 |
Dimanche 19 mai 2024 fête de la Pentecôte
|
Le 18 mai 2024 -
E.S.M.
-
L'Esprit Saint demeure plus mystérieux. Non qu'il soit plus «
spirituel » que le Père ou le Fils, car « Dieu est Esprit » (Jn 4.
24), mais nous ne pouvons l'approcher que par un chemin tout
spirituel, et souvent obscur. Cependant, cela même qui le cache et
le rend lointain aux esprits charnels le révèle aux véritables
enfants de Dieu, à ceux qui sont nés de lui (15.26) , en qui il
habite, et qui sont mus par lui.
|
|
L’Esprit, notre guide vers le
mystère de Dieu -
Pour agrandir l'image
►
Cliquer
L'ESPRIT SAINT
Du fait de l'Incarnation, le Verbe est au premier plan de la
Révélation. S'étant fait chair, ayant habité parmi les hommes (Jn.1.14), ce
qu'il est en lui-même : la Vie, la Lumière, la Vérité, leur a été révélé.
Le Père est l'objet de la Révélation qu'il nous apporte [«
Nul n'a jamais vu Dieu. Le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui,
l'a fait connaître » (Jn 1.18)], et le but du Christ est de faire de nous des
« enfants de Dieu ». (Jn. 1.12)
Cependant, son œuvre resterait inachevée s'il ne nous avait
également révélé et envoyé l'Esprit, sans lequel il n'est pas de
connaissance véritable du Père et du Fils dont il est le lien (Jn 16.13) ;
et pas non plus de véritable vie d'enfant de Dieu. (Cf. Rm 8.14,16 : « Tous
ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu... L'Esprit en personne se
joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu ») Mais
comment parvenir à révéler cet Esprit aux hommes ?
Du Père, nous pouvons nous faire une idée grâce au Nom qu'il
porte. Les analogies humaines, la paternité et la filiation, sont là pour
nous y aider.
Du Fils, nous nous approchons par tous les chemins que sa vie et sa
parole ont tracés jusqu'à nous. Le Verbe fait chair est le pont grâce auquel
nous pouvons nous avancer jusqu'à Dieu. Chacun peut continuer à voir, à
entendre, et pour ainsi dire à toucher le Médiateur, à travers les
témoignages qui nous ont été donnés sur lui. (Cf. I Jn I. I)
L'Esprit demeure plus mystérieux. Non qu'il soit plus «
spirituel » que le Père ou le Fils, car « Dieu est Esprit » (4. 24),
mais nous ne pouvons l'approcher que par un chemin tout spirituel, et
souvent obscur. Cependant, cela même qui le cache et le rend lointain aux
esprits charnels le révèle aux véritables enfants de Dieu, à ceux qui sont
nés de lui (15.26) , en qui il habite, et qui sont mus par lui.
Dans tout le quatrième Évangile, l'Esprit, loin d'être une
réalité abstraite, est présenté comme une Personne. Elle est clairement
désignée en différents passages où il est question du « Paraclet »
(14.16,26 ; 15.26 ; 16.). Celui-ci est le « défenseur », l'« avocat
», il « rend témoignage du Christ »,(15.26) il « confondra
le monde », (16.8) il « mènera » les disciples du Christ «
à la vérité tout entière » (16.13), II « ne parlera pas de
lui-même, mais tout ce qu'il entendra il le dira, il annoncera les choses à
venir » (16.13), « il glorifiera le Christ » et « prendra de
son bien pour en faire part » (16.14) aux disciples.
De toute évidence, ces expressions se réfèrent à une
Personne. Elles soulignent son activité auprès des hommes. A considérer
l'activité des trois Personnes, il apparaît que si le Père est premier,
puisqu'il a envoyé son Fils unique pour sauver le monde (3.17), le Fils
lui-même, son œuvre accomplie, nous envoie d'auprès du Père une troisième
Personne qui, ayant préparé l'œuvre du Christ dès les origines, est chargée
de la poursuivre et de la parachever dans les âmes.
Cette succession est indiquée à maintes reprises : Ainsi,
lorsque le Christ s'écrie dans le Temple, au « grand jour » de la fête des
Tabernacles (7-37) :
Si quelqu'un a soif,
qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi.
Selon le mot de l'Écriture :
de son sein couleront des
fleuves d'eau vive.
