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Sainte Faustine victime de l'Amour de Jésus Miséricordieux
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Le 23 décembre 2023 -
E.S.M.
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Depuis son enfance, Jésus-Hostie était pour Sœur Faustine
comme le centre, la source de ses pensées, de ses actions, de ses
désirs. Les moments les meilleurs de sa vie étaient ceux passés près
de l'autel : Jésus-Hostie était son Tout Lorsqu'en 1935, elle tira,
comme patron annuel, le Très Saint Sacrement, ce fut une grande joie
pour son cœur qui battait très fort. Au jardin, à Vilnius, elle
soignait tout particulièrement les fleurs destinées à orner l'autel.
Sa fidélité à la pratique de l'Heure sainte, chaque jeudi, était
remarquable.
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Le Christ Miséricordieux -
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INTRODUCTION
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CHAPITRE I - UNE VIE COMME LA NOTRE
-
CHAPITRE
II - ELLE A SU AIMER
-
CHAPITRE III - LES PROFONDEURS DE L'AME
CHAPITRE IV
- VICTIME DE L'AMOUR ETERNEL
« Pendant ma troisième épreuve,
écrit Sœur Faustine, Dieu me fit comprendre que je devais m'offrir à Lui
afin qu'il puisse faire de moi ce qu'il lui plaira. Je devais être en sa
présence comme une victime. Me connaissant faible créature, sentant ma
misère, je fus saisie de frayeur et répondis : Seigneur, je suis la
faiblesse même, misérable, comment puis-je être une réparatrice ? » — « Tu
ne comprends pas aujourd'hui, mais demain, Je te le ferai comprendre pendant
l'adoration », lui fut-il répondu. — « Le lendemain, il me sembla que
j'étais entrée dans le Sanctuaire du Dieu vivant dont la majesté est infinie
et incommensurable. Il me fit comprendre ce que sont les âmes, même les plus
pures, en sa présence. Bien que je ne vis rien, la présence de Dieu me
transperça et en ce moment mon esprit fut profondément éclairé. Je vis des
yeux de mon âme, comme Nôtre-Seigneur au Jardin des Oliviers, ce qui m'était
destiné : d'abord les souffrances corporelles et toutes les circonstances
qui les rendent plus sensibles ; puis les souffrances spirituelles dans
toute leur étendue et celles que personne ne verra ni ne soupçonnera. Dans
cette vision, il y avait : les jugements téméraires, injustes, la perte de
ma réputation... J'écris cela en résumé, mais je vis très clairement, et
l'avenir me prouva que tel avait été le sens de cette vision. Lors qu'elle
se termina, j'étais couverte d'une sueur froide, Jésus me fit comprendre
que, si je refusais d'accepter tout cela, je pouvais néanmoins me sauver et
qu'il me comblerait, comme par le passé, de son intimité, que sa générosité
envers moi serait la même. Il me fit saisir que ce mystère dépendait de mon
acceptation, de la conformité de ma volonté à la Sienne. C'est dans cet
abandon volontaire que résident le mérite et la valeur de l'offrande aux
yeux de sa divine Majesté. Même si rien ne s'accomplissait de ce que j'ai vu
devant le Seigneur, j'en aurais autant de mérite que si tout s'était
effectué. En ce moment, je me sentis unie intimement à Dieu, plein de
majesté, et je vis qu'il attendait une réponse affirmative et mon
consentement. Alors, mon esprit se confondit en Lui et je Lui dis : «
Fais de moi ce qu'il Te plaira, je me soumets, à ta
divine volonté. Ta volonté sera dès ce jour ma nourriture. Je serai fidèle à
tes ordres avec le secours de ta grâce. » Un grand silence s'établit
entre Dieu et mon âme pendant cette adoration. Je croyais alors mourir
d'amour sous son regard. Je m'entretins longtemps avec Dieu sans paroles ;
de cette manière, il me dit : « Tu es les délices de mon Cœur. Dès
aujourd'hui, toutes tes actions, même les plus petites, me seront agréables.
» Je me sentis comme consacrée en ce moment. Le corps est le même,
mais
l'âme est autre. En elle, Dieu réside avec sa complaisance. Ce n'est pas un
sentiment, mais une persuasion que rien ne peut ébranler. En sortant de la
chapelle, dans le corridor, une personne me donna déjà une occasion de peine
en m'humiliant, et depuis, les contradictions se succédèrent ; chaque parole
était mal interprétée et chaque pas était contrôlé.
« Le Jeudi Saint 1934, le sacrifice s'intensifia pour ainsi dire, car Jésus
me dit : « J'ai soif, Je désire que tu te sacrifies pour les pécheurs et
spécialement pour ceux qui ont perdu la confiance en la miséricorde divine.
