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Le Cardinal Müller et les « Enracinés » se mobilisent à Rome contre
l’idéologie européenne
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Le 24 juin 2026 -
E.S.M.
- Le 17 juin dernier, la salle de conférence de la
Chambre des députés à Rome a accueilli un colloque
organisé par la toute nouvelle association catholique
italienne « I RadicaTi dal diritto naturale alla legge »
sur le thème « Diktateurogender : racines chrétiennes,
liberté religieuse & éducative en péril dans l’UE »,
marqué par l'intervention du cardinal Gerhard Müller,
qui n’a pas caché son opposition à l'idéologie du genre.
S. M.
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Le Cardinal Müller et les « Enracinés »
L’eurodictature du gender : Le Cardinal Müller et les « Enracinés » se
mobilisent à Rome contre l’idéologie européenne
Le 24 juin 2026 -
E.S.M. -
Le 17 juin dernier, la salle de
conférence de la Chambre des députés à Rome a accueilli un colloque
organisé par la toute nouvelle association catholique italienne « I RadicaTi
dal diritto naturale alla legge » sur le thème « Diktateurogender :
racines chrétiennes, liberté religieuse & éducative en péril dans
l’UE », marqué par l'intervention du cardinal Gerhard Müller,
qui n’a pas caché son opposition à l'idéologie du genre.
À l’initiative de son président, l'avocat Luigi Trisolino, et avec
le soutien du député Massimo Milani (Fratelli d'Italia),
l'association « I RadicaTi » tire la sonnette d’alarme sur
les dernière évolutions législatives au sein de l’Union européenne,
qu’ils considèrent comme une menace directe pour les racines
chrétiennes et les libertés fondamentales.
Le cheval de Troie de l’« eurogender »
Au cœur des débats : la récente modification par le Parlement
européen de la Directive de 2012 sur la protection des victimes de
crimes. Pour Luigi Trisolino, cette réforme est un « diktat
eurogender » imposé par une « dictature qui dérive du politiquement
correct vers l’eurojuridiquement correct ».
Le président des RadicaTi dénonce une manœuvre visant
à introduire, via une réglementation européenne, des concepts tels
que « l’identité de genre », mais aussi l’accès à l’« avortement
sûr » pour les victimes de violences sexuelles. Selon lui, il s'agit
« de la même idéologie du gender qui neutralise, relativise et vise
à faire disparaître les identités culturelles, les racines et les
rôles des sexes biologiques naturels masculin et féminin ».
Trisolino voit dans ce texte une tentative détournée de faire passer
en droit européen ce que le projet de loi « Zan » n’avait pu obtenir
en Italie en 2021. Le projet de loi Zan était une proposition
législative italienne controversée visant à sanctionner les crimes
de haine basés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre,
mais vivement critiquée par les conservateurs pour ses risques de
censure de la liberté d’expression et d'introduction de l'idéologie
du genre dans les programmes éducatifs destinés aux enfants. « Les
réponses pénales doivent certes être dissuasives contre toute forme
d’haine, mais nous ne pouvons pas faire entrer par la fenêtre
européenne ce que les radicaux de gauche n’ont pas réussi à faire
entrer par la porte en Italie ».
La mise en garde du Cardinal Müller
Invité d’honneur, le cardinal Gerhard Müller a présenté son analyse
de la dérive idéologique de l'UE. Pour le haut prélat, l’Europe
actuelle semble délaisser les enjeux géopolitiques pour se consacrer
à l’exportation de théories radicales de gauche.
« La bandiera arcobaleno est devenue un feticcio dinanzi al quale
tutti i cittadini dell’UE devono inginocchiarsi » (Le drapeau
arc-en-ciel est devenu un fétiche devant lequel tous les citoyens de
l'UE doivent s’agenouiller), a déclaré le cardinal, dénonçant un « relativisme
moral » et un « totalitarisme de genre » aux accents
néomarxistes.
Interrogé sur le rôle de la science, souvent instrumentalisée pour
justifier ces changements sociétaux, le cardinal a rappelé une
distinction nécessaire : « La science qui amplifie la conscience de
notre nature et de l'histoire […] est pleinement reconnue et promue
par les chrétiens. Nous rejetons en revanche le scientisme, en tant
qu’instance idéologico-politique parce qu’il réduit l’homme à une
simple fonction et détruit sa dignité de personne capable de penser
de manière autonome et de décider librement ».
« Je n'ai pas besoin de Mme von der
Leyen »
L’intervention a culminé avec une critique frontale de la présidente
de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, déclenchant les
applaudissements de la salle : « Non ho bisogno della signora von
der Leyen per sapere ciò che io devo pensare » (Je n'ai pas
besoin de Mme von der Leyen pour savoir ce que je dois penser).
De son côté, le député Massimo Milani a rappelé la dimension sociale
et communautaire du catholicisme face à l'individualisme radical de
la pensée dominante qui imprègne, selon lui, ces nouveaux textes
législatifs.
Pour les RadicaTi, le combat ne fait que commencer. Luigi
Trisolino a conclu la conférence en réaffirmant leur volonté de
défendre les « valeurs non négociables », tout en formulant l'espoir
de voir les racines chrétiennes de l'Europe un jour explicitement
reconnues dans les traités de l'Union.
Un positionnement assumé, malgré la conscience que « la pensée
unique progressiste et mondialiste » voudrait nous faire asseoir du
côté de ceux qui ont tort. Nous en serons honorés », a‑t-il conclu.
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Sources
: diakonos.be-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 24.06.2026
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