Le Pontificat de Benoît XVI et l'actualité du Vatican
 ACCUEIL | ACTUALITE DE L'EGLISE | CHRIST MISERICORDIEUX | NOUS CONTACTER 
La Newsletter
Votre email :
Confirmez votre email :
Inscription     
Désinscription

Espace de recherche
 

ACCUEIL

CHRIST MISERICORDIEUX

BENOÎT XVI

JEAN PAUL II

L'EVANGILE DU JOUR

ACTUALITE DE L'EGLISE

CATECHESES

LITURGIE

LES JEUNES

LA FAMILLE

FIDELES LAICS

JOUR DU SEIGNEUR

SERVANTS DE MESSE

SPIRITUALITE

THEOLOGIE

TEXTES DU VATICAN

VOCATIONS

VOYAGE APOSTOLIQUE

GALERIE PHOTOS

TV VATICAN

MEDITATIONS

BREVES

QUI SOMMES NOUS

NOUS CONTACTER
 
BIBLIOTHEQUE
FORUM
ESCHATOLOGIE
LIENS
.
STATISTIQUES
 
Ouverture du site
19 Avril 2005
 

Message du Christ Miséricordieux à Sœur Faustine

 

Le 05 août 2008 - (E.S.M.) - La Miséricorde Divine, manifestée d'une manière éclatante dans l'humanité du Christ, a une importance toute particulière pour le monde d'aujourd'hui, tourmenté dans son existence même et si anxieux devant l'avenir tant incertain. Aujourd'hui et de façon récurrente, le pape Benoît XVI pose la question "est-il acceptable d'envoyer quelqu'un dans cet avenir incertain ?

L'icône du Christ Miséricordieux -  Pour agrandir l'image: Cliquez

Message du Christ Miséricordieux à Sœur Faustine

AVANT-PROPOS

La 4e édition de ce petit recueil étant complètement épuisée, de toutes parts je fus sollicité pour accélérer sa réimpression. Car la Miséricorde Divine, manifestée d'une manière éclatante dans l'humanité du Christ, a une importance toute particulière pour le monde d'aujourd'hui, tourmenté dans son existence même et si anxieux devant l'avenir tant incertain. Aujourd'hui et de façon récurrente, le pape Benoît XVI pose la question "est-il acceptable d'envoyer quelqu'un dans cet avenir incertain ? " "Pour finir, est-ce une bonne chose d'être un homme ? "

Rappelons-nous le contenu d'un communiqué de la Radio Vatican : « Au monde qui se trouve au bord de l'abîme, le Christ s'adresse et lui crie de se jeter dans les bras de la Divine Miséricorde, qui accordera à tous les hommes la vraie vie, un bonheur authentique et une paix durable. » N'est-ce pas l'écho des paroles du Journal de Sœur Faustine : « L'humanité ne trouvera ni tranquillité ni paix, tant qu'elle ne s'adressera pas avec une entière confiance à la Divine Miséricorde. »

Certes, tout au début Sœur Faustine Kowalska se heurta à l'incompréhension. Ici-bas, elle n'a pas vu les fruits de ses héroïques efforts. Mais n'a-t-elle pas prédit sur le lit de mort : « Au moment où tout semblera anéanti, ma mission commencera. »

Aujourd'hui, les témoins des « merveilles de la Miséricorde » se comptent par milliers. Les amis du Christ Miséricordieux deviennent, à leur tour, des apôtres zélés de son message. Pourquoi ? La dévotion bien comprise et sincèrement pratiquée répond aux besoins les plus profonds de l'âme contemporaine, elle soutient le courage défaillant, elle aide puissamment à retrouver l'attitude filiale envers Dieu, toujours le meilleur des pères. Plus on est misérable, plus complet est le dénuement moral et matériel, plus incertaine l'issue de nos efforts, plus vite alors et plus spontanément nous cherchons l'appui, la force et la consolation chez celui qui peut et veut nous sauver.

De plus en plus nous croyons que Sœur Faustine, l'humble servante de Dieu mais prodigue distributrice des trésors de la Miséricorde a, mieux que chacun de nous, vécu ce consolant mystère de Dieu.