» A ce désir, Sœur Faustine répondit du fond de son âme par cet acte de
consécration :
ACTE DE CONSECRATION
« En présence du Ciel et de la
terre, en présence de tous les chœurs angéliques, en présence de la Très
Sainte Vierge Marie, en présence de toutes les puissances célestes, je
déclare à Dieu, dans la Sainte Trinité, qu'aujourd'hui en union avec
Jésus-Christ, le Rédempteur des âmes, je m'offre volontairement pour la
conversion des pécheurs, et en particulier pour les âmes qui ont perdu
confiance en la Miséricorde Divine,
« Mon offrande consiste à accepter, avec soumission totale à la Volonté de
Dieu, les souffrances, les craintes et les angoisses qui affligent les
pécheurs, et en retour je leur offre toutes les consolations de mon âme qui
résultent de mon union avec Dieu. En un mot, j'offre pour eux tout : les
Saintes Messes, les Communions, les pénitences, les sacrifices et les
prières. Je ne crains pas les traits de la Justice Divine, car je suis unie
à Jésus. O mon Dieu, je désire de cette façon payer pour les âmes qui se
défient de votre bonté.
« En dépit de tout espoir, j'ai confiance en l'océan de la Miséricorde
Divine. Seigneur et mon Dieu, mon bien pour l'éternité ! Je ne fonde pas cet
acte de consécration sur mes propres forces, mais sur la puissance qui
découle des mérites de Jésus-Christ. Je répéterai quotidiennement cet acte
de consécration par la prière suivante, que Jésus Lui-même m'a enseignée :
« O Sang et Eau qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de Miséricorde
pour nous, j'ai confiance en Vous ! »
Signé :
Sœur Marie-Faustine du Saint-Sacrement,
Le Jeudi Saint, pendant la Sainte Messe,
29 mars 1934.
Depuis ce temps, les souffrances qui
accablèrent Sœur Faustine furent la preuve que cette offrande était acceptée
: Dieu lui en fournissait le témoignage.
« Quand je souffre beaucoup, dit-elle un jour, à Sœur Damien, je vais en
esprit près du Tabernacle, je prends le ciboire et je l'apporte ici, dans ma
chambre ; je prie, je souffre et je pleure jusqu'à ce que le ciboire soit
plein, alors je me tranquillise, je me sens mieux près de Jésus. »
II faut maintenant parler de l'amour de Sœur Faustine envers Jésus-Hostie,
sinon le portrait de sa personnalité serait incomplet.
Depuis son enfance, Jésus-Hostie était pour elle comme le centre, la source
de ses pensées, de ses actions, de ses désirs. Les moments les meilleurs de
sa vie étaient ceux passés près de l'autel : Jésus-Hostie était son Tout
Lorsqu'en 1935, elle tira, comme patron annuel, le Très Saint Sacrement, ce
fut une grande joie pour son cœur qui battait très fort. Au jardin, à
Vilnius,
elle soignait tout particulièrement les fleurs destinées à orner l'autel.
Sa
fidélité à la pratique de l'Heure sainte, chaque jeudi, était remarquable.
Pendant son séjour à l'hôpital de Pradnik, elle faisait des efforts
héroïques afin de pouvoir communier et elle déclare avoir reçu plusieurs
fois la Sainte Communion de la main d'un Ange (13 jours).
Fixait-elle le Très Saint Sacrement ? Son regard devenait rayonnant. Sœur
Suzanne était presque scandalisée de la familiarité avec laquelle sa
compagne parlait du Nôtre-Seigneur, disant simplement : « Lui, Celui-là »,
pour désigner Jésus-Hostie. Lui, c'était pour elle l'immensité de la
Divinité, la vérité, la bonté, le bonheur. Lui, c'était le sens de sa vie,
de son existence, la source intarissable de son héroïque dévouement.
Sœur Zefrina, venant remplacer Sœur Faustine à la loge, y rentrait avec
hésitation et respect : « J'étais émotionnée, quelque chose
m'impressionnait, je ressentais son recueillement intérieur. Parfois ce
recueillement me semblait étrange, il n'était pas naturel. »
Ce n'était pas naturel, en effet. Ce recueillement était surnaturel, il
découlait de Jésus-Hostie, centre de la vie de Sœur Faustine. Il était son
unique pensée, le Soleil qu'elle contempla au long de ses longs jours et de
ses nuits : « Je remercie Dieu de ma maladie, dit-elle, j'ai plus de temps
pour parler à Jésus. Mes délices sont de passer le plus de temps possible
aux pieds du Seigneur caché. Les heures s'écoulent rapidement. Je sens en
moi un foyer ardent et je ne comprends pas une autre vie que celle de
l'offrande par amour. » C'est en Jésus-Hostie que la douce Victime trouvait
sa force. Elle sentait que, par la Communion, II vivait en elle, que son
Sang divin, rédempteur, coulait dans ses veines.
