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19 Avril 2005
 

Sainte Faustine victime de l'Amour de Jésus Miséricordieux

Le 23 décembre 2023 - E.S.M. -  Depuis son enfance, Jésus-Hostie était pour Sœur Faustine comme le centre, la source de ses pensées, de ses actions, de ses désirs. Les moments les meilleurs de sa vie étaient ceux passés près de l'autel : Jésus-Hostie était son Tout Lorsqu'en 1935, elle tira, comme patron annuel, le Très Saint Sacrement, ce fut une grande joie pour son cœur qui battait très fort. Au jardin, à Vilnius, elle soignait tout particulièrement les fleurs destinées à orner l'autel. Sa fidélité à la pratique de l'Heure sainte, chaque jeudi, était remarquable.

Le Christ Miséricordieux  - Pour agrandir l'image ► Cliquer  

Pages précédentes :
                   - INTRODUCTION
                   - CHAPITRE I - UNE VIE COMME LA NOTRE
                   - CHAPITRE II - ELLE A SU AIMER
                   -
CHAPITRE III - LES PROFONDEURS DE L'AME
 

CHAPITRE IV - VICTIME DE L'AMOUR ETERNEL
 

    « Pendant ma troisième épreuve, écrit Sœur Faustine, Dieu me fit comprendre que je devais m'offrir à Lui afin qu'il puisse faire de moi ce qu'il lui plaira. Je devais être en sa présence comme une victime. Me connaissant faible créature, sentant ma misère, je fus saisie de frayeur et répondis : Seigneur, je suis la faiblesse même, misérable, comment puis-je être une réparatrice ? » — « Tu ne comprends pas aujourd'hui, mais demain, Je te le ferai comprendre pendant l'adoration », lui fut-il répondu. — « Le lendemain, il me sembla que j'étais entrée dans le Sanctuaire du Dieu vivant dont la majesté est infinie et incommensurable. Il me fit comprendre ce que sont les âmes, même les plus pures, en sa présence. Bien que je ne vis rien, la présence de Dieu me transperça et en ce moment mon esprit fut profondément éclairé. Je vis des yeux de mon âme, comme Nôtre-Seigneur au Jardin des Oliviers, ce qui m'était destiné : d'abord les souffrances corporelles et toutes les circonstances qui les rendent plus sensibles ; puis les souffrances spirituelles dans toute leur étendue et celles que personne ne verra ni ne soupçonnera. Dans cette vision, il y avait : les jugements téméraires, injustes, la perte de ma réputation... J'écris cela en résumé, mais je vis très clairement, et l'avenir me prouva que tel avait été le sens de cette vision. Lors qu'elle se termina, j'étais couverte d'une sueur froide, Jésus me fit comprendre que, si je refusais d'accepter tout cela, je pouvais néanmoins me sauver et qu'il me comblerait, comme par le passé, de son intimité, que sa générosité envers moi serait la même. Il me fit saisir que ce mystère dépendait de mon acceptation, de la conformité de ma volonté à la Sienne. C'est dans cet abandon volontaire que résident le mérite et la valeur de l'offrande aux yeux de sa divine Majesté. Même si rien ne s'accomplissait de ce que j'ai vu devant le Seigneur, j'en aurais autant de mérite que si tout s'était effectué. En ce moment, je me sentis unie intimement à Dieu, plein de majesté, et je vis qu'il attendait une réponse affirmative et mon consentement. Alors, mon esprit se confondit en Lui et je Lui dis : « Fais de moi ce qu'il Te plaira, je me soumets, à ta divine volonté. Ta volonté sera dès ce jour ma nourriture. Je serai fidèle à tes ordres avec le secours de ta grâce. » Un grand silence s'établit entre Dieu et mon âme pendant cette adoration. Je croyais alors mourir d'amour sous son regard. Je m'entretins longtemps avec Dieu sans paroles ; de cette manière, il me dit : « Tu es les délices de mon Cœur. Dès aujourd'hui, toutes tes actions, même les plus petites, me seront agréables. » Je me sentis comme consacrée en ce moment. Le corps est le même, mais l'âme est autre. En elle, Dieu réside avec sa complaisance. Ce n'est pas un sentiment, mais une persuasion que rien ne peut ébranler. En sortant de la chapelle, dans le corridor, une personne me donna déjà une occasion de peine en m'humiliant, et depuis, les contradictions se succédèrent ; chaque parole était mal interprétée et chaque pas était contrôlé.
    « Le Jeudi Saint 1934, le sacrifice s'intensifia pour ainsi dire, car Jésus me dit : « J'ai soif, Je désire que tu te sacrifies pour les pécheurs et spécialement pour ceux qui ont perdu la confiance en la miséricorde divine. » A ce désir, Sœur Faustine répondit du fond de son âme par cet acte de consécration :

