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L'actuelle Union européenne, prône l'égalitarisme planétaire
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Le 31 janvier 2026 -
E.S.M.
- L'orientation prise
par l'actuelle Union européenne, qui prétend faire table
rase des valeurs héritées de siècles de christianisme
ayant façonné les pays qui la composent, représente
malheureusement un triste exemple de cette dérive
mondiale vers l'égalitarisme planétaire, au mépris de
l'héritage culturel et spirituel des nations.
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Le pape émérite Benoit XVI, le 27/02/2013
Alessandro Bianchi -
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Page précédente sur le même sujet :
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La vie qui vient de Dieu et qui doit retourner à Lui
Comme on l'a vu dans la page précédente :
"La vie qui vient de Dieu et qui doit retourner à Lui", l'Église et les instances humaines sont valorisées
par l'adhésion à la foi chrétienne et favorisent, dans cette
reconnaissance commune, l'émergence d'une nouvelle culture
permettant d'identifier « une société "sui generis"
(Propre à une espèce), à la fois
spirituelle et visible ; humaine, mais animée par l'action
surhumaine de l'Esprit-Saint (Philippiens 2:1)
; « le Corps mystique du
Christ, le Peuple de Dieu » (
Paul
VI, Audience générale, 18 août 1976 ), Le monde, avec ses
institutions, s'est toujours opposé à cette société, à sa « culture
» particulière, comme nous l'avons vu brièvement, dans une tentative
pour égarer la culture chrétienne, pour l'absorber, la corrompre,
par la violence ou la flatterie.
Venons-en à une époque plus récente : la guerre menée contre
la religion dans les sociétés occidentales, c'est-à-dire,
ouvertement, contre la culture générée par la foi catholique, est
assurément l'œuvre de courants philosophiques défenseurs d'un
athéisme agressif. Il s'agit là
d'une tentative diabolique pour détruire l'Église, pour éliminer
toute expression de sa beauté divine, en s'attaquant directement à
sa foi, à sa morale, à sa discipline et à son culte, et en cherchant
à saper ses convictions fondamentales et sa structure visible.
Cette attaque se déroule également sous le couvert
d'organisations qui, en apparence, ne devraient pas détenir et qui,
sur le plan institutionnel, ne détiennent pas de mandat pour
professer leur aversion envers la culture chrétienne et les
institutions qui la protègent et forment son organisation
hiérarchique. En se dissimulant derrière
l'Organisation des Nations
unies, des lobbies très puissants insistent sur ce message : il
existerait des droits de l'homme supérieurs à toute coutume, à toute
tradition, à toute valeur culturelle, à toute croyance religieuse,
et même supérieurs à Dieu. On proclame le
droit de tuer volontairement un enfant dans le ventre d'une
femme, à la seule condition qu'elle le veuille
; de tuer un enfant, parce que ce serait « dans son intérêt »
; d'anéantir tout être humain si, dans un état de solitude et
d'inconfort extrêmes, la douleur physique ou psychique devenait
insupportable, selon des critères imposés et plus ou moins
évolutifs. On affirme ainsi une prétention de créer
une nouvelle religion mondiale sans Dieu,
sans
dogme ni morale, une nouvelle religion de César qui
permettrait, sur le plan politique, l'unification de tous les
peuples, nations et cultures, en une masse unique soumise à une
gouvernance mondiale qui mettrait fin à la souveraineté nationale,
de la même manière que le communisme visait à éliminer la propriété
privée, tout en privant l'homme de sa dignité personnelle pour en
faire le rouage anonyme d'une machine politique monstrueuse.
L'orientation prise par l'actuelle Union
européenne, qui prétend faire table rase des valeurs héritées de
siècles de christianisme ayant façonné les pays qui la composent,
représente malheureusement un triste exemple de cette dérive
mondiale vers l'égalitarisme planétaire, au mépris de
l'héritage culturel et spirituel des nations. La gestion
internationale de la pandémie de Covid-19 présente certains des
traits les plus inquiétants du pouvoir qu'un petit groupe, protégé
par de grandes organisations internationales et capable de
conditionner les autres à son tour, exerce sur la vie des peuples et
des individus (Voir Robert Sarah, Catéchisme de la vie spirituelle [2022],
Fayard, « Pluriel », 2024, p. 301-302.). ►
Robert Sarah,
ami, maitre et témoin de l’humanité en quête de rédemption.
