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Messe du Pape à Istanbul: prendre soin des ponts de paix et d’unité
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Le 30 novembre 2025 -
E.S.M.
- Pour sa seule homélie prononcée en public en
Turquie, Léon XIV a exhorté à bâtir la paix, l’unité et
la réconciliation, au sein de l’Église, avec les autres
confessions chrétiennes et avec les autres religions. En
ce sens, le Pape américain a délivré quelques
résolutions pour l’Avent, et au-delà, devant la petite
communauté catholique du pays. Puis le
Souverain pontife a commémoré dimanche 30 novembre la
fête du fondateur de l’Église de Constantinople, André,
aux côtés de l’Église grecque-orthodoxe à Istanbul. Dans
son ultime discours avant de quitter la Turquie, Léon
XIV a insisté sur l’intégration de toutes les Églises
orthodoxes autocéphales dans l’engagement vers la pleine
communion
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Léon XIV et Bartholomée -
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Messe du Pape à Istanbul: prendre soin des ponts de paix et d’unité
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Le
30 novembre 2025 -
E.S.M. - Les notes du psaume 121 en araméen, la langue du
Christ, s’envolent dans l’enceinte stambouliote accueillant l’unique
messe publique du Pape Léon XIV en sol turc. Le premier dimanche de
l’Avent est célébré ce samedi soir dans l’ancienne Constantinople
par le Successeur de Pierre, en présence de 4 000 fidèles. Signe de
la richesse des traditions chrétiennes persistantes sur la terre
natale de saint Paul, la première lecture a été lue en arménien, la
seconde en anglais, et l’Évangile selon saint Matthieu, en turc. En
cette veille de la saint André, patron de l’Église de
Constantinople, le Pape augustin a médité sur les images de la
première lecture tirée d’Isaïe, exhortant les peuples à monter sur
la montagne du Seigneur. Dans son homélie prononcée en anglais, Léon
XIV a rappelé combien «la joie du bien est contagieuse», un axiome
confirmé par la vie des saints: saint Pierre et l’enthousiasme de
son frère André ou saint augustin grâce à saint Ambroise. «Dans tout
cela il y a une invitation, également pour nous, à renouveler dans
la foi la force de notre témoignage», assure le Pape, convaincu
comme saint Jean Chrysostome, que «le charme de la sainteté est plus
éloquent que tant de miracles». Léon XIV a donc lancé un appel à
veiller sur nous-mêmes, en cultivant la foi par la prière et les
sacrements, de manière cohérente dans la charité et en rejetant les
œuvres des ténèbres.
Le besoin de paix «autour de nous, en nous
et entre nous»
La deuxième image abordée par Isaïe est celle d’un monde où règne la
paix. «Combien nous sentons urgent cet appel aujourd’hui! Comme nous
avons besoin de paix, d’unité et de réconciliation autour de nous,
mais aussi en nous et entre nous!», s’est exclamé le Pape dont la
paix est l’une des devises de ce voyage. Son logo pour l'étape
turque aussi, reflétant le pont traversant le Bosphore, a inspiré le
Souverain pontife sur trois points concernant les efforts pour
atteindre l’unité: au sein de la communauté, dans les relations
œcuméniques avec les membres des autres confessions chrétiennes et
dans la rencontre avec les frères et sœurs appartenant à d’autres
religions. «Prendre soin de ces trois ponts, en les renforçant et en
les élargissant de toutes les manières possibles, fait partie de
notre vocation à être une ville bâtie sur la montagne», a déclaré
Léon XIV.
Entretenir l'unité de l'Église et de la
foi, riche de ses traditions
Ainsi selon lui les différences au sein de l’Église catholique,
comme en témoigne l’Église locale et ses quatre traditions latine,
arménienne, chaldéenne et syriaque, montre la beauté «de la
catholicité qui unit». «L’unité qui se cimente autour de l’Autel est
un don de Dieu, et comme telle, elle est forte et invincible, car
elle est l’œuvre de sa grâce», assure le Pape, conscient des efforts
pour l’entretenir. «Afin que le temps et les vicissitudes
n’affaiblissent pas ses structures et que ses fondations restent
solides». Et que l’Église reste aux yeux du monde «un signe crédible
de l’amour universel et infini du Seigneur».
Le deuxième lien de communion évoqué par le Pape est celui de
l’œcuménisme. «La même foi dans le Sauveur nous unit». Et nous
renouvelons aujourd’hui notre «oui» à l’unité, «afin que tous soient
un» (Jn 17, 21), “ut unum sint”, a-t-il répété avant de souligner le
lien avec les non chrétiens.
Valoriser les artisans de paix
«Nous vivons dans un monde où, trop souvent, la religion est
utilisée pour justifier les guerres et les atrocités», a regretté
Léon XIV comme la veille à Nicée. Devant l’assemblée, le Pape a donc
appelé «à valoriser ce qui nous unit, en démolissant les murs des
préjugés et de la méfiance, en favorisant la connaissance et
l’estime réciproque, pour donner à tous un message fort d’espérance
et une invitation à devenir des «artisans de paix». Autant de
résolutions à prendre pour l’Avent et pour la vie personnelle et
communautaires. «Afin que nos pas se déplacent comme sur un pont qui
unit la terre au Ciel et que le Seigneur a jeté pour nous.»