ACTE DE CONSECRATION

    « En présence du Ciel et de la terre, en présence de tous les chœurs angéliques, en présence de la Très Sainte Vierge Marie, en présence de toutes les puissances célestes, je déclare à Dieu, dans la Sainte Trinité, qu'aujourd'hui en union avec Jésus-Christ, le Rédempteur des âmes, je m'offre volontairement pour la conversion des pécheurs, et en particulier pour les âmes qui ont perdu confiance en la Miséricorde Divine,

    «  Mon offrande consiste à accepter, avec soumission totale à la Volonté de Dieu, les souffrances, les craintes et les angoisses qui affligent les pécheurs, et en retour je leur offre toutes les consolations de mon âme qui résultent de mon union avec Dieu. En un mot, j'offre pour eux tout : les Saintes Messes, les Communions, les pénitences, les sacrifices et les prières. Je ne crains pas les traits de la Justice Divine, car je suis unie à Jésus. O mon Dieu, je désire de cette façon payer pour les âmes qui se défient de votre bonté.

   «  En dépit de tout espoir, j'ai confiance en l'océan de la Miséricorde Divine. Seigneur et mon Dieu, mon bien pour l'éternité ! Je ne fonde pas cet acte de consécration sur mes propres forces, mais sur la puissance qui découle des mérites de Jésus-Christ. Je répéterai quotidiennement cet acte de consécration par la prière suivante, que Jésus Lui-même m'a enseignée :
« O Sang et Eau qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de Miséricorde pour nous, j'ai confiance en Vous ! »

Signé :
Sœur Marie-Faustine du Saint-Sacrement,
Le Jeudi Saint, pendant la Sainte Messe,
29 mars 1934.

