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Le manque d'information rend ce synode difficile à lire

Le 11 octobre 2014 - (E.S.M.) - Réflexions d'observateurs attentifs, Marco Tosatti, John Thavis, Antonio Socci. Le "blindage" imposé d'en haut pourrait être une stratégie visant à imposer la "ligne Kasper" à travers l'opinion publique

Le manque d'information rend ce synode difficile à lire

Le 11 octobre 2014 - E. S. M. - Bergoglio est arrivé en proclamant «ouvrons-nous», «sortons»... après quoi il a blindé le Synode, enfermant les évêques à clé, de façon à ce que personne ne sache ce qui s'y dit.
Curieuse ouverture: ils parlent de nous, les familles, et nous ne sommes pas jugés dignes d'apprendre quoi que ce soit.
Ou plutôt: Bergoglio a imposé que seul "fuite" ce que LUI veut, c'est à dire les interventions sur la ligne Kasper.
Ainsi, tous les médias laïcistes, avides de voir l'Eglise capituler, donnent chaque jour un grand relief aux innovations les plus farfelues et absurdes. Et il semble que prévale la ligne Kasper.
Au contraire, nous informe Marco Tosatti, au Synode, en réalité, il semble que se qui se passe est bien différent, et la majorité des pasteurs défend la doctrine correcte...

Traduction de l'article de Marco Tosatti auquel il est fait allusion, et un article d'un journaliste américain John Thavis "vaticaniste vétéran", ex-correspondant à Rome de l'agence CNS (qui est la voix de l'épiscopat américain), rentrant plutôt dans la catégorie des normalistes, c'est-à-dire les "FOF" (fans of Francis...). Lui aussi assiste au Synode, et il déplore que l'information soit aussi floue, mais il préfère voir dans le verrouillage imposé d'en haut une preuve que «l'Eglise a encore peur d'affronter ces questions ouvertement, et de présenter publiquement les débats internes», plutôt qu'une stratégie délibérée.
John Thavis

LE MANQUE D'INFORMATION REND CE SYNODE DIFFICILE À LIRE
http://www.johnthavis.com/cutback-of-information-makes-this-synod-harder-to-rea (traduction Anna)
9 octobre 2014

Avoir une "lecture" d'un Synode quel qu'il soit n'est jamais facile, au moins de l'extérieur, mais celui-ci est particulièrement difficile pour les journalistes à cause du manque de matière première fournie aux médias.
D'accord, nous n'en sommes qu'au troisième jour, où l'on discute de questions de mariage et de famille, mais au moins 100 interventions ont déjà été prononcées dans la salle synodale. Aucun texte ou résumé n'a été publié, à la différence des années précédentes, à l'exception des documents des travaux d'ouverture et de quelques discours prononcés par des couples laïques qui participent en tant qu'auditeurs.
En outre, les points de presse du Vatican, tout en donnant la liste de quelques thèmes soulevés par les évêques, évitent soigneusement des comptes-rendus détaillés des interventions et des réactions de la salle. Aucun nom n'est donné, on ne nous dit pas qui a dit quoi.
Jusqu'à présent, l'impression du synode est floue et fragmentée, avec partout des opinions et des moments mis en évidence.
A un moment on nous parle d'un appel à l'«l'empathie et la tendresse» dans la présentation de l'enseignement de l'Eglise, et ensuite de la nécessité d'une préparation «sévère» pour les couples mariées.
On nous dit que le synode apprécie l'apport des catholiques aux enquêtes menées avant l'assemblée, et après nous sommes avertis que ces enquêtes ne doivent pas être considérées comme des sondages d'opinions.
On nous dit que l'Eglise doit dispenser la «médecine de la miséricorde» aux couples et aux familles, mais qu'elle doit continuer à proclamer fermement les vérités sur le mariage en tant qu'union permanente entre un homme et une femme.
On nous dit que les taux élevés des couples non mariés vivant ensemble représentent une crise pour l'Eglise, mais que la cohabitation peut aussi refléter des valeurs positives, une opportunité pastorale et une graine à nourrir
Répétons-le, nous ne sommes qu'au début du synode, et j'espère que les "briefeurs" trouveront une façon de décrire si et comment un consensus se dessine autour de questions spécifiques.

