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Une nouvelle revue de théologie à ne pas manquer. Elle s’intitule « Fidei Communio »
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Le 27 janvier 2026 -
E.S.M.
- Difficile d’imaginer un nom plus aligné sur la vision du pape Léon pour une
nouvelle revue de théologie que « Fidei Communio ». Et pourtant, cette revue
a été imaginée et est née avant l’élection de Robert Francis Prevost sur la
chaire de saint Pierre. Avec dans l’esprit de ses promoteurs la conviction
que « si la ‘communion’ était le principal défi postconciliaire, la crise de
la foi était l’urgence en matière d’horizon actuel de la pensée
ecclésiale ». Exactement comme dans la devise augustinienne du pape actuel :
« In Illo uno unum », tous unis dans l’unique Christ.
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Une nouvelle revue de théologie à ne pas manquer. Elle s’intitule « Fidei Communio »
Le
27 janvier 2026 -
E.S.M. -
Difficile d’imaginer un nom plus aligné sur la vision du pape Léon pour une
nouvelle revue de théologie que « Fidei Communio ». Et pourtant, cette revue
a été imaginée et est née avant l’élection de Robert Francis Prevost sur la
chaire de saint Pierre. Avec dans l’esprit de ses promoteurs la conviction
que « si la ‘communion’ était le principal défi postconciliaire, la crise de
la foi était l’urgence en matière d’horizon actuel de la pensée
ecclésiale ». Exactement comme dans la devise augustinienne du pape actuel :
« In Illo uno unum », tous unis dans l’unique Christ.
Deux épais numéros
de « Fidei Communio »
sont déjà sortis, à un rythme semestriel, grâce au travail d’un éditeur
italien spécialisé, Nerbini, qui est basé à Florence. Mais il a des
ambitions internationales, et le contenu des articles est intégralement
disponible sur le web pour les lecteurs du monde entier.
Cette nouvelle revue a vu le jour en 2025, exactement cinquante ans après
la parution d’une autre célèbre revue de théologie presque homonyme,
« Communio », fondée en 1975 par les éminents théologiens qu’étaient Hans
Urs von Balthasar, Henri de Lubac, Joseph Ratzinger et Louis Bouyer. Leur
intention était alors de proposer à l’Église une réflexion théologique
s’inscrivant dans le sillage de Vatican II, à travers l’interprétation
correcte d’une « herméneutique de la réforme, du renouveau dans la
continuité de l’unique sujet Église » — comme
allait le déclarer le pape Ratzinger – et non pas sous le prisme
d’une « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » prôné par la
revue concurrente de l’époque, « Concilium », encore publiée en plusieurs
langues à l’heure actuelle.
La revue « Communio »
est toujours publiée encore dans une douzaine de pays, mais plus en Italie
ni en Espagne depuis une dizaine d’années. Alors que cette nouvelle revue
a précisément vu le jour grâce à la fine fleur des théologiens italiens et
espagnols des générations ayant suivi la fondation de la revue originale.
Comme rédacteur en chef de « Fidei Communio », on retrouve Alessandro
Clemenzia, de la Faculté Théologique d’Italie Centrale, à Florence. Tandis
que le comité de direction se compose de deux professeurs de la Faculté de
théologie Saint Isidore de Séville, Miguel Ángel Núñez Aguilera et Manuel
Palma Ramírez, de Nicola Salato de la
Pontifica Facoltà Teologica dell’Italia Meridionale, à Naples, et de Roberto
Regoli, professeur à l’Université grégorienne de Rome.
Notons au passage que le professeur Regoli, qui est un éminent historien
de l’Église, n’est pas le seul auteur de la revue à ne pas être théologien,
même s’il est plutôt doué en la matière, si l’on en juge par la manière dont
il a su mettre ces deux compétences à profit dans l’analyse la plus fouillée
à ce jour du pontificat de Benoît XVI, parue aux éditions Lindau en 2016
sous le titre « Oltre
la crisi della Chiesa ».
