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Jean-Paul II et la résurrection des morts |
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Le 09 novembre 2007 -
(E.S.M.) - L'Évangile de Dimanche est
difficile à comprendre et à accepter, nous avons extrait, d'une
exhortation du pape Jean-Paul II, quelques vérités. Le pape nous
rappelle que notre participation à l'Eucharistie nous donne un
avant-goût de la transformation de notre corps par le Christ. Sa chair,
vivifiée par l'Esprit Saint, nous permet déjà de participer à sa
résurrection et à sa condition glorieuse.
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La
résurrection des morts -
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Jean-Paul II et la résurrection des morts
Quelques pistes pour nous préparer à recevoir la
Parole de Dieu, Dimanche 11 novembre 2007 - Les lectures du jour : ►
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Le pape Jean-Paul II dans une de ses catéchèses nous donne quelques
indications sur cet évènement qui concernera inéluctablement,
tout le monde, qu'on le veuille ou non : "
ainsi en va-t-il de la résurrection des morts: on est semé dans la
corruption, on ressuscite dans l'incorruptibilité;
on est semé dans l'ignominie, on ressuscite dans la
gloire; on est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la
force; on est semé corps psychique, on ressuscite
corps spirituel [...]. Il faut, en
effet, que cet être corruptible revête l'incorruptibilité, que cet être
mortel revête l'immortalité » (1 Co
15, 36-37. 42-44.53). (1)
La dignité du corps humain
Dans l’art du questionnement, il existe des questions que l’on appelle les
questions pièges. Elles consistent à pousser l’autre à la faute en le
prenant en défaut. Leur but est de déstabiliser au profit de celui qui les
utilise. C’est ce que font les Sadducéens à l’égard de
Jésus à propos de la résurrection des morts. Dans sa réponse le
Christ démonte le sophisme de ses adversaires : comment peut-on imputer la
non vie à celui qui est la vie ? C’est contradictoire.
« Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie
éternelle et ce sont elles qui me rendent témoignage et vous ne voulez pas
venir à moi pour avoir la vie » (Saint
Jean 5,39-40).
Si incidemment nous apprenons que, contrairement à ce qui s’entend parfois,
on n’est pas marié pour l’éternité mais pour cette vie seulement, le thème
central de cet évangile est celui de la résurrection. Il convient de
rappeler sur quoi porte notre foi chrétienne à ce sujet :
« Par la mort, l’âme est séparée du corps mais dans la résurrection Dieu
rendra la vie incorruptible à notre corps transformé en le réunissant à
notre âme. De même que le Christ est ressuscité et vit pour toujours, tous
nous ressusciterons au dernier jour » (Catéchisme
de l'Église catholique §1016).
ndlr : Bien sûr - explique le
Catéchisme de l'Église catholique - le «comment» cela se produira «dépasse
notre imagination et notre entendement; il n'est accessible que dans la foi.
Mais notre participation à l'Eucharistie nous donne déjà un avant-goût de la
transfiguration de notre corps par le Christ»
(ibid. n. 1000).
On comprend, pour corruptible qu’il soit dans sa condition terrestre, que la
tradition chrétienne ait toujours entouré de respect le corps humain.
Aujourd’hui face aux défis et aux prouesses scientifiques et médicales,
surtout dans le domaine de la génétique, mais aussi face à l’exploitation du
corps tant dans le monde de l’économie ou de la société, le corps est
considéré comme un simple emballage biodégradable, une trousse à outils
multifonction ou un réservoir de pièces détachées. On sait bien pourtant
qu’une transplantation ou une greffe ne se réduit pas au seul acte
chirurgical, une préparation ou un accompagnement psychologiques est souvent
nécessaire. l’Église – et, en elle chaque chrétien – au nom de sa foi en la
résurrection se doit de réaffirmer qu’en manipulant le corps humain on peut
aussi atteindre plus que le corps : la dignité humaine.
(D. Bruno Attuyt,
curé)
(1) Reprenons la catéchèse du pape Jean-Paul II qui conclut
ainsi : "Tout ce que nous avons dit jusqu'à présent, en résumant
l'enseignement de l'Écriture Sainte et de la Tradition de l'Église, nous
explique pour quoi «le credo chrétien...
atteint son sommet dans la proclamation de la
résurrection des morts à la fin des temps, et de la vie éternelle»
(Catéchisme
de l'Église catholique, n. 988).
En s'incarnant, le Verbe de Dieu a assumé la chair humaine
(cf. Jn 1, 14), la faisant
participer, à travers sa mort et sa résurrection, à sa gloire de Fils unique
du Père. A travers les dons de l'Esprit et de la chair du Christ glorifiée
dans l'Eucharistie, Dieu le Père communique à tout l'être humain et, d'une
certaine façon, à tout le cosmos l'aspiration à ce destin. Comme le dit
saint Paul: « Car la création en attente aspire à la révélation des fils
de Dieu; [...] c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la
servitude de la corruption, pour entrer dans la liberté de la gloire des
enfants de Dieu » (Rm 8, 19-21).
Pour lire cette
catéchèse : ►
Jean-Paul II
La résurrection, souligne le pape Benoît XVI, est
le plus grand "changement" jamais survenu - (J. Ratzinger, la
mort et l’au-delà, Communio-Fayard 1994, p. 175) : ►
la résurrection
LA FOI CATHOLIQUE SUR LA MORT
Cette annexe permet au lecteur de se faire une idée de ce que l’Église a
officiellement défini comme sa foi et de le comparer à ce que peut en dire
un théologien en écoutant non seulement les saints canonisés mais aussi sa
fidélité à l’Église, unie à sa raison.
Est reproduit ici l'important document de
la Congrégation de la Doctrine de la foi concernant
l'eschatologie.
Il est signé du Cardinal Ratzinger en 1992. (eschatologie.free.fr)
Sources: www.vatican.va
- et D. Bruno Attuyt, curé
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 09.11.2007 - BENOÎT XVI
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