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Agostino Vallini, le vicaire de
Benoît XVI |
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Cité du Vatican, le 08 octobre 2008 -
(E.S.M.)
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Le cardinal Agostino Vallini, que Benoît XVI a nommé son vicaire général
pour le diocèse de Rome, décrit son rapport avec la Ville éternelle: ses
écoles, ses études à l’université du Latran, l’époque du Concile, son
expérience comme évêque et à la Curie.
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Benoît XVI avec le cardinal
Vallini
Agostino Vallini, le vicaire de Benoît XVI
Je peux compter sur la grâce du Seigneur et sur la prière des religieuses de
clôture
Le 08 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde
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Le cardinal Agostino Vallini, que Benoît XVI a nommé son vicaire général
pour le diocèse de Rome, décrit son rapport avec la Ville éternelle: ses
écoles, ses études à l’université du Latran, l’époque du Concile, son
expérience comme évêque et à la Curie.
Interview du cardinal Agostino Vallini par
Gianni Cardinale
Le 27 juin dernier, Benoît XVI a nommé le cardinal Agostino Vallini son
vicaire général pour le diocèse de Rome. Le prélat, qui était depuis 2004
préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, succède au cardinal
Camillo Ruini, qui recouvrait cette charge depuis janvier 1991. 30Giorni,
qui l’avait interviewé à l’occasion de l’annonce de sa nomination
cardinalice dans le numéro de janvier/février 2006, a posé quelques
questions au nouveau vicaire du Pape.
Le cardinal Vallini célèbre sa première messe en tant que vicaire du Pape
pour le diocèse de Rome, le 13 juillet 2008, à la paroisse Santa Maria in
Traspontina, dans laquelle est vénérée Notre-Dame du Mont Carmel
Éminence, comment avez-vous accueilli votre nomination
comme cardinal vicaire?
AGOSTINO VALLINI : J’ai été saisi d’une profonde émotion. J’ai éprouvé, en
quelque sorte, le sentiment de ne pas être à la hauteur de cette tâche, mais
je me suis totalement livré à la divine Providence. Je sais que je peux
compter sur la grâce du Seigneur, sur l’assistance du Saint Père et sur la
prière de nombreux fidèles, en particulier celle des monastères de vie
contemplative dont notre belle ville de Rome est constellée de manière
silencieuse, mais efficace.
Quoiqu’il en soit, les rumeurs qui prédisaient votre
nomination circulaient depuis des mois. Quand avez-vous appris votre
“destin”?
VALLINI : C’est vrai, les rumeurs, surtout celles qui circulent dans la
presse, ont commencé il y a longtemps. Mon nom apparaissait parmi d’autres.
Je peux dire que j’ai appris ma nomination de source sûre le 21 juin
dernier, quand j’ai été reçu par le Saint Père Benoît XVI à l’occasion d’une
audience qu’il m’avait accordée pour une autre raison, très importante. En
effet, j’avais été appelé parce que le Saint Père avait approuvé la nouvelle
Lex propria de la Signature apostolique, réformée à la lumière du
nouveau Code de Droit canonique, de la constitution apostolique Pastor
Bonus et du nouveau Règlement général de la Curie romaine. Cette
nouvelle loi, qui règlemente la procédure du Tribunal suprême, avait été
définitivement approuvée par l’assemblée plénière de notre dicastère en
novembre dernier et j’en avais remis le texte au Saint Père pour qu’il
l’approuve après un examen approfondi en vue de sa promulgation, chose qui
est advenue le 21 juin. C’est à cette occasion que le Pape m’a communiqué
qu’il avait décidé de me nommer son vicaire pour le diocèse de Rome.
Le bruit a couru, toujours de source médiatique, que
vous auriez hésité à accepter cette charge…
VALLINI : Je me suis laissé guider par un critère de foi. La préoccupation
pour une fonction aussi exigeante existait, et comment. Car les rumeurs
journalistiques dont j’entendais surtout parler me faisaient réfléchir, moi
aussi. Mais au profond de mon âme, il y a toujours eu une disponibilité
positive, parce que pour nous, prêtres, l’obéissance est avant tout une
question de foi et de cœur. Et puis je suis un évêque qui a promis fidélité
au Pape et un cardinal qui a juré obéissance usque ad effusionem
sanguinis. Je me suis donc immédiatement préparé à accepter cette
proposition, au cas où elle m’aurait été faite par celui qui devait me la
faire.
