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Audience Générale de Benoît XVI -
voyage en Terre Sainte |
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Le 21 mai 2009 -
(E.S.M.)
- A l'audience générale tenue Place St. Pierre mercredi, Benoît XVI a fait devant
20.000 personnes le récit de son long voyage en Terre Sainte.
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Audience Générale de Benoît XVI - voyage en Terre Sainte
Synthèse - (texte intégral en 2e partie)
Le 21 mai 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde
- A l'audience générale tenue Place St. Pierre mercredi, Benoît XVI a fait devant
20.000 personnes le récit de son long voyage en Terre Sainte
(8 - 15 mai), un "pèlerinage aux sources de la
foi et une visite pastorale à l'Eglise de la région. Le Mémorial de Moïse du
Mont Nébo (Jordanie) parle de notre condition de pèlerin entre un déjà et un
pas encore, de la promesse que Dieu fait de nous soutenir sur le chemin d'un
accomplissement qui nous dépasse, et qui dépasse ce monde. L'Eglise aussi
vit cette promesse eschatologique". Puis le Pape a rappelé la
bénédiction des pierres de fondation de deux églises à Béthanie, "un
signe de l'ouverture et du respect de la liberté religieuse en Jordanie. Cet
attention à la tradition chrétienne est appréciée. Il est important que
musulmans et chrétiens vivent dans le respect et la connaissance mutuelle,
ce qui grâce à Dieu et à l'engagement des gouvernants du pays est possible
en Jordanie. J'ai également beaucoup prié à Béthanie comme ailleurs pour
tous les chrétiens qui sont en difficulté en Irak. Il y a en Jordanie une
importante communauté chrétienne, dont les rangs ont été renforcés par les
réfugiés palestiniens et irakiens. Sa présence est bien vue dans la société,
notamment pour son action éducative et sanitaire, son attention aux
personnes quel que soit la foi ou l'appartenance". Puis il a dit que la
bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba
(Patriarcat latin) "est un signe de
l'engagement culturel de l'Eglise. J'ai été heureux de donner vie à cette
future institution qui manifestera de manière tangible la volonté de
l'Eglise catholique d'aider pratiquement à la recherche de la vérité et du
bien, en offrant un lieu ouvert et de qualité à tous ceux qui voudront
s'engager dans ce dialogue fécond entre les civilisations".
Ensuite le Saint-Père a évoqué son arrivée en Israël, "où je me suis
présenté comme pèlerin de foi sur la terre qui vit naître, mourir et
ressusciter Jésus. Un pèlerin venu implorer Dieu pour que là où il s'est
incarné les hommes, ses fils, vivent en frères. Sur cette terre bénie de
Dieu, il semblerait impossible de rompre la spirale de la violence. Mais à
Dieu rien n'est impossible ni à qui met en lui sa confiance! La foi dans le
Dieu unique, juste et miséricordieux, héritage sacré de ces peuples, doit
faire triompher respect, réconciliation et collaboration", un vœu
exprimé lors des rencontres avec le Grand Mufti de Jérusalem , le Grand
Rabbinat d'Israël, les organisations du dialogue interreligieux et les
responsables religieux de Galilée. Jérusalem, a poursuivi Benoît XVI, "est
au croisement des trois grandes traditions monothéistes et son nom même,
cité de la paix, dit le plan divin sur le monde, qui est de faire de
l'humanité une seule famille. De ceci doivent témoigner juifs, chrétiens et
musulmans en concrétisant leur prière. C'est ce que j'ai tenu à apporter en
me rendant au Mur occidental et au Dôme du Rocher, les lieux sacrés du
judaïsme et de l'islam". Puis il a expliqué sa visite au Mémorial de Yad
Vashem consacré aux victimes de la Shoah: "Toute personne est sacrée et
son nom gravé au cœur de l'Eternel. L'épouvantable tragédie de l'Holocauste
ne devra jamais être oubliée. Au contraire, il devra rester dans la mémoire
humaine comme avertissement universel et rappel de la sacralité de la vie
humaine".
