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Cardinal Sarah : pour voir la divine providence, il faut des yeux de la foi
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Le 27 juin 2026 -
E.S.M.
- D'après le cardinal Sarah, cette action qui
exprime la bonté, la miséricorde de Dieu envers sa
créature, l'homme tel qu'il l'a voulu, est présente,
demeure, reste actuelle, car Dieu donne l'existence, à
ce moment-là, en continuant son action créatrice. Dieu
est également qualifié de Pantokrator, Seigneur de
toutes les choses qui existent. Son action dans
l'histoire est donc sous nos yeux, mais, pour la voir,
il faut des yeux de la foi, il faut donc qu'il y ait la
volonté de l'écouter, une action qui se déroule avant
tout dans la prière liturgique, dans l'adoration et
ensuite dans la méditation.
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Dieu et la Divine providence -
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Cardinal Sarah : pour voir la divine providence, il faut des yeux de la foi
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L'homme occidental vit comme si Dieu n'existait pas
Le silence n'est jamais un vide, c'est plutôt laisser parler Dieu
L'homme n'est grand que lorsqu'il est à genoux devant Dieu
Le christianisme n'ouvre pas un chemin parmi d'autres, mais c'est La
Voie !
Obéissance envers le Christ et envers Sa Parole
N'ayons pas peur de faire le silence autour de nous et en nous
Le pouvoir de l'intercession
Le christianisme demeure aujourd'hui si fascinant et si vivant
Éminence, pouvez-vous fournir des exemples où, selon vous, Dieu est
intervenu dans l'histoire de l'humanité ?
Dieu intervient continuellement dans l'histoire, non pas pour
l'infléchir arbitrairement, mais afin de
réconforter ceux qui croient en Lui et permettre à ceux qui
ne croient pas de recevoir un signe capable de conduire
l'intelligence à s'ouvrir à une possibilité, pour l'heure proscrite.
Toute l'histoire du salut n'est rien d'autre que l'histoire
de l'humanité à laquelle Dieu donne son sens, sa juste perspective.
Nous ne trouverons pas ce salut en répondant à ce que nous
qualifions de « questions scientifiques », auxquelles l'homme est
appelé à répondre en étudiant les lois que Dieu lui-même a placées
dans la création, lois qu'il a voulues immuables — tout comme II est
immuable — et qui dureront jusqu'à la fin de l'histoire telle que
nous la connaissons.
Nous savons cependant que de telles lois, par une volonté positive
de Dieu Lui-même, liée à une demande spécifique de notre part, par
l'intercession d'un saint ou de la Vierge Marie, figure culminante
de l'humanité, sont ou peuvent être suspendues et, en d'autres
termes, ne possèdent donc pas d'efficacité propre. De tels
événements sont réputés être des miracles. L'Ancien Testament relate
déjà de tels faits d'exception, tandis que, dans les
Évangiles, il
s'agit de manifestations qui accompagnent la prédication de Jésus et
révèlent sa nature divine, au point que, comme le racontent de
nombreux passages de l'Évangile, ses contemporains s'exclament : «
Et ils furent tous effrayés, de sorte qu'ils se demandaient entre
eux : "Qu'est cela ? Un enseignement nouveau, donné d'autorité !
Même aux esprits impurs, il commande et ils lui obéissent !" Et sa
renommée se répandit aussitôt partout, dans la région de Galilée »
(Me 1:27-28). Jésus est décrit comme « un prophète puissant en
œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple » (Le
24:19) ; « ils se disaient l'un à l'autre : "Qui est-il donc
celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ?" » (Mc 4:41). «
Et Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans leurs
synagogues, prêchant l'évangiie du royaume de
Dieu, et guérissant toutes sortes de maladies et toutes sortes de
langueurs parmi le peuple » (Mt 4:23).
