Mgr Marc Aillet consacré évêque de
Bayonne, Lescar et Oloron
Le 02 décembre 2008 -
(E.S.M.)- Dimanche 30 novembre 2008, deux cardinaux, vingt-cinq
évêques, une centaine de prêtres, de nombreux consacrés appartenant à de
multiples communautés et la grande foule des fidèles, parmi lesquels 300
diocésains de Fréjus-Toulon, ont pris part à l’ordination épiscopale de Mgr Marc Aillet.
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(photos Jérôme Le Montreer)
Mgr Marc Aillet consacré évêque de
Bayonne, Lescar et Oloron
Le 02 décembre - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde
- Dimanche 30 novembre 2008, deux cardinaux, vingt-cinq évêques, une
centaine de prêtres, de nombreux consacrés appartenant à de multiples
communautés et la grande foule des fidèles, parmi lesquels 300 diocésains de
Fréjus-Toulon, ont pris part à l’ordination épiscopale de Mgr Marc Aillet.
De nombreux officiels avaient également tenus à être présents à cet
événement majeur pour toute la communauté chrétienne de Bayonne, Lescar et
Oloron au premier rang desquels madame Michèle Alliot-Marie, ministre de
l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales mais
également élue des Pyrénées-Atlantiques.
La liturgie était présidée par le métropolite de la province écclésiatique,
monsieur le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, assisté de
deux autres évêques consécrateurs come le prévoit le rituel d’ordination
épiscopale, monseigneur Dominique Rey et monseigneur Pierre Molères,
administrateur apostolique de Bayonne, Lescar et Oloron, en présence de
monseigneur Fortunato Baldelli, nonce apostolique en France et de monsieur
le cardinal Roger Etchegaray, membre de l’Académie des sciences morales et
politiques, Basque d’origine. La présence de nombreux autres évêques, en
particulier ceux de la même conférence épiscopale et les évêques des
diocèses voisins, marque bien l’accueil du nouvel évêque dans le collège
épiscopal.
Parmi les évêques présents nous avons noté, Mgr Madec, évêque émérite de
Fréjus-Toulon qui avait appelé la communauté Saint-Martin à s’installer dans
notre diocèse mais aussi Mgr Yves Le Saux, évêque nommé (le 21 novembre) du
Mans.
Trois évêques consécrateurs
L’ordination épiscopale est une cérémonie où la liturgie est riche de signes
qui expliquent par eux-mêmes la fonction de l’évêque. Selon la formule bien
connue "lex orandi, lex credendi", l’Eglise croit comme elle prie.
Présentation de Mgr Marc Aillet par Mgr Rey, évêque de
Fréjus-Toulon
Dans quelques instants, Mgr Marc Aillet va être consacré évêque pour le
service du diocèse de Bayonne, Lescar, Oloron.
Né dans une famille profondément chrétienne, il y a 51 ans, Mgr Aillet a été
parmi les premiers disciples de l'abbé Guérin, fondateur de la Communauté
Saint Martin. C'est au sein de cette communauté qu'il s'est préparé au
sacerdoce.
Ordonné prêtre en 1982, au titre de la Communauté Saint Martin, incardiné
dans l'archidiocèse de Gênes, il effectue en 1986 les premiers pas de son
ministère presbytéral dans le diocèse de Fréjus-Toulon.
Nommé recteur en 1992 de la maison de formation des séminaristes de la
Communauté Saint Martin, il met alors au service des candidats au sacerdoce
ses compétences théologiques et ses qualités d'éducateur et d'enseignant.
En 1998, il retourne dans le Var, comme curé de la Paroisse de Saint
Raphaël. En 2001, il est nommé vicaire épiscopal. Un an après, en 2002, il
devient vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon où il travaille à mes
côtés.
L'appel à l'épiscopat s'inscrit dans la ligne d'un itinéraire humain,
spirituel et pastoral qui a peu à peu façonné et préparé Mgr Marc Aillet en
vue de cette nouvelle mission que lui confie le Saint Père.
Il mettra ses qualités spirituelles, son amour de l'Église, l'attachement
indéfectible à son Magistère, ses dispositions relationnelles, son zèle
missionnaire, je devine son enthousiasme pastoral au service d'une
Église qu'il aime déjà et qui le reçoit en ce jour comme un père ; et dans
la communion effective et affective avec le successeur de Pierre.
Lecture de la bulle
Pour recevoir l’ordination épiscopale hors les murs de Rome, il faut
avoir reçu la "bulle" [1Lettre solennelle du pape. Elle est
scellée soit d’une boule de métal (origine du mot), soit d’un cachet de
cire.]. Un diacre en a fait la lecture publique tandis qu’un second la
présentait à l’assemblée.
