Ci-dessus moteur de recherche


ACCUEIL

BENOÎT XVI

LÉON XIV

CHRIST MISERICORDIEUX

L'EVANGILE DU JOUR

LA FAMILLE

TEXTES DU VATICAN

JEAN PAUL II

FARNESE LOUIS-CHARLES

ACTUALITE DE L'EGLISE

CATECHESES

LITURGIE

LES JEUNES

FIDELES LAICS

JOUR DU SEIGNEUR

SERVANTS DE MESSE

SPIRITUALITE

THEOLOGIE

VOCATIONS

VOYAGE APOSTOLIQUE

GALERIE PHOTOS

TV VATICAN

MEDITATIONS

QUI SOMMES NOUS

NOUS CONTACTER
 
BIBLIOTHEQUE
.
STATISTIQUES
 
Ouverture du site
19 Avril 2005
 

Mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur Faustine

Le 21 décembre 2023 - E.S.M. -  Personne ne m'a dirigé vers ce cimetière, ce fut uniquement mon cœur qui m'y poussa. Le silence du lieu et l'amabilité des Supérieures des Sœurs de Marie de la Miséricorde m'ont aidé à réaliser mon rêve, mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur Faustine, que j'ai appris à aimer dans mes prières et méditations.

Helena Kowalska - Pour agrandir l'image ► Cliquer  

Page précédente : INTRODUCTION

PREFACE

(1953)    Au centre de la ville de Cracovie, surnommée « petite Rome », les visiteurs trouvent presque à chaque pas une église célèbre, soit par son antiquité, soit par son architecture. Un souffle de sainteté entoure l'ancienne capitale de la Pologne. D'autant que Cracovie possède de nombreux Saints élevés à l'honneur des autels, citons : Saint Stanislas Kostka, Saint Jean de Kenty, les Bienheureux Stanislas Kazimierczyk, Isajasz B-ner, Bienheureuses Bronislas, Salomée, etc... etc...
    Aujourd'hui encore, il y a plusieurs candidats aux honneurs de la Canonisation : la Reine Edwige, le Frère Albert, Angèle Salawa et Sœur Faustine Kowalska, actuellement connue dans toute la Pologne.
    De nombreuses personnes, attirées, soit par une force intérieure de piété, soit par la curiosité, viennent de Cracovie, et même des environs, prier sur la tombe de Sœur Faustine, qui repose en paix dans le tombeau des Sœurs à Lagiewniki, très facile d'accès par le tram N° 8.
    Ces personnes viennent, non seulement prier, mais implorer l'intercession de celle qui fut honorée du titre de « Secrétaire de Jésus ».
Personnellement, je suis venu là plusieurs fois, mais sans but déterminé, « comme ci, comme cela », expression usitée par Sœur Faustine dans son journal. J'ai longuement prié et réfléchi sur cette tombe.
    Personne ne m'a dirigé vers ce cimetière, ce fut uniquement mon cœur qui m'y poussa. Le silence du lieu et l'amabilité des Supérieures des Sœurs de Marie de la Miséricorde m'ont aidé à réaliser mon rêve, mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur Faustine, que j'ai appris à aimer dans mes prières et méditations. Les feuilles en tombant des arbres murmuraient à mon âme que Sœur Faustine venait prier en ce lieu, cherchant, pour ainsi dire, secours auprès de celles qui reposaient ici ; heureuses à jamais, si elles avaient accompli la volonté de Dieu. Il me semblait que le divin Maître voulait que j'écrive la vie de cette âme privilégiée. De plus en plus l'horizon s'éclaircit pour ce qui touche à la proclamation de la fête de la Miséricorde de Dieu et à la béatification de sa petite Apôtre. De là découle là nécessité de faire connaître cette humble religieuse.
 

