La créativité ne saurait constituer une catégorie authentique de la liturgie
Le 25 juillet 2025 -
E.S.M.
- Une liberté
sans frein n'est pas conciliable avec l'essence de la
foi et de la liturgie. La grandeur de la liturgie,
faut-il le répéter, tient justement au fait qu'elle
échappe à l'arbitraire.
Armoiries de Benoît XVI
La créativité ne saurait constituer une catégorie authentique de la liturgie
Le mot « rite », aujourd'hui, a souvent une connotation négative, il
évoque la rigidité, l'attachement à des formes préétablies. On lui
oppose la créativité et le dynamisme de l'acculturation,
seul
garants, paraît-il, d'une liturgie véritablement vivante et de
l'expression authentique d'une communauté. Avant d'aborder cette
question, il serait bon de définir le rite et sa place dans
l'Eglise, de passer en revue les rites existants et de préciser
leurs liens réciproques.
Au II' siècle, le juriste romain Pomponius Festus nous a donné cette
définition du rite : « usage qui a donné ses preuves dans
l'administration des sacrifices » (mos compwbatus in administrandis
sacrifiais). L'homme, en effet, a toujours cherché la manière juste
et digne de louer Dieu, c'est-à-dire une forme de culte en
adéquation avec sa majesté et conforme à sa volonté. À ce propos,
relevons que le terme « orthodoxie » ne signifiait pas à l'origine
« doctrine juste », comme on le pense généralement aujourd'hui. En
grec, « doxa » a le sens d'opinion, mais aussi de
splendeur, d'éclat.
Par la suite, dans le vocabulaire chrétien, il deviendra
l'équivalent de « clarté véritable », au sens de « gloire de Dieu
».
Orthodoxie signifie donc: glorifier Dieu en vérité, dans une forme
digne de la majesté de Dieu. Sémantiquement, l'orthodoxie est donc
une « orthopraxie » intérieure : il s'agit non pas de « théories » sur
Dieu mais de la voie juste pour le rencontrer. Dès lors l'opposition
moderne entre ces deux termes tombe d'elle-même.
La foi chrétienne nous a fait don de ce culte « en vérité ».
Dans la
Pâque de Jésus-Christ, nous participons à son eucharistia ; en Lui,
avec Lui et par Lui nous adorons, nous glorifions, nous rendons
grâce; par sa croix, nous passons de l'incarnation à la
résurrection.1 Le « rite » est la « mise en règles » de cette
louange. La liturgie, nous l'avons vu dans la première partie,
englobe toute l'existence humaine. Le rite ne se limite donc pas à
la liturgie. Il en relève principalement, mais il influence aussi
notre façon de concevoir la théologie, la vie spirituelle et les
structures juridiques de la vie de l'Eglise. 1 Pour paraphraser Kant, on pourrait dire : la liturgie comprend tout,
de l'incarnation à la résurrection, mais en passant par la croix.
Le détail des rites liturgiques qui ont laissé leur empreinte sur
l'Église, ainsi que leur filiation, sont des questions complexes que
nous n'aborderons pas ici. Commençons pas une vision d'ensemble, en
nous reportant au 6e canon du concile de Nicée. Ce canon fait
référence à trois primaties, chacune liée à l'apôtre Pierre : Rome,
Alexandrie et Antioche, d'où rayonnent trois traditions liturgiques
particulières. Au IVe siècle, peu après le concile de Nicée,
apparaît un quatrième centre régulateur de la vie ecclésiale, et
donc liturgique : Byzance, qui, après le transfert de l'Empire sur
les rives du Bosphore, va se considérer comme la nouvelle Rome et en
assumer les prérogatives. Antioche perd alors progressivement de son
importance au profit de Byzance. Nous pourrions ainsi parler de
quatre grands cercles de la tradition liturgique, avec des liens
plus étroits entre Rome et Alexandrie d'une part, Byzance et
Antioche d'autre part.
