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19 Avril 2005
 

Benoît XVI rappelle les valeurs de "Tolérance, liberté et dialogue"

 

Cité du Vatican, le 26 juin 2008  - (E.S.M.) - Le Saint Père Benoît XVI a développé sa catéchèse autour du grand père de l'Eglise saint Maxime. Vous trouverez sur cette page différents liens sur la vie et l'œuvre de ce grand saint.

Le pape Benoît XVI - Pour agrandir l'image Cliquer

Benoît XVI rappelle les valeurs de "Tolérance, liberté et dialogue"

Maxime le Confesseur (580 - 662)

"Tolérance, liberté et dialogue" sont des "valeurs importantes" qui sont "défendues à juste titre", mais une "tolérance qui ne fait pas la distinction entre le bien et le mal devient chaotique et autodestructrice, une liberté qui ne respecte pas la liberté des autres et notre mesure commune de l'humanité devient anarchie et détruit l'autorité, un dialogue qui ne sait plus sur quoi dialoguer devient un bavardage à vide".

C'est l'avertissement fort qu'a lancé aujourd'hui le Pape Benoît XVI, durant l'audience générale consacrée à la personnalité de Saint Maxime le Confesseur, " témoin courageux de sa foi dans le Christ vrai Dieu et vrai homme".

"Tolérance, liberté et dialogue - a poursuivi le Saint-Père - sont des valeurs grandes et fondamentales, mais elles peuvent ne rester que cela, s'il vient à manquer le point de référence qui les unit".

Ce "point de référence", comme en témoigne Saint Maxime, est "la synthèse entre Dieu et le cosmos, dans la figure du Christ, dans laquelle nous apprenons la vérité sur nous-mêmes, et comment situer les autres valeurs, afin d'avoir leur juste signification".

Synthèse de la catéchèse du Pape Benoît XVI

Je voudrais présenter aujourd'hui la figure d'un des grands Pères de l'Église d'Orient. Il s'agit d'un moine, Saint Maxime, qui mérita de la Tradition chrétienne le titre de Confesseur pour le courage intrépide avec lequel il sut témoigner - « confesser » - même avec la souffrance, l'intégrité de sa foi en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde. (...)

Maxime n'acceptait aucune réduction de l'humanité du Christ. La théorie selon laquelle dans le Christ il y aurait seulement une volonté, la volonté divine, était née. Pour défendre l'unicité de sa personne, ils niaient en Lui une véritable volonté humaine. Mais Saint Maxime comprit vite que cela aurait détruit le mystère du salut, parce qu'une humanité sans volonté, un homme sans volonté n'est pas un véritable homme, c'est un homme amputé. Donc Jésus Christ homme, n'aurait pas été un vrai homme, n'aurait pas vécu le drame de l'être humain, qui consiste vraiment en la difficulté de conformer notre volonté avec la vérité de l'être (...)  Comment dépasser le dualisme, conserver le caractère complet de l'être humain et toutefois défendre l'unité de la personne du Christ, qui n'était pas schizophrène. Et Saint Maxime démontre que l'homme trouve son unité, l'intégration de lui-même en se dépassant lui-même. (...)

La vie et la pensée de Maxime restent éclairés par un courage immense de témoigner la réalité intégrale du Christ, sans aucune réduction ou compromis, relève Benoît XVI. Et ainsi il apparaît qui est vraiment l'homme, comment nous devons vivre pour répondre à notre vocation. Nous devons vivre unis à Dieu, pour être ainsi unis à nous-mêmes et au cosmos, en donnant au cosmos et à l'humanité la juste forme. Le « oui » universel du Christ, nous démontre clairement comment donner une place juste à toutes les autres valeurs. Nous pensons aux valeurs d'aujourd'hui défendues à juste titre dont la tolérance, la liberté, le dialogue. Mais une tolérance qui ne saurait plus faire la différence entre le bien et le mal deviendrait chaotique et autodestructive. Ainsi : une liberté qui ne respecterait pas la liberté des autres et ne trouverait pas la commune mesure de nos  libertés respectives, deviendrait anarchie et détruirait l'autorité. Le dialogue qui ne sait plus sur quoi dialoguer devient un bavarde dans le vide. Toutes ces valeurs sont grandes et fondamentales, mais peuvent rester de véritables valeurs seulement si elles ont un point de référence qui les unit et leur donne une authenticité véritable. Ce point de référence est la synthèse entre Dieu et le cosmos, c'est la figure du Christ dans laquelle nous apprenons la vérité sur nous-mêmes et nous apprenons ainsi où placer toutes les autres valeurs, parce que nous découvrons leur signification authentique. Jésus Christ est le point de référence qui donne la lumière à toutes les autres valeurs. C'est le point d'arrivée du témoignage de ce grand Confesseur. Et donc, finalement, le Christ nous montre que le cosmos doit devenir liturgie, gloire de Dieu et que l'adoration est le début de la transformation véritable, du véritable renouveau du monde. (...)