CHAPITRE PREMIER

UNE VIE COMME LA NOTRE

    Le 1er mai 1924, une jeune fille frappait à la porte du couvent des Religieuses de Marie de la Miséricorde, à Varsovie, situé dans la rue Zytnia, nos 3-9. La Supérieure raconta que, se rendant au parloir, elle aperçut par la porte entrebâillée la jeune fille, qui ne lui fit pas bonne impression à cause de sa mine peu soignée; aussi, n'étant pas vue de cette dernière, elle retourna sur ses pas, afin de prier une religieuse de donner une réponse négative à l'aspirante : « A ce moment, dit la Supérieure, il me vint en pensée qu'il serait peu charitable de congédier cette personne sans aller au moins échanger quelques mots avec elle. Suivant cette inspiration, je revins sur mes pas et constatais que, vue de près, l'aspirante avait un tout autre aspect : son aimable sourire, son visage sympathique, sa simplicité, sa franchise et sa manière de s'exprimer me gagnèrent ; changeant d'avis, je lui accordais son admission, qu'elle désirait tant. »
    Sœur Faustine écrit à ce propos dans son journal : « Conduite à la chapelle, je me sentis toute pleine de joie et demandais au bon Jésus : « Seigneur, Maître de ce lieu, daignes-tu me recevoir ?» J'entendis une voix me répondre : « Je te reçois, tu es dans mon Cœur. »
    Sœur Faustine naquit le 25 août 1905, à Gtogowiec, hameau situé à 3 kilomètres de Swinnice. L'église, très bien entretenue, domine une plaine sablonneuse, couverte de champs de seigle et de maigres prairies. Les chaumières, entourées de jardins, sont bâties sur le bord de la route conduisant au bois ou, de-ci, de-là, dans les champs.
    C'est dans une de ces chaumières que vint au monde notre Sœur Faustine. Son père Stanislas, cultivateur et charpentier, né le 6 mai 1868, mourut le 10 juillet 1946. Très pieux, il assistait tous les dimanches à la Messe et chantait chaque jour l'office de l'Immaculée-Conception, ainsi que l'hymne du matin. En Carême, il chantait les lamentations de la Passion. Sans rémission dans l'exercice de ses dévotions, et n'ayant parfois point d'égards pour le sommeil de sa femme et de ses enfants, il se levait le premier pour chanter à haute voix son office. Très exigeant pour ses enfants, il faisait régner une grande discipline dans la maison.
    Le petit Stanislas, le préféré de Sœur Faustine, ayant un jour arraché une petite branche de peuplier marquant la limite du champ paternel, reçut pour ce petit méfait une forte correction.
    La mère de Sœur Faustine, née Babel, naquit le 8 novembre 1875, non loin du hameau de Mniewie. C'était une brave femme, travailleuse, dévouée, pleine de dévouement. Elle aidait son mari de toutes ses forces et éleva dix enfants : deux fils et huit filles.
    Sœur Faustine fut baptisée, le 27 août 1905, par Monsieur le Curé J. Chodynski, dans l'église paroissiale de Swinnice, et reçut le nom d'Hélène. Son parrain se nommait Martin Lugowski et sa marraine, Marriane Szczepaniak, née Szewcyk.
    Hélène grandit sous le doux regard maternel, partageant la vie pauvre de sa famille. Le père travaillait durement et exigeait que ses enfants, filles et garçons prennent de bonne heure l'habitude du travail. Dès l'âge de 9 ans, les garçons aidaient au battage du blé ; Hélène aidait sa mère à la cuisine ou menait les vaches au pâturage. Elle fréquentait aussi l'école de Swinnice, où elle se montrait très appliquée. Un jour, lors de la visite de Monsieur l'Inspecteur, elle récita si bien le « Retour du père », poésie d'Adam Mickiewicz, qu'elle reçut une récompense. Le Maître d'école était en ce temps Monsieur Lazinski (actuellement décédé). Hélène ne termina pas ses études à cause de la pauvreté de ses parents.
    A 14 ans, elle dit à sa mère : « Papa travaille très durement et moi, je n'ai pas de quoi m'habiller pour le dimanche ; je suis la plus mal mise de toutes les jeunes filles. J'irai travailler pour gagner quelque chose. » —« Eh ! bien, va », répondit la mère.
    Hélène partit en service à Aleksandrow, près de Lodz, chez des connaissances. Elle resta presque une année chez Hélène Garyszewka, puis elle retourna à la maison.
    C'est alors qu'elle déclara à sa mère son désir d'entrer au couvent. Ses parents refusèrent et son père lui dit : « Tu ne sais pas ce que tu veux. Afin de te laisser partir au couvent, je devrais verser une somme d'argent et je n'en ai pas, je n'ai que des dettes. » Hélène répondit : « Mais Papa, je n'ai pas besoin d'argent, Jésus me conduira au couvent. »
    Le refus de ses parents causa beaucoup de chagrin à la jeune fille qui, négligeant les inspirations de la grâce, s'adonna à la vanité du monde, sans pourtant en recueillir aucune satisfaction. L'appel de la grâce se faisait toujours sentir et l'inquiétait.
    Etant un jour au bal, avec sa sœur, elle vit soudain auprès d'elle Jésus souffrant, couvert de plaies et qui lui dit : « Jusqu'à quand dois-Je supporter que tu Me trompes » Cette vision troubla profondément la jeune fille. Transportée soudain dans un autre monde, elle prétexta un mal de tête et quitta la société pour aller se réfugier à l'église, et là, devant le Saint Sacrement, elle demanda à Nôtre-Seigneur ce qu'il voulait d'elle. Ce fut alors qu'elle entendit ces paroles : « Va à Varsovie et rentre au couvent. » Le soir même, n'emportant aucun bagage, elle partit de Lodz pour Varsovie. En descendant du train, apercevant tant de monde et d'équipages, ne connaissant personne, ne sachant où diriger ses pas, Hélène se sentit inquiète. Elle pria la Sainte Vierge de vouloir bien la diriger, et entendit ces paroles : «  Sors de la ville et dans le hameau tu trouveras un refuge sûr pour la nuit, »