La capacité thaumaturgique d'intervenir publiquement et de guérir
l'esprit et le corps est un signe de l'appartenance à Lui, que Jésus
a donné à ceux qui croient en Lui, selon une prédilection qui reste
mystérieuse et qui ne peut être « achetée ». En fait, selon sa
promesse, même ses disciples accompliront de grandes choses : « En
vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi
les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci,
parce que je vais vers mon Père. Et ce que vous demanderez en mon
nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils
» (Jn
14:12-1.3). « Or il se faisait beaucoup de miracles et de prodiges
parmi le peuple, par le moyen des apôtres ; [...] En sorte qu'on
apportait les malades dans les rues, et on les mettait sur des lits
et sur des grabats, afin que quand Pierre viendrait, son ombre du
moins couvrît quelques-uns d'entre eux. Le peuple des villes
voisines venait aussi en foule à Jérusalem ; amenant des malades, et
des hommes tourmentés par des esprits immondes, et tous étaient
guéris » (Ac 5:12-16). C'est là un pouvoir qui ne peut s'acquérir
avec de l'argent :
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Mais Simon voyant que le Saint-Esprit était donné par l'imposition
des mains des apôtres, leur offrit de l'argent, en disant :
Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j'imposerai
les mains reçoivent le Saint-Esprit. Mais Pierre lui dit : Que ton
argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu
s'acquérait avec de l'argent. Il n'y a pour toi ni part, ni lot en
cette affaire ; car ton cœur n'est pas droit devant Dieu (Ac
8:18-21). |
C'est un pouvoir conféré à ceux qui se reconnaissent dépendants de
Jésus et qui lui conforment toute leur vie ; c'est un signe donné
pour que d'autres puissent croire et être libérés de tout ce qui
risquerait d'empêcher la libre adhésion de la volonté au Mystère de
Dieu.
Saint Jean
de la Croix a admirablement exprimé cette vérité : « Dès
lors qu'il nous a donné son Fils, qui est sa Parole, il n'a pas
d'autre parole à nous donner. Il nous a tout dit à la fois et d'un
seul coup en cette seule Parole ; il n'a donc plus à nous parler.
[...] Car ce qu'il disait par parties aux prophètes, il l'a dit tout
entier dans son Fils, en nous donnant ce tout qu'est son Fils.
Voilà
pourquoi celui qui voudrait maintenant l'interroger, ou désirerait
une vision ou une révélation, non seulement ferait une folie, mais
ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le
Christ, sans chercher autre chose ou quelque nouveauté
(Saint Jean de la Croix, La Montée du Carmel, II, 22,
in Œuvres complètes, Paris, Le Cerf, 1990). »
Jusqu'au XVIe siècle, il n'existe pas d'« examens scientifiques »,
au sens où nous l'entendons aujourd'hui, servant à attester les
interventions surnaturelles. Le décret de Sixte V institua la Sacrée
Congrégation des rites, chargée de la mission, au-delà de
réglementer l'exercice du culte divin, de s'occuper des causes des
saints, de recueillir et d'examiner tous les actes et témoignages
relatifs aux miracles rapportés, d'en conserver la documentation et
les attestations de foi publique. Aujourd'hui, pour les causes des
saints, cette tâche est assurée par le Dicastère, et, plus
récemment, une moyenne annuelle de sept ou huit miracles examinés
sont considérés comme tels ; en d'autres termes, l'origine
surnaturelle de l'événement étudié est publiquement constatée et
attestée. Il s'agit presque toujours d'événements concernant une
seule personne, mais il y en a, comme nous l'avons vu,
qui concernent aussi de petites communautés. Cependant, aucun de ces
miracles n'ajoute quoi que ce soit à la Révélation entière et
définitive, telle qu'elle nous a été fidèlement transmise par la
Tradition, les Évangiles et le Magistère millénaire et constant de
l'Église.
Le rôle des miracles ou des révélations « n'est pas d"'améliorer" ou
de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d'aider à en
vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire »
(CEC, n°
67).