Vous êtes né à Poli, un petit village de la province
de Rome, mais vous avez vécu dès votre tendre enfance à Corchiano, puis à
Caserte, et ensuite à Naples, où vous êtes devenu prêtre en 1964. Quel a été
votre premier contact avec la ville de Rome?
VALLINI : Mon premier contact avec Rome remonte à la période qui a
immédiatement suivi la seconde guerre mondiale. J’habitais justement à
l’époque dans le village de ma mère, à Corchiano, dans la région de Viterbe,
parce mon père, officier des carabiniers, était prisonnier en Allemagne. Au
prix de grands sacrifices, maman avait envoyé, ma sœur aînée à l’école à
Rome chez les religieuses Maestre Pie Venerini, qui se trouvaient via
Gioachino Belli 31, et nous allions souvent la trouver. Et puis je me
souviens en particulier de l’Année Sainte de 1950, lorsque nous sommes
arrivés à Rome en pèlerinage pour une audience de Pie XII, place
Saint-Pierre. Je me souviens que c’était une journée très pluvieuse, mais la
joie de rencontrer le Pape nous a fait oublier toutes les difficultés.
Votre premier séjour stable à Rome remonte à la
période 1964-1969. Après avoir été ordonné prêtre, l’archevêque de Naples
Alfonso Castaldo vous a en effet envoyé faire vos études à l’université
Pontificale du Latran. Quel souvenir avez-vous de cette période?
VALLINI : C’était l’époque du Concile Vatican II. On vivait cette atmosphère
avec enthousiasme. Je m’en souviens comme d’un moment très beau et très
riche de ma vie. J’ai vécu le Concile avec une grande passion. Je l’ai
suivi, j’en ai étudié les Actes. En somme, le Concile Vatican II a été
l’orientation majeure de mon sacerdoce.
Dans cette période, vous entrez en contact avec le
groupe laïque “Seguimi”.
VALLINI : Il s’agit d’une réalité ecclésiale prometteuse mais, en vérité,
assez peu connue. Je suis entré en contact avec cette association de fidèles
parce que le co-fondateur était l’un de mes professeurs, le père Anastasio
Gutiérrez, un clarétien espagnol, grand juriste et grand prêtre. “Seguimi”
était et est une réalité née pour aider tous les fidèles, laïques mais aussi
prêtres, à développer leur propre vocation. J’y ai adhéré pour être aidé
spirituellement à vivre pleinement ma vocation de prêtre diocésain.
Outre le père Gutiérrez, on trouve parmi vos maîtres
de l’époque deux laïcs comme Guido Gonella et Gabrio Lombardi.
VALLINI : Lombardi enseignait Institutions de droit romain et Gonella
Philosophie du droit. C’était une époque de grande ferveur ecclésiale et
culturelle et il était passionnant de suivre les cours de ces deux
personnalités dont j’ai un grand souvenir comme professeurs, mais aussi
comme hommes et comme chrétiens.
Mais Gonella et Lombardi étaient aussi engagés
politiquement. En revanche, on dit de vous que vous êtes “apolitique”.
VALLINI : Ce n’est pas exact. Tout d’abord, je suis un citoyen et en tant que
tel, je suis présent dans la vie sociale et donc politique, mais en donnant
à la politique la signification que lui donnait Paul VI: la plus haute forme
de charité sociale. Je ne suis donc pas un “apolitique”, je ne me sens pas
un “apolitique” et je ne veux pas en être un. En revanche, l’activité de
parti proprement dite est autre chose, c’est la tâche spécifique des
chrétiens laïques, appelés à gérer les modalités et les formes concrètes de
la réalisation du bien commun dans la société.
En tant que vicaire, vous aurez aussi à faire avec les
autorités civiles de la ville. Avec quels critères vous rapporterez-vous à
ces autorités et au monde politique en général ?
VALLINI : Mon “étoile polaire” ne pourra être que la doctrine du concile
Vatican II sur les rapports entre Église et communauté politique, et plus
précisément, le paragraphe 76 de la Constitution pastorale
Gaudium et
Spes, où le Concile établit les lignes directrices de ces rapports. Ce
sont des rapports de collaboration loyale et sincère, d’un engagement commun
pour le bien commun.
Y a-t-il un aspect du bien commun qui vous tient
particulièrement à cœur?
