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Le cardinal Sarah s'est élevé à Dakar contre une dénaturation du culte catholique
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Le 05 décembre 2023 -
E.S.M.
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Selon le journal français Le Monde, lors d'une messe
célébrée dans la capitale du pays africain, le cardinal
Sarah, prélat originaire de la Guinée voisine du
Sénégal, a une nouvelle fois mis en garde contre la «
destruction » de la messe en Occident et une
dénaturalisation du culte catholique pour l'adapter aux
coutumes locales en Occident. Afrique et Asie. .
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Le cardinal Sarah -
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Le cardinal Sarah s'est élevé à Dakar contre une dénaturation du culte catholique
Le cardinal Sarah regrette le « démantèlement des valeurs de foi et
de piété » et critique la « destruction des formes de la messe »
Le 04 décembre 2023 -
E.S.M. -
Depuis Dakar, capitale du Sénégal, le cardinal Robert Sarah a parlé
à nouveau de sa spécialité : le soin de la liturgie.
Selon le journal français Le Monde, lors d'une messe célébrée dans
la capitale du pays africain, le cardinal Sarah, prélat originaire
de la Guinée voisine du Sénégal, a une nouvelle fois mis en garde contre la « destruction » de la
messe en Occident et une
dénaturalisation du culte catholique pour l'adapter
aux coutumes locales en Occident. Afrique et Asie. .
Le média français précité rapporte que le cardinal Sarah est au
Sénégal pour participer le 8 décembre à une conférence sur la
liturgie dans la banlieue de Dakar. Le Monde précise d'ailleurs qu'"il
a consacré son homélie à ce sujet et défendu les opinions
traditionalistes pour lesquelles il est connu".
"Nous assistons aujourd'hui, notamment en Occident, à un
démantèlement des valeurs de foi et de
piété... et à une destruction
des formes de messe", a déploré en chaire le cardinal
Sarah. « Nous travaillons à saupoudrer la liturgie d'éléments
africains et asiatiques, déformant ainsi le mystère pascal que nous
célébrons" ; "Nous mettons tellement l'accent sur ces éléments
culturels que nos célébrations durent parfois six heures",
a-t-il déclaré. "Nos liturgies sont souvent
trop banales et trop bruyantes, trop africaines et
moins chrétiennes", a-t-il assuré.
« Si nous considérons la liturgie comme une question pratique
d'efficacité pastorale (…), nous courons le risque de faire de la
liturgie une œuvre humaine, un ensemble de cérémonies plus ou moins
réussies », a déclaré le cardinal Sarah. Il a également exalté
la mémoire du regretté pape Benoît XVI. « Puissions-nous suivre
cette grande et éblouissante étoile qu'était Joseph Ratzinger, le
pape Benoît XVI, seul érudit face à une armée de pseudoliturges
», a-t-il souligné.
La traditionnelle célébration du lundi soir a pris une coloration
particulière pour la venue de l’éminent dignitaire, avec un
organiste, une chorale et la présence autour de l’autel d’une
quarantaine d’évêques et de prêtres.
A défaut de publicité faite à l’événement, la vaste nef accueillie
dans la pénombre plusieurs dizaines de fidèles et de religieux et
religieuses, dont certains appelés à participer au congrès des
liturgistes. Fait rare, la bâtisse a résonné de chants en français
mais aussi en latin, et pas en wolof, la langue locale, comme c’est
le cas un lundi ordinaire.
Infovaticana
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Traduction
E.S.M
Mise à jour :
Le cardinal Sarah s'adresse au premier congrès africain de liturgie - 11.12.2023
« Le 1er congrès des liturgistes africains
servira à comprendre les textes liturgiques pour mieux exprimer
notre foi chrétienne » (africa.la-croix)
Interview Le premier congrès des liturgistes africains se tient au
foyer de Charité du Cap des biches, à Dakar, du 4 au 8 décembre
2023. La Croix Africa s’est entretenu avec le père Josaphat
Wasukundi Mbindule, sous-coordinateur du Comité scientifique de
préparation du 1er Congrès de Dakar pour les Liturgistes africains.
Ce membre du clergé diocésain de Butembo-Béni, en République
démocratique du Congo, en mission dans le diocèse de Rieti en
Italie, revient sur les tenants et les aboutissants de cet événement
religieux dont l’objectif est « d’éviter les dérapages, de mieux
inculturer l’Évangile pour vivre de manière authentique notre foi et
nos valeurs africaines ».