    Depuis ce temps, les souffrances qui accablèrent Sœur Faustine furent la preuve que cette offrande était acceptée : Dieu lui en fournissait le témoignage.
    « Quand je souffre beaucoup, dit-elle un jour, à Sœur Damien, je vais en esprit près du Tabernacle, je prends le ciboire et je l'apporte ici, dans ma chambre ; je prie, je souffre et je pleure jusqu'à ce que le ciboire soit plein, alors je me tranquillise, je me sens mieux près de Jésus. »
    II faut maintenant parler de l'amour de Sœur Faustine envers Jésus-Hostie, sinon le portrait de sa personnalité serait incomplet.
    Depuis son enfance, Jésus-Hostie était pour elle comme le centre, la source de ses pensées, de ses actions, de ses désirs. Les moments les meilleurs de sa vie étaient ceux passés près de l'autel : Jésus-Hostie était son Tout Lorsqu'en 1935, elle tira, comme patron annuel, le Très Saint Sacrement, ce fut une grande joie pour son cœur qui battait très fort. Au jardin, à Vilnius, elle soignait tout particulièrement les fleurs destinées à orner l'autel. Sa fidélité à la pratique de l'Heure sainte, chaque jeudi, était remarquable.
Pendant son séjour à l'hôpital de Pradnik, elle faisait des efforts héroïques afin de pouvoir communier et elle déclare avoir reçu plusieurs fois la Sainte Communion de la main d'un Ange (13 jours).
    Fixait-elle le Très Saint Sacrement ? Son regard devenait rayonnant. Sœur Suzanne était presque scandalisée de la familiarité avec laquelle sa compagne parlait du Nôtre-Seigneur, disant simplement : « Lui, Celui-là », pour désigner Jésus-Hostie. Lui, c'était pour elle l'immensité de la Divinité, la vérité, la bonté, le bonheur. Lui, c'était le sens de sa vie, de son existence, la source intarissable de son héroïque dévouement.
    Sœur Zefrina, venant remplacer Sœur Faustine à la loge, y rentrait avec hésitation et respect : « J'étais émotionnée, quelque chose m'impressionnait, je ressentais son recueillement intérieur. Parfois ce recueillement me semblait étrange, il n'était pas naturel.  »
    Ce n'était pas naturel, en effet. Ce recueillement était surnaturel, il découlait de Jésus-Hostie, centre de la vie de Sœur Faustine. Il était son unique pensée, le Soleil qu'elle contempla au long de ses longs jours et de ses nuits : « Je remercie Dieu de ma maladie, dit-elle, j'ai plus de temps pour parler à Jésus. Mes délices sont de passer le plus de temps possible aux pieds du Seigneur caché. Les heures s'écoulent rapidement. Je sens en moi un foyer ardent et je ne comprends pas une autre vie que celle de l'offrande par amour. » C'est en Jésus-Hostie que la douce Victime trouvait sa force. Elle sentait que, par la Communion, II vivait en elle, que son Sang divin, rédempteur, coulait dans ses veines.
    Durant son séjour, à Vilnius, la santé de Sœur Faustine faiblit. Afin de la fortifier, la Supérieure de la maison ordonna de lui donner des suppléments de nourriture. Une bonne ancienne, Sœur Benoîte, remarquant le fait, surnomma Sœur Faustine « la princesse » : Ah ! oui, dit-elle, je suis une Princesse, car j'ai reçu ce matin Nôtre-Seigneur dans la Sainte Communion et son Sang divin coule en moi. »
    Citons quelques couplets de son journal qui montrent son amour et son adoration pour Jésus-Hostie :

« O Jésus caché, glorieuse promesse, de ma résurrection,
En Toi est le centre de toute ma vie.
Tu me rends capable de T'aimer éternellement,
Tu m'aimes comme ton enfant
Oh ! prends mon cœur qui Te désire,
Qui soupire après Toi comme un séraphin,
II languit loin de Toi Comme le petit enfant après sa mère.
O Jésus, vivant dans la sainte Hostie,
Tu es ma mère, mon Tout. »

