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Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI
ont restauré espérance et tradition |
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Le 24 août 2008 -
(E.S.M.) -
Le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son
enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains
théologiens et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa
disparition et par la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en
aucun cas terminé. (...)
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Mgr
Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch
(Nouvelle Zélande)
Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ont restauré espérance et tradition
Les raisons de la crise que traverse l'Église
Mgr Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch
(Nouvelle Zélande) a abordé la question de l'obéissance au sein
de l'Église et le problème du rôle néfaste joué par les "magistères
parallèles" autoproclamés dans les diocèses dès les lendemains de Vatican
II. Dans un entretien repris par la revue "Catholica"
(n°100), le prélat relève avec pertinence que "la
surdité de beaucoup de catholiques et d'autres chrétiens concernant
l'interprétation de Vatican II par l'Église elle-même s'étale avec toute son
inexplicable inintelligence". Il parle de "l'arrogance de certains
théologiens, et d'autres qui s'imaginent théologiens, et qui ont constitué
dans l'Église un magistère parallèle." Et Mgr Meeking d'expliquer que "le
'magistère parallèle' ne doit rien à Vatican II, mais a été aggravé par la
dynamique de certaines procédures conciliaires. Les nombreux théologiens qui
travaillèrent comme consultants des évêques en les aidant dans leurs
interventions et en rédigeant des projets de documents acquirent un pouvoir
considérable, et dans beaucoup de cas les médias leur donnèrent une
importance mondiale. Ce fut manifestement une expérience qui leur monta à la
tête, et ils fixèrent pour les théologiens du monde entier un but que visent
encore aujourd'hui nombre d'entre eux. Cela a créé une confusion depuis
quarante ans et a considérablement nuit à l'Église. Ces gens ont lu et
répandu l'enseignement de Vatican II selon une 'herméneutique de la
discontinuité' (selon l'expression employée par le pape Benoît XVI - n.d.l.r.
-). Il semble qu'une conversion de l'esprit et du coeur soit requise
d'urgence pour les débarrasser de ce manque de fidélité théologique et
historique à 'la vérité qui nous libère, par le don de Jésus-Christ'.
L'Évêque poursuit: "Un tel magistère parallèle dressé contre le magistère
divinement constitué du pape et des évêques est, en intention et en fait, un
refus de l'autorité de l'Église. Cela dépasse de beaucoup les difficultés de
foi personnelles qu'un croyant peut éprouver en toute honnêteté, et repose
bien plutôt sur le libéralisme philosophique si répandu, qui considère comme
plus importante la validité d'un jugement (sur la vérité)
dans la mesure où il procède de l'individu appuyé sur ses propres
forces. Il met la liberté de pensée au-dessus de l'autorité de la Tradition,
la liberté de jugement devenant plus importante que la vérité. Les années
1960 ont connu un rejet planétaire de l'autorité de la Tradition qui a
infiltré l'Église à un moment où la façon dont certaines réformes
conciliaires appliquées localement et régionalement donnaient l'impression
que l'Église ne voulait plus exercer une autorité qui obligerait en
conscience. [Or] l'autorité de l'Église est enracinée dans la mission du
Christ, comme autorité de représentation et de service (Cf.
I Cor 4, 1 ss; 12, 7; Eph 4, 12 ss). Elle tire son caractère
contraignant de son origine divine et de son but ultime: la gloire de Dieu
et le salut des hommes. L'obéissance à l'Église est en fin de compte une
exigence religieuse, et c'est une grande grâce pour ceux qui regardent sa
nature sacramentelle avec les yeux de la foi (Auer,
Ratzinger, The Church, p. 177). C'est une tragédie pour
l'Église et pour la vie des catholiques, individuellement, que l'esprit du
temps ait tellement pénétré l'Église que beaucoup de catholiques mettent en
doute ou même rejettent l'autorité de l'Église et de son magistère.
Dans une perspective historique, on est conduit à conclure que la réticence
de certains catholiques, ou même leur rejet de la doctrine sur la nature de
l'Église dans la Tradition et Vatican II sont en fait la conséquence d'une
résurgence du modernisme. Après sa première phase et une fois combattu par
S. Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les
séminaires et universités. La plupart des catholiques le croyaient disparu
jusqu'à ce qu'il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II et
sa mise en oeuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de
gens dans l'Église, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais
aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens.
Cela a donné naissance à un climat dans lequel l'Église n'est plus, en
pratique, comprise comme un mystère tel que l'a décrit la Constitution sur
l'Église
Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit
être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux
nécessités du temps.
Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la
Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce
sanctifiante. Heureusement le "système providentiel d'immunité" de l'Église
a fonctionné pour garantir que le socle de la foi traditionnelle n'a pas
disparu de l'ensemble du corps de l'Église. La résistance à cette nouvelle
forme de modernisme s'est groupée autour du pape Jean-Paul II et maintenant
autour de Benoît XVI qui ont restauré espérance et sens
(encore qu'il persiste une hésitation assez répandue à désigner le mal).
Et en même temps, le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son
enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains théologiens
et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa disparition et par
la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en aucun cas terminé.
(...)"
Denis CROUAN docteur en théologie,
Pdt de Pro Liturgia
Sources : PRO LITURGIA
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E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 24.08.2008 -
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