Berceau de la chrétienté des Gentils (c'est là que le terme «
chrétien » est utilisé pour la première fois, cf. Ac 11, 26),
capitale de la Syrie et foyer de la région culturelle et
linguistique où se développa le christianisme primitif, Antioche
était manifestement destinée à devenir un grand centre de la
tradition liturgique. La Syrie était également le terrain de grandes
disputes théologiques autour des deux natures du Christ. Il n'est
donc pas étonnant que cet espace théologiquement mouvementé ait
donné naissance à plusieurs rites, distincts les uns des autres.
Nous trouvons d'un côté les rites syriens occidentaux, parmi
lesquels domine le rite syro-malankar, toujours en vigueur en Inde,
qui remonte à l'apôtre Jacques, et le rite maronite, au Liban; de
l'autre, les rites syriens orientaux, dits chaldéens, qui
s'enracinent dans les grandes écoles de théologie de Nisibe et
d'Édesse. Ces rites se caractérisèrent par un zèle missionnaire
d'une extraordinaire efficacité, essaimant jusqu'aux Indes, en Asie
centrale et en Chine. Au début du Moyen Âge, on comptait environ
soixante-dix millions de fidèles dans cet espace rituel, qui subit
des pertes irréparables du fait de l'avancée de l'islam et des
invasions mongoles. L'Église malabare est toutefois parvenue à se
maintenir aux Indes jusqu'à aujourd'hui. La famille liturgique
chaldéenne remonte à l'apôtre Thomas et à Addai et Mari, disciples
des apôtres. Elle a conservé des coutumes très anciennes, ce qui
rend historiquement crédible la tradition selon laquelle l'apôtre
Thomas aurait évangélisé les Indes. La zone liturgique d'Alexandrie
comprend principalement les rites copte et éthiopien. Mentionnons
également la liturgie de Marc, marquée par de fortes influences
byzantines, et le rite arménien, que la tradition rattache
aux
apôtres Barthélémy et Thaddée, mais dont il faut attribuer la
véritable paternité à
Grégoire l'Illuminateur (260-323), et qui suit
lui aussi, dans une large mesure, la liturgie byzantine.
Rome et Byzance sont à l'origine des deux plus grandes familles
liturgiques. Byzance, ayant intégré la tradition d'Antioche, en
particulier à travers la liturgie de saint Jean Chrysostome, fut
également influencée par des traditions venues d'Asie mineure et de
Jérusalem, recueillant ainsi le riche héritage de régions
évangélisées par les apôtres. Cette liturgie a été l'instrument
principal de l'évangélisation du monde slave, qui entra ainsi en
communion de prière avec les Pères et les Apôtres. L'Occident, lui,
connaît trois grands cercles liturgiques : la liturgie romaine et
ses liturgies apparentées, principalement celle de l'Église latine
d'Afrique, qui lui était très proche ; la liturgie gallicane, à
laquelle la liturgie celtique était étroitement apparentée ; et en
Espagne la liturgie mozarabe. À l'origine, ces trois formes de
liturgie avaient beaucoup de points communs. Ensuite, au contraire
de Rome, plutôt conservatrice et sobre en matière liturgique,
l'Espagne et la Gaule s'ouvrirent aux influences orientales,
qu'elles assimilèrent de façons diverses. Très éloignée de la
stricte concision de la liturgie
romaine, la liturgie gallicane se caractérisa par son exubérance
poétique. Dès la fin du premier millénaire, Rome s'appropria cet
héritage; le rite gallican, avec sa majesté et ses particularités,
disparut. Seuls quelques éléments précieux survécurent dans le rite
romain, qui furent à leur tour éliminés après le concile Vatican II,
lors des efforts de la réforme liturgique pour restaurer le rite
romain dans sa pureté originelle. Ces efforts s'inscrivaient dans un
mouvement d'uniformisation de la liturgie déjà entamé au XIXe
siècle, où avaient déjà disparu nombre de traditions liturgiques
propres à certains lieux et à certains ordres religieux.
Entretemps, ce processus d'uniformisation massif s'est renversé,
et
vise maintenant l'extrême opposé. La tendance générale est
aujourd'hui à la dissolution du rite, qui doit faire place
maintenant à la « créativité » des fidèles. Avant de répondre à
cette remise en cause du sens et de la validité du rite, je voudrais
rappeler les constantes qui se dégagent de notre esquisse du paysage
rituel de l'Église.
