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Mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur
Faustine
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Le 21 décembre 2023 -
E.S.M.
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Personne ne m'a dirigé vers ce cimetière, ce fut uniquement
mon cœur qui m'y poussa. Le silence du lieu et l'amabilité des
Supérieures des Sœurs de Marie de la Miséricorde m'ont aidé à
réaliser mon rêve, mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur
Faustine, que j'ai appris à aimer dans mes prières et méditations.
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Helena Kowalska -
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INTRODUCTION
PREFACE
(1953)
Au centre de la ville de Cracovie, surnommée « petite Rome », les visiteurs
trouvent presque à chaque pas une église célèbre, soit par son antiquité,
soit par son architecture. Un souffle de sainteté entoure l'ancienne
capitale de la Pologne. D'autant que Cracovie possède de nombreux Saints
élevés à l'honneur des autels, citons :
Saint Stanislas
Kostka, Saint Jean
de Kenty, les
Bienheureux Stanislas Kazimierczyk, Isajasz B-ner, Bienheureuses
Bronislas, Salomée, etc... etc...
Aujourd'hui encore, il y a plusieurs candidats aux honneurs de la
Canonisation : la Reine Edwige, le Frère Albert, Angèle Salawa et Sœur
Faustine Kowalska, actuellement connue dans toute la Pologne.
De nombreuses personnes, attirées, soit par une force intérieure de piété,
soit par la curiosité, viennent de Cracovie, et même des environs, prier sur
la tombe de Sœur Faustine, qui repose en paix dans le tombeau des Sœurs à
Lagiewniki, très facile d'accès par le tram N° 8.
Ces personnes viennent, non seulement prier, mais implorer l'intercession de
celle qui fut honorée du titre de « Secrétaire de Jésus ».
Personnellement, je suis venu là plusieurs fois, mais sans but déterminé, «
comme ci, comme cela », expression usitée par Sœur Faustine dans son
journal. J'ai longuement prié et réfléchi sur cette tombe.
Personne ne m'a dirigé vers ce cimetière, ce fut uniquement mon cœur qui m'y
poussa. Le silence du lieu et l'amabilité des Supérieures des Sœurs de Marie
de la Miséricorde m'ont aidé à réaliser mon rêve, mon fervent désir, d'écrire la vie de Sœur Faustine, que j'ai appris à aimer dans mes prières
et méditations. Les feuilles en tombant des arbres murmuraient à mon âme que
Sœur Faustine venait prier en ce lieu, cherchant, pour ainsi dire, secours
auprès de celles qui reposaient ici ; heureuses à jamais, si elles avaient
accompli la volonté de Dieu. Il me semblait que le divin Maître voulait que
j'écrive la vie de cette âme privilégiée. De plus en plus l'horizon
s'éclaircit pour ce qui touche à la proclamation de la fête de la
Miséricorde de Dieu et à la béatification de sa petite Apôtre.
De là découle
là nécessité de faire connaître cette humble religieuse.
CHAPITRE PREMIER
UNE VIE COMME LA NOTRE
Le 1er mai 1924, une jeune fille frappait à la porte du couvent
des Religieuses de Marie de la Miséricorde, à Varsovie, situé dans la rue
Zytnia, nos 3-9. La Supérieure raconta que, se rendant au
parloir, elle aperçut par la porte entrebâillée la jeune fille, qui ne lui
fit pas bonne impression à cause de sa mine peu soignée; aussi, n'étant pas
vue de cette dernière, elle retourna sur ses pas, afin de prier une
religieuse de donner une réponse négative à l'aspirante : « A ce moment, dit
la Supérieure, il me vint en pensée qu'il serait peu charitable de congédier
cette personne sans aller au moins échanger quelques mots avec elle. Suivant
cette inspiration, je revins sur mes pas et constatais que, vue de près,
l'aspirante avait un tout autre aspect : son aimable sourire, son visage
sympathique, sa simplicité, sa franchise et sa manière de s'exprimer me
gagnèrent ; changeant d'avis, je lui accordais son admission, qu'elle
désirait tant. »
Sœur Faustine écrit à ce propos dans son journal : « Conduite à la chapelle,
je me sentis toute pleine de joie et demandais au bon Jésus : « Seigneur,
Maître de ce lieu, daignes-tu me recevoir ?» J'entendis une voix me répondre
: « Je te reçois, tu es dans mon Cœur. »
Sœur Faustine naquit le 25 août 1905, à Gtogowiec, hameau situé à 3
kilomètres de Swinnice. L'église, très bien entretenue, domine une plaine
sablonneuse, couverte de champs de seigle et de maigres prairies. Les
chaumières, entourées de jardins, sont bâties sur le bord de la route
conduisant au bois ou, de-ci, de-là, dans les champs.
