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Cardinal Sarah : le silence n'est jamais un vide, c'est plutôt laisser
parler Dieu
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Le 28 février 2026 -
E.S.M.
- Le cardinal Sarah nous apprend à écouter le
silence. Il n'est jamais un vide mais c'est plutôt
laisser parler Dieu. Notre monde ne comprend plus Dieu
parce qu'il parle sans cesse, à un rythme et une vitesse
impressionnants, en définitive pour ne rien dire.
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Ecoutons
le silence -
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Le monde tel qu'il est devenu sous la domination de Satan et du péché
L'homme occidental vit comme si Dieu n'existait pas
Dans
un monde hyper technologique, l'homme s'aménage des moments de
silence, recourant parfois à des philosophies ou à des religions qui
font du silence un vide, mais, pour nous, le silence n'est jamais un
vide, c'est plutôt laisser parler Dieu, écouter ce qu'il nous a déjà
dit et qui ne change pas.
Notre monde ne comprend plus Dieu parce
qu'il parle sans cesse, à un rythme et une vitesse impressionnants,
en définitive pour ne rien dire. La civilisation moderne ne sait pas
se taire, elle nie le passé et voit le présent comme un vil objet de
consommation. Elle regarde l'avenir à travers les raisons d'un
progrès quasi obsessionnel. Cette solitude bruyante s'étend au point
que nos amis les plus proches sont parfois loin de nous, empêchés de
nous aimer.
Ce qu'il faut, à côté de cette demande d'écoute, c'est notre
crédibilité. Avant toute chose, notre silence pour écouter, pour
réaffirmer la crédibilité et la vérité de ce que Dieu nous a dit.
Jean-Paul II a été un géant dans sa capacité à susciter une
admiration renouvelée pour le Christ et son Église. Dès le début de
son pontificat, il a crié : « N'ayez pas peur ! L'Église doit
redonner aux hommes la capacité de regarder vers le
Christ : "Et moi, quand j'aurai été élevé au-dessus de la terre,
j'attirerai tous les hommes à moi" (Jn 12:32). »
Parmi nos contemporains, le désir d'éternité n'a pas disparu. Ils se
soucient de la vie après la mort, de ce qui restera d'eux.
C'est
plutôt nous, prêtres et évêques, qui ne leur en parlons plus.
C'est pourtant ce qu'ils viennent nous demander. Nos enseignements devraient
toujours rappeler les grandes vérités de l'âme : le ciel,
l'enfer et le
purgatoire.
(voir la neuvaine au Christ
miséricordieux, la prière du
huitième jour.)
Les cérémonies funéraires devraient être l'occasion d'une
prédication systématique sur la vie éternelle et le salut de nos
âmes. Malheureusement, on accrédite l'idée que nous irons tous au
paradis parce que « l'enfer est vide
». Ce n'est pas ce que dit
l'Évangile. La crédibilité de l'Église ne repose pas sur
l'efficacité des conférences épiscopales ni sur tel ou tel évêque ou
cardinal en tant qu'individu humain. La crédibilité de l'Église
repose sur l'Évangile et la divinité de Jésus. S'il y a des saints
qui nous le rappellent, ils seront crédibles. Je crois qu'il y a
beaucoup de saints parmi les prêtres et aussi parmi les évêques. Ils
savent nous rappeler la Bonne Nouvelle avec force et crédibilité.
Ce
sont les saints qui sont crédibles, et non pas les structures
administratives !
Au contraire, ces structures sont parfois l'occasion d'une fuite et
d'un « abandon collégial » de Jésus et de son enseignement, par
crainte de perturber ceux qui écoutent. Il est vrai que, pendant des
années, nous avons eu peur d'appeler le péché par son nom et de le
punir. Il est temps que cela cesse. Le péché doit être dénoncé. Les
coupables doivent être punis. Plus qu'un enjeu de transparence et
de communication, c'est une affaire de cohérence avec l'Évangile.
Nous sommes avares des trésors de la foi qui sont en nous. Nous
n'osons pas évangéliser. Nous avons peur d'être traités
de prosélytes, voire de fondamentalistes ou d'irrespectueux des
autres religions.