    En tout et partout Sœur Faustine voyait uniquement l'accomplissement de la volonté de Dieu et s'appliquait à s'y conformer fidèlement et promptement, répétant souvent : « O Volonté de mon Dieu, sois mon amour ! Celui qui accomplit la volonté de Dieu pratique par là-même toutes les vertus. »
    Dans toutes les circonstances de la vie, elle adorait et bénissait cette adorable volonté : « Je préfère les souffrances, les inquiétudes, la persécution et d'autres tourments en accomplissant la volonté de Dieu, plutôt que la prospérité, les louanges et les honneurs dans l'accomplissement de ma volonté propre. »
    Persuadée que la fidélité à accomplir la volonté de Dieu était le plus sûr et l'unique moyen de gagner le ciel, elle déclarait : « Ces deux mots : « Volonté divine  me suffisent en tout, ils sont le but de ma vie, je veux vivre et mourir dans cette conviction. C'est ma nourriture quotidienne, mon âme est attentive à écouter les désirs de Dieu. »
Au cours de sa dernière maladie, Sœur Faustine affirma à Mère Irène : c II y aura la fête de la Miséricorde de Dieu, je le vois. Je veux uniquement la volonté de Dieu. » Son union avec Jésus-Hostie la conforma jusque dans les souffrances crucifiantes. Parlant avec Sœur Odile : « Mon avoir, confia-t-elle, ce sont mes souffrances. > Son âme, sentant que Jésus envoie la souffrance afin de nous rapprocher de Dieu, en comprenait la valeur : « La souffrance est une grande grâce, elle nous rend en quelque sorte semblable à Jésus et c'est par la souffrance que se prouve notre amour. Plus la souffrance est profonde, plus l'amour est pur, et plus l'amour est pur, moins l'ardeur de ses flammes aura à purifier en nous ; la souffrance ne deviendra alors pour nous que délices. »
    II me semblait, dit Sœur Euphrasine, que Sœur Faustine agissait pour quelqu'un. Je l'ai vue supporter des contrariétés en silence, les couvrant aux yeux de son entourage, ne dévoilant jamais sa peine aux personnes qui l'avaient blessée. Je l'ai vue remplissant avec joie les obligations de l'office de cuisinière, malgré la fatigue qu'elle en ressentait. Son union pleine d'amour avec Jésus-Hostie me ravissait ; c'était une union continuelle de pensée. »
    En découvrant sa joie au milieu des souffrances, Sœur Faustine découvrait ainsi son ardent désir de ressembler autant que possible à Jésus-Hostie, « à Lui », comme elle écrit.
    De nature délicate, très sensible, pendant sa maladie de poitrine, elle supportait généreusement ses douleurs, les augmentant encore par des mortifications volontaires. Déjà, au temps de son postulat, elle portait des chaussures qui lui meurtrissaient les pieds à tel point que les blessures saignaient et lui rendaient la marche très pénible, surtout les montées et les descentes des escaliers. Mais elle baisait les traces laissées sur les marches et, voulant à tout prix souffrir, elle ne réclama pas d'autres chaussures : « La souffrance est la nourriture de mon âme. Je comprends bien, mon Jésus, qu'une grande fièvre est la preuve d'une grave maladie ; dans la vie spirituelle, la souffrance est le thermomètre avec lequel on mesure l'amour d'une âme envers Dieu. »

    Dans son amour pour Dieu, la vaillante religieuse considérait clairement la vie mystérieuse de Jésus-Hostie, elle agissait, souffrait, désirant consumer sa vie comme une véritable Victime de l'Amour éternel.

    L'amour de Dieu animait ses plus petites actions dans l'exercice du devoir monotone de la tâche journalière. Ses écrits sont remplis de cet amour dont son âme débordait, elle semble nous dire : « J'aime mon Créateur jusqu'à la folie par chaque battement de mon cœur, chaque mouvement de mon être. Mon âme est noyée en Lui. » Cet amour devint plus intense surtout à la fin de sa vie, à tel point qu'il est difficile de l'exprimer.

    Le vendredi 26 mars 1937, elle écrit : « A 11 heures, Jésus me dit : « O mon hostie, tu es la consolation de mon cœur outragé. » Et plus loin : « II me semblait que mon cœur flambait jusqu'à se consumer. J'étais si unie à Jésus que je sentais les plus petits battements de son Cœur, et Lui, les miens. Le feu de mon amour créé fut alors uni aux ardeurs du feu de l'amour éternel. De toutes les grâces, cette dernière est la plus grande. J'étais comme fondue en la Trinité et plongée dans un abîme d'amour et de souffrance, à cause de sa Passion douloureuse. Tout ce qui Le concerne me touche profondément. »

    Son amour pour Dieu s'étend à tout ce qu'il permet :
          « Tout finit en cette vallée de larmes,
             Les larmes coulent et les souffrances cesseront,
             Une seule chose ne finira jamais :
             L'amour envers Toi, ô Seigneur. »