C'est dans une de ces chaumières que vint au monde notre Sœur Faustine. Son
père Stanislas, cultivateur et charpentier, né le 6 mai 1868, mourut le 10
juillet 1946. Très pieux, il assistait tous les dimanches à la Messe et
chantait chaque jour l'office de l'Immaculée-Conception, ainsi que l'hymne
du matin. En Carême, il chantait les lamentations de la Passion. Sans
rémission dans l'exercice de ses dévotions, et n'ayant parfois point
d'égards pour le sommeil de sa femme et de ses enfants, il se levait le
premier pour chanter à haute voix son office. Très exigeant pour ses
enfants, il faisait régner une grande discipline dans la maison.
Le petit Stanislas, le préféré de Sœur Faustine, ayant un jour arraché une
petite branche de peuplier marquant la limite du champ paternel, reçut pour
ce petit méfait une forte correction.
La mère de Sœur Faustine, née Babel, naquit le 8 novembre 1875, non loin du
hameau de Mniewie. C'était une brave femme, travailleuse, dévouée, pleine de
dévouement. Elle aidait son mari de toutes ses forces et éleva dix enfants :
deux fils et huit filles.
Sœur Faustine fut baptisée, le 27 août 1905, par Monsieur le Curé J.
Chodynski, dans l'église paroissiale de Swinnice, et reçut le nom d'Hélène.
Son parrain se nommait Martin Lugowski et sa marraine, Marriane Szczepaniak,
née Szewcyk.
Hélène grandit sous le doux regard maternel, partageant la vie pauvre de sa
famille. Le père travaillait durement et exigeait que ses enfants, filles et
garçons prennent de bonne heure l'habitude du travail.
Dès l'âge de 9 ans, les garçons aidaient au battage du blé ; Hélène aidait
sa mère à la cuisine ou menait les vaches au pâturage. Elle fréquentait
aussi l'école de Swinnice, où elle se montrait très appliquée. Un jour, lors
de la visite de Monsieur l'Inspecteur, elle récita si bien le « Retour du
père », poésie d'Adam Mickiewicz, qu'elle reçut une récompense. Le Maître
d'école était en ce temps Monsieur Lazinski (actuellement décédé). Hélène ne
termina pas ses études à cause de la pauvreté de ses parents.
A 14 ans, elle dit à sa mère : « Papa travaille très durement et moi, je
n'ai pas de quoi m'habiller pour le dimanche ; je suis la plus mal mise de
toutes les jeunes filles. J'irai travailler pour gagner quelque chose. » —«
Eh ! bien, va », répondit la mère.
Hélène partit en service à Aleksandrow, près de Lodz, chez des
connaissances. Elle resta presque une année chez Hélène Garyszewka, puis
elle retourna à la maison.
C'est alors qu'elle déclara à sa mère son désir d'entrer au couvent. Ses
parents refusèrent et son père lui dit : « Tu ne sais pas ce que tu veux.
Afin de te laisser partir au couvent, je devrais verser une somme d'argent
et je n'en ai pas, je n'ai que des dettes. » Hélène répondit : « Mais Papa,
je n'ai pas besoin d'argent, Jésus me conduira au couvent. »
Le refus de ses parents causa beaucoup de chagrin à la jeune fille qui,
négligeant les inspirations de la grâce, s'adonna à la vanité du monde, sans
pourtant en recueillir aucune satisfaction. L'appel de la grâce se faisait
toujours sentir et l'inquiétait.