Pourtant, Jésus a dit : « Allez dans le monde entier, annoncez la
Bonne Nouvelle à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc
16:15-16) : nous avons le devoir urgent d'offrir la vérité de
l'Évangile avec clarté, précision et simplicité. Si nous cherchons
le Christ, nous serons désapprouvés et crucifiés par les médias,
mais nous serons véritablement disciples de Jésus. A mes confrères
qui guident des congrégations particulières et qui sont avant tout
appelés à témoigner de Jésus-Christ, de son
Évangile, de l'Église
qu'il a voulue, je dis : n'ayez pas peur de l'Évangile, n'ayez pas
peur de la Croix, n'ayez pas peur d'être pauvres et de renoncer aux
subsides de l'État, n'ayez pas peur d'être critiqués ! C'est la
seule façon de suivre Jésus de manière authentique : monter au
Calvaire avec Lui.
Toute la civilisation européenne est imprégnée de christianisme. Par
un étrange phénomène, l'Occident semble vouloir renier sa propre
identité. Comme un adolescent en crise qui n'accepte ni son nom ni
ses racines, l'Europe tente en vain de se convaincre qu'elle ne
vient de nulle part, qu'elle s'est construite sans recevoir l'apport
fécond et décisif du christianisme. Cette attitude s'avère
pathétique, immature et suicidaire aux yeux du reste du monde. Avoir
honte de ce que l'on représente est un symptôme de maladie mentale !
La moindre expression de la foi, dans l'espace public, est perçue
comme une transgression. L'Europe ne sera elle-même que si elle se
reconnaît chrétienne. La laïcité peut être une bonne chose, si elle
n'interdit pas l'expression publique et sociale de la foi. Le
respect de tous ne nous oblige pas à amputer notre foi lorsque nous
sommes en société. La laïcité n'est jamais un laïcisme agressif !
Au cœur du désert spirituel de la société contemporaine, nous voyons
se former des oasis qui rassemblent des familles autour de paroisses
vivantes et de monastères fervents. Ces chrétiens sans complexes
s'efforcent de vivre une vie exigeante avec générosité. Ils ont mon
admiration. Ils prient, ils sont attentifs à la qualité de leur
formation doctrinale, ils évangélisent et se mettent au service des
derniers de la société.
Les monastères et les pèlerinages sont des oasis dans le désert. On
y expérimente un christianisme qui embrasse toute la vie et
qui
n'est pas seulement un « supplément spirituel » du dimanche. Je suis
convaincu que quelques jours de retraite dans un monastère choisi
avec attention sont immensément bénéfiques, en démontrant combien il
est nécessaire de remettre Dieu au centre. L'adoration, le silence
et la sobriété de vie sont les conditions de rapports sereins et
bienveillants. Les monastères constituent des centres de
civilisation, parce qu'ils offrent des foyers de culte. L'avenir de
l'Église et de sa mission se situe dans les monastères, parce que,
en eux, Dieu se révèle comme l'unique bien.
C'est là que réside le témoignage le plus convaincant : proclamer
l'unicité et l'universalité salvatrice de Jésus-Christ et de L'Église, fût-ce sous peine de perdre l'estime sociale, de finir
marginalisés ou, comme c'est de plus en plus souvent le cas,
persécutés.
Nous aussi, comme Marie, sommes appelés à apporter Jésus-Christ aux
autres. Par notre baptême, nous avons accepté Jésus et son
Évangile
dans la foi, et il est par conséquent de notre devoir de Le
communiquer aux autres.
Il ne s'agit pas de propager une doctrine ou une idéologie, mais de
révéler et de communiquer une vie. Le chrétien doit rendre Jésus
lui-même présent à travers sa parole et sa vie propre.
Celui qui accueille Jésus dans son cœur et Le suit non pas en
paroles, mais en actes, est Son témoin partout où il se trouve : à
la maison, au bureau, dans la rue, au travail. Tout ce que nous
sommes, tout ce que nous faisons, y compris nos capacités et notre
force pour annoncer l'Évangile,
est un don de Dieu.