    « Dieu et les âmes », telle était la devise de la généreuse enfant. Sa grande dévotion envers les âmes du Purgatoire l'incitait à implorer pour elles la Miséricorde divine : « Je me cacherai parmi mes Sœurs comme la petite violette parmi les lis, voulant fleurir uniquement pour mon Seigneur et Créateur, dans l'oubli de moi-même. M'user totalement pour le profit des âmes : voilà mes délices. » Sa prière est pour tous, n'excluant personne : « Je parcours le monde de long en large jusqu'aux confins de l'univers, afin qu'aucune âme ne soit abandonnée. J'offre mes prières, mes offrandes et mes désirs pour que toutes les âmes connaissent et adorent la Miséricorde divine. » Par sa nature, l'amour unit et l'amour de Dieu unit l'âme à son Créateur d'une façon indescriptible : « Je sens, écrit Sœur Faustine, la présence de Dieu d'une manière toute particulière après la Sainte Communion. Je sens Dieu  dans mon cœur, mais cela ne m'empêche pas de remplir mon office ; je ne perds pas la pensée de la présence de Dieu, même dans mes plus absorbantes occupations. Il m'accompagne dans mon emploi. Il est avec moi durant la récréation ; quand je souffre ; quand je me réjouis. Je vis en Lui et Lui vit en moi. Je ne suis jamais seule. Je sens à tout moment sa présence ; II est mon fidèle Compagnon. »
    La connaissance éveille l'amour et l'amour approfondit la connaissance. L'âme unie à Dieu se perd en son amoureuse connaissance, dans la prière, mais surtout dans la profondeur de la contemplation. Depuis son enfance, Sœur Faustine marchait, par un exercice continuel, dans la voie de la prière. Dieu la conduisit à travers toutes les étapes de la contemplation : la prière infuse, le repos d'amour, l'union d'extase. Il l'éleva jusqu'à l'union transformante (ou mariage spirituel mystique), c'est-à-dire à cette union spirituelle qui prépare l'âme à la vision de la Très Sainte Trinité, au Ciel.
    « En ce moment, mon âme fut comme imprégnée de la divine Présence. Mon esprit fut étrangement éclairé sur la connaissance de l'Etre divin. Dieu me permit de Le connaître en sa vie intérieure. J'ai vu en esprit les Trois Divines Personnes, dans l'unité de l'Étre. Dieu est un, unique en : Trois Personnes, égales en toutes choses, en beauté, en sainteté; elles sont l'Absolu. Son amour m'unit à. Lui par la connaissance. Lorsque j'étais unie à l'une de ces divines Personnes, j'étais également unie aux deux Autres. Il n'y a qu'une volonté ; un seul Dieu en trois Personnes. Par cette volonté, lorsqu'une âme s'unit à l'une de ces Personnes, par le fait même, elle est unie à toute la Trinité, et elle est remplie du bonheur qui découle des Trois divines Personnes ; bonheur qui est la nourriture des Saints et de toute la création. Dans ces moments, mon âme ressent tant de délices qu'il est impossible de les décrire. J'entendis ces paroles : « Je veux t'épouser. » Quand je me suis unie à Lui, je perds la connaissance de moi-même par l'abondance, l'ardeur du bonheur, mais mon esprit reste pur et clair. »
    Ailleurs, elle poursuit : « Mon âme soupirante repose dans ses bras, je ne puis vivre sans Lui. Je préfère les peines, les souffrances en union avec Lui que les plus grandes joies et délices du ciel sans Lui. »
    Dans les états de contemplation par lesquels Sœur Faustine passa, il y avait des moments où les ténèbres de l'esprit semblaient broyer son âme, l'anéantir dans la souffrance, les tourments, l'amertume, les douleurs de la Passion, Ces purifications passives étaient nécessaires pour la maintenir dans l'humilité, vertu de base de toute âme consacrée.
    Dans la richesse de cette vie spirituelle, se trouvaient aussi les dons concernant le bien des âmes. On remarquait une grande sagesse qui aide à éclairer le dogme.
    Le don d'intelligence qui apprend à mieux utiliser la science humaine dans la connaissance des articles de la foi ; le don de cette foi ardente, capable d'accomplir des miracles.
    Le don de prophétie ne lui était pas étranger, il lui permit d'enseigner au nom de Dieu et de prévoir les choses à venir.
    Elle avait le don de connaître les secrets des cœurs, même à distance. Elle annonça huit ans auparavant la déclaration de la guerre, prédit qu'elle serait longue, que Varsovie serait bombardée, que la Sainte Messe serait dite sans ornements liturgiques.
    Dans une conversation avec Sœur Amélie, en 1936, elle annonça que dans deux ans, en automne, elle ne serait plus de ce monde. Etant sur son lit de douleurs, elle fixa le jour de sa mort.
    Sœur Faustine connaissait l'état des âmes, comprenant celles qui étaient en état de grâce, celles qui étaient tentées. Lors de son séjour à Pradnik, elle écrivit à Monsieur l'Abbé Sopocko, son confesseur, de ne pas se fatiguer autant, ayant 39° de température, que le Bon Dieu n'exigeait pas de lui tant de travail, en cet état. Or, l'Abbé Sopocko se trouvait à Wilno, bien loin de Cracovie.
    Ces dons découlaient de la mission que Dieu, dans sa miséricorde, avait confiée à Sœur Faustine, par rapport à l'Église et à sa Patrie. Sans une union intense avec Jésus-Hostie, elle n'aurait pu répondre à l'Appel divin, et sa voix ainsi que sa personne auraient disparu sans écho, ni souvenir.
    Toute fondue, imprégnée de Jésus-Hostie, cachée avec Lui, crucifiée avec Lui, la mission de Sœur Faustine se montre de plus en plus claire. Avant le Jugement, le jour de justice, elle annonce à l'humanité entière le Jour de la Miséricorde ; elle est son Apôtre, sa Dispensatrice : « Je sens, dit-elle, que ma mission ne se terminera pas avec ma vie, mais elle commencera plutôt. O âmes qui doutez, je vous entrouvrirai le ciel pour vous convaincre de la bonté divine et que vous ne blessiez plus le Cœur sacré de Jésus par votre manque de confiance. »
    Car Dieu est amour et miséricorde.


