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Lorsque l'abbé Ratzinger assistait au Concile Vatican II...
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Le 17 mars 2022 -
(E.S.M.)
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Évènement complexe, le Concile Vatican II est aujourd’hui
l’objet de plusieurs interprétations : certains le considèrent comme
une rupture. Tandis que les traditionalistes voient cette rupture
d’un mauvais œil, les modernistes louent de leur côté cette
révolution inachevée dans l’Église et espère un Concile Vatican III.
Cependant, dans un discours à la curie romaine à la fin de l’année
2005, soit quelques mois après son élection, le pape Benoît XVI a
souhaité, lui, replacer le Concile dans la tradition de l’Église.
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L'abbé Ratzinger
Lorsque l'abbé Ratzinger assistait au Concile Vatican II...
Le 17 mars 2022 - E.
S. M. -
Spécialiste de l’œuvre du cardinal Ratzinger (membre de l’Académie
des sciences morales et politiques), Eric Iborra vient de publier
les textes de ce dernier sur le Concile Vatican II dans un recueil
intitulé Mon Concile Vatican II (Artège, 2011). En effet, entre
chaque session du Concile, le futur pape donnait des conférences sur
cet évènement qu’il vivait de l’intérieur en tant qu’expert aux
côtés du cardinal Frings. Au delà de ces appréciations, il convient
aussi de se poser la question de la continuité de la pensée de
Ratzinger de 1965 à nos jours.
Annoncé par le pape Jean XXIII en 1959, le Concile se termine le 8
décembre 1965. Ce jour-là, le soleil illuminait la place
Saint-Pierre et le futur cardinal français Roger Etchegaray, membre
actuel de l'Académie des sciences morales et politiques, se souvient
: « Quel sentiment dominait en moi, je suis incapable de le dire.
Peut-être simplement, le pressentiment de vivre une heure unique de
toute ma vie chrétienne, sans pour autant préciser ce qu’elle
sonnait. […] le sentiment majeur et quasi général était l’optimisme.
Un optimisme prophétique fondé sur une foi revigorée en Dieu. »
Pourtant, les lendemains du Concile révèlent une crise profonde qui
commence à ébranler l’Église au point que Paul VI lui-même évoque à
plusieurs reprises "les fumées de Satan" au sein même de
l’institution ecclésiale.
Évènement complexe, le Concile Vatican II est aujourd’hui l’objet de
plusieurs interprétations : certains le considèrent comme une
rupture. Tandis que les traditionalistes voient cette rupture d’un
mauvais œil, les modernistes louent de leur côté cette révolution
inachevée dans l’Église et espère un Concile Vatican III. Cependant,
dans un discours à la curie romaine à la fin de l’année 2005, soit
quelques mois après son élection, le pape Benoît XVI a souhaité,
lui, replacer le Concile dans la tradition de l’Église. De son point
de vue, le Concile Vatican II n’est donc pas une rupture et se place
donc une continuité historique et ecclésiologique. Or le pape Benoît
XVI connaît son sujet puisqu’il fut expert et conseiller du cardinal
Frings au cours du Concile Vatican II. Cette émission, premier volet
d'un triptyque sur le Concile Vatican II, s'arrête sur cette
participation de l’abbé Ratzinger, futur cardinal et futur pape.
Quel fut son influence et son rôle au sein de la aula conciliaire?
Quand a-t-il prit une distance vis-à-vis de la modernité du Concile?
Peut-on d'ailleurs évoquer à son endroit une rupture de son
cheminement intellectuel? Autant de questions que le Père Eric
Iborra, spécialiste de l'œuvre de Benoît XVI, aborde au cours de
cette émission.
Avec Christophe Dickès
journaliste
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Benoît XVI : " Une vie " enfin en français!
Sources : canalacademie- E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 17.03.2022
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