Puisse ce recueil aider cette légion des « petites âmes », connues et inconnues, dont le zèle pour la grande cause ne connaît pas de limites pour embrasser de leur ardeur tout l'entourage.

Le message de la Miséricorde est plus pressant que jamais ! « Si la source de la Miséricorde a jailli, sachons en profiter avant que survienne le jour de la justice divine » (Journal VIII, 34). « Qu'on n'offense plus Nôtre-Seigneur qui est déjà trop offensé », suppliait Notre-Dame du Rosaire aux deux voyants de Fatima, en ce jour mémorable du 13 octobre 1917.

Avec Sœur Faustine efforçons-nous aussi de suppléer l'indifférence et l'ingratitude de tant d'âmes : « Je me tiendrai face à Toi comme une suppliante pour capter Ta Miséricorde... J'aime pour ceux qui n'aiment pas, et je rends grâces pour les ingrats. »

L'Auteur.

PREMIÈRE PARTIE

LA DÉVOTION
A LA MISÉRICORDE DIVINE


La dévotion à la Miséricorde Divine ne date pas d'aujourd'hui : elle remonte, en effet, à la Révélation. Dieu a manifesté sa Miséricorde par la Création. Il l'a montrée d'une 'façon évidente par son Œuvre Rédemptrice, et ne cesse de le faire dans la sanctification des âmes.

L'objet de cette dévotion est de glorifier la bonté de Dieu, bonté qui trouve son expression dans la pitié, la compassion et le secours apporté dans tous nos besoins. Le pardon de nos fautes et la remise des peines dues aux péchés, chaque grâce, voire même les croix et les difficultés quotidiennes : ne sont-ce pas là les preuves incontestables de l'amour qui, depuis des siècles, cimente l'alliance du Ciel avec chaque individu ?

Ainsi conçue, la Miséricorde divine trouve un reflet vivant dans la Personne de Christ, car : « Dieu a aimé le monde au point de donner son Fils unique pour que tous ceux qui croient en Lui ne périssent pas, mais aient la Vie éternelle » (Jn. 3, 16). Il est par conséquent normal qu'une telle dévotion ait pour rôle attractif le Très Miséricordieux Sauveur, dans sa Sainte Humanité. De même que, par Lui, le Père verse les flots de Son amour sur terre, de même l'humanité entière, et particulièrement les enfants de la Sainte Église, recourent par Son intercession à la Miséricorde infinie du Père Céleste.

Tout témoin du Christ est engagé dans la réalisation de son propre salut et de celui de son prochain ; il a pour tâche de tendre à la perfection chrétienne, jusqu'à son plus haut degré. « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père Céleste est pariait » (Mat. 5, 48). Ce n'est pas un conseil mais un commandement. Les plans du Créateur prévoient que tous les appelés — et chacun l'est — « reproduisent par ressemblance l'image de Son Fils » (Rom. 8, 29). Autrement dit, Dieu désire manifester ses dons : amour, bonté et miséricorde dans les disciplines de son Fils.

Tel est, dans ses grandes lignes, le but pratique de cette dévotion. « Ma fille — avait dit le Christ à Sœur Faustine — si par toi j'exige que l'humanité entière glorifie ma Miséricorde, tu devrais à plus forte raison te distinguer par ta confiance en Celle-ci. De toi, j'exige des actes de miséricorde résultant de ton amour à mon égard. Toujours et partout, tu dois être miséricordieuse pour ton prochain : ne t'en éloigne pas, ne cherche pas de prétexté, n'essaie pas de te justifier. Voici trois moyens pour le faire : — d'abord l'action, puis la parole, enfin la prière. Ces trois degrés réalisent la plénitude de la Miséricorde. C'est là l'irréfutable argument de l'amour vis-à-vis de moi. »

Confiance ! Mot sublime... périmé. Au siècle où l'énergie et la vitesse grisent l'orgueil humain, ce mot n'a plus de sens. On ne se soucie plus guère des enseignements du Psalmiste : « Celui qui se confie en Dieu, la Miséricorde l'environne » (Ps. 31, 10). Il n'en demeure pas moins vrai que l'espérance est une vertu théologale, dont Dieu est le motif et la fin dernière. Que nous ayons un sentiment filial de dépendance envers le Créateur et Père, que nous comptions sur notre Protecteur et Bienfaiteur, tout cela ne relève pas de notre condition humaine, mais d'un Dieu fidèle, tout-puissant et miséricordieux. Fidèle, II l'est dans ses promesses, ne pouvant de par sa nature ni se tromper, ni nous induire en erreur. Tout-puissant, II peut pardonner, remettre nos fautes, accorder gratuitement des grâces, nous envelopper de sa protection, ce qui aux yeux du monde n'est d'aucun prix. Enfin, II veut notre bien, en tant que « Père des miséricordes et Dieu de toute consolation » (2 Cor 1, 3).