Un rite, pour être vivant, doit conserver un lien avec les lieux qui
ont vu naître le christianisme, où les apôtres ont vécu - il doit
être ancré dans l'espace et le temps de la Révélation. Ici encore, «
une fois pour toutes » et « toujours » vont de pair. La foi chrétienne
ne pourra jamais se détacher de la terre, de ce lieu et de ce temps
donnés, où Dieu a choisi de nous parler, de se faire homme, de
mourir et ressusciter. L'Église ne prie pas dans une « intemporalité
mystique ». Elle prend racine dans l'histoire, dans cet espace-temps
auquel Dieu nous rattache, et qui nous relie les uns aux autres en
tant que chrétiens. Le rite a donc une composante diachronique :
nous prions en communion avec les Pères et les apôtres ; et une
composante « trans-spatiale » : la circulation de prière qui va de
Jérusalem à Rome, en passant par Antioche, Alexandrie et
Constantinople. Aussi riches que puissent être les éléments qui sont
entrés dans leur élaboration, les rites ne sont pas en premier lieu
le résultat d'une acculturation. Ils sont l'aboutissement de la
tradition apostolique et de son épanouissement dans les grands
champs de la Tradition.
Remarquons d'ailleurs que les rites n'ont jamais été fermés sur
eux-mêmes. Nous avons vu que la plupart des rites d'Orient, dans
leur forme actuelle, portent l'empreinte d'influences byzantines.
Rome pour sa part a progressivement intégré et unifié les différents
rites d'Occident dans le rite romain. Pendant tout le premier
millénaire, les liturgies occidentales et orientales se développent
ensemble. C'est plus tard, une fois fixée leur forme définitive,
qu'un enrichissement réciproque deviendra presque impossible.1
Il importe aussi qu'en plus de leur rattachement à la Tradition, les
grands rites de l'Église embrassent plusieurs civilisations, et
créent une communauté de cultures et de langues. C'est là une façon
de garantir leur indépendance par rapport à un individu, une
communauté ou une Église locale. En effet, dans le rite, le fidèle
découvre un monde qu'il ne produit pas lui-même ; il entre dans une
réalité plus grande que lui, sur laquelle il n'a pas de prise
puisque, en dernier ressort, son origine est la Révélation. Pour
exprimer le caractère intangible de la liturgie, l'Orient chrétien
parle ainsi de « divine liturgie ». L'Occident, plus sensible à
l'élément historique, parle lui d'une « liturgie en devenir», pour
reprendre la formule lapidaire de Jungmann, indiquant par là que son
développement ne résulte pas d'une activité volontaire, mais d'un
processus organique. C'est dire qu'on ne peut comparer la liturgie à
un mécanisme, démontable et réparable à volonté, mais à un organisme
vivant dont les lois internes déterminent les modalités de son futur
développement.
1 Dans la mesure où les grandes familles de rites se sont développées
chacune à partir de sièges apostoliques - cette filiation faisant
partie de leur définition - il n'est guère envisageable que prennent
forme des rites complètement nouveaux. Par contre des variantes
liturgiques, à l'intérieur de ces familles, sont toujours possibles.
Il en a toujours été ainsi en Occident jusqu'à des temps récents.
On le voit dans le missel qu'utilisé l'Église du Zaïre (Congo). Ce
missel « zaïrois » fait partie de la famille liturgique romaine. Il
s'agit du rite romain, mais pour ainsi dire habillé à la congolaise
et enrichi - à mon avis de façon très sensée - d'éléments provenant
du christianisme oriental. Le signe de paix, par exemple, n'est pas
échangé avant la communion, mais avant l'offertoire, selon Matthieu
5, 23-25, ce qui serait souhaitable pour le rite romain, pour autant
que l'on veuille conserver comme tel le signe de paix.