Durant son séjour, à Vilnius, la santé de Sœur Faustine faiblit. Afin de la
fortifier, la Supérieure de la maison ordonna de lui donner des suppléments
de nourriture. Une bonne ancienne, Sœur Benoîte, remarquant le fait,
surnomma Sœur Faustine « la princesse » : Ah ! oui, dit-elle, je suis une
Princesse, car j'ai reçu ce matin Nôtre-Seigneur dans la Sainte Communion et
son Sang divin coule en moi. »
Citons quelques couplets de son journal qui montrent son amour et son
adoration pour Jésus-Hostie :
« O Jésus caché, glorieuse promesse, de ma résurrection,
En Toi est le
centre de toute ma vie.
Tu me rends capable de T'aimer éternellement,
Tu
m'aimes comme ton enfant
Oh ! prends mon cœur qui Te désire,
Qui soupire
après Toi comme un séraphin,
II languit loin de Toi Comme le petit enfant
après sa mère.
O Jésus, vivant dans la sainte Hostie,
Tu es ma mère, mon
Tout. »
En tout et partout Sœur Faustine voyait uniquement l'accomplissement de la
volonté de Dieu et s'appliquait à s'y conformer fidèlement et promptement,
répétant souvent : « O Volonté de mon Dieu, sois mon amour ! Celui qui
accomplit la volonté de Dieu pratique par là-même toutes les vertus. »
Dans toutes les circonstances de la vie, elle adorait et bénissait cette
adorable volonté : « Je préfère les souffrances, les inquiétudes, la
persécution et d'autres tourments en accomplissant la volonté de Dieu,
plutôt que la prospérité, les louanges et les honneurs dans
l'accomplissement de ma volonté propre. »
Persuadée que la fidélité à accomplir la volonté de Dieu était le plus sûr
et l'unique moyen de gagner le ciel, elle déclarait : « Ces deux mots : «
Volonté divine me suffisent en tout, ils sont le but de ma vie, je veux
vivre et mourir dans cette conviction. C'est ma nourriture quotidienne, mon
âme est attentive à écouter les désirs de Dieu. »
Au cours de sa dernière maladie, Sœur Faustine affirma à Mère Irène : c II y
aura la fête de la Miséricorde de Dieu, je le vois. Je veux uniquement la
volonté de Dieu. » Son union avec Jésus-Hostie la conforma jusque dans les
souffrances crucifiantes. Parlant avec Sœur Odile : « Mon avoir,
confia-t-elle, ce sont mes souffrances. > Son âme, sentant que Jésus envoie
la souffrance afin de nous rapprocher de Dieu, en comprenait la valeur : «
La souffrance est une grande grâce, elle nous rend en quelque sorte
semblable à Jésus et c'est par la souffrance que se prouve notre amour. Plus
la souffrance est profonde, plus l'amour est pur, et plus l'amour est pur,
moins l'ardeur de ses flammes aura à purifier en nous ; la souffrance ne
deviendra alors pour nous que délices. »
II me semblait, dit Sœur Euphrasine, que Sœur Faustine agissait pour
quelqu'un. Je l'ai vue supporter des contrariétés en silence, les couvrant
aux yeux de son entourage, ne dévoilant jamais sa peine aux personnes qui
l'avaient blessée. Je l'ai vue remplissant avec joie les obligations de
l'office de cuisinière, malgré la fatigue qu'elle en ressentait. Son union
pleine d'amour avec Jésus-Hostie me ravissait ; c'était une union
continuelle de pensée. »
En découvrant sa joie au milieu des souffrances, Sœur Faustine découvrait
ainsi son ardent désir de ressembler autant que possible à Jésus-Hostie, « à
Lui », comme elle écrit.