Avoir confiance en la puissance de Dieu, c'est la garantie de notre puissance. C'est également une attitude de foi envers la toute-puissance du Très-Haut, pour lequel il n'est rien d'impossible. « Je puis tout en Celui qui me fortifie » (Phil. 4, 12), ne cessait de clamer l'Apôtre des nations. Et, de fait, nous pouvons et devons implorer secours auprès du Dieu de miséricorde, quels que puissent être nos besoins personnels, familiaux, sociaux ou politiques. J'insiste : tous nos besoins, spirituels et aussi temporels. Le domaine du Seigneur se limite-t-il aux quatre murs de l'église ? Dieu accomplit-il des miracles — encore au vingtième siècle — dans le cadre exclusif des lieux saints ?

Quand rejetterons-nous enfin notre incrédulité pour ne plus douter de l'omniprésence de Dieu ? Il est partout et, dans la réalisation de ses plans, II se sert aussi bien d'une humble « servante du Seigneur » (Luc 1, 28), telle Bernadette Soubirous, que d'une ignorante converse — Sœur Faustine. Écartons nos préjugés ! La Providence se soucie également de notre corps, de notre famille, de notre patrie bien-aimée. Sachons lire l'Évangile, croyons fermement aux paroles du Christ. N'est-ce pas le Créateur qui a façonné le cœur des plus tendres mères et des meilleurs pères ? Ecoutons plutôt :

« Est-il, parmi vous, un père qui donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? Ou, s'il lui demande un poisson, qui lui donnerait un serpent au lieu de poisson ? Ou encore, s'il lui demande un œuf, qui lui donnerait un scorpion ? Si donc vous, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner à vos enfants des choses qui sont bonnes, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui le Lui demanderont » (Luc 11, 11-13). Nos prières se trouveront exaucées dans la mesure où elles seront persévérantes et confiantes. Mais n'oublions pas : si Dieu daigne nous accorder ses grâces, ce n'est pas à raison de nos prières ni de notre état de sainteté personnelle, mais du fait de Sa bonté et de Sa miséricorde. En sommes-nous vraiment persuadés ?

C'est à notre plus grande honte, qu'une humble « Madeleine » des environs de Cracovie doit nous rappeler ces consolantes vérités évangéliques. On ne saurait trop répéter les mots de la petite Thérèse : « On obtient du Bon Dieu tout autant qu'on en espère ». D'ailleurs, le Christ, Saint par excellence, incarne la Miséricorde Divine : c'est Lui qui pardonna à la pécheresse, devant ceux qui voulaient la lapider (Luc 7, 36-50) ; Lui seul, qui prit en pitié le voyageur blessé et pansa ses blessures (ib., 10, 23-37) ; Lui, qui convia au festin de noces « les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux » (14, 21) ; Lui, qui attendit le retour du fils prodigue (15, 1-32) ; Lui enfin, qui pleura par deux fois sur la tombe de son ami et le rappela à la vie temporelle (Jean 11, 1-46).

La conclusion, d'autorité incontestable — non de Sœur Faustine — s'impose d'elle-même : « Aussi, Je vous le dis : Tout ce que vous demandez en priant, croyez, que vous l'avez reçu, et vous l'obtiendrez » (Marc 11, 24).

Combien profond est ce mystère de la Miséricorde et de la prière confiante !

« Mon Dieu, comme je désire que les âmes comprennent que vous les avez créées par un amour insondable... Je sens que j'écarterai le voile du Ciel, pour que la terre ne doute point de votre bonté. » (Journal 1, 172).

LA MISSION DE SŒUR FAUSTINE

« O Dieu, objet de mon amour, je sais qu'au moment de ma mort seulement commencera ma mission » (Mai 1938).

