Ci-dessus moteur de recherche


ACCUEIL

BENOÎT XVI

LÉON XIV

CHRIST MISERICORDIEUX

L'EVANGILE DU JOUR

LA FAMILLE

TEXTES DU VATICAN

JEAN PAUL II

FARNESE LOUIS-CHARLES

ACTUALITE DE L'EGLISE

CATECHESES

LITURGIE

LES JEUNES

FIDELES LAICS

JOUR DU SEIGNEUR

SERVANTS DE MESSE

SPIRITUALITE

THEOLOGIE

VOCATIONS

VOYAGE APOSTOLIQUE

GALERIE PHOTOS

TV VATICAN

MEDITATIONS

QUI SOMMES NOUS

NOUS CONTACTER
 
BIBLIOTHEQUE
.
STATISTIQUES
 
Ouverture du site
19 Avril 2005
 

Homélie de Benoît XVI dans la cathédrale d'Albano

 

Cité du Vatican, le 23 septembre 2008  - (E.S.M.) - Dans la matinée du dimanche 21 septembre 2008, le Pape Benoît XVI a présidé une concélébration eucharistique dans la cathédrale d'Albano (Italie). Au cours de la Messe le Saint-Père a prononcé l'homélie suivante:

Le pape Benoît XVI dans la cathédrale d'Albano - Pour agrandir l'image Cliquer

Homélie de Benoît XVI dans la cathédrale d'Albano

La charité est le fondement de la maison de Dieu

Le 23 septembre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Dans la matinée du dimanche 21 septembre 2008, le Pape Benoît XVI a présidé une concélébration eucharistique dans la cathédrale d'Albano (Italie). Au cours de la Messe le Saint-Père a prononcé l'homélie suivante:

Chers frères et soeurs!

La célébration d'aujourd'hui est plus que jamais riche de symboles et la Parole de Dieu qui a été proclamée nous aide à comprendre la signification et la valeur de ce que nous accomplissons. Dans la première lecture, nous avons écouté le récit de la purification du Temple et de la dédicace du nouvel autel des holocaustes par Judas Maccabée en 164 av. Jésus Christ, trois ans après que le Temple a été profané par Antioche Épiphane (cf. 1 M 4, 52-59). En souvenir de cet événement fut instituée la fête de la Dédicace, qui durait huit jours. Cette fête, liée tout d'abord au Temple où le Peuple se rendait en procession pour offrir des sacrifices, était aussi égayée par l'illumination des maisons et elle a survécue sous cette forme, après la destruction de Jérusalem.

L'auteur saint souligne à juste titre la joie et l'allégresse qui caractérisèrent cet événement. Mais notre joie doit être encore plus grande, chers frères et soeurs, en sachant que sur l'autel, que nous nous apprêtons à consacrer, sera offert chaque jour le sacrifice du Christ. Sur cet autel, Il continuera à s'immoler, dans le sacrement de l'Eucharistie, pour notre salut et celui du monde entier. Dans le mystère eucharistique, qui se renouvelle en chaque autel, Jésus se fait réellement présent. Sa présence est une présence dynamique, qui nous saisit pour nous faire siens, pour nous assimiler à lui; il nous attire avec la force de son amour en nous faisant sortir de nous-mêmes pour nous unir à Lui, en faisant de nous une seule chose avec Lui.

La présence réelle du Christ fait de chacun de nous sa "maison", et tous ensemble nous formons son Église, l'édifice spirituel dont nous parle également saint Pierre. "Approchez-vous de lui: il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie - écrit l'Apôtre - parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus" (1 P 2, 4-5). Développant en quelque sorte cette belle métaphore, saint Augustin observe qu'à travers la foi les hommes sont comme des pierres et du bois pris dans les forêts et sur les montagnes pour la construction; à travers le baptême, la catéchèse et la prédication, ils sont ensuite dégrossis, équarris et poncés; mais ils ne deviennent la maison du Seigneur que lorsqu'ils sont accompagnés par la charité. Quand les croyants sont réciproquement liés selon un ordre déterminé, mutuellement et étroitement juxtaposés et assemblés, quand ils sont unis ensemble par la charité ils deviennent vraiment la maison de Dieu qui ne craint pas de s'effondrer (cf. Serm., 336).

C'est donc l'amour du Christ, la charité qui "ne passera jamais" (1 Co 13, 8), l'énergie spirituelle qui unit ceux qui participent au même sacrifice et se nourrissent de l'unique Pain rompu pour le salut du monde. Et-il en effet possible de communier avec le Seigneur si nous ne communions pas entre nous? Comment alors nous présenter à l'autel de Dieu divisés, éloignés les uns des autres? Que cet autel, sur lequel dans quelques instants se renouvellera le sacrifice du Seigneur, soit pour vous, chers frères et soeurs, une invitation constante à l'amour; vous devrez toujours vous en approcher avec le coeur disposé à accueillir l'amour et à le diffuser, à recevoir et à accorder le pardon.

A ce propos, le passage évangélique qui vient d'être proclamé (cf. Mt 5, 23-24) nous offre une importante leçon de vie. Il s'agit d'un appel bref, mais pressant et incisif, à la réconciliation fraternelle, une réconciliation indispensable pour présenter dignement l'offrande à l'autel; un rappel qui reprend l'enseignement présent dans la prédication prophétique. En effet, les prophètes dénonçaient eux aussi avec vigueur l'inutilité de ces actes de culte privés de dispositions morales correspondantes, en particulier dans les relations avec le prochain (cf. Is 1, 10-20; Am 5, 21-27; Mi 6, 6-8). Chaque fois que vous vous approchez de l'autel pour la célébration eucharistique, que votre âme s'ouvre donc au pardon et à la réconciliation fraternelle, prêts à accepter les excuses de ceux qui vous ont blessés et prêts, à votre tour, à pardonner.