Ce développement, pour ne pas être altéré,
demandait à être protégé. En vertu de son autorité en tant que
Successeur de Pierre, le pape, qui revendiquait un pouvoir
décisionnaire dans les questions touchant à la liturgie, pourvut à
cette protection en créant une instance juridique en charge de la
liturgie et de son développement. Cette extension du pouvoir papal
dans le domaine de la liturgie donna l'impression que le pape, au
fond, avait tout pouvoir en matière de liturgie, surtout s'il
agissait en vertu du mandat d'un concile œcuménique. L'effet
provoqué par cette impression fut particulièrement visible après le
concile Vatican II.
Que la liturgie
soit un don, une réalité non manipulable, tout cela avait alors
disparu de la conscience des catholiques en Occident. Or, le concile
Vatican I avait défini le pape non pas comme un monarque absolu mais
comme le garant de l'obéissance envers la Parole révélée. La
légitimité de son pouvoir était liée avant tout à la transmission de
la foi. Cette fidélité au dépôt de la foi, ainsi que sa
transmission, concerne tout particulièrement la liturgie. Nulle
autorité ne peut « fabriquer » une liturgie. Le pape lui-même n'est
que l'humble serviteur de son développement homogène, de son
intégrité et de la permanence de son identité. Comme dans le cas des
icônes et de la
musica sacra, la voie choisie par l'Occident, en
faisant tant de place à la liberté et à l'histoire, se distingue de
celle suivie par l'Orient. Cette évolution n'est pas condamnable en
bloc, certes, mais, faute de retrouver son lien diachronique avec
l'Église primitive, comme c'est encore la cas de la liturgie
orientale, la liturgie en Occident pourrait bien perdre son identité
chrétienne. Une liberté sans frein n'est pas conciliable avec
l'essence de la foi et de la liturgie. La grandeur de la liturgie,
faut-il le répéter, tient justement au fait qu'elle échappe à
l'arbitraire.
Si l'on devait résumer la fonction du rite dans la liturgie, on
pourrait la définir ainsi : le rite exprime la communion de prière
et d'action de l'Église dans une forme qui transcende l'histoire. Il
concrétise le lien entre la liturgie et l'Église, laquelle garde le
dépôt de la foi transmis par la tradition apostolique. Ce lien avec
l'Église admet diverses structurations, permet un développement
vivant, mais exclut
absolument l'arbitraire (cela vaut pour l'individu, la communauté
des fidèles, la hiérarchie et les laïcs).
Il va de soi que la « divine liturgie
», de par le caractère
historique de l'action de Dieu, a été élaborée par des hommes, selon
leur réceptivité et leurs capacités, dans un processus semblable à
celui de l'élaboration de l'Écriture sainte. Mais, dans son
interprétation de l'héritage biblique, qui dépasse les limites des
rites particuliers, la liturgie participe de l'autorité normative de
la foi de l'Église. On peut sans autre comparer les rites aux
grandes professions de foi de l'ancienne Église, élaborés, comme
elles, sous l'inspiration de l'Esprit Saint (Jn 16, 13). L'aspect
tragique des tentatives de réforme de Luther tient à ce qu'elles ont
eu lieu à une époque où la nature de la liturgie, ainsi que son
rapport avec le dépôt de la foi, était dans une large mesure
incomprise. Luther a prôné le retour à la « sola scriptura »,
pour lui autorité suprême dans la foi, mais il l'a fait sans rejeter
les professions de foi du christianisme primitif, d'où cette tension
intérieure qui est à l'origine de la problématique fondamentale de
la Réforme. Celle-ci aurait certainement pris un autre cours si
Luther avait pu reconnaître comment la grande tradition liturgique
de l'Église articulait foi et existence, mystères du salut et salut
personnel. L'approche radicale de la méthode historico-critique a
montré que le principe de la sola scriptura ne peut servir de base
ni à l'Église ni à la célébration de la foi. L'Écriture ne prend vie
qu'au sein de l'Église. Reconstruire la liturgie à partir de la sola
scriptura, en assimilant l'Écriture aux opinions exégétiques
régnantes, comme on essaie de le faire aujourd'hui, est une
absurdité. C'est confondre foi et opinion. Cela revient à fabriquer
une liturgie bâtie sur le sable des discours humains - une liturgie
qui sonne creux, quel que soit l'art dont on parvient à l'orner.