(Academia Mentoris)
Constellée de martyrs, de personnalités
éminentes, de génies aux facultés intellectuelles profondes,
capables de dialoguer avec les meilleurs acquis philosophiques sur
la nature et le destin de l'expérience humaine, de développer des
connaissances sur les lois qui régissent l'univers et dont les
applications ont permis à toute l'humanité d'atteindre des conditions de bien-être inimaginables,
l'histoire de l'Église suscite des sentiments qui ne sauraient être
pétris de honte. Porteuse d'une culture favorable à l'homme, parce
qu'elle est reconnaissante du lien qui unit l' homme à son Créateur,
l'Église est composée d'hommes. Des
hommes fragiles, avec toutes les limites que la nature elle-même a
placées en eux et que nous savons déterminées par une fracture
originaire, révélée par le péché originel.
Ces hommes, y compris les plus estimables d'entre eux en termes de
stature intellectuelle, morale, spirituelle, influencés par certains
conditionnements extérieurs ou par leur propre choix, peuvent avoir
commis des erreurs plus ou moins graves à certains moments de leur
vie.
Aujourd'hui, nous sommes enclins à juger selon des critères
qui pourraient convenir au temps présent, mais, malheureusement,
l'homme contemporain a pris l'habitude de juger toutes les époques à
la même aune et, à partir de quelques éléments connus,
a prétendu élaborer une théorie qui jauge et
condamne tout ce qui est différent.
Tout en réclamant l'absolution pour chaque infamie que
l'homme serait capable de commettre de nos jours, parfois sous la
pression des circonstances, on condamne sans appel la communauté qui
a accueilli cette personne précise — que ce soit un responsable, une
personnalité en vue ou un simple membre du groupe - parce qu'elle
n'aurait pas surveillé ou pas empêché ce qui, sous le regard actuel,
est jugé injuste, inapproprié.
Et, en condamnant toute une histoire, on néglige le
fait que cette histoire s'est déroulée, et se déroule, dans des
contextes dominés et déterminés par un autre groupe que celui qui
siège sur le banc des accusés. Ainsi, l'Église - j'utilise cette
désignation parce qu'elle est plus concise et traduit mieux une
culture générée au cours du temps - est accusée d'avoir gardé le
silence sur des relations conjugales non conformes aux conceptions
d'aujourd'hui ; de ne pas s'être suffisamment opposée à l'esclavage
; d'avoir été trop timorée et de ne pas avoir ouvertement accueilli
en son sein des connaissances scientifiques alors minoritaires ou
qui nécessitaient plus d'approfondissements et de plus amples
démonstrations ; de ne pas avoir combattu et condamné avec
suffisamment d'énergie des systèmes politiques et des dictatures
d'un passé plus ou moins récent. À l'évidence, tout cela crée chez
beaucoup une gêne, un sentiment de honte que les puissances
mondiales tendent à encourager et à amplifier en épousant les
tendances du présent.
En 2019, au milieu du tourbillon d'accusations qui s'abattent
périodiquement sur l'Église, le vénéré pape émérite Benoît XVI a
abordé le cas des abus, en particulier de la pédophilie (nous avons
vu en quoi, au XXe siècle, cette accusation a pu être
instrumentalisée à seule fin de délégitimer et de persécuter
l'Église dans un contexte donné). Le texte de son analyse reste
inégalé, par l'acuité de sa réflexion, son sens de la perspective
historique et le remède qu'il prescrit. ►
Défendons le pape émérite Benoît XVI contre ces accusations abjectes
dans le dossier des abus
Lisons donc des extraits écrits par Benoît XVI : « L'Église et
le scandale des abus sexuels ». Pour être complets, nous
avons reproduit ce
document en intégralité
ici
(PDF).
Parmi les libertés
à la conquête desquelles la révolution de 1968 avait voulu se
lancer, il y avait cette liberté sexuelle absolue, qui n'obéissait
plus à aucune règle. [...]
Cette situation a débuté avec l'introduction, décrétée et soutenue
par l'État, d'une initiation des enfants et des jeunes à la nature
de la sexualité. En Allemagne, la ministre de la Santé de l'époque,
Käte Strobel, a fait réaliser un film dans lequel, à des fins
éducatives, on montrait tout ce que l'on n'était pas autorisé
auparavant à montrer publiquement, y compris les rapports sexuels.
Ce qui était initialement destiné à l'éducation sexuelle des jeunes
a donc été admis comme une option généralisée.
