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Israël combat pour sa survie, mais presque le monde entier leur est hostile
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Le 23 juin 2026 -
E.S.M.
- Il y avait, un grand absent la
semaine dernière, à l’occasion de la signature de
l’accord préliminaire entre l’Iran et les États-Unis :
Israël. Ce dernier n’a pas pour autant déposé les armes
contre l’Iran ni contre son “proxy” libanais, le
Hezbollah, mais dans le même temps,
il semble avoir perdu la bataille de l’image dans le monde.
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fragment d’un missile iranien
dans le désert de Judée
Israël combat pour sa survie, mais presque le monde entier leur est
hostile. Une enquête dans 36 pays
Le 23 juin 2026 -
E.S.M. - Il y avait, un grand
absent la semaine dernière, à l’occasion de la signature de l’accord
préliminaire entre l’Iran et les États-Unis : Israël. Ce dernier n’a
pas pour autant déposé les armes contre l’Iran ni contre son “proxy”
libanais, le Hezbollah (sur la photo de LaPresse, le fragment d’un
missile iranien dans le désert de Judée), mais dans le même temps,
il semble avoir perdu la bataille de l’image dans le monde.
Depuis
l’an dernier, et sur tous les continents, les opinions sur Israël sont en berne.
C’est ce que confirme le
Pew Research Center de Washington, qui a réalisé entre février et mai une
enquête parallèle dans 36 pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, des Amériques et
d’Australie, et qui a comparé les chiffres avec une enquête similaire réalisée
en 2025.
Sur 36 pays, seuls 4 d’entre eux ont un nombre d’opinions positives supérieur
aux opinions négatives sur Israël : l’Inde, le Kenya, le Nigéria et le Ghana.
Mais là encore, les chiffres témoignent d’une forte inversion de tendance. Au
Nigéria, par exemple, en 2025, 59% des personnes interrogées avaient une opinion
positive, contre 32% d’opinions négatives. Mais aujourd’hui, les opinions
positives sont tombées à 47% et les négatives ont grimpé à 41%.
Comme on pouvait s’y attendre, les opinions négatives sont écrasantes dans
les pays à population musulmane. C’est d’ailleurs la Turquie qui remporte la
palme, avec 97% d’opinions négatives (presque toutes “très négatives”) et
à peine 1% de positives.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, l’écart est immense : 85% contre 4%. Et il
l’est encore tout autant, sinon davantage, au Pakistan, 95% contre 3%, en
Malaisie, 89% contre 11%, en Indonésie, 86% contre 13% ou encore au Bangladesh,
79% contre 13%.
En Europe également, Israël recueille des opinions principalement négatives.
En Espagne, en Suède, aux Pays-Bas et en Italie, les opinions défavorables
dépassent les 75% des personnes interrogées, contre seulement 17% à 21%
d'opinions favorables. Suivent, de peu, l'Allemagne, la Pologne, le Royaume-Uni,
la France et la Grèce, qui affichent tous des jugements négatifs compris entre
65% et 73%. Le seul pays européen qui semble un peu plus bienveillant à l'égard
d'Israël est la Hongrie, mais même là, les avis défavorables atteignent 54%,
contre 32% d'avis favorables.
Le Japon, avec 83% d’opinions négatives contre 13%, l'Australie, 79% contre
19%, Singapour, 72% contre 28%, la Corée du Sud, 70% contre 27%, et les
Philippines, 64% contre 32%, égalent l'Europe en matière d'écart entre jugements
positifs et négatifs.
De son côté, l'Amérique latine se situe un cran en dessous, avec des opinions
défavorables comprises entre 50% et 60% et des opinions favorables entre 22% et
33% au Chili, au Mexique, en Colombie, en Argentine, au Brésil et au Pérou.
Il en va de même en Afrique du Sud, où les opinions négatives atteignent 58%
contre 27% d'avis positifs, ainsi qu'au Canada, avec 65% contre 28%.
