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19 Avril 2005
 

Mgr Le Gall confirme la venue de Benoît XVI à Lourdes

 

Lourdes, le 15 août 2007 - (E.S.M.) - Homélie de Mgr. Le Gall, en la messe de l'Assomption célébrée à Lourdes ce matin, homélie dans laquelle Mgr. Le Gall confirme que le pape Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait l’invitation de notre Conférence épiscopale à l'occasion des célébrations du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes

Marie fait son entrée dans le ciel  -  Pour agrandir l'image: C'est ici

Mgr Le Gall confirme la venue du pape Benoît XVI à Lourdes

En cette Fête de Marie le pape Benoît XVI, après avoir avoir présidé l'Eucharistie dans l'église de la paroisse de Castel Gandolfo à 8 h. est apparu à 12 h au balcon de la Résidence Pontificale où il a récité la prière mariale.  

En 2è partie nous vous proposons l'homélie de Mgr. Le Gall, en la messe de l'Assomption célébrée à Lourdes ce matin, homélie dans laquelle Mgr. Le Gall confirme que le pape Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait l’invitation de notre Conférence épiscopale à l'occasion des célébrations du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes.

SOLENNITÉ DE L'ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

ASSOMPTION, COURONNEMENT ou DORMITION ?

Réflexions :
Nous célébrons aujourd'hui I' 'Assomption de la Vierge Marie. Que signifie ce mot ? Lorsqu'en 1950 le pape Pie XII a défini le dogme de l'Assomption, il l'a fait en termes dépouillés, disant de la Vierge qu'« elle a été prise (assumpta) corps et âme dans la gloire céleste ». 

Le Moyen Âge occidental représentait volontiers l'Assomption par l'image d'un couronnement : Marie fait son entrée dans le ciel où elle est accueillie par le Christ qui, majestueusement, la fait asseoir sur un trône et pose sur sa tête une couronne. On préférera peut-être aujourd'hui la représentation moins triomphante qui est traditionnelle en Orient. Là où nous parlons d'Assomption, les chrétiens d'Orient parlent de la Dormition de la Mère de Dieu, évoquant par là le fait que son corps subsiste dans l'incorruption jusqu'à la résurrection finale. Les icônes représentent volontiers le Christ venu prendre dans ses bras - comme on prend un enfant - celle qui l'avait porté dans les siens lorsque lui-même était enfant. Quelle que soit l'image utilisée, le message est le même : celle qui, dans son corps, a formé le corps du Christ et qui a manifesté tout au long de sa vie terrestre une totale disponibilité à l'égard de Dieu, est désormais unie à son Fils, corps et âme.

Puisque c'est grâce au consentement de Marie (son Fiat) que le salut du Christ a été donné au monde, l'Église a toujours cru qu'en elle la rédemption s'était accomplie de la façon la plus radicale et la plus complète.

Dans son assomption, Marie est l'image de la rédemption parfaitement accomplie. C'est peut-être ce que Pie XII a voulu suggérer en proclamant le dogme de l'Assomption le 1er novembre, fête de tous les saints (et pas le 15 août) : Marie n'a pas reçu le salut pour elle seule, mais pour nous tous. Et elle l'a reçu tout entier.

Paroles du pape Benoît XVI aux pèlerins de langues française

J’accueille avec plaisir les pèlerins de langue française présents pour la prière de l’Angélus. En ce jour de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, puissiez-vous accueillir comme elle la grâce de Dieu, dans la docilité à la Parole du Seigneur, pour grandir en sainteté et pour annoncer par toute votre vie les merveilles de Dieu. Avec ma Bénédiction apostolique!
Angélus de Benoît XVI en la Solennité de l'Assomption - 15.08.07
Messe de l'Assomption présidée par le pape Benoît XVI - 15.08.07

PRIÈRE D'OUVERTURE
Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as fait monter jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d'en haut pour obtenir de partager sa gloire Par Jésus Christ.

Repères :
L'an dernier, le pape Benoît XVI célébrait la Messe dans les mêmes circonstances qu'aujourd'hui et dans la même Paroisse de "San Tommaso da Villanova" à Castel Gandolfo.   "Avant de concevoir le Seigneur dans le corps, elle l'avait déjà conçu dans l'âme". Elle avait donné au Seigneur l'espace de son âme et elle était ainsi devenue réellement le véritable Temple où Dieu s'est incarné, où il est devenu présent sur cette terre. Pour lire son homélie : Benoît XVI
Et en 2005 ce fut la première fois, mais toujours selon en rite immuable. Le pape Benoît XVI nous disait : "Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous ? " : Benoît XVI

PELERINAGE NATIONAL A LOURDES
MESSE DE L’ASSOMPTION
LE MERCREDI 15 AOÛT 2007

 
Homélie de Mgr. Le Gall

Très souvent tous ces jours, frères et sœurs pèlerins du National et du monde entier, nous avons repris l’Ave, Maria, la salutation angélique comme nous l’appelons: en effet, c’est l’ange Gabriel qui a le premier salué Marie au moment de l’Annonciation. Nous n’avons pas mieux à faire, depuis des siècles, que de reprendre les mots du messager de Dieu lui-même, surtout en ce jour où il accueille au ciel pour toujours, dans son corps et dans son âme, la Mère de son Fils.
 
