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Le pape Benoît XVI ouvre la voie à la béatification de Paul VI
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Le 20 décembre 2012 -
(E.S.M.)
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La future béatification de Paul VI, annoncée jeudi 20 décembre, marque, aux
yeux de Benoît XVI, une continuité essentielle avec ses prédécesseurs.
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Le Paul VI
Le pape Benoît XVI ouvre la voie à la béatification de Paul VI
Synthèse
Le 20 décembre 2012 - E.
S. M. -
C’est sans surprise que Benoît XVI a promulgué, jeudi 20 décembre, les
décrets concernant la reconnaissance des « vertus héroïques » de Paul VI.
Outre le pape Montini, le Saint-Siège a reconnu les « vertus héroïques
» de
neuf autres candidats à la béatification (1). 40 serviteurs de Dieu (dont 35
martyrs) ont également franchi un pas décisif dans l’avancement de leur «
procès » canonique et seront prochainement béatifiés. Enfin, deux
bienheureuses et les 800 martyrs d’Otrante seront bientôt canonisés après
des miracles attribués à leur intercession.
Reste aussi, pour Paul VI, à choisir une guérison inexpliquée attribuée à
son intercession. Le postulateur de la cause, le P. Antonio Marrazzo, aurait
d’ores et déjà sélectionné le cas, survenu il y a seize ans en Californie,
d’un fœtus apparemment condamné pour raisons médicales. Sa mère, après avoir
refusé l’avortement thérapeutique, avait confié son enfant à l’intercession
du pape Montini, auteur de l’encyclique Humanae vitae (1968), et finalement
donné naissance à un enfant parfaitement sain. Si ce miracle était
officiellement reconnu, Paul VI pourrait être béatifié à l’issue de l’Année
de la foi, le 24 novembre 2013.
Benoît XVI a suivi personnellement ce dossier, tout comme celui de son
prédécesseur, Jean-Paul II, qu’il a béatifié en un temps record. De même, la
cause de Jean-Paul Ier, qui avait régné seulement 33 jours après Paul VI,
poursuit également son cours. Le 17 octobre, son postulateur, Mgr Enrico dal
Covolo, recteur de l’Université pontificale du Latran, a remis au cardinal
Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, la positio
contenant les résultats de l’enquête concernant les « vertus héroïques » du
pape Luciani. Par ailleurs, si Benoît XVI a proclamé, en décembre 2009, les
vertus héroïques de Pie XII, ravivant ainsi la polémique historique sur son
rôle durant la deuxième guerre mondiale, aucun miracle ne lui aurait encore
été attribué par la Congrégation des causes des saints.
L’« herméneutique de continuité » trouve sa source dans les « années Paul VI
»
Si Benoît XVI restera, dans l’histoire de l’Église, comme le seul pape qui
aura béatifié ses trois prédécesseurs immédiats, ce n’est pas uniquement par
pur souci honorifique. Il s’agit bien pour le pape de manifester la
continuité fondamentale dans la conduite de l’Église depuis le concile
Vatican II. Paul VI, comme Benoît XVI, ont dû faire face à ceux qui les
accusaient de brader le patrimoine immémorial de l’Église. La réforme
liturgique, l’accent mis sur le dialogue interreligieux, l’ouverture sans
retour possible des relations suivies avec les autres confessions
chrétiennes, ont été des priorités des pontificats post-conciliaires. La
fameuse « herméneutique de continuité », définie par Benoît XVI dès le début
de son pontificat, trouve sa source dans les « années Paul VI ».
De même, il fut beaucoup question, lors du récent synode pour la nouvelle
évangélisation, de l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi du 8
décembre 1975, dans laquelle Paul VI a posé les bases de la mission
évangélisatrice impartie à tout baptisé.
Là encore, Benoît XVI s’inscrit dans ce sillage. Le cardinal Montini,
archevêque, dans les années 1960, de la capitale lombarde, encore
cléricalement hyperpuissante, mais déjà marqués des signes avant-coureurs de
la sécularisation, avait pressenti la montée de « l’éclipse de Dieu »,
souvent déplorée par Benoît XVI. Et c’est précisément pour remédier à cette
indifférence croissante que les deux papes ont, chacun, ouvert une « Année
de la foi », Paul VI en 1967-1968, et Benoît XVI le 11 octobre dernier.
(1) Parmi eux, le Français Louis Marie Baudouin (1765-1835), prêtre
fondateur de la Congrégation des Fils de Marie Immaculée, et des Sœurs
ursulines de Jésus de Chavagnes.
FRÉDÉRIC MOUNIER
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La croix
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Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Angelo Amato, SDB,
Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au cours de laquelle
il a autorisé la promulgation des décrets suivants :
MIRACLES attribués
au bienheureux Antonio Primaldo et ses compagnons, martyrs tués le 13 août
1480 à Otranto (Italie).
à la bienheureuse Laura de Ste Catherine de Sienne (María Laura de Jesús
Montoya y Upegui 1874 - 1949 Colombie).
à la bienheureuse María Guadalupe (Anastasia Guadalupe García Zavala 1878 -
1963, Mexique).
au vénérable Antonio Franco, évêque italien (1585 - 1626).
au vénérable Giuseppe Gabriel del Rosario Brochero, prêtre argentin (1840 -
1914).
au vénérable Cristobal de Santa Catalina (Cristobal Fernández Valladolid),
prêtre espagnol (1638 - 1690).
à la vénérable Sofia Czeska-Maciejowska, religieuse polonaise (1584 - 1650).
à la vénérable Margarit Lucia Szewczyk, religieuse polonaise (1828 - 1905).
Reconnaissance du MARTYR de
Miroslav Bulešic, prêtre croate (1920 - 1947), tué en haine de la foi.
José Javier Gorosterratzu et ses cinq compagnons rédemptoristes espagnols,
tués entre 1936 et 1938 en haine de la foi.
Ricardo Gil Barcelón, prêtre espagnol, et Antonio Arrué Peiró, postulant
religieux espagnol tués en 1936 en haine de la foi.
Manuel de la Ste Famille (Manuel Sanz Domínguez), moine espagnol tué en 1936
en haine de la foi.
María de Montserrat (Josefa Pilar García y Solanas) et ses huit compagnes,
religieuses espagnoles, et Lucrecia García y Solanas, veuve, tuées en 1936
en haine de la foi.
Melchiora de l'Adoration Cortés Bueno et ses quatorze compagnes, religieuses
espagnoles, tuées entre 1936 et 1937 en haine de la foi.
Reconnaissance des VERTUS héroïques de
du Pape Paul VI (Giovanni Battista Montini 1897 - 1978).
(Voir article plus haut)
de Francesco Saverio Petagna, évêque italien (1812 - 1878).
de Juan José Santiago Bonal Cortada, prêtre espagnol (1769 - 1829).
de Louis-Marie Baudouin, prêtre français (1765 - 1835).
de Giovannina Franchi, religieuse italienne (1807 - 1872).
de Marcelina de San José (Luisa Aveledo), religieuse vénézuélienne (1874 -
1959).
de Claudia Russo, religieuse italienne (1889 - 1964).
de María Francisca des Sept Plaies (Rosa Elena Cornejo), religieuse
équatorienne (1874 - 1964).
de Clara Ludmilla Szczesna, religieuse polonaise (1863 - 1916).
Consuelo (Juaquina María Mercedes Barceló y Pagés), religieuse espagnole
(1857 - 1940)
Sources : vatican.va
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E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 20.12.2012 - T/Benoît XVI
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