|
Mgr Le Gall confirme la venue de Benoît XVI à
Lourdes |
|
 |
Lourdes, le 15 août 2007
-
(E.S.M.) -
Homélie de Mgr. Le Gall, en la messe de l'Assomption célébrée à
Lourdes ce matin, homélie dans laquelle Mgr. Le Gall confirme que le
pape Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait l’invitation de notre
Conférence épiscopale à l'occasion des célébrations du 150e anniversaire
des apparitions de la Vierge à Lourdes
|
Marie fait son
entrée dans le ciel -
Pour agrandir l'image:
►
C'est ici
Mgr Le Gall confirme la venue du pape Benoît XVI à Lourdes
En cette Fête de Marie le pape Benoît XVI, après avoir avoir présidé l'Eucharistie dans l'église de la paroisse de Castel Gandolfo à 8 h. est
apparu à 12 h au balcon de la Résidence Pontificale où il a récité la prière
mariale.
En 2è partie nous vous proposons l'homélie de Mgr. Le Gall, en la messe de
l'Assomption célébrée à Lourdes ce matin, homélie dans laquelle Mgr. Le Gall
confirme que le pape Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait l’invitation
de notre Conférence épiscopale à l'occasion des célébrations du 150e
anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes.
SOLENNITÉ DE L'ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE
MARIE
ASSOMPTION, COURONNEMENT ou
DORMITION ?
Réflexions :
Nous célébrons aujourd'hui I' 'Assomption de la Vierge Marie. Que signifie
ce mot ? Lorsqu'en 1950 le pape Pie XII a défini le dogme de l'Assomption,
il l'a fait en termes dépouillés, disant de la Vierge qu'« elle a été prise
(assumpta)
corps et âme dans la gloire céleste ».
Le Moyen Âge occidental représentait volontiers l'Assomption par l'image
d'un couronnement : Marie fait son entrée dans le ciel où elle est
accueillie par le Christ qui, majestueusement, la fait asseoir sur un trône
et pose sur sa tête une couronne. On préférera peut-être aujourd'hui la
représentation moins triomphante qui est traditionnelle en Orient. Là où
nous parlons d'Assomption, les chrétiens d'Orient parlent de la Dormition de
la Mère de Dieu, évoquant par là le fait que son corps subsiste dans l'incorruption
jusqu'à la résurrection finale. Les icônes
représentent volontiers le Christ venu prendre dans ses bras - comme on
prend un enfant - celle qui l'avait porté dans les siens lorsque lui-même
était enfant. Quelle que soit l'image utilisée, le message est le
même : celle qui, dans son corps, a formé le corps du Christ et qui a
manifesté tout au long de sa vie terrestre une totale disponibilité à
l'égard de Dieu, est désormais unie à son Fils,
corps et âme.
Puisque c'est grâce au consentement de Marie
(son Fiat) que le
salut du Christ a été donné au monde, l'Église a toujours cru qu'en elle la
rédemption s'était accomplie de la façon la plus radicale et la plus
complète.
Dans son assomption, Marie est l'image de la rédemption parfaitement
accomplie. C'est peut-être ce que Pie XII a voulu suggérer en proclamant le
dogme de l'Assomption le 1er novembre, fête de tous les saints
(et pas le 15 août) :
Marie n'a pas reçu le salut pour elle seule, mais pour
nous tous. Et elle l'a reçu tout entier.
Paroles du pape Benoît XVI aux pèlerins de langues française
J’accueille avec plaisir les pèlerins de langue française présents pour la
prière de l’Angélus. En ce jour de l’Assomption de la Bienheureuse
Vierge Marie, puissiez-vous accueillir comme elle la grâce de Dieu, dans la
docilité à la Parole du Seigneur, pour grandir en sainteté et pour annoncer
par toute votre vie les merveilles de Dieu. Avec ma Bénédiction apostolique!
