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Léon XIV au Dicastère pour la doctrine de la foi : Ce n'est pas l'Église qui
attire, mais le Christ
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Le 30 janvier 2026 -
E.S.M.
- Le pape Léon XIV a reçu jeudi, au
Palais apostolique du Vatican, les participants à la
session plénière du Dicastère pour la doctrine de la
foi, auxquels il a adressé un discours axé sur la
mission doctrinale de l'organisme, l'urgence de la
transmission de la foi et les défis pastoraux auxquels
l'Église est confrontée dans le contexte historique
actuel. Dans son intervention, Léon XIV a passé en revue
certains des documents les plus importants publiés par
le Dicastère au cours des deux dernières années.
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Léon XIV -
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Léon XIV au Dicastère pour la doctrine de la foi : Ce n'est pas l'Église qui
attire, mais le Christ
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Le
30 janvier 2026 -
E.S.M. - Le pape Léon XIV a reçu ce jeudi, au Palais apostolique
du Vatican, les participants à la session plénière du Dicastère pour
la doctrine de la foi, auxquels il a adressé un discours axé sur la
mission doctrinale de l'organisme, l'urgence de la transmission de
la foi et les défis pastoraux auxquels l'Église est confrontée dans
le contexte historique actuel.
Au cours de l'audience, le Souverain Pontife a remercié le Dicastère
pour son service, rappelant que sa tâche principale est d'aider le
Pape et les évêques à annoncer l'Évangile et à protéger l'intégrité
de la doctrine catholique en matière de foi et de morale,
conformément à la constitution apostolique Praedicate Evangelium.
Référence aux principaux documents récents
Dans son intervention, Léon XIV a passé en revue certains des
documents les plus importants publiés par le Dicastère au cours des
deux dernières années, soulignant leur utilité pastorale et
doctrinale. Il a notamment mentionné la note Gestis verbisque sur la
validité des sacrements, la déclaration Dignitas infinita sur la
dignité humaine, les Normes pour le discernement des phénomènes
présumés surnaturels, qui comprenaient la note sur Medjugorje, le
document Antiqua et nova sur la relation entre l'intelligence
artificielle et l'intelligence humaine, la (controversée) Note
mariale Mater Populi fidelis ; et la Note doctrinale Una caro,
consacrée à la valeur de la monogamie et à l'unité du mariage entre
un homme et une femme.
Le pape a affirmé que ce travail offre aux fidèles une parole «
rapide et claire » de la part de l'Église, et fournit des
orientations tant aux évêques dans leur action pastorale qu'aux
théologiens dans leur travail d'étude et d'évangélisation.
La rupture dans la transmission de la foi
L'un des thèmes centraux du discours était la préoccupation
concernant la rupture dans la transmission générationnelle de la foi
chrétienne, en particulier dans les pays de tradition chrétienne
ancienne. Léon XIV a souligné que de plus en plus de personnes, en
particulier parmi les jeunes, vivent sans référence à Dieu ni à
l'Église, une réalité qui, bien que douloureuse, doit inciter à
redécouvrir la dimension missionnaire de l'Église.
En ce sens, il a réitéré son souhait d'une Église qui ne se replie
pas sur elle-même, mais qui soit authentiquement missionnaire et
annonce l'Évangile non pas tant par des stratégies que par la force
de l'attraction, en rappelant que c'est le Christ qui attire, et non
l'Église en soi.
Humilité et service dans la vie ecclésiale
Le Souverain Pontife a insisté sur le fait que l'Église annonce le
Christ sans protagonisme ni particularisme, et a rappelé que tout
ministère ecclésial doit être vécu dans la conscience d'être un
service humble, comme « des ouvriers dans la vigne du Seigneur ».
Avant de conclure, Léon XIV a également remercié le Dicastère pour
son travail d'accompagnement des évêques et des supérieurs généraux
dans les cas de délits réservés à cet organisme, soulignant la
nécessité de toujours respecter les exigences de la justice, de la
vérité et de la charité dans ces processus.
Le pape a clôturé l'audience en exprimant sa gratitude pour le
service discret et constant des membres du Dicastère, auxquels il a
donné sa bénédiction apostolique.
DISCOURS DU PAPE LÉON
XIV
AUX PARTICIPANTS À L'ASSEMBLÉE PLÈNIÈRE
DU DICASTÈRE POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
Salle Clémentine
Jeudi 29 janvier 2026
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La paix soit avec vous.
Bonjour et bienvenue! Messieurs les cardinaux, chers frères dans l’épiscopat,
chers frères et sœurs,
Je vous accueille avec joie à l’occasion de votre session plénière. Je salue
et remercie cordialement le préfet du Dicastère, ainsi que les Supérieurs et les
Officiels. Je connais bien le précieux service que vous accomplissez, dans le
but — comme le dit la Constitution
Praedicate Evangelium — «d’aider le Pontife romain et les évêques dans
l’annonce de l’Evangile dans le monde entier, en promouvant et en sauvegardant
l’intégrité de la doctrine catholique sur la foi et les mœurs, en puisant au
dépôt de la foi et en cherchant à l’approfondir toujours davantage face aux
nouvelles questions» (n. 69).