Texte intégral de la catéchèse du Saint-Père Le pape Benoît XVI évoque Saint Maxime le confesseur

Pour approfondir l'œuvre de ce grand théologien, nous avons regroupé les liens qui nous paraissaient intéressants :

La Vie et les oeuvres : Maxime le Confesseur : Centuries sur la Charité

La fonction symbolique dans la « Mystagogie » de Maxime le Confesseur
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Quelques textes de Maxime dans la Philocalie (en français)

Maxime le Confesseur : "l'Homme n'est pas un microcosme mais un macro cosme". ... Le monde entier est une Liturgie Cosmique. Il n'est pas étonnant que les ... (lire la suite : Version HTML)

Lettre de Saint Maxime le Confesseur (Vatican)

Jean-Paul II - Discours à l'Eglise Orthodoxe de Grèce (Français) Dans le cadre de l’évolution qui caractérise actuellement notre continent, l’heure de la collaboration a sonné! Compte tenu de la nécessité d’une nouvelle évangélisation de l’Europe, qui lui permettra de retrouver pleinement ses racines chrétiennes, les traditions orientale et occidentale, qui se fondent chacune sur la grande et unique tradition chrétienne et sur l’Église apostolique, devraient s’appuyer sur le charisme lumineux de Maxime le Confesseur, qui fut une sorte de pont entre les deux traditions, entre l’Orient et l’Occident, et qui sut privilégier la pratique du sympathos pour faire face aux questions du monde. Il nous incombe, à nous aussi, d’affronter ces questions de manière dynamique et positive, et, forts de l’espérance que l’Esprit Paraclet insuffle en nous de chercher à leur trouver des solutions.

Dans les Lineamenta reprises dans l'Instrumentum laboris du prochain synode des évêques : Pour St. Maxime le Confesseur: « Si elles sont prononcées simplement, les paroles de Dieu ne sont pas écoutées, parce qu'elles ne se reflètent pas dans la pratique de ceux qui les prononcent. Si, au contraire, elles sont prononcées en même temps que sont pratiqués les commandements, elles ont le pouvoir, avec cette voix, de faire disparaître les démons et de pousser les hommes à édifier le temps divin du cœur grâce au progrès dans les œuvres de justice ».[S. Maximus Confessor, Capitum theologicorum et œconomicorum duæ centuriæ IV,39: MG 90,1084]

MAXIME LE CONFESSEUR, Questions et difficultés (Quaestiones et dubia), Introduction par Jean-Claude Larchet, traduction par Emmanuel Ponsoye, Paris, Éditions du Cerf, “Sagesses chrétiennes”, 2000, 188 p. Il s’agit d’une œuvre de jeunesse, rédigée au monastère de Constantinople où Maxime (...) (Suite...)

MAXIME LE CONFESSEUR, Opuscules théologiques et polémiques, Introduction par Jean-Claude LARCHET, traduction et notes par Emmanuel PONSOYE, Paris, Éditions du Cerf, “Sagesses chrétiennes”, 1998, 282 p. Respectivement comme traducteur et comme commentateur, E. Ponsoye et J.-C. Larchet poursuivent le grand projet de faire connaître à l’Occident l’œuvre entière de saint Maxime le (...) (Suite...)