Angélus de Benoît XVI en la Solennité de l'Assomption - 15.08.07
Messe de l'Assomption présidée par le pape Benoît XVI - 15.08.07
PRIÈRE D'OUVERTURE
Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as fait monter jusqu'à la gloire du
ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton
Fils : fais que nous demeurions attentifs
aux choses d'en haut pour obtenir de partager sa gloire Par Jésus
Christ.
Repères :
L'an dernier, le pape Benoît XVI célébrait la Messe dans les mêmes
circonstances qu'aujourd'hui et dans la même Paroisse de "San Tommaso da
Villanova" à Castel Gandolfo. "Avant de concevoir le
Seigneur dans le corps, elle l'avait déjà conçu dans l'âme". Elle avait
donné au Seigneur l'espace de son âme et elle était ainsi devenue réellement
le véritable Temple où Dieu s'est incarné, où il est devenu présent sur
cette terre. Pour lire son homélie : ►
Benoît XVI Et en 2005 ce fut la
première fois, mais toujours selon en rite immuable. Le pape Benoît XVI nous
disait : "Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu
et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de
nous ? " : ►
Benoît XVI
PELERINAGE NATIONAL A LOURDES
MESSE DE L’ASSOMPTION
LE MERCREDI 15 AOÛT 2007
Homélie de Mgr. Le Gall
Très souvent tous ces jours, frères et sœurs pèlerins du National et du
monde entier, nous avons repris l’Ave, Maria, la salutation angélique comme
nous l’appelons: en effet, c’est l’ange Gabriel qui a le premier salué Marie
au moment de l’Annonciation. Nous n’avons pas mieux à faire, depuis des
siècles, que de reprendre les mots du messager de Dieu lui-même, surtout en
ce jour où il accueille au ciel pour toujours, dans son corps et dans son
âme, la Mère de son Fils.
Or, l’Évangile de ce matin, qui évoque la Visitation, nous parle de la
salutation de Marie: ce n’est plus elle qui est saluée par Gabriel, mais
c’est elle qui salue Elisabeth.
« Quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en
elle. » Nous savons que cet enfant est Jean, celui qui deviendra le Baptiste :
les mots tout simples de Marie, qui porte Jésus en son sein, atteignent
l’autre garçon dans le sein d’Elisabeth. Notons que c’est Jean qui
tressaille d’allégresse et non sa mère : les mamans savent que les enfants
qu’elles portent, après quelques mois, bougent, réagissent, se manifestent,
et c’est leur joie. Elisabeth comprend tout de suite que ces soubresauts
annoncent l’arrivée de la Mère du Seigneur. Déjà le Précurseur est à
l’oeuvre !
Marie, la Mère de Jésus, a visité Lourdes : l’année prochaine, nous
allons célébrer le 150e anniversaire de ces apparitions, reconnues par l’Église
depuis longtemps, et le Saint-Père Benoît XVI a fait savoir qu’il acceptait
l’invitation de notre Conférence épiscopale pour cette grande occasion. Ces
manifestations à sainte Bernadette ont cessé, mais Notre Dame continue de
visiter cette cité de l’Immaculée à laquelle nous sommes tous attachés, tous
pèlerins de l’Assomption, nous qui remercions les Assomptionnistes pour leur
implication fidèle dans ce Pèlerinage national, le 134e cette année. Les
Évêques de France, en particulier, aiment revenir à Lourdes : non seulement
nous y tenons deux fois par an notre Assemblée plénière, mais encore nous y
revenons pour notre pèlerinage diocésain - pour Toulouse, c’est à la fin de ce
mois, et dans dix jours nous serons encore ici -, à tel point que l’Évêque de
Tarbes et Lourdes, Monseigneur Jacques Perrier, nous accueillait une année
en nous disant que Lourdes est la résidence secondaire des Évêques !