    Obéissant à là voix, Hélène trouva, en effet, tout, comme Marie le lui avait indiqué. Le lendemain, de grand matin, revenue en ville, elle entra dans la première église se trouvant sur son chemin, pour demander au Bon Dieu les lumières nécessaires afin de connaître sa volonté. Les Messes se succédaient et pendant l'une d'elles, Hélène entendit ces paroles : « Va trouver ce prêtre et dis-lui tout, il t'indiquera ce qu'il faut faire. » « Après la Messe, écrit Hélène, j'allais à la sacristie, le prêtre me conseilla de prier, car il était étonné ; puis il me recommanda d'aller chez une certaine personne en attendant mon admission au couvent. Cette dame me reçut avec bonté et je me mis en quête d'un couvent. Chacune de mes demandes recevait un refus. Le cœur angoissé, je dis à Jésus : « Aide -moi, Seigneur, ne m'abandonne pas. » Enfin, je vins frapper à la porte de notre couvent. » Nous connaissons la manière dont elle fut accueillie.
    Hélène fut reçue définitivement dans la Congrégation des Sœurs de Marie de la Miséricorde le 1er août 1925, à Varsovie, en qualité de religieuse converse, après l'avis de la Révérende Mère Léonard Cielecka, Supérieure générale. Elle commença son postulat à Varsovie, dans la maison située rue Zytnia,  Nos 3-9, sous la direction de Mère Jeanne Bartkiewicz, puis, le 23 janvier 1926, partit à Cracovie pour le terminer.
    C'est le 30 août 1926 que notre postulante commença son noviciat ; recevant le saint Habit et le nom de Maria-Faustine du Saint Sacrement. Durant ses deux années de noviciat, sous la direction très expérimentée de Mère Marie-Joséphine Brzozowska, Hélène prouva que sa vocation était certaine ; en conséquence, elle fut admise à prononcer ses vœux annuels le 30 avril 1928. Ses parents, invités à la cérémonie, passèrent à cette occasion quelques instants avec leur fille. La trouvant radieuse de joie, son père lui demanda : « Eh ! bien, ma fille, tu ne t'ennuies pas ici ? » — « Comment pourrais-je m'ennuyer, habitant avec Nôtre-Seigneur sous le même toit ? » Pendant le voyage de retour, il répéta plusieurs fois : « Comme elle doit aimer Jésus ! Il faut la laisser en paix, c'est la volonté de Dieu. »
    Le 1er mai 1933, Sœur Faustine prononça ses vœux perpétuels ; elle fut successivement envoyée dans plusieurs maisons : à Varsovie, rue Zytnia; à Grochow, à Plock, à Vilna, à Valendow et Derdy, ainsi qu'à Lagiewniki, près de Cracovie, et passa un peu de temps à Biala et Kiekrz, près de Poznan. Partout, elle se montra fidèle aux exercices de Communauté et elle remplit consciencieusement ses devoirs d'office, soit à la cuisine, soit au jardin, soit à Lagiewniki, où elle remplit l'office de portière.
    Les années passèrent rapidement dans l'accomplissement de ces emplois simples et ordinaires ; les souffrances physiques et morales augmentèrent avec le temps et devinrent plus fortes, tant à cause de sa santé, bien faible, que du poids du travail.
    Enfin, notre religieuse tomba gravement malade et le médecin diagnostiqua la tuberculose. Ses Supérieures l'envoyèrent à Josefow, le 11 mai 1936, puis, le 8 décembre suivant, Sœur Faustine fut hospitalisée à Pradnik, près de Cracovie. Mise dans une chambre à part, très bien soignée, Sœur Faustine, se sentant mieux après plusieurs mois de séjour, revint à la maison de Lagiewniki, le 27 mars 1936, où elle remplit les fonctions de portière. En dépit de ses faibles forces, elle s'acquitta très bien de son emploi. Au bout d'un certain temps, sa santé fléchit à nouveau et Sœur Faustine retourna à l'hôpital pour y séjourner du 20 avril au 17 septembre 1938. Pendant sa maladie, elle ne parlait pas de ses souffrances, ne répondant qu'aux questions qui lui étaient posées ; les conversations la fatiguaient, elle répétait souvent :«  Bientôt, bientôt. » Lorsque ses Sœurs venaient la voir, elle ne parlait que de Jésus, toute prête à quitter cette terre. Pourtant elle voulait mourir dans sa Communauté ; rendue à son couvent, elle demanda pardon, selon l'usage, à toutes les Sœurs, s'unit aux prières des agonisants récitées par Monsieur l'Aumônier Czaputa et, le 5 octobre 1938, à 22 h. 45, les yeux fixés sur son Crucifix, elle rendit son âme à Dieu, doucement, simplement, après 33 ans d'âge, dont 13 ans et deux mois de vie religieuse.
    Portée sur les épaules de ses Sœurs en religion et des élèves, par un beau jour d'automne, sa dépouille mortelle fut déposée dans le cimetière des Sœurs, à Josefow. Le convoi fut conduit par deux prêtres : Monsieur l'Aumôner et un Père Jésuite. La famille et la Communauté furent informées du décès de celle qui vécut et mourut « comme une Sœur ordinaire », au sein de sa Congrégation.
    Sœur Joséphine la caractérise ainsi : « Elle était pleine de simplicité, ne se faisant remarquer en rien,  sinon par plus de vertu, plus de recueillement, plus d'union à Dieu. Lorsque nous apprîmes, à sa mort, les privilèges dont Nôtre-Seigneur la combla, nous ne pouvions y croire. » En 1944, les Sœurs déclarèrent : « C'est étrange, car Sœur Faustine était une simple religieuse comme nous. »