Etant un jour au bal, avec sa sœur, elle vit soudain auprès d'elle Jésus
souffrant, couvert de plaies et qui lui dit : « Jusqu'à quand dois-Je
supporter que tu Me trompes » Cette vision troubla profondément la jeune
fille. Transportée soudain dans un autre monde, elle prétexta un mal de tête
et quitta la société pour aller se réfugier à l'église, et là, devant le
Saint Sacrement, elle demanda à Nôtre-Seigneur ce qu'il voulait d'elle. Ce
fut alors qu'elle entendit ces paroles : « Va à Varsovie et rentre au
couvent. » Le soir même, n'emportant aucun bagage, elle partit de Lodz pour
Varsovie. En descendant du train, apercevant tant de monde et d'équipages,
ne connaissant personne, ne sachant où diriger ses pas, Hélène se sentit
inquiète. Elle pria la Sainte Vierge de vouloir bien la diriger, et entendit
ces paroles : « Sors de la ville et dans le hameau tu trouveras un
refuge sûr pour la nuit, »
Obéissant à là voix, Hélène trouva, en effet, tout, comme Marie le lui avait
indiqué. Le lendemain, de grand matin, revenue en ville, elle entra dans la
première église se trouvant sur son chemin, pour demander au Bon Dieu les
lumières nécessaires afin de connaître sa volonté. Les Messes se succédaient
et pendant l'une d'elles, Hélène entendit ces paroles : « Va trouver ce
prêtre et dis-lui tout, il t'indiquera ce qu'il faut faire. » « Après la
Messe, écrit Hélène, j'allais à la sacristie, le prêtre me conseilla de
prier, car il était étonné ; puis il me recommanda d'aller chez une certaine
personne en attendant mon admission au couvent. Cette dame me reçut avec
bonté et je me mis en quête d'un couvent. Chacune de mes demandes recevait
un refus. Le cœur angoissé, je dis à Jésus : « Aide -moi, Seigneur, ne
m'abandonne pas. » Enfin, je vins frapper à la porte de notre couvent. »
Nous connaissons la manière dont elle fut accueillie.
Hélène fut reçue définitivement dans la Congrégation des Sœurs de Marie de
la Miséricorde le 1er
août 1925, à Varsovie, en qualité de religieuse
converse, après l'avis de la Révérende Mère Léonard Cielecka, Supérieure
générale. Elle commença son postulat à Varsovie, dans la maison située rue
Zytnia, Nos 3-9, sous la direction de Mère Jeanne
Bartkiewicz, puis, le 23 janvier 1926, partit à Cracovie pour le terminer.
C'est le 30 août 1926 que notre postulante commença son noviciat ; recevant
le saint Habit et le nom de Maria-Faustine du Saint Sacrement. Durant ses
deux années de noviciat, sous la direction très expérimentée de Mère
Marie-Joséphine Brzozowska, Hélène prouva que sa vocation était certaine ;
en conséquence, elle fut admise à prononcer ses vœux annuels le 30 avril
1928. Ses parents, invités à la cérémonie, passèrent à cette occasion
quelques instants avec leur fille. La trouvant radieuse de joie, son père
lui demanda : « Eh ! bien, ma fille, tu ne t'ennuies pas ici ? » — « Comment
pourrais-je m'ennuyer, habitant avec Nôtre-Seigneur sous le même toit ? »
Pendant le voyage de retour, il répéta plusieurs fois : « Comme elle doit
aimer Jésus ! Il faut la laisser en paix, c'est la volonté de Dieu. »
Le 1er mai 1933, Sœur Faustine prononça ses vœux perpétuels ; elle fut
successivement envoyée dans plusieurs maisons : à Varsovie, rue Zytnia; à
Grochow, à Plock, à Vilna, à Valendow et Derdy, ainsi qu'à Lagiewniki, près
de Cracovie, et passa un peu de temps à Biala et Kiekrz, près de Poznan.