En quoi consiste donc cette mission ? A prêcher la puissance de la Miséricorde Divine, à graver dans les âmes indifférentes, médiocres, se fiant à elles-mêmes, une confiance illimitée en l'incommensurable bonté de Dieu. Laissons parler le Christ :

« Ta mission est d'avoir une confiance sans bornes à l'égard de ma bonté, et mon devoir est de te gratifier de tout ce dont tu as besoin. Je me fais le débiteur de ta confiance : si ta confiance est grande, ma libéralité sera sans mesure. » L'Écriture Sainte et la théologie catholique ne font que confirmer la présente affirmation.

Devant l'énormité de la tâche, le Christ insiste : « Ma fille, aie soin de noter fidèlement chaque phrase que Je te dicte sur ma Miséricorde, ceci pour le profit d'un grand nombre d'âmes ».

Trente-sept ans sont passés, et nous constatons avec une joie profonde que les paroles de la « secrétaire » de Jésus n'ont rien d'exagéré. Grâce à elle, des milliers d'âmes ont retrouvé le chemin de la confiance qui mène au Christ. « Un jour que je demandais au Seigneur pour savoir comment II pouvait supporter, sans les châtier, tant de crimes et de délits. II me répondit : « Pour le châtiment, J'ai toute l'éternité, mais à présent Je prolonge le temps de ma Miséricorde. Malheur à ceux qui ne connaîtront pas le temps de ma visite. Ma fille, secrétaire de ma Miséricorde, Je t'ordonne non seulement d'écrire et de prêcher ma mansuétude, mais d'obtenir par tes prières qu'ils vénèrent aussi ma Miséricorde. » Paroles qui devraient être méditées !

La sainteté personnelle de Sœur Faustine et l'héroïcité de ses vertus prouvent suffisamment la puissance et l'efficacité de la Miséricorde dans les âmes dociles aux inspirations du Saint-Esprit. Les desseins de Dieu étaient nets : Sœur Faustine devait être « une reproduction vivante de la Miséricorde », une figure qui rappellerait constamment à l'humanité que le Sauveur est « d'abord Roi de la Miséricorde », avant de venir, à la fin des temps, « comme Juge équitable » (Journal).

C'est pourquoi, tant que nous sommes sur terre, nous devons tirer parti des grâces de Son extrême bonté. Indépendamment des pratiques habituelles : sacrements, prières, actes de miséricorde envers l'âme et le corps, Sœur Faustine recommande des moyens adéquats à cette dévotion.

I. — Les Prières formulées dans son Journal, se distinguent par la profondeur des idées, théologiquement fondées. Si les Invocations jouent un rôle important, la Couronne propre à cette dévotion est chère au Christ Miséricordieux, à en juger le texte qui suit :

« Récite quotidiennement et sans cesse cette couronne que Je t'ai enseignée. Quiconque la récitera obtiendra à l'heure de la mort une grande grâce de ma Miséricorde. Les Prêtres la conseilleront aux pécheurs, comme la dernière planche de salut ; même s'il devait être le plus endurci des pécheurs, celui qui la récitera une fois recevra des grâces de mon infinie Miséricorde.
« Je désire que le monde entier connaisse ma Miséricorde ; Je désire accorder des grâces incalculables aux âmes qui mettent leur confiance en ma Miséricorde. »  (Journal 2.)

La Neuvaine mérite une attention toute particulière. Nous nous sommes efforcés, dans la mesure du possible, de traduire littéralement l'original, sans recherche de style, ceci pour permettre aux idées d'aller droit au cœur. Tout comme la dévotion en général, les prières qui font suite se caractérisent par le fait qu'on ne peut les réciter, le cœur tiède et indifférent.

II. — Que ce soit pour éveiller la confiance, pour propager la dévotion ou pour pratiquer tout simplement la miséricorde chrétienne, le Tableau du Très Miséricordieux Sauveur est un précieux stimulant. Certes, ce n'est qu'une représentation sensible de l'extrême bonté du Cœur de Jésus ainsi que de toute sa Personne divine — dans sa nature humaine — mais combien éloquente ! « Sur ce tableau, J'ai le même regard que sur la Croix », déclara le Seigneur à son apôtre. En vérité, c'est tout un art de rendre un Christ rayonnant dans l'immensité de sa bonté, et simultanément attiré par l'ingratitude humaine !