Les apparitions présumées, en revanche, sont examinées par le
Dicastère pour la doctrine de la foi, qui, s'agissant d'une
révélation privée, applique un critère de discernement : « Son
orientation vers le Christ lui-même. Quand elle nous éloigne de Lui,
[...] elle ne vient certainement pas de l'Esprit-Saint, qui nous
guide à l'intérieur de l'Évangile, et non hors de lui. » Pour cette
foi, la révélation privée est un soutien et elle se manifeste de
façon crédible, précisément parce qu'elle renvoie à la seule et
unique révélation publique. C'est pourquoi l'approbation
ecclésiastique d'une révélation privée indique essentiellement que
son message ne contient tien de contraire à la foi et aux bonnes
mœurs ; il est licite de la rendre publique, et les fidèles sont
autorisés à lui apporter leur adhésion, de manière prudente. Qu'une
« révélation privée mette 'e nouveaux accents, qu'elle fasse
apparaître de nouvelles formes de piété, qu'elle en approfondisse ou
en étende d'anciennes ». Elle peut revêtir un certain caractère
prophétique (1Th 5:19-21) et devenir une aide valable pour mieux
comprendre et vivre l'Évangile à l'heure actuelle ; elle ne doit
donc pas être négligée. Il s'agit d'une aide qui nous est offerte,
mais que l'on n'est pas obligé d'utiliser. « Mais de toute façon, en
tout cela, il doit s'agir d'une nourriture pour la foi, l'espérance
et la charité, qui sont pour tous la voie permanente du salut
(Voir Congrégation pour la doctrine de la foi, Le
Message de Fátima, 26 juin 2000 ; Sacrée Congrégation pour la
doctrine de la foi, Normes procédurales pour le discernement des
apparitions et révélations présumées, 25 février 1978, publiées le
29 mai 2012 ; mises à jour par la Sacrée Congrégation pour la
doctrine de la foi le 17 mai 2024. 51. Compte rendu d'Avelino de
Almeida, O Século, 15 octobre 1917.). »
Nous ne devons pas nous attendre que l'intervention de Dieu soit une
révolution qui va à l'encontre de la volonté de l'individu ou de la
nation. C'est ainsi que Dieu a montré au monde sa puissance et la
vérité des apparitions de Marie à Fatima. Le 13 octobre 1917, les
témoins - des milliers de personnes, de journalistes, d'autorités
venus sur place -attestent que :
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L'astre rappelle une
plaque d'argent pâle et il est possible de le regarder en face sans la
moindre gêne. Il ne brûle pas, il n'aveugle pas. On dirait une éclipse.
Mais voici que jaillit une clameur colossale et nous entendons les
spectateurs les plus rapprochés qui crient : « Miracle, miracle !
Merveille, merveille ! » Aux yeux étonnés de ce peuple, dont l'attitude
nous transporte aux temps bibliques et qui, rempli d'effroi, la tête
découverte, regarde l'azur du ciel, le soleil a tremblé, le soleil a eu
des mouvements brusques, jamais constatés, et en dehors de toutes les
lois cosmiques - le soleil « a dansé », selon l'expression typique des
paysans (Compte
rendu d'Avelino de Almeida, O Século, 15 octobre 1917). |
Pourtant, Dieu intervient dans l'histoire de manière plus discrète,
à travers sa Providence. Comme je l'ai dit, « la création a sa bonté
et sa perfection propres, mais elle n'est pas sortie tout achevée
des mains du Créateur. Elle est créée dans un état de cheminement
(in statu vite] vers une perfection ultime encore à atteindre, à
laquelle Dieu l'a destinée. Nous appelons divine providence les dispositions par lesquelles Dieu
conduit sa
création vers cette perfection » (CEC, n° 302).
Cette action qui exprime la bonté, la miséricorde de Dieu
envers sa
créature, l'homme tel qu'il l'a voulu, est présente, demeure, reste
actuelle, car Dieu donne l'existence, à ce moment-là, en continuant
son action créatrice. Dieu est également qualifié de Pantokrator,
Seigneur de toutes les choses qui existent. Son action dans
l'histoire est donc sous nos yeux, mais, pour la voir, il faut des
yeux de la foi, il faut donc qu'il y ait la volonté de l'écouter,
une action qui se déroule avant tout dans la prière liturgique, dans
l'adoration et ensuite dans la méditation.
À ce sujet, le magistère exprimé par Jean-Paul II lors des audiences
tenues entre le 30 avril et le 25 juin 1986 reste fondamental :
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En effet, tout au long de l'histoire, que ce soit dans les pensées
des philosophes, dans les doctrines des grandes religions ou dans
les simples réflexions de l'homme de la rue, l'homme n'a pas manqué
de raisons pour tenter de comprendre, voire de justifier, l'action
de Dieu dans le monde.