Le séjour papal avait aussi pour but "la rencontre des communautés
catholiques de Terre Sainte, accomplie notamment à Jérusalem, Bethléem et
Nazareth". Au Cénacle, il a été possible de "méditer sur notre
vocation à être une chose seule, à former un seul corps et un seul esprit, à
transformer le monde par la puissance de l'amour". Mais les moments
culminants de la communion avec les catholiques furent les messes, au
Josaphat de Jérusalem, où le Saint-Père parla de la Résurrection "comme
force d'espérance pour cette ville et le monde entier", à Bethléem
(Territoires Palestiniens) "à laquelle ont
participé des fidèles venant de Gaza", qu'il a eu la joie de pouvoir
rencontrer et réconforter. "Bethléem résonne d'un chant céleste de paix pour
les hommes. Elle est aussi le symbole de ce qui nous sépare de cette
promesse. "La précarité, l'isolement, les incertitudes et la pauvreté
poussent tant de chrétiens à s'expatrier. Soutenue par sa foi l'Eglise
poursuit sa route et manifeste son amour en servant les frères, comme le
montre le Caritas Baby Hospital de Bethléem, ou l'action humanitaire dans
les camps de réfugiés". Dans celui de Aida, Benoît XVI a pu montrer sa
solidarité et celle de toute l'Eglise aux familles, les "invitant à
rechercher la paix dans la non violence, à l'exemple de François d'Assise".
A Nazareth, lors de sa dernière messe, il a clôturé l'Année de la famille,
priant pour qu'elles ravivent la beauté du mariage et de la famille, avant
de rencontrer les pasteurs ordonnés en la Basilique de l'Annonciation, et
les pasteurs de Galilée.
Le pèlerinage papal s'est conclu par la visite du Saint Sépulcre et deux
rencontres œcuméniques, au Patriarcat orthodoxe et au Patriarcat arménien:
"Tout mon voyage s'est déroulé sous le signe de la Résurrection, malgré les
malheurs qui ont marqué les lieux saints au long des siècles, malgré guerres
et destructions. Malgré aussi les conflits entre chrétiens, l'Eglise y
poursuit sa mission, soutenue par l'esprit du Ressuscité. Elle est en marche
vers l'unité pleine afin que le monde croie en l'amour de Dieu et connaisse
sa paix".
Texte intégral
Chers frères et sœurs,
Je parlerai aujourd'hui du voyage apostolique que j'ai accompli du 8 au 15
mai en Terre Sainte, et pour lequel je ne cesse de rendre grâces au
Seigneur, car il s'est révélé un grand don pour le Successeur de Pierre et
pour toute l'Eglise. Je désire exprimer à nouveau mes « remerciements »
sincères à sa béatitude le patriarche Fouad Twal, aux évêques des divers
rites, aux prêtres, aux franciscains de la custodie de Terre Sainte. Je
remercie le roi et la reine de Jordanie, le président d'Israël et le
président de l'Autorité nationale palestinienne, avec leurs gouvernements
respectifs, toutes les autorités et tous ceux qui, de diverses façons, ont
collaboré à la préparation et au succès de la visite. Ce fut avant tout un
pèlerinage, et même un pèlerinage par excellence aux racines de la foi ; et,
en même temps, une visite pastorale à l'Eglise qui vit en Terre Sainte : une
communauté d'une importance particulière, car elle représente une présence
vivante là où elle a eu son origine.
La première étape, du 8 mai à la matinée du 11 mai, s'est déroulée en
Jordanie, sur le territoire de laquelle se trouvent deux principaux lieux
saints : le Mont Nébo, d'où Moïse contempla la Terre promise et où il mourut
sans y être entré ; puis Béthanie « au-delà du Jourdain », où, selon le
quatrième Evangile, saint Jean a commencé à baptiser. Le mémorial de Moïse
sur le Mont Nébo est un site d'une puissante valeur symbolique : il parle de
notre condition de pèlerins entre un « déjà là » et un « pas encore », entre
une promesse si grande et si belle qu'elle nous soutient sur le chemin et un
accomplissement qui nous dépasse, et qui dépasse également ce monde.
L'Eglise vit en elle-même cette « nature eschatologique » et « en pèlerinage
» : elle est déjà unie au Christ son époux, mais la fête des noces n'est
pour l'instant qu'un avant-goût, dans l'attente de son retour glorieux à la
fin des temps (cf. Conc. Vat. II, Const.