Dans la liturgie romaine, le prêtre, une fois l'offrande du pain et du vin accomplie, penché vers l'autel, prie à voix basse: "Humbles et repentis accueilles-nous, Seigneur: que notre sacrifice qui est aujourd'hui accompli devant toi, te soit agréable". Il se prépare ainsi à entrer, avec toute l'assemblée des fidèles, au coeur du mystère eucharistique, au coeur de cette liturgie céleste à laquelle fait référence la deuxième lecture, tirée de l'Apocalypse. Saint Jean présente un ange qui offre "des parfums en abondance pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est en face du Trône de Dieu" (cf. Ap 8, 3). L'autel du sacrifice devient, d'une certaine manière, le point de rencontre entre Ciel et terre; le centre, pourrions-nous dire, de l'unique Église qui est céleste et dans le même temps en pèlerinage sur la terre, où, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu, les disciples du Seigneur en annoncent la passion et la mort jusqu'à son retour dans la gloire (cf. Lumen Gentium, n. 8). Chaque célébration eucharistique anticipe même déjà le triomphe du Christ sur le péché et sur le monde, et montre dans le mystère la splendeur de l'Église, "épouse immaculée de l'Agneau immaculé, Épouse que le Christ a aimée et pour laquelle il a donné sa vie, dans le but de la rendre sainte" (ibid., n. 6).

Ces réflexions suscitent en nous le rite que nous nous apprêtons à accomplir dans votre cathédrale, que nous admirons aujourd'hui dans sa beauté renouvelée et que vous voulez, à juste titre, continuer à rendre toujours plus accueillante et digne. Un engagement auquel vous participez tous et qui, en premier lieu, demande à toute la communauté diocésaine de croître dans la charité et dans le dévouement apostolique et missionnaire. Il s'agit concrètement de témoigner par votre vie de votre foi dans le Christ et de la confiance totale que vous placez en Lui. Il s'agit également de cultiver la communion ecclésiale qui est tout d'abord un don, une grâce, fruit de l'amour libre et gratuit de Dieu, c'est-à-dire quelque chose de divinement efficace, toujours présent et agissant dans l'histoire, au-delà de toute apparence contraire. La communion ecclésiale est cependant également une tâche confiée à la responsabilité de chacun. Que le Seigneur vous donne de vivre une communion toujours plus convaincue et active, dans la collaboration et dans la coresponsabilité à tous les niveaux: entre prêtres, consacrés et laïcs, entre les différentes communautés chrétiennes de votre territoire, entre les divers groupes de laïcs.

J'adresse à présent mon salut cordial à votre évêque, Mgr Marcello Semeraro, que je remercie de l'invitation et des paroles courtoises de bienvenue avec lesquelles il a voulu m'accueillir en votre nom à tous. Je désire également lui exprimer mes voeux les plus sincères, à l'occasion du dixième anniversaire de son ordination épiscopale. J'adresse une pensée particulière au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège cardinalice, titulaire de votre diocèse suburbicaire, qui s'unit aujourd'hui à notre joie. Je salue les autres prélats présents, les prêtres, les personnes consacrées, les jeunes et les personnes âgées, les familles, les enfants, les malades, embrassant avec affection tous les fidèles de la communauté diocésaine spirituellement réunie ici. J'adresse un salut aux Autorités qui nous honorent de leur présence, et en premier lieu au Maire d'Albano, à qui je suis également reconnaissant des paroles courtoises qu'il m'a adressées au début de la Messe. J'invoque sur chacun la protection céleste de saint Pancrace, titulaire de cette cathédrale, et de l'apôtre Matthieu, que la liturgie rappelle aujourd'hui.

J'invoque en particulier l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, conclut Benoît XVI. En cette journée, qui couronne les efforts, les sacrifices et l'engagement dont vous avez fait preuve pour doter la cathédrale d'un espace liturgique renouvelé, grâce à d'opportunes interventions qui ont concerné la chaire épiscopale, l'ambon et l'autel, que la Vierge fasse que vous puissez écrire en notre temps une autre page de sainteté quotidienne et populaire, qui puisse s'ajouter à celles qui ont marqué au cours des siècles la vie de l'Église d'Albano. Les difficultés, les défis et les problèmes ne manquent assurément pas, comme l'a rappelé votre pasteur, mais les espérances et les opportunités pour annoncer et témoigner l'amour de Dieu sont également grandes. Que l'Esprit du Seigneur ressuscité, qui est l'Esprit de la Pentecôte, vous ouvre ses horizons d'espérance et nourrisse en vous l'élan missionnaire vers les vastes horizons de la nouvelle évangélisation. C'est pour cela que nous prions, en poursuivant notre célébration eucharistique.

Synthèses :
Benoît XVI dédicace l'autel de la cathédrale d'Albano
Benoît XVI : La Présence Réelle du Christ fait de chacun de nous sa maison

Texte original de l'homélie du Saint Père Italien
  Regarder la vidéo en
Italien ou en Français
 

Nouveau: conseils aux personnes qui désirent recevoir les actualités ou consulter le site régulièrement:  ICI


 

Sources : www.vatican.va -  E.S.M.
(©L'Osservatore Romano - 23 septembre 2008)
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité) - 23.09.2008 - T/Benoît XVI

 

 » Sélection des derniers articles  
page précédente haut de page page suivante