Et aux États-Unis ? Ici, les opinions défavorables s'élèvent à 60% et les
favorables à 37% (avec 3% d'abstention). Toutefois, on observe un écart très
marqué entre les personnes se déclarant de droite et celles de gauche. Parmi ces
dernières, 83% jugent Israël négativement, tandis que parmi les personnes de
droite, les avis défavorables ne sont que de 37%.
Un écart analogue entre la droite et la gauche apparaît également dans de
nombreux autres pays. En Australie, en Suède et en Espagne, entre 94% et 96% des
personnes se déclarant de gauche jugent Israël défavorablement. Aux Pays-Bas et
en Grèce, ce chiffre est de 90%, en Italie de 88%, en France de 86% et en
Allemagne de 85%.
En tout cas, dans tous les pays — 24 sur 36 — où la comparaison avec 2025
a été possible, les opinions négatives sur Israël ont nettement augmenté.
En Italie, par exemple, il y a un an, les opinions négatives étaient de 66%
contre 29% d'opinions positives, alors qu'aujourd'hui, les opinions négatives
ont grimpé à 75% et les positives ont chuté à 21%. Avec une précision : si l'on
isole les opinions "très négatives" et les "très positives", les premières ont
bondi de 37% à 48%, tandis que les secondes, déjà très faibles, se sont
effondrées de 7% à 3%.
Si l'on se concentre ensuite, comme l'a fait le
Pew Research Center, sur les
opinions exprimées non pas sur Israël mais sur son Premier ministre Benjamin
Netanyahu, plus de la moitié des personnes interrogées expriment une opinion
totalement négative sur la qualité de sa politique internationale. C'est ce qui
ressort en Australie, au Bangladesh, au Canada, en France, en Allemagne, en
Grèce, en Indonésie, en Italie, en Malaisie, aux Pays-Bas, au Pakistan, au
Royaume-Uni, en Espagne, en Suède, en Turquie, en Cisjordanie et
à Jérusalem-Est. Ici aussi, avec une présence plus marquée d'opinions négatives
chez les plus jeunes et chez ceux qui se déclarent de gauche. Et avec une
augmentation des opinions négatives entre 2025 et cette année dans 13 des 24
pays où la comparaison est possible, dont l'Italie, l'Allemagne et les
États-Unis.
Il n’y a que deux pays dans lesquels un peu plus de la moitié des personnes
interrogées ont exprimé leur confiance à Netanyahu : le Kenya et les
Philippines.
Dans une
autre enquête publiée fin mai et limitée aux États-Unis, le Pew Research
Center a en outre cherché à vérifier dans quelle mesure les fidèles de diverses
confessions qui participent régulièrement aux offices religieux ont récemment
entendu de la part de leurs pasteurs des commentaires sur des questions
politiques et sociales d'actualité.
Parmi les questions faisant l’objet du sondage, on retrouvait notamment
Israël et la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran. Entre un quart et un
tiers des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative, indiquant avoir
entendu des commentaires sur ces sujets.
Les protestants évangélisques ont déclaré que leurs pasteurs, quand ils
parlaient d’Israël, ont presque toujours eu des discours de soutien, avec très
peu d’interventions contraires.
Et chez les catholiques, on a entendu plus d’interventions de soutien
à Israël ou de neutralité que de condamnations.
En revanche, concernant la guerre des États-Unis contre l'Iran, ceux qui en
ont entendu parler en chaire ont déclaré avoir entendu principalement des
commentaires critiques.
Par exemple, sur les 30% de catholiques qui ont entendu aborder le sujet,
à peine un sur dix déclare avoir entendu des opinions favorables à cette guerre.
Les autres interventions étaient pour la plupart opposées ou neutres.
Sandro Magister est le vaticaniste émérite de l'hebdomadaire
L'Espresso.
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Sources
: diakonos.be-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 23.06.2026
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