Votre mission est d’apporter des éclaircissements sur la doctrine de
l’Eglise, à travers des indications pastorales et théologiques concernant des
questions souvent très délicates. A cette fin, au cours des deux dernières
années, le Dicastère a publié plusieurs documents, dont je rappelle les
principaux: la
Note Gestis verbisque, sur la validité des Sacrements (2 février
2024), qui a offert de claires instructions pour résoudre des cas douteux
relatifs à leur administration; la Déclaration
Dignitas infinita, sur la dignité humaine (2 avril 2024), qui a
réaffirmé la dignité infinie de chaque être humain, aujourd’hui gravement
menacée, en particulier par les guerres en cours et par une économie qui place
le profit au premier plan; les
Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés (17
mai 2024), qui ont permis de résoudre des cas relatifs à de tels événements,
parmi lesquels celui concernant l’expérience spirituelle liée à Medjugorje, à
laquelle a été spécifiquement consacrée la Note
La Reine de la Paix (19 septembre 2024); la Note
Antiqua et Nova, élaborée en collaboration avec le Dicastère pour la
culture et l’éducation (28 janvier 2025), qui offre une réflexion ample et
précise sur le rapport entre l’intelligence artificielle et l’intelligence
humaine; la Note doctrinale
Mater Populi fidelis, sur certains titres mariaux qui se réfèrent à la
coopération de Marie à l’œuvre du salut (4 novembre 2025), qui encourage la
dévotion mariale populaire en en approfondissant ses fondements bibliques et
théologiques, tout en offrant des clarifications précises et importantes pour la
mariologie; enfin, la Note doctrinale
Una caro. Eloge de la monogamie, sur la valeur du Mariage comme union
exclusive et appartenance réciproque (25 novembre 2025), qui approfondit de
manière originale la propriété de l’unité du Mariage entre un homme et une
femme.
Tout ce travail contribuera certainement beaucoup à la croissance
spirituelle du saint et fidèle Peuple de Dieu. Dans le contexte du changement
historique que nous vivons, il offre en effet aux fidèles une parole prompte et
claire de la part de l’Eglise, en particulier en ce qui concerne les nombreux et
nouveaux phénomènes qui apparaissent sur la scène de l’histoire. Il donne
également de précieuses orientations aux évêques pour l’exercice de leur action
pastorale, ainsi qu’aux théologiens dans leur service d’étude et
d’évangélisation.
J’apprécie en particulier qu’au cours de cette «Plénière», vous ayez engagé une
discussion féconde sur le thème de la transmission de la foi, un sujet d’une
grande urgence en notre temps. Nous ne pouvons en effet «ignorer que, au cours
des dernières décennies, une rupture s’est produite dans la transmission de la
foi chrétienne entre les générations dans le peuple catholique» [1] et que,
surtout dans les contextes d’ancienne évangélisation, le nombre de ceux qui ne
perçoivent plus l’Evangile comme une ressource fondamentale pour leur existence
augmente, en particulier parmi les nouvelles générations. En vérité, nombreux
sont les jeunes qui vivent désormais sans aucune référence à Dieu et à l’Eglise;
et si, d’une part, cela provoque en nous croyants une profonde douleur, d’autre
part, cela doit nous conduire à redécouvrir «la douce et réconfortante joie
d’évangéliser» [2], qui est au cœur même de la vie et de la mission de l’Epouse
du Christ.
Comme je l’ai rappelé à l’occasion du récent Consistoire extraordinaire, nous
«voulons être une Eglise qui ne se regarde pas seulement elle-même, qui est
missionnaire, qui regarde plus loin, vers les autres» [3]; une Eglise qui
annonce l’Evangile, surtout à travers la force de l’attraction, comme l’ont
rappelé à plusieurs reprises mes prédécesseurs Benoît XVI et François [4].
Le fondement de la vie du Corps du Christ est l’amour du Père, qui nous a été
révélé dans le Fils fait homme, présent et œuvrant en nous par le don de
l’Esprit; c’est pourquoi «ce n’est pas l’Eglise qui attire, mais le Christ, et
si un chrétien ou une communauté ecclésiale attire, c’est parce qu’à travers ce
“canal” passe la sève vitale de la Charité qui jaillit du Cœur du Sauveur» [5].
L’Eglise annonce le Christ sans protagonisme ni particularisme, et en elle,
chacun est et doit se reconnaître toujours et uniquement comme «un simple et
humble travailleur dans la vigne du Seigneur» [6].
Je voudrais évoquer, avant de conclure, un service supplémentaire que vous
rendez, pour lequel je vous suis reconnaissant et que je recommande à votre
sollicitude: celui d’accueillir et d’accompagner, avec toute bienveillance et
discernement, les évêques et les supérieurs généraux appelés à traiter des cas
de délits réservés au Dicastère. C’est un domaine de ministère très délicat,
dans lequel il est essentiel de veiller à ce que les exigences de la justice, de
la vérité et de la charité soient toujours honorées et respectées.
Chers amis, je renouvelle enfin mes remerciements à chacun de vous pour la
précieuse contribution que vous apportez à la vie et à l’œuvre du Dicastère et
de l’Eglise tout entière, en particulier lorsque cette contribution est offerte
de manière humble et discrète. En signe de ma gratitude, je vous accorde de tout
cœur la Bénédiction apostolique, à vous tous ainsi qu’à vos proches. Merci.
[1] François, Exhort. ap.
Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 70.
[2] Cf. S. Paul VI, Exhort. ap.
Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), n. 80; cit. in François, Exhort.
ap.
Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 10.
[3]
Paroles improvisées au terme de la première session du Consistoire
extraordinaire, 8 janvier 2026.
[4] Cf. Benoît XVI,
Homélie de la Messe d’inauguration de la Ve Conférence générale de l’épiscopat
latino-américain et des Caraïbes (13 mai 2007); François, Exhort. ap.
Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 14.
[5]
Discours à l’occasion du Consistoire extraordinaire (7 janvier 2026).
[6] Benoît XVI,
Bénédiction apostolique «Urbi et orbi» et premier salut (19 avril 2005).
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L'Osservatore Romano
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Sources
:
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 30.01.2026
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