De nature délicate, très sensible, pendant sa maladie de poitrine, elle
supportait généreusement ses douleurs, les augmentant encore par des
mortifications volontaires. Déjà, au temps de son postulat, elle portait des
chaussures qui lui meurtrissaient les pieds à tel point que les blessures
saignaient et lui rendaient la marche très pénible, surtout les montées et
les descentes des escaliers. Mais elle baisait les traces laissées sur les
marches et, voulant à tout prix souffrir, elle ne réclama pas d'autres
chaussures : « La souffrance est la nourriture de mon âme. Je comprends
bien, mon Jésus, qu'une grande fièvre est la preuve d'une grave maladie ;
dans la vie spirituelle, la souffrance est le thermomètre avec lequel on
mesure l'amour d'une âme envers Dieu. »
Dans son amour pour Dieu, la vaillante religieuse considérait clairement la
vie mystérieuse de Jésus-Hostie, elle agissait, souffrait, désirant consumer
sa vie comme une véritable Victime de l'Amour éternel.
L'amour de Dieu animait ses plus petites actions dans l'exercice du devoir
monotone de la tâche journalière. Ses écrits sont remplis de cet amour dont
son âme débordait, elle semble nous dire : « J'aime mon Créateur jusqu'à la
folie par chaque battement de mon cœur, chaque mouvement de mon être. Mon
âme est noyée en Lui. » Cet amour devint plus intense surtout à la fin de sa
vie, à tel point qu'il est difficile de l'exprimer.
Le vendredi 26 mars 1937, elle écrit : « A 11 heures, Jésus me dit : « O mon
hostie, tu es la consolation de mon cœur outragé. » Et plus loin : « II me
semblait que mon cœur flambait jusqu'à se consumer. J'étais si unie à Jésus
que je sentais les plus petits battements de son Cœur, et Lui, les miens. Le
feu de mon amour créé fut alors uni aux ardeurs du feu de l'amour éternel.
De toutes les grâces, cette dernière est la plus grande. J'étais comme
fondue en la Trinité et plongée dans un abîme d'amour et de souffrance, à
cause de sa Passion douloureuse. Tout ce qui Le concerne me touche
profondément. »
Son amour pour Dieu s'étend à tout ce qu'il permet :
« Tout finit en cette
vallée de larmes,
Les
larmes coulent et les souffrances cesseront,
Une
seule chose ne finira jamais :
L'amour
envers Toi, ô Seigneur. »
« Dieu et les âmes », telle était la devise de la généreuse enfant. Sa
grande dévotion envers les âmes du Purgatoire l'incitait à implorer pour
elles la Miséricorde divine : « Je me cacherai parmi mes Sœurs comme la
petite violette parmi les lis, voulant fleurir uniquement pour mon Seigneur
et Créateur, dans l'oubli de moi-même. M'user totalement pour le profit des
âmes : voilà mes délices. » Sa prière est pour tous, n'excluant personne : «
Je parcours le monde de long en large jusqu'aux confins de l'univers, afin
qu'aucune âme ne soit abandonnée. J'offre mes prières, mes offrandes et mes
désirs pour que toutes les âmes connaissent et adorent la Miséricorde
divine. » Par sa nature, l'amour unit et l'amour de Dieu unit l'âme à son
Créateur d'une façon indescriptible : « Je sens, écrit Sœur Faustine, la
présence de Dieu d'une manière toute particulière après la Sainte Communion.
Je sens Dieu dans mon cœur, mais cela ne m'empêche pas de remplir mon
office ; je ne perds pas la pensée de la présence de Dieu, même dans mes plus
absorbantes occupations. Il m'accompagne dans mon emploi. Il est avec moi
durant la récréation ; quand je souffre ; quand je me réjouis. Je vis en Lui
et Lui vit en moi. Je ne suis jamais seule. Je sens à tout moment sa
présence ; II est mon fidèle Compagnon. »
La connaissance éveille l'amour et l'amour approfondit la connaissance.
L'âme unie à Dieu se perd en son amoureuse connaissance, dans la prière,
mais surtout dans la profondeur de la contemplation. Depuis son enfance,
Sœur Faustine marchait, par un exercice continuel, dans la voie de la
prière. Dieu la conduisit à travers toutes les étapes de la contemplation :
la prière infuse, le repos d'amour, l'union d'extase. Il l'éleva jusqu'à
l'union transformante (ou mariage spirituel mystique), c'est-à-dire à cette
union spirituelle qui prépare l'âme à la vision de la Très Sainte Trinité,
au Ciel.
« En ce moment, mon âme fut comme imprégnée de la divine Présence. Mon
esprit fut étrangement éclairé sur la connaissance de l'Etre divin. Dieu me
permit de Le connaître en sa vie intérieure. J'ai vu en esprit les Trois
Divines Personnes, dans l'unité de l'Étre. Dieu est un, unique en : Trois
Personnes, égales en toutes choses, en beauté, en sainteté; elles sont
l'Absolu. Son amour m'unit à. Lui par la connaissance. Lorsque j'étais unie
à l'une de ces divines Personnes, j'étais également unie aux deux Autres. Il
n'y a qu'une volonté ; un seul Dieu en trois Personnes. Par cette volonté,
lorsqu'une âme s'unit à l'une de ces Personnes, par le fait même, elle est
unie à toute la Trinité, et elle est remplie du bonheur qui découle des
Trois divines Personnes ; bonheur qui est la nourriture des Saints et de
toute la création. Dans ces moments, mon âme ressent tant de délices qu'il
est impossible de les décrire. J'entendis ces paroles : « Je veux t'épouser.