Les solutions sont diverses, toutes ne sont évidemment pas
acceptables, et aucune n'est exhaustive. Il y a ceux qui, depuis l'Antiquité, parlent de fatalité ou de destin aveugle et capricieux,
de fortune aux yeux bandés. Il y a ceux qui, pour affirmer Dieu, ont compromis le libre arbitre de l'homme ; ou ceux, surtout
à notre
époque contemporaine, qui, pour affirmer l'homme et sa liberté,
croient devoir nier Dieu. Des solutions extrêmes et unilatérales qui
nous font comprendre au moins quels sont les liens fondamentaux de
la vie qui sont en jeu quand nous disons « Divine Providence » :
comment l'action omnipotente de Dieu se conjugue-t-elle avec notre
liberté, et notre liberté avec ses projets infaillibles ? Quel sera
notre destin futur ? Comment pouvons-nous interpréter et reconnaître
sa sagesse et sa bonté infinies face aux maux du monde : face au mal
moral du péché et à la souffrance des innocents ? Quel est le sens
de cette histoire qui est la nôtre, avec le déroulement au fil des
siècles d'événements, de catastrophes terribles et d'actes sublimes
de grandeur et de sainteté ? Est-ce l'éternel et fatal retour de
tout au point de départ sans jamais avoir de point d'arrivée, à
l'exception d'un cataclysme final qui ensevelira toute vie pour
toujours, ou bien — et là le cœur sent qu'il a des raisons plus
grandes que ce que sa petite logique peut lui offrir — y a-t-il un
être Providentiel et Positif ? que nous appelons Dieu, qui nous
entoure de son intelligence, de sa tendresse, de sa sagesse et qui
guide « fortiter ac suaviter » notre existence — la réalité, le
monde, l'histoire, nos volontés même rebelles, si vous le permettez
— vers le reste du « septième jour », d'une création qui s'accomplit
enfin ?
Ici, sur cette fine crête entre l'espoir et le désespoir, la parole
de Dieu, si nouvelle, même si elle est invoquée, si splendide
qu'elle est humainement presque incroyable, est placée pour
renforcer immensément les raisons de l'espoir. La parole de Dieu ne
revêt jamais une telle grandeur et une telle fascination que
lorsqu'elle est confrontée aux plus grandes questions de l'homme :
Dieu est ici, il est Emmanuel, Dieu-avec-nous (Is 7:14), et en Jésus
de Nazareth, mort et ressuscité, Fils de Dieu et notre frère, Dieu
montre qu'il a « planté sa tente parmi nous » (Jn 7:14). Nous
pouvons dire que toute l'histoire de l'Église dans le temps consiste
en une recherche constante et passionnée pour redécouvrir,
approfondir, proposer, les signes de la présence de Dieu, guidée en
cela par l'exemple du Christ et la puissance de l'Esprit. C'est
pourquoi l'Église peut, veut, doit raconter et donner au monde la
grâce et le sens de la Providence de Dieu, par amour pour l'homme,
pour le soustraire au poids écrasant de l'énigme et le confier à un
Mystère d'amour aussi grand, incommensurable, décisif que l'est
Dieu.
(Jean-Paul II, Audience générale, 30 avril 1986.)
À la question souvent répétée et parfois douteuse de savoir si et
comment Dieu est présent dans le monde d'aujourd'hui, la foi
chrétienne répond avec une certitude lumineuse et solide :
« Dieu prend soin et gouverne par sa Providence tout ce qu'il a
créé. » C'est par ces mots concis que le concile Vatican I a formulé la
doctrine révélée de la Providence divine. Selon la Révélation, dont nous
trouvons une riche expression dans l'Ancien Testament, deux éléments
sont présents dans le concept de Providence divine : l'élément de soin
(« prend soin ») et en même temps l'élément d'autorité (« gouverne ») (Ibid., 14 mai 1986). |
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A suivre :
Dieu ne crie pas, il n'est pas bruyant, il attend notre disposition à l'écouter
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Sources : Extraits du livre du cardinal
Sarah
"Dieu existe-t-il ?" -
E.S.M
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 27 juin 2026
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