Seul le respect de la primauté de la foi dans la liturgie, en
excluant tout arbitraire, peut nous offrir ce que nous espérons :
une célébration où « le sublime »
vient à notre rencontre, non de
notre propre fait, mais dans toute la gratuité du don. C'est dire que la créativité ne saurait constituer une catégorie
authentique de la liturgie. Cette notion appartient d'ailleurs à la
vision
marxiste du monde. Dans un univers dépourvu de sens et fruit d'une
évolution aveugle, l'homme marxiste est capable de créativité en
faisant naître un monde nouveau et meilleur. Dans le domaine
artistique, la créativité équivaut aujourd'hui à une « dé création »:
il ne s'agit plus de reproduire quoi que ce soit de reconnaissable
mais de poser un acte artistique radicalement individuel,
libre de
toute norme, de toute finalité et de toute référence à un «sens».
Cette forme de nihilisme est un appel, un véritable cri de détresse
face à un monde de plus en plus contrôlé par la rationalité et la
technologie. L'art, de ce point de vue, se présente comme le dernier
bastion de la liberté. Art et liberté vont de pair, certes, mais ce
type de création artistique, qui fait paraître le désespoir comme le
fin mot de l'existence humaine, n'a rien d'une délivrance.
Cette
«créativité» n'a en tout cas rien à faire avec la liturgie. Celle-ci
ne vit pas de trouvailles artistiques ni de planification
liturgique. Elle est le lieu de la descente de Dieu dans notre monde
- ce Dieu qui seul peut nous ouvrir la porte de la liberté. Dans la
mesure même où les prêtres et les fidèles se donneront humblement à
cette venue de Dieu, la liturgie sera toujours nouvelle, personnelle
et authentique. On ne personnalise pas la liturgie, on ne la
renouvelle pas en banalisant le vocabulaire et en multipliant les
activités. Il faut aller « au-delà », pénétrer dans cette réalité qui,
dans le rite, toujours nous devance et qui toujours restera hors de
notre portée.
Faut-il dire plus explicitement que tout cela n'a rien à voir avec
la rigidité ? Pour l'islam, le Coran est la parole de Dieu adressée à
l'homme sans intermédiaire humain. Pour le chrétien, au contraire,
Dieu a parlé à travers des hommes, Dieu est entré dans l'histoire.
Cette interaction entre Dieu et l'homme fait que la Parole biblique
n'est vivante que dans la réponse de l'Eglise à travers l'histoire,
dans la Tradition ; que les récits de la Sainte Cène ne sont
actualisés que dans l'Église qui les célèbre. Et cette coopération
permet à la « divine liturgie » d'évoluer sans hâte, sans
intervention violente, de façon naturelle (cf. Mc 4, 28).
Messe solennelle de Requiem pour le pape Benoît XVI mardi 10 janvier 2023
● Introït : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 †
1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à
Versailles ● Kyrie : plain-chant grégorien
● Epître :
I Corinthiens XV, 51-57 :
Ô mort ! où est ta victoire ? Ô mort ! où
est ton aiguillon ? ● Graduel & trait : plain-chant grégorien
● Séquence Dies iræ : de la Missa pro defunctis de l’Abbé
Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain
L’Auxerrois (XVIIIème siècle) ●
Evangile :
Jean V, 25-29 :
Car comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi
donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
● Offertoire : plain-chant grégorien
● Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem d’André Campra
(1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV
à Versailles ● Agnus Dei : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 †
1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à
Versailles ● Pendant la communion : De profundis – grand motet de
Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la Chapelle des rois
Louis XIV & Louis XV (extraits) ● Communion : plain-chant grégorien
● Procession de sortie :
Languentibus in Purgatorio – prose à la Très-sainte Vierge Marie pour les
défunts, composée par Jean de Langoueznou, abbé de Landevenec au XIVème
siècle – plain-chant musical en usage dans le diocèse de Coutances
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