Et en effet, « Fidei Communio » entend donner de l’espace aux
« religious studies », elle veut faire dialoguer la théologie avec d’autres
milieux de la connaissance tels que l’histoire, le droit, la sociologie, la
politologie, la littérature et les arts.
On retrouve par exemple, dans
le premier numéro de « Fidei Communio », des articles de la
sociologue Cecilia Costa, de l’Université de Rome Trois, et du philosophe
Paul Gilbert, de la Grégorienne, respectivement sur la religiosité
catholique dans la culture contemporaine et sur l’intelligence artificielle.
Tandis que le théologien José Granados compare la christologie avec
l’anthropologie actuellement dominante.
Dans ce premier numéro, on trouve également un « Forum » avec un débat
sur les écrits d’ecclésiologie de Ratzinger entre le directeur de la revue
et les historiens Regoli et Andrea Riccardi. Le professeur Regoli met
directement le doigt sur la principale controverse qui divise aujourd’hui
l’Église catholique, tiraillée entre une évolution sur le mode démocratique
d’une part, à grand renfort de votes à la majorité sur les dogmes de la foi,
et d’autre part la thèse de Ratzinger – partagée par Regoli – selon laquelle
« la vérité ne peut pas être mise au vote », ni dans un concile, ni dans un
synode, et encore moins dans une conférence épiscopale.
On retrouve également ce thème très sérieux touchant directement à la vie
de l’Église d’aujourd’hui, aggravé par la dérive du « chemin synodal »
allemand, dans le
second numéro de « Fidei Communio », avec un article de son
rédacteur en chef Clemenzia sur « Sinodalità e riforma della Chiesa :
alcuni spunti in dialogo con Joseph Ratzinger » et dans un « Forum »
opposant le théologien Vito Impelizzeri et la célèbre canoniste Geraldina
Boni sur le cri d’alarme
lancé par un autre canoniste, Carlo Fantappié, face au processus confus vers
une « Église synodale » lancé par le pape François.
Mais le second numéro de « Fidei Communio » traite également un autre
thème d’une brûlante actualité. Il s’agit du sens de l’histoire, entendue
comme « histoire de l’Église », abordé par Regoli dans un article au titre
en apparence paradoxal : « L’inutilità della storia della Chiesa. Ovvero la
sua necessità » ; autant comme « théologie de l’histoire », telle que la
retrace le théologien français Jean-Robert Armogathe – qui est également le
coordinateur international de « Communio » — dans un article qui s’intitule
« De la nécessité d’une théologie de l’histoire », dans lequel il expose les
multiples lectures du « mystère de l’histoire » , à travers un prisme
existentiel comme chez Rudolf Bultmann, à travers un prisme eschatologique
comme chez Jean Daniélou, à travers la dialectique entre le « déjà là » du
salut apporté par le Christ et le « pas encore » de son accomplissement
définitif, pour conclure que dans tous les cas, « une théologie de
l’histoire est la condition nécessaire d’une authentique théologie
chrétienne » : une affirmation sans doute partagée par le pape Léon, avec sa
vision augustinienne de la coexistence de la cité de Dieu et de
la cité terrestre.
Autant de thèmes engagés abordés par la revue « Fidei Communio ».
Ajoutons cependant qu’ils sont délibérément exposés de manière claire et
compréhensible même par des non-initiés, et de façon captivante sous
certains aspects. Mais toujours avec une précision scientifique
irréprochable, puisque chaque article passe au préalable par le crible d’un
examen par les pairs.
Sans négliger non plus un autre parallèle entre la naissance de
« Fidei Communio » et du pape Léon, qui a lancé le 7 janvier un nouveau
cycle de catéchèse du mercredi consacrée à une relecture du Concile Vatican
II à travers ses documents. Autrement dit, du véritable concile, et pas de
celui des médias.
(Sur la couverture reproduite ci-dessus du premier numéro de
« Fidei Communio », un détail de « Saint Augustin dans son étude », attribué
au Caravage).
Sandro Magister est le vaticaniste émérite de l'hebdomadaire
L'Espresso.
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Sources
: diakonos.be-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 27.01.2026
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