Lumen
Gentium, 48-50). A Béthanie, j'ai eu la joie de bénir les
premières pierres de deux églises qui doivent être édifiées sur le site où
saint Jean baptisait. Ce fait est le signe de l'ouverture et du respect qui
règnent dans le royaume hachémite pour la liberté religieuse et pour la
tradition chrétienne, et cela mérite une profonde reconnaissance. J'ai eu la
joie d'exprimer cette juste reconnaissance, unie au profond respect pour la
communauté musulmane, aux chefs religieux, au corps diplomatique et aux
recteurs des Universités, réunis à l'extérieur de la mosquée Al-Hussein ben-Talal,
que le roi Abdallah II a faite construire en mémoire de son père, le célèbre
roi Hussein, qui accueillit le pape Paul VI lors de son pèlerinage
historique de 1964. C'est si important que chrétiens et musulmans cohabitent
de façon pacifique dans le respect mutuel ! Grâce à Dieu, et à l'engagement
des gouvernants, en Jordanie, c'est le cas. J'ai donc prié afin qu'il en
soit de même ailleurs, en pensant en particulier aux chrétiens qui vivent au
contraire des réalités difficiles dans le proche Irak.
En Jordanie vit une importante communauté chrétienne, à laquelle s'ajoutent
les réfugiés palestiniens et irakiens. Il s'agit d'une présence
significative et appréciée dans la société, notamment en raison de ses
œuvres dans le domaine de l'éducation et de l'assistance, attentives à la
personne humaine, indépendamment de son appartenance ethnique ou religieuse.
Le Centre de réhabilitation Regina Pacis à Amman, qui accueille de
nombreuses personnes porteuses de handicap, en est un bel exemple. En le
visitant, j'ai pu apporter une parole d'espérance, mais je l'ai également
reçue à mon tour, comme témoignage confirmé par la souffrance et le partage
humain. En signe de l'engagement de l'Eglise dans le domaine de la culture,
j'ai en outre béni la première pierre de l'université de Madaba, du
patriarcat latin de Jérusalem. J'ai éprouvé une grande joie à donner
naissance à cette nouvelle institution scientifique et culturelle, car elle
manifeste de façon tangible le fait que l'Eglise promeut la recherche de la
vérité et du bien commun, et offre un espace ouvert et qualifié à tous ceux
qui veulent s'engager dans cette recherche, condition indispensable pour un
dialogue authentique et fructueux entre civilisations. Toujours à Amman, se
sont déroulées deux célébrations liturgiques solennelles : les vêpres dans
la cathédrale grecque-melkite Saint-Georges et la messe au stade
international, qui nous ont donné l'occasion de goûter ensemble la beauté de
se retrouver comme peuple de Dieu en pèlerinage, riche de ses diverses
traditions et uni dans la foi unique.
Après mon départ de Jordanie, le lundi 11 mai en fin de matinée, je me suis
rendu en Israël où, dès mon arrivée, je me suis présenté comme pèlerin de
foi sur la Terre où Jésus est né, a vécu, est mort et est ressuscité, et en
même temps, comme pèlerin de paix pour implorer de Dieu que là où il a voulu
se faire homme, tous les hommes puissent vivre comme ses enfants,
c'est-à-dire en frères. Ce deuxième aspect de mon voyage est naturellement
apparu au cours des rencontres avec les autorités civiles : lors de la
visite au président israélien et au président de l'Autorité palestinienne.
Sur cette terre bénie par Dieu, il semble parfois impossible de sortir de la
spirale de la violence. Mais rien n'est impossible à Dieu et à ceux qui ont
confiance en Lui ! C'est pourquoi la foi dans l'unique Dieu juste et
miséricordieux, qui est la ressource la plus précieuse de ces peuples, doit
pouvoir libérer toute sa force de respect, de réconciliation et de
collaboration. J'ai voulu exprimer ce souhait en rendant visite aussi bien
au grand mufti et aux chefs de la communauté islamique de Jérusalem, qu'au
grand rabbinat d'Israël, ou lors de ma rencontre avec les organisations
engagées dans le dialogue interreligieux, puis dans celle avec les chefs
religieux de la Galilée.
Jérusalem est le carrefour des trois grandes religions monothéistes, et son
nom même - « ville de la paix » - exprime le dessein de Dieu sur
l'humanité : former une grande famille avec celle-ci. Ce dessein,
pré-annoncé à Abraham, s'est pleinement réalisé en Jésus Christ, que saint
Paul appelle « notre paix », car il a abattu par la force de son
Sacrifice le mur de l'inimitié (cf. Ep 2, 14).