VALLINI : Nous le voyons tout simplement en marchant dans la rue: il y a tant
de gens qui souffrent. En ce sens, la dimension de la caritas – qui, pour
nous chrétiens, n’est pas simplement l’aumône ou l’aide occasionnelle, mais
une expression de l’amour de Jésus, inlassable auprès des personnes, de ses
frères souffrants – sera un point sur lequel nous continuerons à collaborer
avec les autorités, comme on l’a toujours fait à Rome de manière tout à fait
louable.
C’est pour cela que votre première visite de cardinal
vicaire – même s’il ne s’agissait pas d’une visite officielle – a été pour
une communauté d’accueil de la Caritas diocésaine où des femmes victimes de
la “traite” sont reçues et aidées à une réinsertion sociale…
VALLINI : L’Église de Rome, selon la très belle expression de saint Ignace
d’Antioche, est celle qui «préside dans la charité». C’est aussi pour cela
que l’Église de Rome et, si possible, la ville de Rome aussi, doivent
briller dans l’aide aux derniers de la société. Il m’a donc semblé naturel
de commencer par visiter l’une des nombreuses initiatives de la si méritante
Caritas de notre diocèse.
Revenons à vos expériences romaines précédentes. En 1971, après les deux
années que vous avez passées à Naples, vous revenez à Rome, appelé par Mgr
Pietro Pavan, devenu par la suite cardinal, pour enseigner le droit public
ecclésiastique à l’université Pontificale du Latran, où vous restez jusqu’en
1978. Ce furent des années chaudes, sur le plan politique comme sur le plan
ecclésial.
VALLINI : En effet, c’étaient des temps difficiles. Je me souviens encore
avec émotion du jour de l’enlèvement d’Aldo Moro et de l’assassinat des
hommes de son escorte. Ce matin-là, je tenais un séminaire d’études sur le
“Droit à la liberté religieuse et l’article 7 de la Déclaration d’Helsinki”.
Mgr Achille Silvestrini, aujourd’hui cardinal, siégeait parmi les
intervenants. La dramatique nouvelle nous est arrivée pendant l’intervalle.
C’étaient des années chargées d’événements qui faisaient beaucoup souffrir.
C’étaient aussi les années turbulentes de l’après
Concile.
VALLINI : Comme j’ai eu l’occasion de le dire il y a quelques années dans une
interview publiée justement par 30Giorni, mon point de référence dans cette
période qui n’a pas toujours été sereine, même au niveau ecclésiastique, a
constamment été Paul VI et son magistère. Ma vision du Concile a été la
sienne, une vision, pour reprendre la terminologie adoptée par Benoît XVI
dans son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005, fondée sur l’«
herméneutique de la réforme », et certainement pas sur celle «de la
discontinuité et de la rupture».
Il y eu, en automne 1976 à Rome, un congrès ecclésial
intitulé “Évangélisation et promotion humaine”. Quel souvenir en avez-vous ?
VALLINI : J’y ai participé volontiers. J’en ai dans l’ensemble un bon
souvenir, car cela a été un moment de grande ferveur ecclésiale, très
intéressant, même si – il est bon de le rappeler – cette rencontre a
présenté des aspects qui ont dû, au fil du temps, être approfondis
ultérieurement.
Votre troisième séjour à Rome remonte enfin à 2004,
lorsque – après avoir été évêque auxiliaire de Naples de 1989 à 1999, année
où vous êtes devenu évêque d’Albano –, vous avez été nommé préfet de la
Signature apostolique. Quelle image avez-vous de la ville et du diocèse de
Rome dans ces dernières années?
VALLINI : En réalité, je connais très peu Rome, parce que mes fonctions m’ont
contraint jusqu’ici à une vie presque monacale de travail et d’étude qui m’a
en quelque sorte extrait du contexte dans lequel j’ai pourtant vécu. Je
ferai tout mon possible pour connaître au plus tôt la réalité de mon
diocèse. J’ai déjà commencé à le faire avec l’aide précieuse du Vice-gérant,
des évêques auxiliaires et des collaborateurs des bureaux du Vicariat.
Votre première visite à une paroisse romaine s’est
déroulée le 13 juillet dans l’église Santa Maria in Traspontina. Pourquoi
justement là?
VALLINI : Parce que c’est dans cette paroisse que se déroulent les festivités
traditionnelles en l’honneur de Notre-Dame du Mont Carmel, que l’Église
commémore le 16 juillet. Cela a été une occasion providentielle pour mettre
ma nouvelle mission sous la douce protection de la bienheureuse Vierge
Marie.