Or, l’Évangile de ce matin, qui évoque la Visitation, nous parle de la salutation de Marie: ce n’est plus elle qui est saluée par Gabriel, mais c’est elle qui salue Elisabeth. « Quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. » Nous savons que cet enfant est Jean, celui qui deviendra le Baptiste : les mots tout simples de Marie, qui porte Jésus en son sein, atteignent l’autre garçon dans le sein d’Elisabeth. Notons que c’est Jean qui tressaille d’allégresse et non sa mère : les mamans savent que les enfants qu’elles portent, après quelques mois, bougent, réagissent, se manifestent, et c’est leur joie. Elisabeth comprend tout de suite que ces soubresauts annoncent l’arrivée de la Mère du Seigneur. Déjà le Précurseur est à l’oeuvre !

Marie, la Mère de Jésus, a visité Lourdes : l’année prochaine, nous allons célébrer le 150e anniversaire de ces apparitions, reconnues par l’Église depuis longtemps, et le Saint-Père Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait l’invitation de notre Conférence épiscopale pour cette grande occasion. Ces manifestations à sainte Bernadette ont cessé, mais Notre Dame continue de visiter cette cité de l’Immaculée à laquelle nous sommes tous attachés, tous pèlerins de l’Assomption, nous qui remercions les Assomptionnistes pour leur implication fidèle dans ce Pèlerinage national, le 134e cette année. Les Évêques de France, en particulier, aiment revenir à Lourdes : non seulement nous y tenons deux fois par an notre Assemblée plénière, mais encore nous y revenons pour notre pèlerinage diocésain - pour Toulouse, c’est à la fin de ce mois, et dans dix jours nous serons encore ici -, à tel point que l’Évêque de Tarbes et Lourdes, Monseigneur Jacques Perrier, nous accueillait une année en nous disant que Lourdes est la résidence secondaire des Évêques !

Oui, nous sommes venus en pèlerins tous ces jours du National, ou avec d’autres pèlerinages : nous avons salué Notre Dame à la grotte de nombreuses fois, mais avons-nous pris garde à la visite de Marie dans nos coeurs ? Avons-nous entendu dans l’intime de notre âme cette salutation discrète, mais insistante autant que respectueuse, de la Mère de notre Seigneur ? Notre coeur n’a-t-il pas tressailli d’allégresse, malgré le poids de nos soucis ou de nos souffrances, à cette présence de Marie qui nous salue chez elle ? L’enfant que nous avons été, l’enfant que nous demeurons au fond de nous-même n’a-t-il pas retrouvé sa jeunesse authentique à l’appel de notre Maman du ciel ? « Suis-je redevenue enfant ? » demandait la vieille Prieure du Dialogue des Carmélites dans un passage saisissant de ce grand livre de Bernanos, qui souligne la simplicité et l’universalité de la prière : « Chaque prière, fût-ce celle d’un petit pâtre qui garde ses bêtes, c’est la prière du genre humain. (Court silence.) Ce que le petit pâtre fait de temps en temps, et par un mouvement de son coeur, nous devons le faire jour et nuit. Non point que nous espérions prier mieux que lui, au contraire. Cette simplicité de l’âme, ce tendre abandon à la Majesté divine qui est chez lui une inspiration du moment, une grâce et comme l’illumination du génie, nous consacrons notre vie à l’acquérir, ou à le retrouver si nous l’avons connu, car c’est un don de l’enfance qui le plus souvent ne survit pas à l’enfance… Une fois sorti de l’enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au long de la nuit on retrouve une autre aurore. Suis-je redevenue enfant ? » (Gallimard, La Pléiade, 1961, p. 1586).

Oui, frères et soeurs enfants de Dieu - car nous le sommes en vérité - , nous allons repartir là où nous attend notre vie de tous les jours, mais nous avons changé, grâce au pardon sollicité de Dieu. Nous sommes plus profondément réconciliés avec Dieu, avec les autres et avec nous-même, conscients du chemin qu’il nous reste encore à faire. Nous repartons rajeunis, grâce à la salutation de Marie, notre Mère, Mère du Sauveur, car elle est « plus jeune que le péché », écrit encore Bernanos, ce rebelle aimant et génial. Nous repartons visités, de cette « visite d’en haut » que nous saluons chaque matin dans le Benedictus, le chant d’action de grâce de Zacharie, précisément au moment de la naissance de Jean Baptiste.

Visités, réconciliés, rajeunis, il nous reste à reprendre, après celui de Zacharie, le cantique de Marie, son Magnificat, entonné ici-bas lors de la Visitation, mais poursuivi à jamais dans le ciel par Notre Dame et Mère, comme nous l’indique l’Église par le choix de ce texte à la messe de l’Assomption. Si la Liturgie des heures nous fait reprendre ces deux cantiques, l’un à Laudes le matin, l’autre le soir à Vêpres, c’est bien pour que notre vie soit rythmée par le merci à Dieu, « qui visite et rachète son peuple », « qui se souvient de son amour, de sa Miséricorde », ce que chaque Eucharistie – action de grâce par excellence – réalise en plénitude.

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. » Jean a tressailli d’allégresse quand Marie saluait sa mère ; Marie exulte en Dieu. Voici la tonalité de notre vie de foi – car Marie a cru, la bienheureuse, comme nous avons à croire nous aussi – sur nos routes d’espérance, où le Seigneur est prêt à faire pour nous des merveilles, dans la mesure où, comme Marie, nous le laissons faire humblement en toute confiance.
Amen.

+ fr. Robert Le Gall Archevêque de Toulouse
 

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 15.08.2007 - BENOÎT XVI

 

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