Comment est née l’idée d’organiser le premier congrès des
liturgistes africains au Sénégal ?
Père Josaphat Wasukundi Mbindule : C’est à partir de l’Institut
Saint-Anselme de Rome qu’est né ce désir exprimé d’un échange entre
étudiants, professeurs mais aussi animateurs des liturgies des
différentes paroisses. C’est vraiment le Sénégal qui a cette
opportunité d’organiser ce premier congrès des liturgistes
africains. Mais, on fera en sorte que cette initiative ne s’arrête
pas à Dakar.
Nous avons saisi l’opportunité du 60e anniversaire de la
constitution pour la réforme des liturgies prévu le 4 décembre pour
lancer le cadre de rencontres et d’échanges de ce genre.
Nous estimons que ceux qui enseignent la liturgie, ceux qui
l’étudient et ceux qui l’animent dans les différentes paroisses
pourraient avoir un cadre pour éviter les dérapages mais aussi pour
inculturer mieux l’Évangile et vivre authentiquement notre foi, nos
valeurs africaines.
Ces échanges pourraient aussi nous aider à mieux comprendre les
textes liturgiques pour exprimer la foi qui nous anime en tant que
chrétiens.
Existe-t-il un rapport entre cette rencontre et le synode tenu à
Rome ?
Père Josaphat Wasukundi Mbindule : Le rapport, c’est cette synergie
d’activités entre le magistère, le peuple de Dieu et les différents
ministres de l’Église. Nous trouvons dans ce cadre de rencontre, des
participants qui viennent de partout particulièrement du Sénégal, de
la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la
Mozambique, de l’Angola, de Ouagadougou. Parmi eux, il y a des
religieux, des laïcs. L’essentiel est que cette initiative porte ses
fruits et nous aide à aller de l’avant. Car, même si beaucoup a été
fait, tout n’est pas encore fait.Il y a même des choses à corriger
par rapport à la tradition de l’Église et aussi par rapport à nos
valeurs authentiques que nous voulons mettre en évidence. Nous avons
donc le bonheur de recevoir, au lendemain du synode à Rome, le
sous-secrétaire de la congrégation pour le culte divin et la
discipline du sacrement. Nous mais aussi les évêques congolais un
évêque tanzanien. Tous vont se rencontrer avec les évêques du
Sénégal pour que cette communication ait non seulement un intérêt
pour les étudiants, les chercheurs en liturgie ou animateurs
liturgiques mais aussi pour le magistère de l’Église. Cela nous
permettra de nous mouvoir ensemble.
Quels sont les acquis au niveau africain en termes de liturgie ?
Père Josaphat Wasukundi Mbindule : Il faut d’abord souligner que du
4 au 9 juillet 2006, la congrégation pour le culte divin et la
discipline des sacrements avait déjà organisé une première rencontre
des liturgistes africains et de Madagascar à Koumassi, au Ghana.
Cette rencontre a initié une synodalité qui vient maintenant de ces
acteurs-là, qui s’organisent en association destinée à continuer le
travail d’animation liturgique. Nous avons des études, des
recherches par rapport aux rites chrétiens, au rituel romain. Des
études ont été faites sur notre manière africaine de célébrer la
foi, de façon authentique. Nous devons voir comment transformer ces
acquis en une action qui soit cohérente, conforme aussi bien à ce
que nous sommes qu’à la foi que nous voulons exprimer.
Dans ce premier congrès, il sera question de « l’état de la question
liturgique en Afrique : acquis, défis et perspectives ».
Quelles pourraient être les perspectives pour le meilleur de la
liturgie en Afrique ?
Père Josaphat Wasukundi Mbindule : Les perspectives pour l’Église en
Afrique mais aussi dans le monde sont vraiment importantes parce que
comme le disait le pape Benoît XVI, l’avenir de l’Église est en
Afrique. Les statistiques et la vitalité de notre Église peuvent le
montrer.
Si nous ne nous exprimons pas pour mettre en action cette foi, nous
pourrions aussi dénaturer notre culte qui risquerait de perdre son
authenticité par rapport à la tradition de l’Église ou alors révéler
un manque de sérieux par rapport à nos propres valeurs qui sont
porteuses de foi et d’espérance non seulement pour l’Afrique mais
aussi pour le monde.Les actes de ce congrès devront alors être
publiés pour la suite. Nous en avons déjà parlé dans les comités.
Recueilli par Charles Senghor (à Dakar)
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Sources
: Infovaticana
- Traduction
E.S.M
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 05.12.2023
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