La prière universelle a ensuite été récitée en anglais, turc, arabe,
arménien et italien avant la poursuite de la célébration
eucharistique. Au terme de la messe, le vicaire apostolique
d’Istanbul, Mgr Massimiliano Palinuro, a remercié le Pape comme
véritable «Pontife», bâtisseur de ponts, qui encourage à abattre les
murs de l'hostilité et à construire des ponts de fraternité. Afin
que les chrétiens pèlerins en cette «Terre Sainte de Turquie»,
puissent être artisans de justice et de paix.
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Homélie du Saint-Père
Le Successeur de Pierre célèbre la
saint André avec Constantinople
Le Souverain pontife a commémoré dimanche 30 novembre la fête du
fondateur de l’Église de Constantinople, André, aux côtés de
l’Église grecque-orthodoxe à Istanbul. Dans son ultime discours
avant de quitter la Turquie, Léon XIV a insisté sur l’intégration de
toutes les Églises orthodoxes autocéphales dans l’engagement vers la
pleine communion. La paix, l’écologie et la technologie
représentent, selon lui, autant de défis communs.
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Deux successeurs d’apôtres en communion symbolisant l’étreinte entre
Rome et Constantinople. C’est en la saint André, le frère de Pierre
commémoré pour avoir apporté l’Évangile à Constantinople, que le
Pape a conclu sa visite en Turquie. Présidée par le patriarche
Bartholomée Ier et concélébrée par Théodore II, patriarche orthodoxe
d'Alexandrie, une solennelle divine liturgie de deux heures a marqué
cet anniversaire à l’église patriarcale Saint-Georges d’Istanbul. En
présence de 430 personnes, dont le vice-ministre grec aux Affaires
étrangères, l'évêque de Rome a prononcé un discours à la fin de la
liturgie.
Suivant le fil rouge de son voyage, il a insisté sur la communion,
«la foi d’André est la nôtre», tout en reconnaissant l'existence
d'obstacles empêchant encore la pleine communion, mais sans se
départir de l'indéfectible lien unissant les deux Églises: «Nous ne
devons pas revenir en arrière dans notre engagement pour l’unité et
nous ne pouvons cesser de nous considérer comme frères et sœurs dans
le Christ et de nous aimer comme tels.»
La participation de toutes les Églises orthodoxes autocéphales
Il y a soixante ans, le Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras
considéraient déjà que «les décisions malheureuses et les événements
tristes» qui ont conduit aux excommunications réciproques de 1054
devaient «être effacés de la mémoire de l’Église». Selon Léon XIV,
ce geste historique ouvre la voie à la réconciliation, à la paix et
à une communion croissante entre catholiques et orthodoxes, qui
s’est développée «grâce à des contacts fréquents, des rencontres
fraternelles et un dialogue théologique prometteur». L’horizon
demeure un engagement accru pour le rétablissement de la pleine
communion.
La paix, l'écologie et la technologie comme
défis communs
Plusieurs défis communs doivent unir catholiques et orthodoxes, a
poursuivi Léon XIV. À commencer par la construction de la paix en
cette période de conflits sanglants et de violences. «Il s’agit
certainement d’agir et de faire des choix et des gestes qui édifient
la paix, sans oublier que celle-ci n’est pas seulement le fruit d’un
engagement humain, mais qu’elle est un don de Dieu», a noté le Pape
augustin, rappelant que la paix s’obtient par «la prière, la
pénitence, la contemplation, par cette relation vivante avec le
Seigneur qui nous aide à discerner les paroles, les gestes et les
actions à entreprendre».
L’autre défi commun est «la crise écologique menaçante» qui, selon
le mot de Bartholomée Ier, exige «une conversion spirituelle,
personnelle et communautaire», pour sauvegarder la création. Le
troisième défi mentionné par le Pape concerne l’utilisation des
nouvelles technologies, en particulier dans le domaine de la
communication. «Conscients des énormes avantages qu’elles peuvent
offrir à l’humanité, catholiques et orthodoxes doivent œuvrer
ensemble pour promouvoir une utilisation responsable, au service du
développement intégral des personnes, et une accessibilité
universelle, pour que ces avantages ne soient pas réservés à un
petit nombre de personnes et aux intérêts de quelques privilégiés.»
Vœux entre frères de sang
Léon XIV a conclu son discours au terme de la Divine Liturgie en
adressant ses vœux les plus fervents de bonheur, de santé et de
sérénité en cette fête du saint patron de Constantinople. «Hrònia
Pollà! Ad multos annos!» Après cela, le Pape et Bartholomée ont
traditionnellement donné une bénédiction œcuménique conjointe depuis
le balcon du Patriarcat œcuménique et vont déjeuner ensemble sur
place. Chaque année depuis 1964, une délégation de l’Église de Rome
participe à la fête de la saint André le 30 novembre.
Réciproquement, tous les 28 juin, mémoire des saints Pierre et Paul,
patron de Rome, des émissaires du Patriarcat œcuménique se déplacent
au Vatican.
►
Discours du Saint-Père à la fin Ia fin de la Divine Liturgie
►
VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV EN TÜRKIYE ET AU
LIBAN AVEC UN PÈLERINAGE À İZNIK (TÜRKIYE) À L'OCCASION DU 1700ème
ANNIVERSAIRE DU PREMIER CONCILE DE NICÉE
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Sources
:
vaticannews.
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.)30.11.2025
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