A SUIVRE :  
- INTRODUCTION
- CHAPITRE I - UNE VIE COMME LA NOTRE
- CHAPITRE II - ELLE A SU AIMER
- CHAPITRE III - LES PROFONDEURS DE L'AME
- CHAPITRE IV - VICTIME DE L'AMOUR ETERNEL
- CHAPITRE V - LE GRAND ET SAINT MESSAGE
- CHAPITRE VI - UNE MISSION A CONTINUER
- CHAPITRE VII - UNE VIE A IMITER

Si vous souhaitez répandre la dévotion au Christ Miséricordieux, nous mettons gracieusement à votre disposition des images avec des prières, soit sous forme de triptyque : cliquez ici soit l'image traditionnelle (pdf) cliquez ici comprenant le chapelet à la Miséricorde divine et des prières.
Seuls les frais de port seront à votre charge. Pour une lettre de 20 gr soit 7 images ou 2 triptyques en courrier vert, la poste applique à partir du 1er janvier 2024 le tarif de 1,29 €. Pour 35 images soit 100 gr, de 21 à 100 gr : 2,58 € ; Pour une quantité plus importante par exemple 90 images soit 250 gr (de 101 gr à 250 gr) : 4,30 €, 180 images soit 500 gr : 6,30 ;  etc. (tarif la poste janvier 2024)
Pour commander des images, merci de nous adresser un mail à p.francart@orange.fr et nous vous enverrons par retour le lien vers paypal pour vous acquitter des frais d'envoi.

Si vous désirez nous écrire par courrier poste : 18, rue du Général de Gaulle -  65700 Maubourguet

Promesses du Christ à ceux qui répandent la Dévotion aux Christ Miséricordieux


Il est bon de rappeler que le Christ a promis (P.J. 1074-1075) que les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un Juge, mais le Sauveur miséricordieux. En cette dernière heure, l’âme n’a plus rien pour sa défense si ce n’est ma miséricorde ; heureuse l’âme qui, sa vie durant, se plongeait dans la source de la miséricorde, car la justice ne l’atteindra pas.

Petit Journal de Sœur Faustine en intégral
Retour sur la table : "Christ Miséricordieux "

Les lecteurs qui désirent consulter les derniers articles publiés par le site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent cliquer sur le lien suivant  E.S.M. sur Google actualité


 

Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-   E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 21.12.2023

 

 » Sélection des derniers articles  
page précédente haut de page page suivante