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Le christianisme demeure aujourd'hui si fascinant et si vivant
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Le 22 juin 2026 -
E.S.M.
- Thomas S. Eliot ,
dans ces strophes, revient à l'origine de la religion
chrétienne, afin d'exprimer la raison pour laquelle le
christianisme demeure aujourd'hui si fascinant et si
vivant :
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Voie !
Obéissance envers le Christ et envers Sa Parole
N'ayons pas peur de faire le silence autour de nous et en nous
Le pouvoir de l'intercession
L'histoire, dans son devenir, possède-t-elle sa propre métaphysique,
son ordre théologique propre ?
Toute l'histoire humaine est traversée par ce questionnement. Il
suffit de penser à ceux qui ont tenté d'investiguer la réalité
visible pour en reconstituer une cohérence et une prévisibilité. Ce
désir de connaître, de rationaliser les événements, d'en trouver le
fil conducteur s'enracine dans le même sens religieux qui pousse
l'homme à observer le cosmos avec émerveillement. Tous les peuples
anciens présentent des exemples, plus ou moins structurés, de cette
tentative pour investiguer la réalité, et chez nos contemporains
elle n'est pas épuisée non plus. Cette recherche et cette
expectative signalent une attente de salut, afin de préparer ou de
reconnaître la présence d'un Messie. Origène, citant un traité de
Chérémont d'Alexandrie — précepteur de Néron — qui n'est pas parvenu jusqu'à nous,
affirme que, lorsque l'attente se réalisait, chez des personnages
importants, elle se signalait par l'apparition de nouvelles étoiles
ou de comètes. Saint Matthieu nous raconte l'arrivée de figures
éminentes, peut-être des prêtres d'une tribu mède : « Or des mages
venant de l'Orient arrivèrent à Jérusalem. Ils demandaient : "Où est
le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son
étoile, et nous sommes venus lui rendre hommage" » (Mt 2:1-2).
Nous savons que, dans l'histoire de l'humanité,
témoin en particulier l'Ancien Testament, nous sommes en mesure de
reconnaître l'annonce, la finalité et l'explication de ce qui est
advenu, eu égard au Christ, à son incarnation, à sa mort et à sa
résurrection.
Jean-Paul
II, Redemptor hominis I,1 au début de son pontificat, a postulé cette certitude
: le Christ est le centre du cosmos et de l'histoire.
Même celui qui affirme ne pas avoir foi dans le Dieu des chrétiens,
ou en aucun Dieu, recherche une telle cohérence, une prédictibilité
des lois historiques, et tente de les cerner dans la sociologie,
dans le développement de la connaissance de la nature, dans
l'histoire elle-même, tout comme il pressent, sur le plan
exclusivement terrestre, la présence de lois
ou d'orientations déterministes qui, d'une manière ou d'une autre,
orientent inexorablement le cours de l'histoire, privant au fond
l'homme de toute liberté.
Nous avons pu vérifier que tout le parcours du peuple d'Israël a été
une préparation, une attente, une annonce de la venue du Christ,
sens ultime de l'histoire et de la réalité. « Car c'est en lui
qu'ont été créées toutes choses [...]. Oui, par lui et pour lui tout
a été créé. Il est lui-même bien avant toutes choses et tout
subsiste en lui » (Col 1:16-17) ; comme l'affirme Jean dans le
Prologue : « Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n'a
été créé sans lui » (Jn 1:3), et sa venue marque le sens de toute
l'histoire ultérieure, puisque, depuis sa naissance, toute
l'histoire est marquée par un avant et un après.
En 1934, à l'occasion de la construction d'une
nouvelle église à Londres,
Thomas S. Eliot
a l'intuition géniale de décrire le monde et l'Église ;
dans la deuxième partie de son poème
« The Rock », il
dresse une fresque de l'histoire humaine. En partant de la création,
en passant par la naissance des grandes religions et la venue du
Christ, on arrive à la modernité où le tableau esquissé dans la
première partie de l'œuvre est approfondi. Le poète, dans ces
strophes, revient à l'origine de la religion chrétienne, afin
d'exprimer la raison pour laquelle le christianisme demeure
aujourd'hui si fascinant et si vivant :
Puis vint, à un moment prédéterminé, un moment dans le temps et du
temps, / Un moment non pas hors du temps, mais dans le temps, dans
ce que nous appelons l'histoire : / sectionnant, coupant en deux le
monde du temps, un moment dans le temps mais pas comme un moment du
temps, / Un moment dans le temps mais le temps a été créé à travers
ce moment : car sans sens il n'y a pas de temps, et c'est ce moment
du temps qui a donné le sens.
