Ci-dessus moteur de recherche


ACCUEIL

BENOÎT XVI

LÉON XIV

CHRIST MISERICORDIEUX

L'EVANGILE DU JOUR

LA FAMILLE

TEXTES DU VATICAN

JEAN PAUL II

FARNESE LOUIS-CHARLES

ACTUALITE DE L'EGLISE

CATECHESES

LITURGIE

LES JEUNES

FIDELES LAICS

JOUR DU SEIGNEUR

SERVANTS DE MESSE

SPIRITUALITE

THEOLOGIE

VOCATIONS

VOYAGE APOSTOLIQUE

GALERIE PHOTOS

TV VATICAN

MEDITATIONS

QUI SOMMES NOUS

NOUS CONTACTER
 
BIBLIOTHEQUE
.
STATISTIQUES
 
Ouverture du site
19 Avril 2005
 

L'esprit apostolique de Sœur Faustine avait sa source dans sa foi profonde, son ardent amour pour Dieu et sa soif du salut des pécheurs

Le 22 décembre 2023 - E.S.M. -  Malgré l'apparence toute ordinaire de Sœur Faustine, un regard attentif et profond découvrait une religieuse privilégiée, une âme d'élite. Sa valeur avait sa source dans la profondeur de son âme, de sa vie cachée. Le choix divin et sa fidélité à la grâce ont fait d'elle une Apôtre dispensatrice de la Miséricorde de Dieu unique en Trois Personnes.

Un des cahiers de Sœur Faustine - Pour agrandir l'image ► Cliquer 

 

 Pages précédentes :
                   - INTRODUCTION
                   - CHAPITRE I - UNE VIE COMME LA NOTRE
                   - CHAPITRE II - ELLE A SU AIMER