Il parlait de l'Esprit que
devaient recevoir ceux qui croient en lui ; car il n'y avait pas encore
d'Esprit, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié (7.37-39).
Ainsi encore, chaque fois que Jésus parle de l'Esprit comme
de celui qu'il enverra une fois retourné auprès de son Père (« Je vais au
Père et je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, l'Esprit
de vérité » (14.12,16,17), ou que le Père enverra en son Nom à lui, le
Christ (« Je vous ai dit ces choses alors que je demeurais avec vous. Mais
le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera
tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (14.25,26), ou enfin
qu'il enverra lui-même, bien que cet Esprit provienne aussi du Père (« Quand
viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de
Vérité qui provient du Père » (15.26).
Cette succession ressort plus clairement encore du texte
suivant :
Il vaut mieux pour vous que
je parte ;
car si je ne pars pas, le
Paraclet ne viendra pas à vous ;
mais si je pars je vous
l'enverrai...
Quand il viendra, lui, l'Esprit
de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière (16.7,13).
Ces passages nous décrivent l'Esprit comme celui qui poursuit
le travail du Christ, et qui, pour inscrire son action dans le prolongement
de celle du Christ, n'en accomplit pas moins une œuvre personnelle
distincte.
Elle prolonge l'action du Christ, tout d'abord dans la scène
du baptême. Le Précurseur voit alors l'Esprit descendre sur le Messie,..«
tel une colombe, et demeurer sur lui » (1.32) , selon le signe qui
lui avait été donné pour le reconnaître « Celui qui m'a envoyé baptiser dans
l'eau m'avait dit : 'Celui sur lequel tu verras descendre l'Esprit et
demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint' Oui j'ai vu et
j'atteste que c'est lui, l'élu de Dieu » (1. 33,34).. Puis dans une
affirmation de l'apôtre Jean qui semble bien se rattacher étroitement à
cette scène du Jourdain :
Celui que Dieu a envoyé
prononce les paroles de Dieu,
qui lui donne l'Esprit sans mesure. (3.34)
C'est d'ailleurs en vertu de cette plénitude de possession que le
Christ, au terme de sa mission, et une fois ressuscité, communiquera
l'Esprit à ses apôtres :
Comme le Père m'a envoyé.,
moi aussi je vous envoie.
Cela dit, il souffla sur eux et
leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Ceux à gui vous remettrez les
péchés, ils leurs seront remis. » (20.21,22)
L'action de l'Esprit n'en est pas moins distincte de celle du
Christ. L'Esprit apparaît au principe de la vie nouvelle, sans laquelle «
nul ne peut entrer au royaume de Dieu » (3.5). Cette vie exige en effet
que l'on soit né « de l'eau et de l'Esprit » (3.5). Car seul « ce
qui est né de l'Esprit » (3.6) participe à cette « naissance d'en
haut » (3.3), que nous devons au « Fils de l'homme qui est au ciel et
qui est descendu du ciel » (3.13).
Il y a plus. Non seulement l'Esprit est nécessaire à notre
naissance d'en haut, mais la permanence de son action en ceux qui
participent de cette génération spirituelle est indispensable (« Nous savons
qu'il demeure en nous à l'Esprit qu'il nous a donné » (1 Jn3.24), bien
qu'elle demeure invisible et mystérieuse pour l'homme. Aussi est-elle
comparée à celle du vent :
Il souffle où il veut, tu
entends sa voix,
mais tu ne sais ni d'où il
vient, ni où il va.
Ainsi en est-il de quiconque
est né de l'Esprit. (3.8)
►
Homélie de Benoît XVI, messe du Saint Esprit (Rome, 6
juin 2006)
Suite :
L'Esprit Saint - 1 : Introduction
L'Esprit Saint - 2 :
Le Christ, l'Oint de Yahvé, qui seul reçoit l'Esprit en plénitude et en dispose
L'Esprit Saint -
3 : Toute la scène du Jourdain est trinitaire
L'Esprit Saint -
4 : Nicodème
ironisant un peu lourdement
L'Esprit Saint -
5 : La croix se dresse au carrefour où la foi tremble et
hésite
|
Les
lecteurs qui désirent consulter les derniers articles publiés par le
site
Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent cliquer
sur le lien suivant
► E.S.M.
sur Google actualité |
.Sources :Extraits d'un texte
original des écrits d'un ami, le Père Paul Marie de la Croix O.C.D.-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 18.05.2024
|