Non seulement le peuple juif a attendu la venue du Messie — et il
l'attend toujours, n'ayant pas su la reconnaître —, mais il y avait
l'attente d'une révélation commune à tous les peuples ; il y avait
l'attente d'un fait exceptionnel qui donnerait sens et salut. « Mais
quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une
femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi »
(Ga 4,4-5).
Près de huit siècles avant la naissance de Jésus, le prophète Isaïe
annonce : « [Le Seigneur] m'a envoyé porter la nouvelle aux pauvres,
panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux
prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part
[du Seigneur] » (Is 61:1-2). Jésus s'attribue à Soi-même ce qui
avait été annoncé lorsque à Nazareth où il a grandi et où tous le
connaissaient, savaient qui était son peuple, il affirme : «
Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Ecriture »
(Lc 4:21).
Discerner un sens dans la succession des événements nécessite un
facteur étranger aux événements mêmes : ce Facteur s'est révélé,
nous pouvons l'ignorer et nous condamner à errer parmi les signes
sans jamais saisir ce dont ils sont précisément le signe.
Toute la Révélation expose la certitude que notre vie — et
l'histoire de nos sociétés, de nos peuples, depuis le peuple hébreu
- a un sens et un destin, un but ultime.
Aimerions-nous avoir une réponse qui nous laisse spectateurs, comme
si nous feuilletions distraitement un livre ?
La méthode choisie par
Dieu consiste à s'impliquer dans nos vies, à s'incarner, à nous
demander de nous engager avec Lui ; il nous a assuré qu'il est le
vainqueur, Celui qui, à la fin de l'histoire, est destiné à
triompher. Nous savons que l'effort, la souffrance, la persécution,
la mort ne nous sont pas épargnés,
et II nous a donné l'orientation fondamentale pour le suivre. Afin
de ne pas nous laisser distraire par toutes les sirènes du monde,
par le bruit intérieur et extérieur qui domine nos pensées, nos
sentiments, nos actions, II nous a donné la possibilité de L'imiter
: tout comme II s'est retiré dans le désert, tout comme II a prié à
Gethsémani, nous pouvons, nous devons nous accorder chaque jour à nous-même un peu de temps de silence, de prière. Cela nous aide à
comprendre ses signes, c'est-à-dire à faire nôtre Son dessein par
rapport à nous, à comprendre et à accepter l'ordre qu'il a prescrit
dans la vie et dans l'histoire pour que l'histoire, et nous avec
elle, aboutisse là où II le désire.
Cela signifie-t-il -que nous ne devons rien faire ? passer au crible
ou critiquer tout ce qui, dans la société, est en contradiction avec
son Annonce ? Nous savons qu'à cause de la jalousie du diable le
péché est entré dans le monde ; que, pour le vaincre, nous avons
besoin de sa grâce, qui nous parvient à travers les sacrements ;
malgré tout, menons le bon combat, comme nous y exhorte saint Paul,
en préservant la Foi.
Le premier résultat
de ce combat réside dans la disposition à
accepter sa volonté, à combattre là où nous ne le voudrions pas, à
nous taire là où nous voudrions combattre, en sachant que, dans
notre combat, c'est Lui qui est le vainqueur.
Tel est le seuil auquel nous savons que toute l'histoire nous
conduit : sa victoire, qui sera évidente et incontestable lors de
son second avènement.
Éminence, pouvez-vous fournir des exemples où, selon vous, Dieu est
intervenu dans l'histoire de l'humanité ?
Dieu intervient continuellement dans l'histoire, non pas pour
l'infléchir arbitrairement, mais afin de réconforter ceux qui
croient en Lui et permettre à ceux qui ne croient pas de
Le christianisme demeure aujourd'hui si fascinant et si vivant.
A suivre :
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Pour voir la divine providence, il faut des yeux de la foi
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Dieu ne crie pas, il n'est pas bruyant, il attend notre disposition à l'écouter
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Sources : Extraits du livre du cardinal
Sarah "Dieu existe-t-il ?" -
E.S.M
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constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 00 mai 2026
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