CHAPITRE III - LES PROFONDEURS DE L'AME
 

    Le Docteur Adam Zilber, néophite de 40 ans environ, était directeur de l'Etablissement sanitaire de Pradnik, à Cracovie. C'est dans son service que fut hospitalisée Sœur Faustine. Ses Sœurs venaient la visiter de temps en temps et Sœur Alfreda, infirmière religieuse de Lagiewniki, la voyant très gravement malade, voulut l'emmener au couvent.
    « Effectivement, dit le Médecin, son état est très grave. Il faut s'attendre à la mort; mais laissez-la ici encore un peu. » On pouvait deviner que le Directeur désirait prolonger le séjour de Sœur Faustine dans l'établissement. Quelle était !a raison ?
    « Je viens près d'elle, déclara-t-il un jour, pour m'éclairer. Nous causons de beaucoup de choses dont je profite ; elle est très gravement malade, mais lorsqu'on vient la voir, elle sourit toujours. C'est une grande chose que de sourire lorsqu'on souffre tant. »
    Cherchait-on en vain le Directeur de la maison ? On le trouvait finalement près de sa malade. Quand l'humble religieuse quitta l'établissement, le Directeur vint lui faire ses adieux et lui demander un souvenir ; puis, sans attendre de réponse, il décrocha l'image de Sainte Thérèse suspendue au-dessus du lit. La Sœur lui fit remarquer qu'il était imprudent de prendre cette image contaminée et qu'il serait plus sage de la désinfecter auparavant. Le médecin ne tint pas compte de la recommandation et, prenant l'image, il la plaça dans son portefeuille pour la mettre ensuite dans la chambre de son fils, âgé de 6 ans. L'infirmière, Sœur Alfredo, voulut à son tour faire observer un conseil de prudence ; à cela le Directeur riposta : « Je suis sûr que personne ne sera contaminé. » « Sœur Faustine, dit-il à une autre occasion, est une religieuse pour laquelle j'ai une profonde estime. »
    Lorsque Sœur Félicie demanda au Docteur, de la part de la Supérieure, pourquoi, malgré la gravité de l'état de Sœur Faustine, il lui permettait d'aller quand même à la Messe : « L'état de la malade, répondit-il, est très grave ; elle ne guérira pas, mais c'est une religieuse extraordinaire ; c'est pourquoi je ne prends pas en considération cet état ; je l'ai vue s'appuyant au mur, lorsqu'elle allait à la chapelle. »
    Malgré l'apparence toute ordinaire de Sœur Faustine, un regard attentif et profond découvrait une religieuse privilégiée, une âme d'élite. Non pas par des œuvres éclatantes, ni par le prestige de sa personnalité — elle ne fut jamais qu'une sœur converse, changée souvent de maison et d'office — il serait donc difficile et superflu de trouver en elle quelque chose d'éclatant. Sa valeur avait sa source dans la profondeur de son âme, de sa vie cachée. Le choix divin et sa fidélité à la grâce ont fait d'elle une Apôtre dispensatrice de la Miséricorde de Dieu unique en Trois Personnes.
    La richesse de sa vie intérieure est si grande qu'elle confond ceux qui essaient d'en scruter l'étendue et les remplit de respect et de crainte, comme en présence d'une grande sainteté ; en même temps, on se sent attiré vers elle par sa simplicité et son amabilité.
    Pour mieux saisir l'héroïsme de Sœur Faustine, il importe de considérer avec attention ses vertus et l'action des dons du Saint-Esprit.
    « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. » Depuis son enfance, Sœur Faustine fut élevée dans l'esprit de foi qui grandit avec elle : « Je crois, je crois et, encore une fois, je crois en Toi, mon Dieu, dans le mystère de la Sainte Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, et en tout ce que l'Église nous ordonne de croire », répétait-elle.
    A cinq ans, elle décorait de petits autels et parlait des choses de la religion en gardant le troupeau avec ses frères. De bonne heure, elle se fit remarquer par son amour pour la prière. Lorsqu'il lui était impossible d'aller à la Messe le dimanche, elle se retirait dans un lieu solitaire, à la maison ou au jardin, et là, munie du livre de sa mère, elle s'unissait au Saint Sacrifice. Lorsque sa mère la cherchait pour lui demander un service, l'enfant venait seulement lorsque l'heure de la Messe était passée ; alors, baisant la main maternelle, la petite s'excusait : « Petite Mère, j'ai dû accomplir mon devoir. »
    Instruite et convaincue de ses obligations religieuses, Hélène, encore enfant, ne manqua jamais la Messe du dimanche, se levant de très grand matin afin de conduire ses vaches au pâturage et de pouvoir les rentrer avant le départ pour l'église.
    En Communauté, Sœur Faustine consacra tous ses moments libres à la prière. Elle savait très bien unir le travail à la prière ; et Sœur Regina raconte que, travaillant ensemble à la cuisine, ou même à la cave, elles priaient aux intentions de tous, mais plus spécialement pour sa patrie qu'elle aimait tant, ou pour les âmes du purgatoire, qui se montraient à elle, réclamant ses suffrages.
    Les agonisants avaient aussi une grande part à ses supplications, mortifications et souffrances offertes pour leur salut. Afin de les secourir dans la lutte suprême, Sœur Faustine récitait le chapelet de la Miséricorde : « Je désire m'efforcer de travailler et de m'user pour le salut des âmes. Qu'importé si cela abrège ma vie, elle ne m'appartient pas, elle est la propriété de la Communauté. Je m'efforce d'être utile à toute l'Église par ma fidélité à la règle. »