» Quand je me suis unie à Lui, je perds la connaissance de moi-même par
l'abondance, l'ardeur du bonheur, mais mon esprit reste pur et clair. »
Ailleurs, elle poursuit : « Mon âme soupirante repose dans ses bras, je ne
puis vivre sans Lui. Je préfère les peines, les souffrances en union avec
Lui que les plus grandes joies et délices du ciel sans Lui. »
Dans les états de contemplation par lesquels Sœur Faustine passa, il y avait
des moments où les ténèbres de l'esprit semblaient broyer son âme,
l'anéantir dans la souffrance, les tourments, l'amertume, les douleurs de la
Passion, Ces purifications passives étaient nécessaires pour la maintenir
dans l'humilité, vertu de base de toute âme consacrée.
Dans la richesse de cette vie spirituelle, se trouvaient aussi les dons
concernant le bien des âmes. On remarquait une grande sagesse qui aide à
éclairer le dogme.
Le don d'intelligence qui apprend à mieux utiliser la science humaine dans
la connaissance des articles de la foi ; le don de cette foi ardente,
capable d'accomplir des miracles.
Le don de prophétie ne lui était pas étranger, il lui permit d'enseigner au
nom de Dieu et de prévoir les choses à venir.
Elle avait le don de connaître les secrets des cœurs, même à distance. Elle
annonça huit ans auparavant la déclaration de la guerre, prédit qu'elle
serait longue, que Varsovie serait bombardée, que la Sainte Messe serait
dite sans ornements liturgiques.
Dans une conversation avec Sœur Amélie, en 1936, elle annonça que dans deux
ans, en automne, elle ne serait plus de ce monde. Etant sur son lit de
douleurs, elle fixa le jour de sa mort.
Sœur Faustine connaissait l'état des âmes, comprenant celles qui étaient en
état de grâce, celles qui étaient tentées. Lors de son séjour à Pradnik,
elle écrivit à Monsieur l'Abbé Sopocko, son confesseur, de ne pas se
fatiguer autant, ayant 39° de température, que le Bon Dieu n'exigeait pas de
lui tant de travail, en cet état. Or, l'Abbé Sopocko se trouvait à Wilno,
bien loin de Cracovie.
Ces dons découlaient de la mission que Dieu, dans sa miséricorde, avait
confiée à Sœur Faustine, par rapport à l'Église et
à sa Patrie. Sans une union intense avec Jésus-Hostie, elle n'aurait pu
répondre à l'Appel divin, et sa voix ainsi que sa personne auraient disparu
sans écho, ni souvenir.
Toute fondue, imprégnée de Jésus-Hostie, cachée avec Lui, crucifiée avec
Lui, la mission de Sœur Faustine se montre de plus en plus claire. Avant le
Jugement, le jour de justice, elle annonce à l'humanité entière le Jour de
la Miséricorde ; elle est son Apôtre, sa Dispensatrice : « Je sens,
dit-elle, que ma mission ne se terminera pas avec ma vie, mais elle
commencera plutôt. O âmes qui doutez, je vous entrouvrirai le ciel pour vous
convaincre de la bonté divine et que vous ne blessiez plus le Cœur sacré de
Jésus par votre manque de confiance. »
Car Dieu est amour et miséricorde.
A SUIVRE : -
CHAPITRE V - LE GRAND ET SAINT MESSAGE
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Christ Miséricordieux, nous mettons gracieusement à votre
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Si vous désirez nous écrire par courrier poste : 18, rue du Général de Gaulle - 65700 Maubourguet
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Promesses du Christ à ceux qui répandent la Dévotion aux Christ
Miséricordieux |
Il est bon de rappeler que le Christ a promis
(P.J.
1074-1075) que
les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je
les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son
nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un
Juge, mais le Sauveur miséricordieux. En cette dernière heure, l’âme
n’a plus rien pour sa défense si ce n’est ma miséricorde ; heureuse
l’âme qui, sa vie durant, se plongeait dans la source de la
miséricorde, car la justice ne l’atteindra pas.
►
Petit Journal de Sœur Faustine en intégral
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Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 00.12.2023
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