Tous les croyants doivent donc laisser tomber les préjugés et la volonté de
domination, et pratiquer de manière unanime le commandement fondamental :
c'est-à-dire aimer Dieu de tout son être et aimer son prochain comme
soi-même. Voilà ce que les juifs, les chrétiens et les musulmans sont
appelés à témoigner, pour honorer à travers les faits ce Dieu qu'ils prient
avec leurs lèvres. Et c'est exactement ce que j'ai porté dans mon cœur, en
prière, en visitant, à Jérusalem, le Mur occidental - ou Mur des
lamentations - et le Dôme du Rocher, lieux symboliques respectivement du
judaïsme et de l'islam. La visite au Mémorial de Yad Vashem, édifié à
Jérusalem en l'honneur des victimes de la Shoah, a également été un moment
d'intense recueillement. Nous avons observé là un moment de silence, en
priant et en méditant sur le mystère du « nom » : chaque personne
humaine est sacrée, et son nom est inscrit dans le cœur du Dieu Eternel.
Qu'on n'oublie jamais la terrible tragédie de la Shoah ! Il faut en revanche
qu'elle reste toujours dans notre mémoire comme un avertissement universel
au respect sacré pour la vie humaine, qui revêt toujours une valeur infinie.
Comme je l'ai déjà mentionné, mon voyage avait pour objectif prioritaire la
visite aux communautés catholiques de Terre Sainte, et cela s'est produit en
différentes occasions également à Jérusalem, à Bethléem et à Nazareth. Au
Cénacle, avec l'esprit tourné vers le Christ qui lave les pieds aux Apôtres
et qui institue l'Eucharistie, ainsi que vers le don de l'Esprit Saint à
l'Eglise le jour de Pentecôte, j'ai pu rencontrer, parmi tant d'autres, le
custode de Terre Sainte et méditer ensemble sur notre vocation à être une
seule chose, à ne former qu'un seul corps et qu'un seul esprit, à
transformer le monde avec la douce puissance de l'amour. Assurément, cet
appel rencontre des difficultés particulières en Terre Sainte, c'est
pourquoi, avec le cœur du Christ, j'ai répété à mes frères évêques ses
propres paroles : « Sois sans crainte petit troupeau, car votre Père a
trouvé bon de vous donner le Royaume »
(Lc 12, 32). J'ai ensuite
brièvement salué les religieuses et les religieux de vie contemplative, en
les remerciant pour le service qu'avec leur prière, ils offrent à l'Eglise
et à la cause de la paix.
Les moments culminants de communion avec les fidèles catholiques ont en
particulier été les célébrations eucharistiques. Dans la Vallée de Josaphat,
à Jérusalem, nous avons médité sur la Résurrection du Christ en tant que
force d'espérance et de paix pour cette ville et pour le monde entier. A
Bethléem, dans les Territoires palestiniens, la messe a été célébrée devant
la Basilique de la Nativité également avec la participation de fidèles
provenant de Gaza, que j'ai eu la joie de réconforter en personne, en les
assurant de ma proximité particulière. Bethléem, le lieu dans lequel a
retenti le chant céleste de paix pour tous les hommes, est le symbole de la
distance qui aujourd'hui encore nous sépare de cette annonce : précarité,
isolement, incertitude, pauvreté. Tout cela a poussé de nombreux chrétiens à
partir au loin. Mais l'Eglise poursuit son chemin, soutenue par la force de
la foi et témoignant de l'amour à travers des œuvres concrètes de service
aux frères, tels que, par exemple, le Caritas Baby Hospital de Bethléem,
soutenu par les Eglises d'Allemagne et de Suisse, et l'action humanitaire
dans les camps de réfugiés. Dans celui que j'ai visité, j'ai voulu assurer
aux familles qui y sont accueillies, la proximité et l'encouragement de
l'Eglise universelle, en invitant chacun à rechercher la paix par des
méthodes non violentes, en suivant l'exemple de saint François d'Assise.
J'ai célébré la troisième et dernière messe avec la population jeudi dernier
à Nazareth, ville de la Sainte Famille. Nous avons prié pour toutes les
familles, afin que l'on redécouvre la beauté du mariage et de la vie
familiale, la valeur de la spiritualité domestique et de l'éducation,
l'attention aux enfants, qui ont le droit de grandir dans la paix et dans la
sérénité. En outre, dans la basilique de l'Annonciation, avec tous les
pasteurs, les personnes consacrées, les mouvements ecclésiaux et les laïcs
engagés de Galilée, nous avons chanté notre foi dans la puissance créatrice
et transformatrice de Dieu. Là où le Verbe s'est fait chair dans le sein de
la Vierge Marie, jaillit une source intarissable d'espérance et de joie, qui
ne cesse d'animer le cœur de l'Eglise, en pèlerinage dans l'histoire.