    Prenant pour elle les souffrances des autres, l'esprit apostolique de Sœur Faustine avait sa source dans sa foi profonde, son ardent amour pour Dieu et sa soif du salut des pécheurs.
Dans ses tentations contre la foi, elle se montra inébranlable, adorant les mystères de la Sainte Trinité, de l'Incarnation, de la Rédemption, et en parlant souvent avec ses Sœurs. Durant le travail, elle répétait : « Très Sainte Trinité, je vous adore. »
    Sa dévotion envers la Sainte Vierge était profonde et enfantine, pleine d'amour et de confiance. Vers la fin de 1933, se rendant à Wilno, Sœur Faustine s'arrêta à Czestochowa avec la permission des Supérieures. Elle écrit dans son journal : « Arrivée au Couvent à 5 heures du matin, j'y suis restée jusqu'à 11 heures, moment où la sainte image est recouverte. Marie me dit bien des choses ; je lui offris mes vœux perpétuels, je sentis alors que j'étais vraiment son enfant et qu'elle était ma Mère. Elle ne m'a rien refusé de tout ce que je lui ai demandé. »
    Sa dévotion consistait surtout à imiter les vertus de Marie, en particulier son humilité, sa pureté, son amour pour Dieu ; en l'honneur de sa Maman du ciel, dès son jeune âge, elle jeûnait le samedi et préparait ses principales fêtes par des neuvaines; nous avons quelques poésies écrites en l'honneur de Notre-Dame.
    Saint Joseph, Saint Michel Archange, Saint Ignace de Loyola, Saint Stanislas Kostka, Saint Casimir, Sainte Barbe avaient ses préférences.
    Encore toute jeune, elle fréquentait assidûment les Sacrements et communiait tous les jours : « Je préfère, disait-elle plus tard, une heure de sécheresse passée au pied des autels que cent années passées dans les délices de ce monde. Je préfère être une Cendrillon en Communauté qu'une Reine dans le monde. »
    Et quel respect pour les prêtres ! Sœur Pauline raconte que Sœur Faustine, étant à Plock, à l'office de la cuisine, préparait les aliments pour la Communauté et pour Monsieur l'Aumônier. Avant de servir ce dernier, elle revêtait son habit et son voile, comme pour aller à la chapelle. Sa compagne, voyant cela, lui dit : « Pourquoi vous donner tant de peine, avec tant d'ouvrage ? Il suffirait de mettre seulement un tablier propre. » — « Non, répondit Sœur Faustine, je dois être mise comme il faut et me donner un peu de peine pour cela. »
    « Rien n'est petit dans le service divin, écrit-elle, et l'âme qui observe bien ses Règles recevra une plus grande récompense que celle qui fait de nombreuses pénitences ou mortifications. Peu m'importe si, par ma fidélité, je m'expose aux rires et aux moqueries, pourvu que j'agisse toujours selon l'esprit des Saintes Règles et des Saints Vœux. »
    Et que dire de sa confiance en Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux ! « Si Dieu est avec nous, qui pourra nous nuire ? Une confiante espérance donne à l'âme un appui en Celui qui est la Toute-puissance même. »
    Dans toutes ses nécessités, Sœur Faustine se reposait en Dieu, même pour le temporel. Dans ses sécheresses et ténèbres spirituelles, faisant des efforts héroïques, elle répétait : « Jésus, j'ai confiance en Vous, malgré tout ce qui se passe en moi, même contre l'espérance. Même si Vous me tuiez, j'espérerais toujours. » C'est un vivant exemple de l'espérance chrétienne, voilà pourquoi Dieu l'a choisie comme Apôtre de la Miséricorde divine.
    Peu lui importait le « qu'en dira-t-on », agissant toujours avec une grande pureté d'intention, sa conduite était franche et ouverte. Une religieuse lui suggéra, un jour, de faire un travail bien soigné, afin d'en recevoir des éloges : « Dieu répondit l'interpellée, ne me demandera pas : « As-tu été une ouvrière très capable ? », mais : « As-tu été une bonne religieuse ? »
    Dans sa dernière maladie, Sœur Stéphane l'interrogeant : « N'avez-vous pas peur de mourir ? », la patiente riposta dans un sourire : « J'ai confiance en la Miséricorde de Dieu. » « Je sens ma fin approcher, confia-t-elle à sa Prieure, je ne crains pas la mort, je vais à la rencontre de mon Époux. Dans mes plus fortes douleurs, je me réfugie en Jésus Crucifié. Je n'attends, ni ne désire aucun secours des hommes. C'est uniquement de Dieu que j'espère l'assistance. Sa divine Miséricorde est mon ferme espoir.
    Cette confiance, elle l'inspirait au prochain, l'encourageant à prier et priant elle-même pour lui. Ses rapports avec tous étaient réglés par une délicate prudence, prenant bien soin de garder sa pureté, et Monsieur l'Abbé Sopocko assure qu'elle n'a jamais commis de fautes graves. « En avril 1937, Dieu me fit comprendre, dit-elle, que, malgré les occasions diverses rencontrées dans ma vie, je n'ai jamais perdu la pureté de mon âme, grâce à sa divine protection. Je passais cette journée en action de grâces et en remerciements d'avoir daigné me garder et de me le faire comprendre. »
    Son humilité la portait à demander des avis à ses compagnes et à se conformer aux conseils donnés par de plus expérimentées ; elle savait si bien organiser ses emplois qu'elle avait le temps pour tout faire, et être en même temps exacte aux exercices de la Communauté.