Action de grâce de l’assemblée
A l’issue, pour exprimer son action de grâces, l’assemblée a entonné le
chant du Gloire à Dieu, emmené par la chorale rigoureusement dirigée.
Liturgie de la Parole
La liturgie de la Parole a débuté en invoquant l’Esprit-Saint, par le chant
du Veni Creator.
La seconde lecture extraite de la première lettre aux Corinthiens
(1, 3-9) a été lue en basque.
Homélie de Mgr Ricard
Au cours de son
Homélie, le cardinal Ricard a fait un parallèle entre Jésus
qui nous invite à veiller en ce début de temps de l’Avent
(le temps qui prépare à l’Avènement de Jésus) et la fonction de
l’évêque qui veille sur son troupeau. Cette veille habitée par l’amour,
conduit l’évêque à devenir un guetteur qui discerne l’Espérance a poursuivi
le cardinal Ricard.
"Paissez ce troupeau de Dieu qui vous est confié, devenez le modèle du
troupeau. Veilleur, pasteur, guetteur l’évêque doit aussi être un éveilleur
en particulier un éveilleur aux vocations diaconales, sacerdotales et
religieuses.
Marc, sois en tenu de service".
Ordination épiscopale
Engagement du nouvel évêque Après l’homélie a débuté à proprement parler, le
rite de l’ordination épiscopale qui a commencé par un dialogue entre le
cardinal Ricard et le futur évêque très solennel et très ému :
"Frère, bien-aimé, acceptez-vous la charge que nous ont confiée les Apôtres
et que nous allons vous transmettre par l’imposition des mains ?"
Oui, j’accepte cette charge au service du peuple de Dieu et je m’engage à la
remplir jusqu’à la mort, avec la grâce de l’esprit Saint.
Voulez-vous annoncer l’Évangile du Christ avec fidélité et sans relâche ?
Oui, le le veux.
Voulez-vous garder dans sa pureté et son intégrité le dépôt de la foi, selon
la tradition reçue des Apôtres ?
Oui, le le veux.
Voulez-vous travailler à la construction du corps du Christ, qui est
l’Église, et demeurer dans son unité, avec tout l’ordre des évêques, sous
l’autorité du successeur de Pierre ?
Oui, le le veux.
Cet engagement est conclu par la prière "Que Dieu lui-même achève en vous ce
qu’il a commencé."
- Prostration de l’ordinand Suit alors la grande supplication litanique, un
temps de prière très intense, durant lequel l’ordinand est allongé, face
contre terre, durant la prostration. [2Du mot latin prostratio : « action de
se coucher en avant, de s’étendre sur le sol » (pro « en avant » et sternere « étendre à terre »). La prostration est un geste liturgique rare,
mais particulièrement éloquent : il consiste à s’étendre de tout son long
sur le sol. C’est l’attitude que prennent, pendant le chant des litanies,
ceux qui vont être ordonnés évêque, prêtre ou diacre, ceux et celles qui
vont faire leur profession religieuse définitive : elle signifie moins
l’anéantissement devant Dieu, qu’elle n’exprime une parfaite disponibilité
à l’appel divin. Définition du portail de la liturgie catholique] -
Impositions des mains Le centre de l’ordination sacramentelle est
l’imposition des mains et la prière d’ordination.
Selon la tradition apostolique, l’imposition des mains exprime l’invocation
à l’Esprit Saint. Elle a été faite par le cardinal Ricard et les deux
évêques co-consécrateurs puis par le cardinal Etchegarray et tous les
évêques présents dans un grand recueillement de l’assemblée, consciente
d’assister à l’effusion de l’Esprit.
- Imposition de l’Évangile - Suit la prière d’ordination, durant laquelle deux
diacres tiennent l’Évangile au-dessus de la tête du nouvel évêque.
L’enseignement de l’Évangile est une des fonctions de l’évêque manifestée
par ce signe de l’imposition de l’Évangile.
"Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui
vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus
Christ, l’Esprit qu’il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui
établirent l’Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange
incessante et à la gloire de ton nom".
- Onction de Saint-Chrême - A genoux
devant Mgr Ricard, celui-ci a donné à Mgr Aillet l’onction de Saint-Chrême.
[3Le Saint-Chrême est composé d’huile d’olive, de baume et
d’autres substances odoriférantes. Comme les onguents divers guérissent,
adoucissent et pénètrent les chairs, en leur donnant de l’éclat, ainsi le
saint chrême symbolise la pénétration de l’Esprit Saint et de ses dons dans
les âmes des fidèles. Définition du portail de la liturgie catholique]
L’évêque est un consacré par l’Esprit Saint, associé au Christ souverain
prêtre.