Y a-t-il, dans le clergé romain, quelque personnalité
qui vous inspire particulièrement?
VALLINI : Je garde un très beau souvenir de Mgr Roberto Masi, recteur du
Collège Saint Apollinaire. C’est lui qui m’a accueilli lorsque je suis
arrivé à Rome en 1964. C’était un théologien, mais surtout un grand prêtre,
qui nous guidait par le témoignage de sa vie plus encore que par son
enseignement, qui était bienvenu.
Avez-vous des projets pour vos nouvelles fonctions?
VALLINI : Je n’ai pas, et je ne peux pas avoir de projets personnels. Le
diocèse de Rome est un diocèse particulier. Son évêque est le Pape et je
n’en suis que le vicaire. J’accomplirai donc la volonté du Saint Père, je
suivrai ses indications et, avec le Vice-gérant, les évêques auxiliaires,
les curés et tous les opérateurs pastoraux, j’essaierai d’apporter ma
contribution pour qu’elles soient appliquées, dans l’espoir que Jésus, le
Seigneur, sera toujours plus connu et aimé des romains. C’est dans cet
esprit que, dans mon premier message au diocèse, j’ai rappelé les paroles
exigeantes de Benoît XVI au récent Congrès ecclésial diocésain, lorsqu’il a
parlé de l’« émergence éducative » et qu’il en a fixé les objectifs pour la
prochaine année pastorale, dans l’optique de l’espérance théologale, celle
que Charles Péguy définit par une belle image: la «vertu enfant».
Éminence, une question personnelle. Vous avez déjà
fait allusion au fait que votre père était carabinier. Quel souvenir
avez-vous de lui et quelle influence a-t-il eu sur vous?
VALLINI : Par sa vie même, il m’a donné un grand exemple, et il a donc été un
grand éducateur. Il était d’origine modeste, il avait un grand sens de la
justice et c’est pour cela que, comme on dit “personne ne lui faisait
baisser les yeux”; mais c’était aussi un homme de cœur et une personne qui a
passé de nombreuses années de sa vie, après ses heures de service, au
service de pauvres de Naples, dans le quartier où nous habitions. Je dois
avouer que chaque fois que je me trouve devant un choix à accomplir, la
première question que je me pose est la suivante: mais que ferait mon père à
ma place? C’est pour cela que je recommande toujours aux pères de famille
que je rencontre d’être un point de référence humain et chrétien pour leurs
enfants. Les enfants, même si nous ne nous en rendons pas compte, regardent
toujours leurs parents et ils suivent leurs exemples plus que leurs paroles.
Ceci vaut pour les petites choses comme pour les grande choses de la vie.
Dans ce même message envoyé au lendemain de votre
nomination, on trouve la constatation que dans la Ville éternelle «nombreux
sont ceux qui ont besoin de quelqu’un qui leur manifeste le mystère de
Jésus-Christ»…
VALLINI : C’est un fait, mais cela ne doit pas nous décourager. Cela doit au
contraire nous pousser à prier plus pour que nous devenions capables de
montrer, par le témoignage de notre vie et de notre ferveur apostolique, le
beau visage de l’Épouse du Christ, pour que l’Église de Rome, pour que
chacune de ses paroisses, puisse être un lieu d’espérance chrétienne où tous
puissent découvrir la joie de la foi chrétienne. Parce que notre diocèse est
le diocèse du Pape et que pour cela, il a le devoir d’être un exemple et ne
peut s’y soustraire.
Toujours dans ce même message, vous écrivez que pour
une action pastorale efficace aujourd’hui, «les rendez-vous traditionnels de
la vie chrétienne ne suffisent plus»…
VALLINI : Ceci ne veut pas dire qu’il faille abandonner ces rendez-vous
traditionnels, qui conservent toute leur validité et toute leur actualité.
Mais ils ne suffisent plus à atteindre tout le monde, en particulier ceux
qui n’ont plus de contacts avec l’Église. En outre, il n’est plus suffisant
– cela l’était peut-être autrefois –, de s’occuper de ceux qui ont ces
contacts et qui continuent à les avoir comme s’ils avaient toujours la foi.
Le monde d’aujourd’hui est plus difficile, il est donc nécessaire que la
“bonne nouvelle”, l’Évangile, soit de nouveau annoncée et accueillie comme
raison de vie, capable de donner lumière et force de salut à l’homme de
notre temps. Il est nécessaire que le cœur de cet homme soit touché par la
grâce du Seigneur et se sente accueilli par sa miséricorde.
