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Benoît XVI a utilisé la parole forte
"d’incarnation spirituelle" |
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CITE DU VATICAN, le 08 Janvier 2007 -
(E.S.M.) - Lors des premières Vêpres du premier dimanche de l'Avent,
le Pape Benoît XVI a utilisé la parole forte «
d’incarnation spirituelle » pour décrire ce projet divin sur
chaque chrétien qui, dans le cadre de sa vie terrestre, s’ouvre à la
venue intermédiaire du Christ en lui.
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Benoît XVI a utilisé la parole forte
"d’incarnation spirituelle"
“Marie: la Mère qui veille sur notre coeur”
L’année 2007 commence par une marée de vœux, en oubliant que l’Eglise invite
le monde entier à fixer son regard sur un horizon qui, un jour,
sera éternel. Sur cet horizon, se dresse Marie,
la Mère de Dieu. Comme un phare, la Sainte Vierge éclaire l’espace et le
temps où se déroule le chemin de chaque chrétien, qui tend, même si c’est
avec peine, à devenir une seule chose avec le Christ : la Sainteté Incarnée.
Le dogme de la « Theotokos » (Mère de Dieu) rappelé lors de la Solennité du
1°janvier , nous définit précisément cette vérité centrale de foi : le
Christ est Dieu le Fils depuis toujours, et il est le Fils de Marie, en
vertu de la génération humaine. On ne peut compter les expressions
d’admiration, de louange qui, à chaque siècle et de tous les endroits de la
terre ont souligné, présenté, chanté et représenté la vérité de foi de la
Maternité Divine de Marie, qui a rempli d’amour des foules innombrables de
chrétiens.
Aujourd’hui, cette réalité de vie éternelle, nous remplit-elle d’amour ?
Trouve-t-elle une réponse dans notre vie concrète de chrétiens ?
Les vérités de foi doivent toujours avoir nécessairement une incidence dans
la vie de ceux qui la professent ; autrement, le christianisme se
transformerait seulement en une philosophie, en une idée élevée, en une
conviction certainement bien enracinée, mais incapable
de donner le sens de l’éternité de la vie. Le christianisme est une
vérité qui s’incarne, parce que sa Vérité est le Christ, Dieu le Fils qui
s’est incarné en Marie par l’œuvre de l’Esprit Saint. Le Verbe est devenu
l’un d’entre nous pour que nous devenions semblables à Lui. Voilà pourquoi
parler de « foi », dans la religion chrétienne veut dire « union
transformante » : en croyant au Christ, nous sommes assimilés par Lui et
nous ne sommes plus les mêmes qu’auparavant. Comme à saint Paul, le
Saint-Esprit nous fait dire à nous aussi : « ce n’est plus moi qui vis,
c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2,
20).
Par la dynamique même de la foi chrétienne, il n’est pas possible de rester
« en dehors » des vérités de foi, comme si elles pouvaient seulement
concerner notre intellect et non pas notre vie ; les dogmes, pour être
véritablement crus, doivent devenir « chair de notre chair » ; alors, oui,
nous serons alors disciples de Jésus.
La tâche de la Mère de Dieu est de faire incarner en nous la vérité de
l’Évangile ; tout comme, par Elle, le Christ est venu au monde, et toujours
grâce à Elle, le Christ vient en nous, s’incarne en nous, comme nous le
trouvons merveilleusement énoncé dans la doctrine de Saint Louis-Marie
Grignion de Montfort.
Le Pape Benoît XVI a utilisé la parole forte «
d’incarnation spirituelle » pour décrire ce projet divin sur
chaque chrétien qui, dans le cadre de sa vie terrestre, s’ouvre à la venue
intermédiaire du Christ en lui. Le Saint-Père Benoît XVI l’a fait, dans la
ligne de ce qu’écrit Saint Bernard, Docteur de l’Eglise sur la « venue
intermédiaire du Christ », quand, le premier Dimanche de l’Avent, il déclara
: « Pour cette venue du Christ, que nous pourrions appeler "incarnation
spirituelle", l'archétype est toujours Marie. De même que la Vierge Mère
conserva dans son coeur le Verbe fait chair, aujourd'hui aussi, chaque âme
et l'Eglise tout entière sont appelées, dans leur pèlerinage terrestre, à
attendre le Christ qui vient et à l'accueillir avec une foi et un amour
toujours renouvelés ». (Benoît XVI,
Premières vêpres 2 décembre 2006:
T. Int,
Homélie).
Des mystiques ont parlé de cette grâce exceptionnelle de l’incarnation
spirituelle comme, par exemple, la Vénérable Concepcion Cabrera de Armida
(1862-1937), une mystique mexicaine qui a été tout d’abord épouse, puis mère
et enfin veuve, et fondatrice de deux ordres religieux : cette femme a parlé
de la grâce de « l’incarnation mystique » que le Christ veut donner à chacun
de ses disciples, à commencer par ses prêtres. Comme Saint Grignion de
Montfort, la Vénérable Concepcion a souligné le fait que Marie avait un rôle
irremplaçable pour rendre possible une telle union. Si nous l’aimons et si
nous l’imitons sincèrement, Elle nous conduira, infailliblement, à cette
union transformante avec Jésus, qui est, en d’autres termes, la véritable
sainteté de vie, la nature intime du christianisme : « à tous ceux qui l’ont
accueilli, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux qui
croient en son nom, qui ne sont pas nés de la volonté de la chair, ni de la
volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jn 1, 12-13)
Vatican -
Abbé Luciano Alimandi
Sources:
www.vatican.va
- AVE MARIA -
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas
un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 08.01.2007 - BENOÎT XVI - MEDITATION |