Le « Sexkoffer » (« Valise sexuelle » contenant du matériel d'éducation sexuelle
promue par l'Etat et utilisée dans les écoles autrichiennes à la fin
des années 1980) distribué par le gouvernement autrichien a eu des
effets similaires. Simultanément, les films de sexe et à caractère
pornographique sont devenus monnaie courante, au point d'être
projetés dans les cinémas de gare [Bahnhofikinos].
Je me souviens encore qu'un jour, en marchant dans la ville de
Ratisbonne, j'ai vu une foule de gens qui faisaient la queue devant
un grand cinéma, le genre de rassemblement uniquement visible en
temps de guerre, quand on espérait une distribution spéciale de
denrées rationnées. Je me souviens également d'être arrivé dans la
ville le Vendredi saint de l'année 1970 et d'avoir découvert tous
les panneaux publicitaires couverts de grandes affiches montrant
deux personnes complètement nues, étroitement enlacées.
Parmi les libertés à la conquête
desquelles la révolution de 1968 avait voulu se lancer,
► il y
avait cette liberté sexuelle absolue, qui n'obéissait plus à aucune
règle.
L'effondrement mental caractéristique de ces années-là était
également lié à une propension à la violence. C'est pour cette
raison que les films à caractère sexuel n'étaient plus autorisés
dans les avions, de peur que la violence n'éclate au sein de la
petite communauté des passagers. Et dès lors que les excès
vestimentaires de l'époque incitaient également à l'agression,
quelques directeurs d'école ont également essayé d'imposer
l'uniforme scolaire, censé favoriser une atmosphère propice à
l'étude.
L'expression sans entraves de la
révolution de 1968 voulait que
► même la pédophilie soit alors
considérée comme ► permise et appropriée.
Pour les jeunes de l'Église, mais pas seulement pour eux, ce fut à
bien des égards une période très difficile. Je me suis toujours
demandé comment, dans une telle situation, ces jeunes pouvaient se
diriger vers la prêtrise et l'accepter, avec toutes ce qu'elle
impliquait.
Toutes ces mutations, au cours de ces années,
ont entraîné un
effondrement généralisé des vocations sacerdotales et un nombre
considérable de démissions de l'état clérical.
|
[...]
Dans plusieurs séminaires,
des groupements homosexuels se sont
formés, et, en agissant plus ou moins ouvertement, ont altéré de
manière significative l'ambiance de ces séminaires. Lors d'un de ces
séminaires, dans le sud de l'Allemagne, les candidats à la prêtrise
et au ministère pastoral laïc vivaient ensemble. À l'heure des
repas, les séminaristes partageaient leur table avec les référents
pastoraux, des laïcs mariés parfois accompagnés de leur femme et de
leurs enfants et, dans certains cas, de leur petite amie. Le climat
de ce séminaire n'était donc pas propice à la préparation d'une
vocation sacerdotale. [...]
C'est le cas de la pédophilie.
Théorisée il y a encore peu de temps comme tout à fait légitime,
elle s'est de plus en plus répandue. Aujourd'hui, nous nous
apercevons avec effroi que nos enfants et nos jeunes sont exposés à
des situations qui menacent de les détruire. Le fait que cela puisse
également se répandre dans l'Église et parmi les prêtres devrait
tout particulièrement nous bouleverser.
Comment la pédophilie a-t-elle pu atteindre de telles
proportions ? En fin de compte, la raison
réside dans l'absence de Dieu. Même nous,
chrétiens et prêtres, préférons ne pas parler de Dieu, car c'est un
discours qui ne semble plus avoir d'utilité pratique. Après les
bouleversements de la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, nous
avons expressément placé notre Constitution sous l'égide de Dieu, en
tant que principe directeur. Un demi-siècle plus tard, la
Constitution européenne ne pouvait plus intégrer la responsabilité
devant Dieu sous un tel principe directeur.
Dieu est considéré comme ne concernant qu'un
petit groupe
et ne peut plus occuper cette fonction de guide de la communauté
dans son ensemble. Cette décision reflète la condition humaine de
l'Occident, où Dieu est devenu l'affaire
privée d'une minorité.
Nous devons nous-mêmes
recommencer à vivre pour Dieu et en Dieu : telle est
la tâche fondamentale qui doit découler des bouleversements moraux
de notre époque. En premier lieu, nous devons réapprendre à
reconnaître Dieu comme le fondement de notre vie, au lieu de Le
reléguer comme s'il s'agissait d'un mot creux. [...]