    Sa mortification date de son enfance. Etant en service chez Madame Sadowska, celle-ci rapporte qu'Hélène jeûnait souvent. De même au couvent, avec les mortifications de règle, et avec la permission de son Confesseur, elle portait des chaînettes de fer et priait les bras en croix. Durant son office à la cuisine, en plein été, elle ne se plaignit jamais de la chaleur ; au cours de la maladie, elle se contentait de se rincer la bouche, malgré sa grande soif : « Pourtant, avoua-t-elle un jour à sa Supérieure, j'avalerais volontiers un seau d'eau. »
    Sévère observatrice du silence, elle assurait qu'une âme bavarde n'arriverait jamais à la sainteté. Une bouche silencieuse est d'or pur, elle porte le témoignage de la sainteté intérieure.
    Sœur Faustine aimait beaucoup sa Communauté, étant persuadée qu'après Dieu, c'est à cette Communauté qu'elle, devait tout. Dans une conversation avec la Supérieure générale : » Oh ! s'exclama-t-elle, comme notre vocation est belle ! » Quelque temps avant sa mort, elle écrit : « Comme je suis reconnaissante de pouvoir mourir en Communauté ! » Son habit religieux lui inspirait une véritable affection et, lorsqu'un jour une Sœur lui demanda pourquoi elle le gardait pour son office à la cuisine : « II faut, dit-elle, porter ce que l'on a reçu de l'autel. »
    Autant que sa santé le lui permettait, elle suivait en tout les usages de la Communauté, toujours unie à Dieu, serviable, sereine, édifiant tout son entourage : « Souvenons-nous, répétait-elle souvent, qu'en premier lieu, nous devons nous efforcer de nous sanctifier, d'acquérir une vraie vie intérieure et une union intense avec Nôtre-Seigneur Jésus. » Si tout devenait ardu dans son office, elle restait persuadée que tout lui venait de Dieu et elle ne recherchait pour elle-même ni considération ni respect : « Je remercie Dieu pour tout », disait-elle dans sa dernière maladie. Malgré sa faible santé, l'humble religieuse ne s'épargnait pas pour l'accomplissement des exercices spirituels. Elle demanda à une compagne de l'asperger si, un jour, elle ne pouvait se lever le matin. Elle restait à genoux, ne s'appuyant jamais, toujours recueillie pendant la récitation des prières.
    Dans ses mortifications, elle fut très discrète; ses compagnes ne s'en aperçurent pas.
    Avec les personnes de l'extérieur, sa réserve se remarquait, parlant peu tout en demeurant aimable en cas de nécessité. Elle ne rougissait nullement lorsque ces personnes, fût-ce un prélat, la trouvaient occupée au jardin ou mal vêtue. De nature timide, elle devenait courageuse lorsqu'il s'agissait de la gloire de Dieu ou de la fidélité à ses engagements, supportant toutes les difficultés avec un grand renoncement.
    Son cœur était détaché des biens de ce monde. Elle ne chercha jamais aucune exception, soit pour la nourriture ou le vêtement, se conformant aux directives de ses Supérieures et aux Règles de la Communauté, et se trouvant satisfaite de ce qu'elle recevait.
    Sœur Sylwestra raconte qu'un jour, pendant les grands nettoyages du dortoir, il manqua des rideaux pour la cellule de Sœur Faustine. Mais celle-ci, en l'apercevant : « J'aime la pauvreté, dit-elle en souriant, ne me donnez pas de rideaux puisqu'il en manque. » Pendant plusieurs semaines, elle remplaça les rideaux par son couvre-lit et une couverture légère.
    De même, durant sa maladie, aucune exigence, pas même celle du feu à la période des grands froids.
    En 1924, pendant l'Octave de la Fête-Dieu, Hélène, alors en service, discutait avec sa patronne (qui voulait la marier) au sujet de sa vocation. Elle lui confia avoir fait vœu de chasteté, au cours des Vêpres dans une église de la Capitale, « et depuis ce temps, dit-elle, j'ai senti une plus grande intimité avec mon Epoux céleste. Ce vœu, formulé en paroles très simples, découla du fond de mon cœur et pour toujours. »
    Quelle estime et quel amour pour la chasteté ! et ce, depuis son enfance ! Jamais une parole déshonnête ne sortit de ses lèvres. Elle observait une grande réserve avec les personnes de l'autre sexe, veillant sur sa vue, s'imposant de grandes mortifications, afin de conserver et d'augmenter en elle cette belle vertu et d'obtenir la grâce de persévérer dans son innocence. En 1937, elle note : « Depuis ce temps, je n'ai ressenti aucune lutte en moi-même. En 1929, pendant la Messe, renouvelant mes saints vœux, lorsque je récitais la formule, je vis Jésus près de moi, habillé de blanc avec une ceinture d'or. Il me dit : « Je t'accorde un amour éternel et, pour que ta pureté soit sans tache, tu ne ressentiras jamais de tentations contre cette vertu. » Jésus dénoua alors sa ceinture et m'en entoura les reins. Depuis ce temps, aucune tentation ne vint troubler ni mon corps ni mon esprit. Je compris plus tard que cette grâce me fut accordée à la prière de la Sainte Vierge, que j'avais priée à cette intention pendant plusieurs années. Dès lors, ma dévotion envers elle augmenta. Elle m'apprit à aimer Dieu et à accomplir sa sainte Volonté en toutes choses. O Marie, vous êtes ma joie, c'est par vous que Jésus descendit sur la terre et dans mon cœur. Je me réfugie dans les plis de votre manteau virginal ; là, je suis en sûreté, car, de moi-même, je ne suis qu'ignorance et faiblesse : voilà pourquoi je me presse sur votre Cœur comme un petit enfant : gardez-moi, instruisez-moi. »
