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Quatrième dimanche de Pâques - Le Bon Pasteur
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Le 25 avril 2026 -
E.S.M.
- Le Seigneur nous porte aussi, nous
connaît par notre nom, nous porte avec une grande
tendresse, car nous sommes incapables de retrouver le
chemin du retour, nous n'avons pas la force d'y aller,
mais il nous porte avec son amour. Ils comprenaient: le
Verbe de Dieu, la raison créatrice, le Logos,
voyant l'humanité comme une brebis égarée, est sorti de sa gloire et
a pris cette brebis égarée, l'humanité, sur ses épaules. (Homélie de
Benoît XVI - 11 mai 2014, chapelle privée, monastère
Mater Ecclesiae)
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Statuette
du Bon Pasteur conservée au musée du Latran -
Pour agrandir
l'image ►
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Quatrième dimanche de Pâques - Le Bon Pasteur
Le Bon Pasteur
Quatrième dimanche de Pâques (Année A) 11 mai 2014, chapelle privée,
monastère Mater Ecclesiae
Lectures :Ac 2,14a.36-4l; PS 22; 1P 2,20b-25 ; Jn 10,1-10
Chers amis,
L'une des plus belles œuvres d'art de l'Eglise primitive est sans
aucun doute la statuette du Bon Pasteur conservée au musée du
Latran, datant du IIIe siècle. Nous la connaissons tous : un jeune
berger, avec une grande tendresse et un amour profond, porte un
agneau, un petit mouton, sur ses épaules et le ramène à la bergerie.
Le pauvre agneau s'est égaré, il ne peut plus marcher, et il le
porte avec amour sur ses épaules. Les chrétiens de l'Eglise
primitive se reconnaissaient dans cette sculpture; ils comprenaient
tout le mystère du Christ, de notre rédemption et de l'incarnation.
Ils savaient que le Seigneur nous porte aussi, nous connaît par
notre nom, nous porte avec une grande tendresse, car nous sommes
incapables de retrouver le chemin du retour, nous n'avons pas la
force d'y aller, mais il nous porte avec son amour. Ils
comprenaient: le Verbe de Dieu, la raison créatrice, le Logos,
voyant l'humanité comme une brebis égarée, est sorti de sa gloire et
a pris cette brebis égarée, l'humanité, sur ses épaules.
C'est l'incarnation : le Logos prend la nature humaine sur ses
épaules ; ainsi, cette image est aussi une présentation de
l'incarnation, du mystère du Christ qui, étant homme, a pris
l'humanité sur ses épaules et nous porte avec un grand amour ; avec
cette nature humaine, il porte chacun de nous. Le Christ, la Raison
éternelle, le Verbe éternel qui porte la nature humaine avec lui,
est le vrai Berger. Dans l'Orient ancien, les rois, les grands rois
des peuples, se nommaient bergers, et exprimaient ainsi leur
pouvoir, mais aussi leur responsabilité. Isaïe était convaincu que
seul Dieu peut être le vrai Berger (cf. Is 40,11). En réalité, Dieu,
en Jésus Christ, dans le Verbe incarné, est le Berger qui nous
guide. De nos jours, une objection s'est élevée contre cette image,
contre cette théologie: « Mais nous ne sommes pas des brebis! Nous
n'avons pas besoin de berger ! Nous avons notre propre raison et
notre propre volonté. L'homme n'est pas une brebis ; il est autonome
et libre et n'a besoin ni de ces bergers, ni du berger ! » Cette
affirmation d'autonomie, cette émancipation présentée comme voulue
par Dieu, par le Christ, est un mensonge, mais elle masque aussi une
vérité.
C'est un mensonge, car nous savons que l'humanité est véritablement
comme une brebis égarée, comme nous le constatons encore
aujourd'hui.