Le tableau que nous avons édité à Rome répond le plus fidèlement aux indications de Sœur Faustine. Dans l'exécution de cette image, le peintre a tenu compte des moindres détails donnés par Sœur Faustine, sur les indications de Jésus Lui-même. Nul artiste ne peut nous donner une représentation exacte de la Miséricorde, c'est évident ; il faut cependant avouer que, pour nos moyens humains, ce tableau symbolise à merveille l'attribut divin, objet de notre culte. Un Jésus ressuscité, magnifique et puissant, débordant de jeunesse et pourtant grave, apparaît à ses disciples effrayés et semble dire : « Paix à vous ! » (Jean 20, 19). Le visage spiritualisé du Christ s'exprime dans un doux regard ; ses traits décontractés éliminent toute crainte ; ses lèvres muettes, émeuvent et transforment...

La tunique blanche, descendant jusqu'à ses pieds, nus et transpercés, est d'une éloquence impressionnante ; elle incite à une vie meilleure, noble et pure. Deux gerbes de rayons éblouissants, rouges et blancs (le Sang et l'Eau), jaillissant des profondeurs du Cœur invisible, laissent entendre que la Miséricorde de Dieu est intarissable, constamment abondante, mais par contre, jamais mise totalement à profit.

Enfin, comme pour convaincre les plus obstinés pécheurs, le Christ bénit de sa main droite tous ceux qui viennent chercher refuge auprès de sa Miséricorde. Tous y sont admis, sans exception !
« Je donne aux hommes un vase avec lequel ils iront puiser aux sources de ma Miséricorde. Ce vase est le tableau portant l'inscription : Jésus, j'ai confiance en Vous ! Quiconque vénérera ce tableau, celui-là ne périra pas... Je le défendrai Moi-même comme ma propre gloire.
« Par cette image, j'accorderai de nombreuses grâces aux âmes. Elle doit leur rappeler les exigences de ma miséricorde, car même une très grande foi ne peut rien sans les actes
» (2, 67 ; cf. Jaq. 2, 13).

III. — II importe également que l'Eglise entière — et non seulement les individus — honore, dans une Fête spéciale, l'un des plus grands attributs de Nôtre-Seigneur : sa Miséricorde.

Dans l'histoire de l'Eglise, l'institution d'une fête liturgique, basée certes sur le dogme mais occasionnée par des révélations dont le caractère surnaturel a été reconnu, n'est pas un cas rare. Au XIIIe siècle, la Fête-Dieu fut créée à la suite des révélations reçues par Sainte Julienne de Cornil-lon, et la Fête du Sacré-Cœur, grâce aux révélations à Sainte Marguerite Alacoque.

« J'exige que l'on honore solennellement ma Miséricorde. Cette fête est sortie de mes entrailles ; Je désire que ma Miséricorde soit célébrée d'une façon tout à fait solennelle, le premier dimanche après Pâques... Je veux aussi que ce jour soit une occasion de refuge et de recours pour toutes les âmes, et surtout pour les grands pécheurs. En ce jour, la plénitude de la Miséricorde se déversera comme un océan de grâces sur toutes les âmes qui viendront s'abreuver à la Divine Miséricorde. »

Prions, par conséquent, pour que le projet d'une telle fête gagne le cœur de tous les humains. C'est alors seulement qu'exigée par la piété populaire et mûrie dans la doctrine de l'Eglise, l'institution de cette fête deviendra réalité et couronnera les efforts de millions de propagateurs et apôtres de la Miséricorde Divine ! « L'instauration de cette solennité — écrivait le confesseur de Sœur Faustine — est le but premier de nos démarches. Lorsque l'humanité comprendra que Dieu est avant tout miséricordieux, c'est alors seulement qu'elle se tournera vers Lui. Il n'est pas, à l'heure actuelle, d'entreprise qui soit davantage crainte par l'enfer que celle-là, ni plus combattue que l'Œuvre de la Miséricorde Divine. »
Du reste, « l'apôtre » de la Miséricorde était du même avis : « Oh ! si, dans cette affaire, il ne s'agissait pas de la grande gloire de Dieu et du bien de nombreuses âmes, le démon ne s'opposerait pas de la sorte; mais il voit tout ce qu'il y perd.
Maintenant, je comprends que la Miséricorde soit le principal objet de haine de Satan. C'est son plus grand tourment. Et pourtant les paroles du Seigneur ne passeront pas, car la voix de Dieu est vivante et nulle difficulté ne détruira ses œuvres... Bien au contraire, elles montrent par là qu'elles viennent de Dieu..
. »(Comp. Actes 5, 38-49.)