    Malgré l'assurance du Seigneur en ce qui concernait l'état de son âme, Sœur Faustine veillait sans cesse sur ses sens, ses paroles, ses actions, ayant peur même de son ombre : « Cette grâce me fut accordée, dit-elle, parce que, étant la plus faible de toutes, Dieu m'entoura de sa miséricorde divine. »
    Dans une poésie, écrite sur les vierges, à la fin de sa vie, on découvre sa profonde estime pour cette belle vertu. A cette estime, elle joignait une sincère humilité qui la mettait sans cesse en face de son néant : « Les plus heureux moments de ma vie sont ceux pendant lesquels je reste seule avec mon Dieu, lui parlant cœur à cœur. C'est alors que je comprends sa grandeur et ma petitesse. » Reconnaissant l'abîme de son néant, son âme se confondait en actions de grâces pour la miséricorde du Seigneur. On la voyait toujours pleine de simplicité et de réserve dans son maintien, sans affectation pourtant, naturelle. C'est en silence qu'elle supportait les moqueries, les manques d'égards, les reproches injustes, ne s'en vengeant que par une amabilité plus intense envers les personnes qui les lui occasionnaient.
    Une religieuse, venant de la ville, rentra à la cuisine où travaillait Sœur Samuela et Sœur Faustine. Se fâchant contre cette dernière, elle quitta ses caoutchoucs sans prendre de précautions. Alors l'humble sœur converse prit une des chaussures, la lava soigneusement sur l'évier, et engagea Sœur Samuela à faire de même pour l'autre caoutchouc : « C'est pour l'amour de Jésus », lui dit-elle.
    « Lorsque Jésus m'émerveilla par sa bonté et m'attira à Lui, dit Sœur Faustine dans son journal, je vis ce qui ne Lui plaisait pas en moi et je résolus de tout faire disparaître avec le secours de sa grâce. Depuis ce temps, Dieu me combla de grands privilèges. Je ne cherche pas à comprendre, à connaître, à considérer les voies par lesquelles Dieu me conduit, il me suffit de savoir que je L'aime et qu'il m'aime. »
    La grâce à laquelle Sœur Faustine répondit depuis son enfance la conduisit dans la pratique des vertus et l'épanouissement des dons du Saint-Esprit. Ces dons donnent à l'âme la force de suivre les inspirations divines. Or, cet épanouissement des dons divins est remarquable dans la rédaction des notes de la Sœur.
Entrant au noviciat, elle dit au Seigneur : « Maître, je Vous laisse entière liberté dans la conduite de mon âme, conduisez-moi comme il Vous plaira, je ne chercherai pas à comprendre, j'irai, je Vous suivrai confiante. Votre Cœur miséricordieux peut tout. » Effectivement, le Directeur spirituel de la jeune novice constata l'action des dons du Saint-Esprit dans cette âme. Parfois même cet état fut visible dans la pratique des vertus héroïques : actes de renoncement, oubli de soi.
    Le don de Conseil conduisait ses actions ; grâce à lui, Sœur Faustine donnait au besoin des réponses justes et salutaires. Mère Sérafina était sans office pendant un certain temps et, s'en trouvant en peine, reçut de Sœur Faustine, qui ignorait ce détail, une petite carte avec ces simples mots : « Adorons la volonté de Dieu. »
    Le don de Piété lui montrait Dieu, non seulement comme le meilleur des Pères, mais aussi comme le grand Seigneur et Rédempteur, remplissant son cœur d'amour et de confiance, et aussi du respect dû à Dieu : « O mon Jésus, ma voie, ma vérité, ma vie, écrit-elle, garde-moi près de Toi ; comme une mère tenant son enfant dans ses bras ; je suis non seulement une pauvre petite enfant, mais un abîme de misère et de néant »
    Le don de Force l'aidait à réaliser la mission de répandre le culte de la Miséricorde de Dieu, malgré les nombreuses difficultés qu'elle rencontra sur son chemin : « Dans mes peines et souffrances, je ne cherche nullement de consolation auprès des créatures. Lorsqu'il me semble que Dieu reste sourd à ma voix, je cherche ma force dans la patience et le silence, restant muette comme la colombe qui ne se plaint pas si on lui enlève ses petits. Je veux m'élever jusqu'aux plus ardents rayons du soleil, ne m'arrêtant pas sur la bassesse de la terre, je veux m'élever toujours, car c'est sur Toi que je m'appuie et que je trouve ma force, perdue, fondue en Toi, Dieu éternel, depuis que Tu m'as attirée vers Toi. Il me semble parfois, écoutant la méditation, qu'un seul mot me suffit pour m'unir étroitement avec Dieu. Je sens que je suis près du très miséricordieux Cœur de Jésus. Mon esprit se perd en Lui. Alors je comprends davantage en une minute que durant de longues heures de méditation et considération. Il y a des moments où, d'après certaines lumières, je comprends les choses comme Dieu les voit, tant pour celles du monde extérieur que pour celles du monde intérieur. »
    Sœur Faustine avait plusieurs sortes d'union : « Je suis surtout unie à Dieu, disait-elle, par un moyen très profond. Bien que mes sens soient alors comme endormis, je vois les choses clairement, plus clairement même qu'avec mes yeux. » Dieu se communiquait à elle par des paroles surnaturelles et elle a senti le contact divin : « Mon âme, écrit-elle, est touchée par Dieu et comme fondue en Lui, s'oubliant elle-même. Je suis comme imprégnée de Dieu et perdue en sa beauté. D'ailleurs, je ne puis exprimer cela. »