A SUIVRE :  - CHAPITRE V - LE GRAND ET SAINT MESSAGE

Si vous souhaitez répandre la dévotion au Christ Miséricordieux, nous mettons gracieusement à votre disposition des images avec des prières, soit sous forme de triptyque : cliquez ici soit l'image traditionnelle (pdf) cliquez ici comprenant le chapelet à la Miséricorde divine et des prières.
Seuls les frais de port seront à votre charge. Pour une lettre de 20 gr soit 7 images ou 2 triptyques en courrier vert, la poste applique à partir du 1er janvier 2024 le tarif de 1,29 €. Pour 35 images soit 100 gr, de 21 à 100 gr : 2,58 € ; Pour une quantité plus importante par exemple 90 images soit 250 gr (de 101 gr à 250 gr) : 4,30 €, 180 images soit 500 gr : 6,30 ;  etc. (tarif la poste janvier 2024)
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Promesses du Christ à ceux qui répandent la Dévotion aux Christ Miséricordieux


Il est bon de rappeler que le Christ a promis (P.J. 1074-1075) que les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un Juge, mais le Sauveur miséricordieux. En cette dernière heure, l’âme n’a plus rien pour sa défense si ce n’est ma miséricorde ; heureuse l’âme qui, sa vie durant, se plongeait dans la source de la miséricorde, car la justice ne l’atteindra pas.


Petit Journal de Sœur Faustine en intégral
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Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-   E.S.M.
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 00.12.2023

 

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