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19 Avril 2005
 

La pensée lumineuse du pape Benoît XVI

 

Rome, le 22 octobre 2007 - (E.S.M.) - La promulgation du Motu proprio Summorum Pontificum doit combler notre espérance avec une reconnaissance sans nom pour notre courageux Saint-Père Benoît XVI : vienne la paix liturgique et l'unité entre tous les catholiques !

Vienne la paix liturgique et l'unité entre tous les catholiques !

La pensée lumineuse du pape Benoît XVI

LA LITURGIE ET LA MOBYLETTE

Le pape Benoît XVI, après Jean-Paul II, souhaite remettre de l'ordre dans la liturgie. Pour ce faire, il publie l'Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis suivie par le Motu Proprio "Summorum Pontificum". Aussitôt nos chers vieux soixante-huitards, ex-Jocistes aigris (Pour les plus jeunes : JOC = jeunesse ouvrière catholique), se mettent à parler de "retour en arrière". On proteste. Il est toujours de bon ton de protester quand on n'a plus vraiment confiance dans le Seigneur et dans son Église. "C'est le refus des acquis de Vatican II", dit un clerc en col roulé qui se croit encore dans le vent, comme "autrefois", et qui entend protéger les tabous liturgiques de son milieu d'appartenance sans même s'apercevoir qu'il fait très "folklo" dans son costume d'ancien militant de l'ACO. (Action Catholique Ouvrière, le site officiel, du moins ce qu'il en reste !)

Le souvenir des jours anciens s'accroche ainsi aux progressistes d'hier qui sont devenus, sans s'en rendre compte, les intégristes d'aujourd'hui. Ils aimeraient que revienne cette époque bénie et exaltante où l'on célébrait l'Eucharistie autour de la table de cuisine d'une HLM, avec soeur Ginette qui osait se mettre en civil. Mais ils oublient de voir que, comme disait une vieille paroissienne à son curé qui venait de liquider le maître-autel de l'église: "Ce ne sera jamais plus comme avant".

C'est vrai : ce ne sera jamais plus "comme avant". Car une majorité de fidèles souhaitent à présent davantage de dignité en liturgie; il arrive même que des jeunes nés bien après le Concile se prennent à apprécier la forme "extraordinaire" du rite romain tellement elle leur apparaît célébrée avec plus de respect que les messes paroissiales qui se prévalent du Concile. Et puis, les pèlerins viennent en nombre à Rome écouter les catéchèses de Benoît XVI, la bête noire de nos vieux ex-progressistes. Enfin, nombreux sont les catholiques qui aimeraient réentendre et chanter le grégorien au cours des liturgies. Dignité, beauté, respect des rites: autant de choses que les néo-conservateurs ne peuvent pas comprendre, eux qui se sont employé pendant des années à tout saboter, à imaginer "leur" révolution liturgique.

Au milieu de ces nouvelles orientations qui se font jour dans l'Église de ce XXIème siècle, le clergé d'hier ne veut pas s'éclipser. On le comprend. Mais il continue avec une désarmante candeur à ressasser interminablement les vieux slogans d'hier: "Les gens ne comprennent pas le latin"; "Il faut rendre la messe plus vivante"; "Il faut que les fidèles puissent participer activement"; "Il faut que les gens puissent voir ce qui se passe à l'autel"... etc. Autant d'idées qui n'étaient pas fausses en elles-mêmes mais qui, coupées d'une vision globale de la liturgie et donnant lieu à des applications menées à la hussarde - comme disait feu le Cardinal Lustiger - furent à l'origine de la crise liturgique que l'on sait.

Les vieux slogans d'hier ont cependant un avantage: ils permettent au clergé "néo-tradi-hard" de ne pas s'interroger sur les vrais problèmes: chute de la pratique dominicale, baisse alarmante du nombre des vocations sacerdotales et religieuses... etc.

D'où cette question: dans quel monde vivent ces clercs ? Si en France l'Église continue à s'enfoncer dans la crise, n'est-ce pas d'abord parce qu'elle est encore trop souvent entre les mains de ces militants d'un autre siècle qui refusent d'appliquer les directives magistérielles, lesquelles sont autrement plus "modernes" - puisqu'il faut être moderne - que leurs vieux principes ? Si la crise se prolonge, n'est-ce pas parce que ces clercs et ces laïcs qu'on dit "engagés" affectent de parler au peuple sans vouloir se rendre compte que le peuple ne les écoute plus, tellement leurs discours sont décalés ? Les fidèles préoccupés et inquiets de l'avenir de la liturgie, de la prière, de la catéchèse, de leur foi, de l'Église, ne peuvent plus se reconnaître dans ces clercs immobiles et souvent idéologues qui refusent de s'interroger sur les vrais problèmes posés par la désertification des messes dominicales et des séminaires diocésains, ou qui continuent à s'accrocher à une pastorale ayant suffisamment donné les preuves de son inaptitude à répondre aux vrais questions et à surmonter la crise actuelle.

Il est inquiétant de voir avec quelle mauvaise foi ces clercs sexagénaires qui brassent avec une désarmante opiniâtreté les idées d'un autre siècle, sont aujourd'hui devenus capable de travestir la pensée lumineuse de Benoît XVI. Ainsi, quand le pape explique comment comprendre Vatican II pour mieux en appliquer les principes, ils crient à la trahison du Concile. Quand le pape autorise la célébration du rite romain sous sa forme "extraordinaire", ils brandissent le spectre d'un retour inconditionnel au latin et d'une division au sein de l'Église. Quand le pape Benoît XVI demande que les rites soient respectés et dignement accomplis, ils crient à la violation du principe de "participation active" des fidèles à la liturgie et à la ruine des acquis du Concile. Quelle incroyable hypocrisie, chez ces gens-là, dans leur soudaine référence à Vatican II, ce concile que, depuis 40 ans, ils n'ont guère respecté !

C'est donc une image ancienne de la liturgie - et, au-delà de la liturgie, de l'Église aussi - qui est actuellement soutenue par les vieux états-majors toujours en place dans nos diocèses. Comme s'ils avaient mal passé leur puberté, ils continuent une interminable crise d'adolescence qui les conduit à employer un discours totalement anachronique dont ne veulent plus les jeunes générations de fidèles.

Leurs célébrations liturgiques, totalement décalées, ont quelque chose en commun avec ces vieilles mobylettes que trafiquent les jeunes: elles font beaucoup de bruit, fument tant qu'elles peuvent... mais n'avancent plus.

Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

La promulgation du Motu proprio Summorum Pontificum doit combler notre espérance avec une reconnaissance sans nom pour notre courageux Saint-Père Benoît XVI : vienne la paix liturgique et l'unité entre tous les catholiques !

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Sources: PRO LITURGIA

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 22.10.2007 - BENOÎT XVI - T/MP

 

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