A SUIVRE :
 - CHAPITRE IV - VICTIME DE L'AMOUR ETERNEL

 - CHAPITRE V - LE GRAND ET SAINT MESSAGE
 - CHAPITRE VI - UNE MISSION A CONTINUER
 - CHAPITRE VII - UNE VIE A IMITER

Si vous souhaitez répandre la dévotion au Christ Miséricordieux, nous mettons gracieusement à votre disposition des images avec des prières, soit sous forme de triptyque : cliquez ici soit l'image traditionnelle (pdf) cliquez ici comprenant le chapelet à la Miséricorde divine et des prières.
Seuls les frais de port seront à votre charge. Pour une lettre de 20 gr soit 7 images ou 2 triptyques en courrier vert, la poste applique à partir du 1er janvier 2024 le tarif de 1,29 €. Pour 35 images soit 100 gr, de 21 à 100 gr : 2,58 € ; Pour une quantité plus importante par exemple 90 images soit 250 gr (de 101 gr à 250 gr) : 4,30 €, 180 images soit 500 gr : 6,30 ;  etc. (tarif la poste janvier 2024)
Pour commander des images, merci de nous adresser un mail à p.francart@orange.fr et nous vous enverrons par retour le lien vers paypal pour vous acquitter des frais d'envoi.

Si vous désirez nous écrire par courrier poste : 18, rue du Général de Gaulle -  65700 Maubourguet

Promesses du Christ à ceux qui répandent la Dévotion aux Christ Miséricordieux


Il est bon de rappeler que le Christ a promis (P.J. 1074-1075) que les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un Juge, mais le Sauveur miséricordieux. En cette dernière heure, l’âme n’a plus rien pour sa défense si ce n’est ma miséricorde ; heureuse l’âme qui, sa vie durant, se plongeait dans la source de la miséricorde, car la justice ne l’atteindra pas.

Petit Journal de Sœur Faustine en intégral
Retour sur la table : "Christ Miséricordieux "
 

Les lecteurs qui désirent consulter les derniers articles publiés par le site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent cliquer sur le lien suivant  E.S.M. sur Google actualité


 

Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-   E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 22.12.2023

 

 » Sélection des derniers articles  
page précédente haut de page page suivante