Oui,
nous sommes venus en pèlerins tous ces jours du National, ou avec d’autres
pèlerinages : nous avons salué Notre Dame à la grotte de nombreuses fois,
mais avons-nous pris garde à la visite de Marie dans nos coeurs ? Avons-nous
entendu dans l’intime de notre âme cette salutation discrète, mais
insistante autant que respectueuse, de la Mère de notre Seigneur ? Notre
coeur n’a-t-il pas tressailli d’allégresse, malgré le poids de nos soucis ou
de nos souffrances, à cette présence de Marie qui nous salue chez elle ?
L’enfant que nous avons été, l’enfant que nous demeurons au fond de
nous-même n’a-t-il pas retrouvé sa jeunesse authentique à l’appel de notre
Maman du ciel ? « Suis-je redevenue enfant ? » demandait la vieille Prieure du
Dialogue des Carmélites dans un passage saisissant de ce grand livre de
Bernanos, qui souligne la simplicité et l’universalité de la prière : « Chaque
prière, fût-ce celle d’un petit pâtre qui garde ses bêtes, c’est la prière
du genre humain. (Court silence.) Ce que le petit pâtre fait de temps en
temps, et par un mouvement de son coeur, nous devons le faire jour et nuit.
Non point que nous espérions prier mieux que lui, au contraire. Cette
simplicité de l’âme, ce tendre abandon à la Majesté divine qui est chez lui
une inspiration du moment, une grâce et comme l’illumination du génie, nous
consacrons notre vie à l’acquérir, ou à le retrouver si nous l’avons connu,
car c’est un don de l’enfance qui le plus souvent ne survit pas à l’enfance…
Une fois sorti de l’enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer,
comme tout au long de la nuit on retrouve une autre aurore. Suis-je
redevenue enfant ? » (Gallimard, La Pléiade, 1961, p. 1586).
Oui, frères et
soeurs enfants de Dieu - car nous le sommes en vérité - , nous allons repartir
là où nous attend notre vie de tous les jours, mais nous avons changé, grâce
au pardon sollicité de Dieu. Nous sommes plus profondément réconciliés avec
Dieu, avec les autres et avec nous-même, conscients du chemin qu’il nous
reste encore à faire. Nous repartons rajeunis, grâce à la salutation de
Marie, notre Mère, Mère du Sauveur, car elle est « plus jeune que le péché »,
écrit encore Bernanos, ce rebelle aimant et génial. Nous repartons visités,
de cette « visite d’en haut » que nous saluons chaque matin dans le
Benedictus, le chant d’action de grâce de Zacharie, précisément au moment de
la naissance de Jean Baptiste.
Visités, réconciliés, rajeunis, il nous reste
à reprendre, après celui de Zacharie, le cantique de Marie, son Magnificat,
entonné ici-bas lors de la Visitation, mais poursuivi à jamais dans le ciel
par Notre Dame et Mère, comme nous l’indique l’Église par le choix de ce
texte à la messe de l’Assomption. Si la Liturgie des heures nous fait
reprendre ces deux cantiques, l’un à Laudes le matin, l’autre le soir à
Vêpres, c’est bien pour que notre vie soit rythmée par le merci à Dieu, « qui
visite et rachète son peuple », « qui se souvient de son amour, de sa
Miséricorde », ce que chaque Eucharistie – action de grâce par excellence –
réalise en plénitude.
« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu
mon Sauveur. » Jean a tressailli d’allégresse quand Marie saluait sa mère ;
Marie exulte en Dieu. Voici la tonalité de notre vie de foi – car Marie a
cru, la bienheureuse, comme nous avons à croire nous aussi – sur nos routes
d’espérance, où le Seigneur est prêt à faire pour nous des merveilles, dans
la mesure où, comme Marie, nous le laissons faire humblement en toute
confiance.
Amen.
+ fr. Robert Le Gall Archevêque de Toulouse
Sources:
www.vatican.va
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 15.08.2007 - BENOÎT XVI |