 |
La Miséricorde Divine : Opportunité de la Dévotion
|
Le 06 janvier 2024 -
E.S.M.
- L'objet immédiat de cette
dévotion est la figure humaine du Sauveur
miséricordieux. Mais, en elle, nous honorons la
manifestation de la Miséricorde de Dieu Lui-même, qui a
montré son amour et sa bonté justement en la personne du
Dieu-Homme, non seulement dans l'acte créateur, mais
avant tout dans l'œuvre de Rédemption et de
Sanctification. De cette façon, vénérant la personne du
miséricordieux Sauveur, nous ne nous arrêtons pas
seulement à une perfection de Dieu, mais nous rendons un
culte à la source de toutes les bontés, qui n'est autre
que la Miséricorde inconcevable du Très-Haut.
|
|
La Miséricorde inconcevable du Très-Haut.
Pour agrandir
l'image ►
Cliquer
La Miséricorde Divine : Opportunité de la Dévotion
Pages précédentes :
-
LA DÉVOTION A LA MISÉRICORDE
-
S'AGIT-IL DUNE NOUVELLE DEVOTION ?
Dieu n'a-t-il pas le droit de secourir l'humanité
d'aujourd'hui menacée d'un châtiment éternel ? Ne peut-il revendiquer, non
seulement, ses droits, mais encore proposer un moyen efficace de salut qui
n'est autre que son admirable miséricorde ? Les
révélations de la rue du Bac (1831),
de
La Salette (1847),
de
Lourdes (1858),
et de Fatima
(1917), le montrent bien.
Ne disons donc pas que la dévotion à la Miséricorde divine
est superflue. Le 3 octobre 1915, le Christ aurait dit à Sœur Benigna-Consolata
: La Bienheureuse Marguerite-Marie a obtenu la mission de révéler mon Cœur
au monde ; toi, tu as la mission de révéler la miséricorde de ce Cœur, les
trésors de sa bonté illimitée. » A Sœur Marie-Faustine, la Sainte Vierge
déclarait, le 25 mars 1936 : « J'ai donné au monde le Sauveur, et toi, tu
dois parler au monde de sa grande miséricorde et le préparer à sa nouvelle
venue. Il viendra alors, non comme Sauveur miséricordieux, mais comme un
juste Juge. Annonce aux âmes cette grande miséricorde, aussi longtemps que
durera le temps de la miséricorde. Si tu te tais
maintenant, tu répondras d'un grand nombre d'âmes, au jour terrible.
L'histoire de l'Église prouve que Dieu vient au secours du
monde « au temps favorable » (Esaïe 49:8), en lui rappelant ce qu'il
oublie trop facilement parmi ses préoccupations matérielles. Au Moyen-âge,
on avait traité assez superficiellement la présence sacramentelle dans
l'Eucharistie. Aussi, sous l'influence des révélations de la
Bienheureuse Juliette du Mont Cornillon, se développa le culte du Très
Saint Sacrement, qui aboutit à l'établissement de la Fête-Dieu, par Urbain
IV, en 1264. Et lorsque Jansénius (1585-1638) détourna les âmes et les
cœurs de Dieu,, par une sévérité excessive, Nôtre-Seigneur révéla à
Sainte
Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690) : « Ce Cœur a tant aimé les hommes qu'il n'a
rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer » (1690). Léon XIII, dans son
Encyclique « Annum Sacrum », du 25 mai 1899, avait rappelé au monde
l'opportunité de la dévotion et de la nouvelle fête du Sacré-Cœur. En ces
dernières années, comme les hommes reconnaissaient, de moins en moins,
l'autorité de Dieu sur l'humanité, Pie XI proclama, le 11 décembre 1925, la
nouvelle fête du Christ-Roi.
Nous trouvons déjà, dans les Litanies du Sacré-Cœur,
l'invocation « Cœur de Jésus patient et très miséricordieux ». Pourquoi
l'Église ne pourrait-elle établir une nouvelle fête : celle de la
Miséricorde divine, fête de la reconnaissance et du renouveau spirituel ? Au
milieu des misères morales et matérielles où vivent aujourd'hui la
généralité des hommes, cette fête serait d'un grand secours. Rappelons-nous
que le Seigneur a insisté sur ces paroles : «
L'Humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne s'adressera pas avec
confiance à ma Miséricorde. » Or, le fait de méditer le mystère de la
Miséricorde à l'égard des hommes peut éveiller chez ceux-ci le désir
d'imiter et de manifester la même miséricorde envers leurs frères, sans
considérer les différences de langue, de race et de religion.