Il y a quelques thèmes qui semblent prendre de l'importance:

¤ reconnaissance de la «loi de la gradualité», prenant conscience que la voie chrétienne vers la sainteté se fait par étapes et que l'acceptation des enseignements de l'Eglise (comme le refus du contrôle des naissances) peut représenter une attente peu réaliste.
¤ Le langage de l'Eglise en matière de mariage et de famille doit être accueillant et engageant, pas absolu ou repoussant.
¤ Le processus d'annulation doit être simplifié. Il y a de solides arguments sur le fait que de nombreux mariages modernes peuvent être invalides car les couples manquent du niveau approprié de foi et de compréhension du sacrement.
¤ Malgré les changements sociaux, la cellule familiale n'est pas dépassée et demeure l'idéal pour les sociétés à travers le monde. En ce sens, le Synode hésite à entretenir la notion que la configuration changeante des familles peut apporter des valeurs positives et de nouvelles possibilités.
¤ Aucun changement de doctrine ne sera considéré par ce Synode. Cela a été proclamé à plusieurs reprises, mais je ne suis pas sûr de ce que cela signifie. La doctrine se développe dans l'église, tout comme la compréhension par les gens de l'Ecriture et de la révélation. Je m'attends que ce point soit examiné plus en détail dans la salle synodale, mais c'est dommage que de l'extérieur nous ne puissions pas en entendre grand-chose.

En ne donnant aux journalistes que de l'information au compte-goutte, le Vatican essaye clairement (???) de permettre aux évêques de parler franchement et ouvertement. Il essaye aussi de ne pas nourrir la tendance des média de proclamer des gagnants et perdants, comme s'il s'agissait d'un processus législatif soumis au vote.
Ce Synode va se dérouler en deux phases, avec une deuxième session en Octobre 2015.
Je pense que le Pape François veut apporter des changements importants - y compris de nouvelles politiques pastorales pour les catholiques divorcés et remariés - et il aura besoin de ce temps afin que les nouvelles idées s'enracinent et soient acceptées. Dans ce sens, le fait de rendre les délibérations plus confidentielles, est tactiquement significatif.
Mais il donne aussi l'impression que l'Eglise a encore peur d'affronter ces questions ouvertement, et de présenter publiquement les débats internes. Dans un synode qui débat de questions qui touche aux vies de millions de familles, cela est difficile à comprendre.
Marco Tosatti

SYNODE, LA MAJORITÉ CONTRE KASPER
Vu de l'intérieur, le Synode est différent de la façon dont il est filtré par l'information. San Pietro e dintorni (traduction Anna)
9 octobre 2010

Le choix de ne pas publier les textes des interventions des participants au Synode sur la famille produit un effet à coup sûr non positif en ce qui concerne la clarté de l'information, et contribue à créer une situation par certains aspects mystifiante. Le public, qu'il soit catholique ou non, n'est pas informé de façon claire et exhaustive; cela signifie qu'après les premiers trois jours, où une centaine d'interventions ont déjà été prononcées, le panorama est tout sauf clair pour ceux qui sont hors de la salle.
John Thavis, expert américain des choses du Vatican, peu suspect d'anti-papisme ou de positions anti-ecclésiastiques, s'est justement fait l'interprète de cette atmosphère nébuleuse, et souligne l'insuffisance du briefing quotidien tenu par les responsables de la Salle de Presse. «On y énumère - écrit Thavis - quelques-uns parmi les thèmes soulevés par les évêques, on évite soigneusement un compte-rendu détaillé des interventions et des réactions dans la salle. On ne fait pas de noms, on ne dit pas qui a dit quoi». Thavis donne quelques exemples du cadre peu clair et fragmenté qu'on tire jusqu'ici du Synode.

Si la chape de flou intentionnelle dont on a voulu couvrir le Synode (et il est important de rappeler que c'est la première fois en plusieurs décennies) a son origine dans la crainte que les participants puissent faire ou dire on ne sait pas quoi pour l'amour de la scène, eh bien alors laissez-moi dire qu'il s'agirait là d'une attitude de profonde méfiance à l'égard de pasteurs d'âmes et responsables de millions de catholiques partout dans le monde. Si le Pape et ses collaborateurs n'ont pas confiance en eux, comment le commun des fidèles pourrait-il l'avoir?