Mon pèlerinage s'est terminé, vendredi dernier, par la halte dans le
Saint-Sépulcre et par deux importantes rencontres œcuméniques à Jérusalem :
au patriarcat grec-orthodoxe, où étaient réunies toutes les représentations
ecclésiales de la Terre Sainte et, enfin, à l'église patriarcale arménienne
apostolique. J'ai plaisir à récapituler tout l'itinéraire qu'il m'a été
donné d'effectuer précisément sous le signe de la Résurrection du Christ :
malgré les vicissitudes qui, au cours des siècles, ont marqué les Lieux
saints, malgré les guerres, les destructions, et malheureusement également
les conflits entre chrétiens, l'Eglise a poursuivi sa mission, poussée par
l'Esprit du Seigneur ressuscité. Elle est en marche vers la pleine unité,
pour que le monde croie dans l'amour de Dieu et fasse l'expérience de la
joie de sa paix. Agenouillé au Calvaire et au Tombeau de Jésus, j'ai invoqué
la force de l'amour qui jaillit du Mystère pascal, la seule force qui puisse
renouveler les hommes et orienter vers son objectif l'histoire et l'univers.
Je vous demande également de prier dans ce but, alors que nous nous
préparons à la fête de l'Ascension que nous célébrerons demain au Vatican.
Merci de votre attention. (ZF09052001)
Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones
Ce matin, je voudrais rendre grâce au Seigneur pour le voyage apostolique
que je viens d'accomplir en Terre Sainte. Je remercie Sa Béatitude le
patriarche Fouad Twal, l'ensemble des autorités religieuses et civiles,
ainsi que les personnes qui ont contribué à la préparation et au bon
déroulement de ma visite. Je désirais accomplir avant tout un pèlerinage aux
sources de la foi, et, en même temps une visite pastorale à l'Eglise qui vit
en Terre Sainte : une communauté d'une importance particulière, parce
qu'elle représente la continuité de la présence chrétienne là où elle a
connu son origine. En rencontrant les autorités civiles et religieuses, j'ai
voulu exprimer le souhait que la foi dans le Dieu unique, juste et
miséricordieux, qui est la ressource la plus précieuse des peuples de la
région, doit pouvoir déployer sa puissance de respect, de réconciliation et
de collaboration.
Malgré les vicissitudes qui ont marqué les Lieux Saints au cours des
siècles, malgré les guerres, les destructions, et malheureusement aussi
malgré les conflits entre chrétiens, l'Eglise a poursuivi sa mission,
poussée par l'Esprit du Seigneur ressuscité. Elle est en chemin vers la
pleine unité, pour que le monde croit dans l'amour de Dieu et fasse
l'expérience de la joie de sa paix. Au Calvaire et au Tombeau de Jésus, j'ai
invoqué la force de l'amour qui jaillit du Mystère pascal, la seule qui
puisse renouveler les hommes et orienter vers leur but l'histoire et le
cosmos.
Je salue avec joie les pèlerins francophones, particulièrement les jeunes et
les membres de l'association Chemin d'espoir, de Digne. A la veille de la
fête de l'Ascension, je vous invite à prier pour que le Christ ressuscité
renouvelle le cœur des hommes et donne au monde sa joie et sa paix. Avec ma
Bénédiction apostolique.
COMMUNICATIONS SOCIALES
Après la catéchèse, Benoît XVI a lancé
un appel à l'occasion de la Journée mondiale de la communications (24 mai),
rappelant que son message "invite les usagers des nouvelles technologies,
les jeunes avant tout, à en faire un usage positif, à profiter de leur
puissance pour tisser des liens d'amitié et de solidarité en faveur d'un
monde meilleur. Ces technologies ont produit des changements radicaux dans
la diffusion des informations et dans le domaine des échanges. Je voudrais
encourager les usagers de la communication électronique à développer le
respect et un dialogue sérieux, afin de fleurissent la vérité, l'harmonie et
la compréhension". Le Pape a encouragé les jeunes à "témoigner de la foi
dans le monde digital et d'en faire usage pour répandre la Bonne Nouvelle de
l'amour infini de Dieu pour tout homme, quel que soit le moyen dans une
société de plus en plus technologique".
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Sources : www.vatican.va
-
E.S.M.
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana -Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 21.05.09 -
T/Terre Sainte |