Nous n'envions pas les riches et les puissants,
car nous ne sommes
plus du monde, mais nous sommes de Dieu.
Le Magnificat est un chant
prophétique, car il nous fait comprendre, telle qu'elle est, la
réalité de l'humanité. Sans le pardon de Dieu, sans l'expérience du
Seigneur, notre vie est perdue. Si la sainte Vierge ne vient pas
habiter notre maison, si elle ne vient pas nous donner son Fils
Jésus-Christ qui nous apporte la vie qui nous sauve, nous resterons
dans la mort.
Je « suis chrétien », face à tout ce qui s'oppose à notre foi.
Nous avons besoin des martyrs, d'une Église de martyrs : c'est une
Église vivante, qui génère la confiance, dans ce chaos, dans la
confusion de notre temps. Les nombreux chrétiens martyrisés au
Nigeria, en Egypte, au Pakistan, au Proche-Orient et dans tant de
pays du monde, témoignent eux aussi qu'ils sont du Christ et qu'ils
sont disposés à donner leur vie pour Lui.
Seul ce témoignage est convaincant : il nous montre en quoi Dieu est
aujourd'hui vivant, et pourquoi on ne donne pas sa vie pour
quelqu'un qui n'existerait pas !
Il peut expliquer pourquoi Dieu n'est pas seulement une idée, une
sorte de conviction personnelle, un idéal, une tension émotionnelle.
Pourquoi êtes-vous convaincu que Dieu existe réellement ?
Tout d'abord, il faut savoir que, dans tout l'univers, à part
l'homme, aucun être, aucune espèce, aucun être vivant ne possède une
conscience de soi, une conscience capable de
se demander : d'où est-ce que je viens, où vais-je, pourquoi suis-je
ici ? Qui m'a façonné et m'a donné une intelligence, une dignité
humaine si vastes, qui m'a donné un cœur, une conscience, une
capacité de choisir et d'aimer ? Quel est mon destin ?
Que fais-je
dans l'univers ? Même les prodiges des mathématiques
computationnelles, jusqu'à ce qu'on appelle l'intelligence
artificielle, ne font qu'effleurer la résolution d'un tel problème.
Seul l'homme est capable de poser une question pareille. L'homme a
tenté de trouver une réponse dans la nature et s'est efforcé
d'atteindre cette réponse en lui donnant de nombreux noms non
seulement dans le passé, mais aussi dans le monde actuel. Ces
tentatives sont nées du désir de répondre à un sentiment inné que
l'on peut appeler sens ou sentiment religieux ; des traditions
culturelles qui ont réussi à systématiser cette tentative sont nées
les religions humaines.
Je comprends donc que votre question vise à vérifier si nous
évoluons bien sur ce terrain.
Aucun des grands fondateurs de religions n'a jamais osé dire de
lui-même « Je suis Dieu », en s'identifiant au Créateur de tout ce
que nous pouvons voir et connaître. D'un autre côté, d'un point de
vue rationnel, ce serait inimaginable, insoutenable.
Un seul homme a
osé cela, et cet homme, c'est Jésus-Christ, né à Bethléem en Judée,
à une époque dont nous connaissons les dates et les lieux précis, et
dont nous possédons de nombreux témoignages historiques. Tout
d'abord, nous avons le témoignage de ceux qui L'ont suivi et qui ont
écrit sur Lui d'une manière tout à fait inattendue, et néanmoins
compréhensible, que ce soit pour cette époque ou pour la nôtre. Nous
détenons aussi le témoignage de ceux qui, tout en étant témoins des
conséquences de cette présence, ne se sont pas laissé saisir par
elle. Sur la base des informations qui nous sont parvenues par des
voies « historiques »,
nous ne pouvons pas
douter de l'existence de cet homme appelé
Jésus. Le problème reste donc entier
: avons-nous des raisons valables - comme vous le
demandez - de croire que Dieu existe ? Non pas un « dieu » produit
par une tentative purement humaine pour rendre compte du cosmos, mais
Jésus-Christ, l'Homme-Dieu, qui a prétendu de Lui-même
ne faire qu'un avec le Père, être Lui-même Dieu.