Le Seigneur nous parle de ces faux bergers qui manipulent l'humanité
et ses espoirs, ne visant que leurs propres intérêts. L'humanité a
besoin d'aide, tandis que nous voyons comment, aujourd'hui encore,
tant de faux bergers sèment la division, de mille manières. L'homme
a besoin de lumière, de guidance, mais le véritable berger ne peut
être n'importe qui ; il ne peut être que la raison créatrice
elle-même, la lumière divine. Tel est le mystère révélé en Jésus
Christ, l'unique et véritable Berger. Voilà, à mon sens, une raison
de méditer profondément : la Raison créatrice, la Vérité même, est
engagée envers nous, elle nous conduit, nous guide, elle connaît
chacun de nous par son nom, et ainsi nous avons la certitude d'être
véritablement menés vers notre patrie, vers la bonté, vers la vie.
Le Seigneur nous a montré où aller, ce qu'est la mission du
véritable berger: conduire les brebis vers des pâturages où abondent
l'eau fraîche et l'herbe abondante. Dans l'Évangile, le Seigneur
dit: « Je vous trouve des pâturages », ce qui signifie : « Je suis
venu pour qu'ils aient la vie, et la vie en abondance. » Voilà le
sens d'être berger: donner la vie, la vie en abondance.
Mais la question demeure : qu'est-ce que la vie ? Chacun désire la
vie, chacun la promet ! Il y a une très belle parole chez saint
Irénée : « L'homme pleinement vivant est la gloire de Dieu, et la
vie de l'homme est de voir Dieu (Irénée DE LYON, Contre les hérésies, op. cit., IV, 20, 7.). » Voilà la vie de l'homme, la
véritable nourriture, l'eau vive, l'eau bonne : voir Dieu. Seul
celui qui voit Dieu vit véritablement ; si l'homme vit dans les
ténèbres de l'absence de Dieu, il ne vit pas véritablement.
Le berger est donc celui qui nous aide, qui nous conduit à voir
Dieu, à le connaître, à être unis à lui et à vivre pleinement. Telle
est donc sa première mission : Jésus nous a montré le visage de
Dieu, il nous donne la grâce de le connaître.
Mais pas seulement, car connaître le Christ, c'est aimer. Ce n'est
pas seulement voir ; il s'est donné à nous sur la sainte croix, où
sa chair devient sacrement, une présence pour nous. Ce n'est pas
seulement voir : dans l'eucharistie, Jésus nous offre cette table,
dont parle aujourd'hui le Psaume 22, où Dieu lui-même devient notre
nourriture, où l'amour de Dieu devient nourriture et nous est donné.
Rendons grâce à Dieu pour cela et prions pour comprendre toujours
plus profondément ce mystère. Prions pour que la connaissance
devienne amour: le Seigneur me connaît par mon nom et m'appelle, se
donne entre mes mains, dans mon cœur, et devient ainsi, de
l'intérieur, mon berger.
Nous savons qu'en ce moment même, ici même, à Saint-Pierre, treize
jeunes hommes sont ordonnés prêtres, pasteurs (Traditionnellement,
le quatrième dimanche de Pâques, « dimanche du Bon Pasteur », le
pape préside l'ordination de nouveaux prêtres à Saint-Pierre). Le Christ, dans le
sacrement, est la porte qui les accueille; il ouvre la porte afin
qu'ils soient de vrais bergers. Par cette image de la porte, Jésus
nous montre qu'en définitive, il est toujours et uniquement le
Berger, mais qu'en même temps, il a aussi besoin de ceux qui
franchissent cette porte, afin qu'ils agissent à son image, en
communion avec lui.
Prions pour que ces jeunes, qui entrent par la porte du sacrement,
soient toujours plus unis au Christ, qu'ils connaissent « les siens
» (cf.Jn 13,1), avec le Christ et pour le Christ, qu'ils aiment «
les siens »,avec le Christ et pour le Christ, et qu'ainsi ils
conduisent véritablement à la source de la vie, à la connaissance de
Dieu, à l'amour du Christ dans la communion de la sainte
eucharistie.
Que le Seigneur aide ces jeunes, afin qu'ils soient toujours, tout
au long de leur vie, de vrais bergers, qu'ils franchissent toujours
la porte qui est lui. Et nous prions tous: « Seigneur, seuls, nous
sommes toujours comme des brebis errantes ; sois toujours notre
Berger et le gardien de nos âmes. » Amen !
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Le Seigneur nous tend la main: homélies inédites de Benoît XVI
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Sources :Texte original des écrits du Saint Père Benoit
XVI -
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 25.04.2026
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