Jean-Claude LARCHET, Maxime le Confesseur, médiateur entre l’Orient et l’Occident, Paris, Éditions du Cerf, “Cogitatio fidei, n° 208”, 1998, 226 p. En complément de son grand ouvrage sur La Divinisation de l’homme chez Maxime le Confesseur, Jean-Claude Larchet rassemble ici trois études distinctes, touchant des points particuliers de la pensée de Maxime. Ces trois chapitres ont en (...) (Suite...)

quelque pensées :
(...) Maxime le Confesseur le montre bien, la communion avec le Logos garantit précisément l’existence d’une humanité proprement naturelle. L’homme n’est vraiment homme que lorsqu’il participe à la vie divine et qu’il réalise en lui-même l’image de Dieu.

Le Fils de Dieu s’est incarné non seulement pour participer à la souffrance humaine, non seulement pour communier à notre temporalité, mais aussi pour que nous communiions à l’éternité divine. « Dieu s’est fait homme pour diviniser l’homme ». Saint Maxime le Confesseur a développé l’idée de la conformité des deux volontés en Christ : Dieu, le Créateur, ne peut vouloir quelque chose d’hostile à ses créatures qui, elles, ne peuvent s’opposer à leur Créateur. Il n’y a aucune contradiction de nature entre les énergies divines et humaines. Ces dernières sont destinées à faire place en elles aux premières et vice-versa, elles sont appelées à devenir, avec celles de Dieu, les énergies théandriques du croyant et de Dieu.

(...) Par le sacrement de la Sainte Communion nous sommes changés. Nous sommes citoyens du Royaume des Cieux. Nous sommes dans le monde mais nous n’en sommes pas. Nous devons - que nous vivions comme chrétiens orthodoxes au premier, au quatrième, au quinzième, au vingtième ou au trentième siècle - vivre, de la manière très pratique décrite par saint Maxime, la réalité de l’amour de Dieu pour nous, des actions rédemptrices et salvatrices du salut qui est l’oeuvre du Verbe de Dieu, Qui a pris chair pour nous, pour l’humanité et pour notre salut.

(...) L’amour est un don de Dieu fait à notre nature. Saint Maxime le Confesseur parle d’une (agapetike dpsnamis), d’une force d’amour qui est dans notre nature. C’est une capacité de notre nature mais elle ne suffit pas pour entrer dans la vie qui peut vaincre la mort. Appartenir à l’Église, ce n’est pas pour améliorer notre caractère ou vivre des sentiments plus élevés. Nous appartenons à l’Église parce que nous voulons constater que, à travers la mort, on peut vaincre la mort. Si on cherche cela, il faut dépasser le niveau naturel de l’amour pour arriver à réaliser l’amour selon le mode d’existence du Dieu trinitaire.

Pour autant, l’Église, à travers l’expérience ecclésiale, ne méprise pas ce qui est naturel, au contraire. L’amour naturel comme force de notre nature, comme le définit saint Maxime le Confesseur, est très positif : c’est le noyau autour duquel notre personnalité se constitue, cet élan dynamique vers l’autre, cet élan de la référence vers l’autre. C’est l’axe qui constitue notre hypostase individuelle, personnelle. On ne saurait donc pas mépriser cela. On ne peut mépriser toutes les conséquences physiques de cette puissance. On ne méprise pas l’éros, toutes ces expressions de l’amour naturel, mais en même temps, il ne faut pas confondre ces deux niveaux. Il ne faut pas confondre ce qui est naturel avec le mode d’existence qui nous libère du naturel. C’est un exercice très difficile. Et je crois qu’il faut considérer en priorité l’illusion que nous avons très souvent de vivre au niveau du mode d’existence ecclésiale alors que nous sommes encore dans le cadre du naturel, et que nous remplaçons la nature par des illusions ou des convictions intellectuelles. […]

(...) " Dieu, dit Saint Maxime le Confesseur, s’est fait mendiant à cause de sa sollicitude envers nous [...] souffrant mystiquement par sa tendresse jusqu’à la fin des temps, à la mesure de la souffrance de chacun " (Mystagogie, PG 91, 713).

Le pape Benoît XVI salue les pèlerins francophones

Texte original du discours du Saint Père UDIENZA GENERALE

  Regarder la vidéo en
Italien ou en Français

Sources : E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 26.06.2008 - T/Benoît XVI

 

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