Si nous voulions vraiment très brièvement résumer le contenu
de la foi fondée sur la Bible, nous pourrions dire que le Seigneur a
entamé une histoire d'amour avec nous et qu'il veut y incorporer
toute la création. En dernière analyse,
l'antidote au mal qui nous menace et qui menace le monde entier ne
peut finalement consister qu'à entrer dans
cet amour.
Tel est le véritable antidote au mal.
La puissance du mal
naît de notre refus d'aimer Dieu. Celui qui se confie à l'amour de
Dieu est racheté. Notre non-rédemption est la conséquence de notre
incapacité à aimer Dieu. Apprendre à aimer Dieu sera donc le chemin
de la rédemption des hommes. Essayons maintenant d'exposer un peu
plus en détail ce contenu essentiel de la révélation de Dieu. Nous
pouvons affirmer que la certitude que Dieu existe constitue le
premier don fondamental que nous offre la foi. [...]
En effet, aujourd'hui, l'Eglise est surtout et largement
considérée comme une sorte d'appareil politique. On en parle presque
exclusivement en termes politiques, et c'est même le cas des évêques
qui formulent leur conception de l'Église de demain, là encore
presque uniquement en termes politiques. La
crise, provoquée par de nombreux cas d'abus cléricaux, nous amène à
considérer l'Église comme une entité presque inacceptable, que nous
devons maintenant reprendre en main et restructurer.
Mais une Eglise faite par nous ne peut pas
être une espérance. |
Ainsi, à la question « pourquoi cela se produit-il ? », je peux
répondre, sur la base de mon expérience, que cette honte est en
grande partie instillée par une connaissance superficielle des
faits, un jugement induit par le pouvoir qui, en inculquant un
sentiment de honte, tend à démembrer un peuple et à remettre en
question son existence légitime. En même temps, au niveau
individuel, le désir de cerner et de surmonter ses propres limites
se perd, alors que l'on pourrait au contraire les accepter et les
pardonner, comme est pardonné tout péché pour lequel on éprouve une
douleur sincère et dont on confesse la nature mauvaise, autrement
dit le fait qui, en soi, éloigne de Dieu celui qui le commet.
L'Église elle-même, par la bouche de ses pontifes, a reconnu des
erreurs, à plusieurs reprises, et demandé pardon pour son manque de
vigilance ou son choix de bénir à tort des initiatives qui ont
spolié des peuples entiers et gâché la vie de milliers de personnes
à des fins n'ayant que peu ou pas de rapport avec l'annonce du salut
dont le Christ est porteur. Le sentiment de honte, d'être en
minorité, tel qu'il est instrumentalisé chez les fidèles
d'aujourd'hui, s'avère d'un tout autre ordre. Un tel sentiment rend
difficile la reconnaissance d'un Bien pérenne en la compagnie du
Sauveur, et cela sert certainement les desseins de ceux qui
prétendent gouverner en ce monde sans reconnaître qu'au-dessus de
César, c'est le Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de Moïse qui,
en se révélant en tant que Christ, a donné naissance à une culture
véritablement favorable à l'homme.
Pages suivantes
:
Paradoxalement, ce n'est pas Dieu qui est mort mais l'homme
Le monde tel qu'il est devenu sous la domination de Satan et du péché
L'homme occidental vit comme si Dieu n'existait pas
Le silence n'est jamais un vide, c'est plutôt laisser parler Dieu
L'homme n'est grand que lorsqu'il est à genoux devant Dieu
Le christianisme n'ouvre pas un chemin parmi d'autres, mais c'est La Voie !
Obéissance envers le Christ et envers Sa Parole
N'ayons pas peur de faire le silence autour de nous et en nous
Le pouvoir de l'intercession
Deux documents qui méritent d'être
parcourus, vivement recommandés pour appréhender l'Église
d'aujourd'hui *** :
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Le cardinal Robert Sarah : Le Collège des cardinaux
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Approche de la liturgie
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Robert Sarah,
ami, maitre et témoin de l’humanité en quête de rédemption. :
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La lettre de Benoît XVI sur le rapport de Munich
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Sources : Extraits de
"Dieu existe-t-il"- Entretien du cardinal Sarah avec David
Cantagalli -
E.S.M
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 31.01.2026
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