Partout, elle se montra fidèle aux exercices de Communauté et elle remplit
consciencieusement ses devoirs d'office, soit à la cuisine, soit au jardin,
soit à Lagiewniki, où elle remplit l'office de portière.
Les années passèrent rapidement dans l'accomplissement de ces emplois
simples et ordinaires ; les souffrances physiques et morales augmentèrent
avec le temps et devinrent plus fortes, tant à cause de sa santé, bien
faible, que du poids du travail.
Enfin, notre religieuse tomba gravement malade et le médecin diagnostiqua la
tuberculose. Ses Supérieures l'envoyèrent à Josefow, le 11 mai 1936, puis,
le 8 décembre suivant, Sœur Faustine fut hospitalisée à Pradnik, près de
Cracovie. Mise dans une chambre à part, très bien soignée, Sœur Faustine, se
sentant mieux après plusieurs mois de séjour, revint à la maison de
Lagiewniki, le 27 mars 1936, où elle remplit les fonctions de portière. En
dépit de ses faibles forces, elle s'acquitta très bien de son emploi. Au
bout d'un certain temps, sa santé fléchit à nouveau et Sœur Faustine
retourna à l'hôpital pour y séjourner du 20 avril au 17 septembre 1938.
Pendant sa maladie, elle ne parlait pas de ses souffrances, ne répondant
qu'aux questions qui lui étaient posées ; les conversations la fatiguaient,
elle répétait souvent :« Bientôt, bientôt. » Lorsque ses Sœurs
venaient la voir, elle ne parlait que de Jésus, toute prête à quitter cette
terre. Pourtant elle voulait mourir dans sa Communauté ; rendue à son
couvent, elle demanda pardon, selon l'usage, à toutes les Sœurs, s'unit aux
prières des agonisants récitées par Monsieur l'Aumônier Czaputa et, le 5
octobre 1938, à 22 h. 45, les yeux fixés sur son Crucifix, elle rendit son
âme à Dieu, doucement, simplement, après 33 ans d'âge, dont 13 ans et deux
mois de vie religieuse.
Portée sur les épaules de ses Sœurs en religion et des élèves, par un beau
jour d'automne, sa dépouille mortelle fut déposée dans le cimetière des
Sœurs, à Josefow. Le convoi fut conduit par deux prêtres : Monsieur
l'Aumôner et un Père Jésuite. La famille et la Communauté furent informées
du décès de celle qui vécut et mourut « comme une Sœur ordinaire », au sein
de sa Congrégation.
Sœur Joséphine la caractérise ainsi : « Elle était pleine de simplicité, ne
se faisant remarquer en rien, sinon par plus de vertu, plus de
recueillement, plus d'union à Dieu. Lorsque nous apprîmes, à sa mort, les
privilèges dont Nôtre-Seigneur la combla, nous ne pouvions y croire. » En
1944, les Sœurs déclarèrent : « C'est étrange, car Sœur Faustine était une
simple religieuse comme nous. »
A SUIVRE :
-
INTRODUCTION
-
CHAPITRE I - UNE VIE COMME LA NOTRE
-
CHAPITRE
II - ELLE A SU AIMER
-
CHAPITRE III - LES PROFONDEURS DE L'AME
-
CHAPITRE IV - VICTIME DE L'AMOUR ETERNEL
-
CHAPITRE V - LE GRAND ET SAINT MESSAGE -
CHAPITRE VI - UNE MISSION A CONTINUER
-
CHAPITRE VII - UNE VIE A IMITER
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Miséricordieux |
Il est bon de rappeler que le Christ a promis
(P.J.
1074-1075) que
les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je
les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son
nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un
Juge, mais le Sauveur miséricordieux. En cette dernière heure, l’âme
n’a plus rien pour sa défense si ce n’est ma miséricorde ; heureuse
l’âme qui, sa vie durant, se plongeait dans la source de la
miséricorde, car la justice ne l’atteindra pas.
►
Petit Journal de Sœur Faustine en intégral
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Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 21.12.2023
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