De 1985 à l’année dernière, la charge de vicaire du
Pape pour Rome a été associée à celle de président de la Conférence des
évêques italiens, d’abord en la personne du cardinal Ugo Poletti puis en
celle du cardinal Ruini. Vous serez donc, après une longue période, le
premier cardinal vicaire non président de la CEI.
VALLINI : J’en suis très heureux, parce que je serais très préoccupé de
devoir m’occuper d’une réalité encore plus grande. Je crois que le diocèse
de Rome mérite que je m’y consacre à temps plein sans autres charges.
La biographie du cardinal Agostino Vallini,
Juriste et pasteur
Si Fiorenzo Angelini, âgé de quatre-vingt-dix ans, est resté le seul
cardinal “romain de Rome”, Agostino Vallini, 68 ans, est l’unique cardinal
électeur du Sacré Collège qui soit né dans le Latium. En effet, il est
originaire de Poli, un petit village de la province de Rome, dans le diocèse
de Tivoli où son père, officier des carabiniers d’origine toscane, se
trouvait en garnison. Une fois la guerre éclatée, son père est arrêté par
les Allemands et déporté en Allemagne. Sa mère est donc amenée à revenir
avec ses deux enfants, le petit Agostino et sa sœur aînée, dans son village,
Corchiano, (province de Viterbe) où le futur cardinal fait son école
primaire et suit le parcours de l’initiation chrétienne sous la direction du
curé, don Domenico Anselmi – qui est toujours en vie –, qui le veut comme
enfant de chœur. Une fois la guerre finie, la famille peut se réunir et se
transfère en 1949 d’abord à Caserte puis en 1951 à Naples. En 1952, Agostino
perd sa mère et entre au séminaire où il reste douze ans en parcourant
toutes les étapes de la formation au sacerdoce.
Après avoir été ordonné prêtre en 1964, Vallini est envoyé à Rome pour se
spécialiser en Droit canonique, en vue du futur enseignement à la Faculté
théologique de Naples. Une fois terminées ses études romaines en 1969, il
retourne à Naples où il commence à enseigner le Droit canonique. Deux ans
après, il est appelé, sur la proposition du recteur de l’université
pontificale du Latran, Mgr Pietro Pavan, devenu par la suite cardinal, à y
recouvrir la charge d’enseignant de Droit public ecclésiastique. Il associe
ce travail d’étude et de recherche qui le passionne à son enseignement de
Naples et à une collaboration à temps partiel à la pastorale en paroisse
dans le quartier populaire de Barra, à Naples, aux côtés des étudiants de la
FUCI (Fédération universitaire catholique italienne) et comme assistant
ecclésiastique de la section napolitaine de l’Usmi (Union des Supérieures
Majeures d’Italie ndr). En 1978, Vallini quitte l’enseignement du Latran
pour faire retour à Naples, où il est appelé par le cardinal Corrado Ursi
qui le nomme recteur du Séminaire majeur, charge qu’il recouvre jusqu’en
1987, année où il est nommé doyen de la section Saint Thomas de la faculté
théologique de l’Italie méridionale.
En 1989, Jean Paul II nomme Vallini auxiliaire du cardinal Michele Giordano.
Devenu également vicaire général, il s’occupe de la préparation de la visite
pastorale de Jean Paul II à Naples du 9 au 11 novembre 1990. En novembre
1990, arrive sa nomination comme évêque d’Albano. Vallini reste alors
pendant longtemps, au sein de la Conférence des évêques italiens (CEI)
membre de la Commission pour les problèmes juridiques avant de devenir
président du Comité pour les Instituts et Biens ecclésiastiques.
En mai 2004, Jean Paul II le nomme préfet du Tribunal suprême de la
Signature apostolique et, en mars 2006, à son premier consistoire, Benoît
XVI le crée cardinal.
Le 27 juin dernier, Benoît XVI le nomme son vicaire général pour le diocèse
de Rome, ainsi qu’archiprêtre de l’archibasilique papale du Latran et grand
chancelier de l’université Pontificale du Latran.
Le cardinal Vallini est membre de diverses Congrégations: pour les Causes
des Saints, pour les évêques, pour l’Évangélisation des peuples, pour les
Religieux; du Conseil Pontifical pour les Textes législatifs; de
l’Administration du Patrimoine du Siège apostolique.
par Gianni Cardinale
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Sources : Gianni Cardinale
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
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Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 08.10.2008 -
T/Eglise |