Comme pour la confirmation ou le sacrement de l’Ordre, l’onction avec cette
huile parfumée montre le caractère ineffaçable de l’ordination épiscopale,
qui engage totalement celui qui la reçoit.
Remise de l’Évangile
A ce moment, Mgr Aillet a reçu l’Evangile des mains de Mgr Ricard. Très ému,
il a présenté cet Évangile à l’assemblée, cet Évangile qu’il doit enseigner.
Remise au nouvel évêque des insignes de sa charge
- L’anneau Au cours de l’ordination épiscopale, le nouvel évêque reçoit un
anneau en symbole du lien qu’il contracte avec son Église ; il est pour elle
le signe sacramentel plénier de la présence du Christ, son Époux.
- La mître Mgr Aillet a ensuite reçu la mître, coiffe traditionnelle de
l’évêque apparue vers le Xème siècle. - La bâton pastoral Enfin, Mgr Aillet
a reçu le bâton pastoral (la crosse) avec
lequel il conduit son peuple. Ce bâton pastoral
(en bois à l’origine) à
l’extrémité recourbée est le symbole de l’attention du pasteur envers son
troupeau pour le conduire vers des eaux tranquilles. (Ps
23, 4)
Le nouvel évêque s’assied sur sa cathèdre
Alors que monsieur le cardinal Ricard présidait la célébration de
l’ordination épiscopale depuis ce trône, à ce moment de la cérémonie, Mgr
Aillet est venu s’asseoir sur sa cathèdre, affirmant par ce geste la prise
de possession pleine et entière, de pasteur de l’Église de Bayonne, Lescar
et Oloron.
Partage de la paix
Le partage de la Paix avec l’ensemble des évêques présents est un signe de
communion fraternelle avec ses frères dans l’épiscopat.
Liturgie eucharistique
Après le Credo, la liturgie eucharistique est présidée par le nouvel évêque.
Après l’anamnèse, les Provençaux ont eu la surprise d’assister à une danse
en l’honneur du Christ Jésus. Une jeune homme, en tenue basque
traditionnelle est venu se placer dans le choeur, devant l’autel pour
danser, en signe de respect et d’hommage au Corps et Sang de Jésus, présent
sur l’autel.
Des pas précis, des sauts, des levées de jambes impressionnants rythmés par
le tambour ont conclu la prière eucharistique.
A l’issue de la communion, Mgr Aillet a parcouru la cathédrale pour donner
sa bénédiction à l’assemblée. Il s’est aventuré dans le cloître où près de
200 personnes assistaient à la célébration sur des écrans géants qui avaient
été installés là, comme dans divers points de la cathédrale pour permettre
de bien suivre toutes les phases de la cérémonie.
Nul doute, que toutes les personnes assemblées sous ce porche, dans un froid
glacial en ce jour pluvieux, ont apprécié la sollicitude de leur nouvel
évêque.
Discours de Mgr Aillet
Avant la bénédiction finale, Mgr Aillet a prononcé un
discoursparticulièrement riche à sa nouvelle communauté.
Il a commencé par remercier "tous ceux rassemblés, pour les plus chanceux,
dans la cathédrale mais aussi ceux présents dans le cloître, ceux qui nous
rejoignaient par les ondes de Radio Lapurdi et de RCF, mais aussi le
Saint-Père qui a envoyé le nonce Fortunato Baldelli". "J’irai à Rome dès de
que possible pour dire toute ma reconnaissance filiale au Saint-Père."
Mgr Aillet a également remercier Mgr Etchegarray, les prélats qui se sont
déplacés de Rome dont le supérieur de l’institut Notre-Dame de Vie, ou
encore le père Jean-Marie Le Gall, modérateur général de la communauté Saint
Martin.
►
Mgr Marc Aillet remercie Benoît XVI
Cette magnifique cérémonie achevée, le verre de l’amitié les réunissait
encore dans un lycée voisin.
[1] Lettre solennelle du pape Benoît XVI. Elle est scellée
soit d’une boule de métal (origine du mot), soit d’un cachet de cire.
[2] Du mot latin prostratio : « action de se coucher en avant, de s’étendre
sur le sol » (pro « en avant » et sternere « étendre à terre »). La
prostration est un geste liturgique rare, mais particulièrement éloquent :
il consiste à s’étendre de tout son long sur le sol.
C’est l’attitude que prennent, pendant le chant des litanies, ceux qui vont
être ordonnés évêque, prêtre ou diacre, ceux et celles qui vont faire leur
profession religieuse définitive : elle signifie moins l’anéantissement
devant Dieu, qu’elle n’exprime une parfaite disponibilité