Notre façon de procéder dans l'examen d'une telle question,
c'est-à-dire la voie qu'il nous est loisible d'emprunter pour tenter de
parvenir à une solution, est, pour ainsi dire, double. Nous pouvons aborder
le problème selon une méthodologie basée sur l'évidence empirique, sur la
rationalité, en nous déplaçant dans la sphère circonscrite de ce qui est
démontrable, et pourtant, même la capacité de calcul la plus puissante
aujourd'hui disponible ne nous permettrait pas de scruter, ou du moins de
pressentir, ce qui se trouve au-delà de ce qui est expérimentable, de ce qui
est physique. S'il fallait trouver une aide, elle nous viendrait plutôt de
la méthode - que l'on pourrait qualifier de « morale ». Sans être soumises
pour autant à l'analyse de la méthode logico-mathématique ou
empirico-positive, les choses les plus importantes de la vie peuvent
atteindre pour nous un certain degré de certitude absolue, de certitude «
morale ». Nous ne doutons pas, par exemple, du bien que nous veulent nos
parents, en dépit de toutes les limites qu'il nous arrive de leur attribuer
; nous ne doutons pas de l'altruisme de ceux qui se sacrifient gracieusement
pour nous, en y consacrant leur temps, parfois leur réputation, en allant
jusqu'à consentir à sacrifier leur vie pour un autre homme. Nous ne doutons
pas que les sacrifices que notre mère a consentis ou consent encore pour
nous soient un signe de son amour. Nous ne doutons pas que, sur la base d'un
jugement « moral », nous devenions capables d'accorder notre confiance à une
personne qui s'est sacrifiée pour nous ou qui, en tout cas, a fait ses
preuves grâce au bien qu'elle nous a prodigué. Il en est ainsi de Dieu, qui
s'est fait chair en Jésus.
Pierre, dans sa profession de foi, déclare : « Tu as les
paroles de la vie éternelle. Nous, nous avons cru et nous savons que tu es
le Saint, envoyé de Dieu » (Jn 6:68-69). Nous avons
cru, nous avons su : je crois, et cela m'entrouvre la possibilité
de savoir ; la foi me guide dans la capacité de savoir, en usant pleinement
de l'intelligence que j'ai reçue comme un don de la nature. Si je ne croyais
pas, je mentirais à moi-même et à ceux qui ont témoigné de leur foi et me
l'ont communiquée, parce que la foi se communique et s'apprend de celui qui
nous a précédés, soit au sens chronologique, soit parce que cette foi a
tellement grandi en lui qu'elle a resplendi en moi aussi. Elle se reçoit des
martyrs et des saints : ceux qui ont vécu dans les siècles passés,
mais aussi ceux que nous connaissons dans notre vie.
On la reçoit de ses parents : la famille est la petite Eglise dans laquelle
nous commençons à rencontrer Dieu, à l'aimer et à établir une relation
personnelle avec Lui. Les parents sont les premiers éducateurs dans l'Église
et dans la société humaine. Dans la famille, chacun peut apprendre à
reconnaître et à vivre la présence de Dieu. Si c'est le Christ qui constitue
le lien d'une famille, celle-ci possédera une solidité indestructible. En
Afrique, les anciens jouent un rôle important ; le respect dû à ceux qui
sont plus âgés forme l'un des fondements de la société africaine. Je pense
que l'homme européen ne comprend pas à quel point les Africains sont
choqués par le peu de poids accordé aux anciens dans les pays occidentaux.
A suivre :
:
L'homme n'est grand que lorsqu'il est à genoux devant Dieu
Le christianisme n'ouvre pas un chemin parmi d'autres, mais c'est La Voie !
Obéissance envers le Christ et envers Sa Parole
N'ayons pas peur de faire le silence autour de nous et en nous
Le pouvoir de l'intercession
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Sources : Extraits du livre du cardinal
Sarah
"Dieu existe-t-il ?" -
E.S.M
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 28.02.2026
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