Il y a plusieurs Synodes.
Un - on l'a déjà évoqué - est celui des briefings officiels, tellement panoramiques qu'ils sont presque inutiles pour comprendre les positions et les dynamiques. Ensuite (nous fait-on remarquer de l'intérieur de la salle), il y a celui de l'information plus ou moins dirigée et pilotée.
«Ce que disent les journaux télévisés est trompeur», selon un commentaire recueilli.
«On y rapporte l'opinion de trois ou quatre» qui n'est pas indicative du panorama des interventions. Un genre d'information, disons dirigée vers un «changemen» générique (comme c'était déjà le cas avant l'ouverture des travaux). Celui promu par la cardinal Kasper.
Il faut ici rappeler qu'un évêque non italien a déploré de façon très franche et sans demi-mots le très grand «dégât pastoral» causée par la propagande obsessionnelle, par quelqu'un, de ses propre idées dans le monde entier. Une référence à l'activité de diffusion de son propre point de vue faite par le cardinal Kasper en matière d'eucharistie aux divorcés remariés.
Un évêque d'Asie a affirmé que Jésus a été clair, mais que c'était il y a 2000 ans. Les africains ont en général montré un très grand attachement à la doctrine et à la pratique pastorale actuelle, et ont montré «beaucoup de bon sens».

La très large majorité des intervenants a été d'accord sur plusieurs points.
La doctrine n'est pas modifiable; elle est tellement claire qu'il est impensable de la modifier sans provoquer des conséquences dévastatrices. Il faut néanmoins savoir bien l'expliquer, en profondeur, et surtout utiliser un language attentif à ce que personne ne soit offensé. Mais il est indispensable d'enseigner quelle est la vérité de l'Eglise de toujours.
Cela résonne, ou peut être interprété comme un désaveu du théorème Kasper.
Mais alors pourquoi l'image "externe" apparaît-elle si différente?
Les mauvais esprits parlent d'une technique planifiée, afin de créer une opinion publique et de faire parvenir le message à tous les évêques, prêtres, couvents, opérateurs pastoraux, les orientant ainsi dans une certaine direction, celle voulue.

* * *

Marco Tosatti complète son article aujourd'hui 10 octobre:
Il y a eu des papes avant 2014

- CENSURE
San Pietro e dintorni
10 octobre

Le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi s'est prononcé contre la censure imposée sur les activités des participants au Synode.
Selon l'AP (voir ici), le cardinal allemand a déclaré à l'une des télévisions catholiques présentes à certains moments des travaux: «Tous les chrétiens ont le droit d'être informés sur les interventions de leurs évêques».

Actuellement au contraire, l'informations sur le Synode est assurée par le Directeur du Bureau de Presse, le père Federico Lombardi, assisté d'un prêtre anglophone et d'un hispanophone. Le briefing général offre une vue générique de la journée, ils indiquent les thèmes, mais pas les interventions d'une manière citable, ni qui sont les auteurs des interventions.
Mais c'est dommage, car il y a certainement eu des interventions qui mériteraient d'être connues de façon plus détaillée.
Ainsi, par exemple, un évêque a sévèrement critiqué la proposition du cardinal Kasper de donner l'Eucharistie aux divorcés remariés, en disant que c'est «Un remède pire que le mal»
Tandis qu'un autre a noté que la pastorale des divorcés doit rappeler qu'il s'agit de gens déjà mariés, et qu'il y a eu des papes aussi avant 2014, et que nous ne pouvons pas dire qu'ils n'étaient pas miséricordieux. Un autre a observé que'en plus de toujours parler de miséricorde, nous devrions évangéliser davantage; on se réfère souvent à la formation, mais on la néglige de crainte de ne pas être compris.
A quoi le cardinal Kasper a rappelé que, oui, c'est lui qui avait pris l'initiative, mais qu'avant cela, il avait demandé au pape. ...

 

Sources : Benoit-et-moi-  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 11.10.2014

 

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