gratuit - consommé dans son cas sur la Croix (Jn 19, 30 ; 15, 13) - que l’homme et la femme ont été créés. Cet exemple illustre un autre enseignement du Concile Vatican II, à savoir que « le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné » (Gaudium et Spes,, no 22). Jésus a donc proclamé par ses paroles et par ses gestes que « ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6). De même que jamais le Christ n’abandonnera son Église, les époux doivent s’aimer pour la vie : « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier (…). Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » (Ep 5, 25-26, 31-32).

Par conséquent, l’Église s’oppose au cynisme parfois rencontré dans notre culture et proclame que le plan de Dieu sur le mariage constitue la vérité à laquelle nous devons nous attacher. La perfection du mariage doit être respectée par ceux qui s’y engagent, comme par toute la société. Tandis que certaines personnes s’empressent de dénigrer le bonheur trouvé dans le mariage et d’en pointer du doigt les échecs, bien des « gens ordinaires » s’épanouissent dans des mariages qui durent toute la vie et transmettent ainsi à leurs enfants un exemple de fidélité et de service. (à suivre)
 

Sources :  © Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 27.05.08 - T/Famille

 

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