L'objet immédiat de cette dévotion est la figure humaine du
Sauveur miséricordieux. Mais, en elle, nous honorons la manifestation de la
Miséricorde de Dieu Lui-même, qui a montré son amour et sa bonté justement
en la personne du Dieu-Homme, non seulement dans l'acte créateur, mais avant
tout dans l'œuvre de Rédemption et de Sanctification. De cette façon,
vénérant la personne du miséricordieux Sauveur, nous ne nous arrêtons pas
seulement à une perfection de Dieu, mais nous rendons un culte à la source
de toutes les bontés, qui n'est autre que la Miséricorde inconcevable du
Très-Haut.
Les révélations de Sœur Faustine sont du domaine privé et
rien n'oblige à y croire, mais tout cela est indépendant de la vérité sur la
Miséricorde divine que la Sainte Église, depuis le commencement du
christianisme, honore et invoque dans et par sa liturgie. Ainsi, ce n'est
pas sans raison qu'Elle adresse cette prière, le dixième Dimanche après la
Pentecôte : « O Dieu, qui montrez particulièrement votre toute-puissance en
pardonnant et en compatissant, multipliez sur nous votre Miséricorde... »
Du reste, cette vérité, qui trouve son expression la plus
manifeste dans l'œuvre de la Rédemption, a été mise en relief par Pie XI,
dans l'Encyclique «
Miserentissimus Redemptor » du 8 mai 1928,
développant en quelque sorte cette phrase de
Saint Augustin
si pleine de
sens : « Dieu nous a manifesté une grande miséricorde, en créant l'homme à
son image et à sa ressemblance, mais lorsque, par le péché, nous sommes
tombés plus bas que le néant, il nous a révélé la plus grande miséricorde,
en nous rachetant par le Sang de son Fils. » («
Sermones
»).
Si cette dévotion et la fête spéciale de la Miséricorde divine, projetée
pour le jour de l'Octave de Pâques, c'est-à-dire pour le Dimanche «in Albis»
(Quasimodo), contribuait à, convertir ne serait-ce que quelques âmes, ou à
ranimer le zèle des fidèles, ou enfin à éveiller dans les âmes consacrées
[ Ndlr pas que ! ] le désir de tendre à la perfection
; dans ce cas, tout chrétien et en
particulier les prêtres et les religieux, devraient donner de leurs efforts pour obtenir l'institution de cette fête : L'appellation: de la fête a moins
d'importance : que ce soit la fête de la Miséricorde divine (appellation
moins significative pour les fidèles) ou fête du Sauveur miséricordieux
(plus expressive). [ Ndlr :
Cette fête a été instituée le 30 avril 2000 par le pape Jean-Paul II
]
C'est un fait que la bonté de Dieu, manifestée en sa miséricorde ; éveille,
aujourd'hui plus que jamais, en tout homme une grande confiance ; or, elle
est la condition indispensable de l'espérance et du bonheur, du courage et
de la vertu nécessaires en chaque besoin. L'idée de la Miséricorde de Dieu
sera pour tous un grand secours moral.
Quant à la fête, l'essentiel, c'est son sens, confirmé au point de vue
dogmatique et liturgique (*). « Je désire que le premier Dimanche après
Pâques soit la fête de la Miséricorde de Dieu », disait Jésus à
plusieurs reprises à sa pauvre apôtre. Et encore ces paroles pleines de
confiance : « Celui qui, en ce jour, s'approchera de la source de vie
(Pénitence et Communion),
Rachetés ça un grand prix » (I Cor. 6, 20; 7, 23), il convient que, dans la.
mesure de nos moyens, nous nous acquittions de notre dette de reconnaissance
(Apoc. 5, 9-13), comme nous le chantons chaque jour dans la Préface. Bien
plus, en qualité d'aides de Dieu (I Cor. 3, 9), notre devoir est de
contribuer, maintenant plus que jamais, à réaliser l'ordre du Christ : «
Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
» (Luc 6,.
36).
(*) Nous renvoyons le lecteur au traité du
Père Michel Sopocko, « De misericordia Dei deque ejusdem Festo
instituendo », Vilnius 1940 et Détroit
1943. La thèse porte l'approbation et l'« Imprimatur » du Cardinal A. Hlond,
qui, d'ailleurs, a composé lui-même une belle prière pour demander la
béatification de Sœur Marie-Faustine Kowalska, celui-là recevra, l'indulgence plénière de ses fautes et de leurs
châtiments. » [ Depuis tout ce temps, non seulement
Sœur Faustine a été béatifiée
mais aussi
canonisée par le pape Jean-Paul II, en l'an 2000 ].
►
Retour sur la table : "Christ Miséricordieux "
►
Le
Petit Journal en entier
►
Comment répandre la dévotion au Christ Miséricordieux
|
Les lecteurs qui
désirent consulter les derniers articles publiés par le site
Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent
cliquer sur le lien suivant
► E.S.M.
sur Google actualité |
Sources :Texte original des écrits de sœur Faustine-
E.S.M.
.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 06.01.2024
|