Puissent les désirs de Sœur Faustine être ceux de tous les apôtres de la Miséricorde Divine : « Oh ! comme je désire vivement que toutes les âmes vénèrent Ta Miséricorde ! Heureuse l'âme qui a recours à la Miséricorde du Seigneur, car Il la protégera — en vertu de ses promesses — comme sa propre gloire. Et qui oserait affronter Dieu ? Ames de l'Univers, glorifiez la Miséricorde du Seigneur! Imprégnez votre vie de confiance en sa bonté, et à l'heure de la mort, surtout, ne craignez, rien ! Qui que tu sois, aie recours à la Miséricorde de Dieu. Plus ton péché est grand, plus tu as droit à sa Miséricorde. O Bonté inconcevable ! Dieu en personne daigne s'abaisser jusqu'au pécheur !... O Jésus, je désire glorifier ta Miséricorde pour des milliers d'âmes !... »
« Profitons de la Miséricorde, alors qu'il est encore temps... » crie notre pieuse messagère ; depuis vingt siècles déjà, le Sauveur frappe à la porte de notre cœur, promettant, tout en prévenant :
« ... Le plus grand pécheur qui en appelle simplement à ma pitié désarme mon courroux ; Je le justifie par ma Miséricorde insondable et infinie... Avant de venir comme Juge équitable, j'ouvre toutes grandes les portes de ma Miséricorde : qui ne veut les franchir doit passer par ma Justice. » (Notes du 6, VI, 1937.)

Si nous avons entrepris de publier les présentes remarques, c'est dans le ferme espoir de voir se réaliser les paroles que Nôtre-Seigneur prononça à Sœur Faustine au cours de sa dernière maladie, couronnée cinq mois plus tard par une mort paisible :
« Secrétaire de mon mystère le plus profond, sache que tu es dans mon exclusive intimité. Ton devoir est de noter tout ce que mon Cœur te fait connaître sur ma Miséricorde, ceci pour le bien des âmes qui te liront. Elles s'en trouveront consolées et auront plus d'assurance pour s'approcher de moi. » Et encore :
« Ma fille, dis-leur que moi seul suis l'Amour et la Miséricorde. Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour propager la dévotion à ma Miséricorde, parle au monde de ma Miséricorde, afin que tous les hommes reconnaissent qu'elle est infinie. »

Encore un mot sur la dévotion mariale de Sœur Faustine : « Je vis sous le manteau virginal de la Mère de Dieu ; c'est elle qui m'instruit et me garde... car je suis faible et ignorante. » Cet aveu résume l'attitude de la messagère vis-à-vis de Marie qui fut réellement « son Guide » dans la compréhension du mystère de la Miséricorde. Et Sœur Faustine s'est efforcée d'être fidèle aux consignes de la Reine clémente et Mère de Miséricorde : « Parle aux hommes de la grande Miséricorde du Seigneur, tant que dure le temps de la compassion. Si maintenant tu te tais, tu seras un jour responsable pour un grand nombre d'âmes. N'aie aucune crainte et sois fidèle jusqu'à la fin. » Elle le fut ; elle, qui au bas de sa dernière lettre à la Supérieure générale a signé : « Sœur Faustine, abîme de misère et petit rien. »

NIHIL OBSTAT
Zenon Modzelewski, S.A.C. Superior Regionalis Parisiis, 2a Februarii 1975.


IMPRIMATUR
A. GEENENS, vie. gén. Pantoise, 8 février 1975.


Comment répandre la dévotion au Christ Miséricordieux
Table des articles 2008
 

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.08.08 - Miséricorde Divine

 

page précédente haut de page page suivante