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Défendons le pape émérite Benoît XVI contre ces accusations abjectes dans le
dossier des abus
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Le 21 janvier 2026 -
E.S.M.
- L'article ci-dessous revient sur cette
scandaleuse accusation contre le pape émérite Benoit XVI
qui s'est vu une fois encore mis au pilori. C'était sans
compter sur les quelques grandes personnalités ont
décidé de prendre sa défense. Peter Seewald, biographe
et ami de Joseph Ratzinger, qui connaît bien le sujet
pour avoir travaillé ces dernières années sur de très
nombreux documents d’archive, a publié un article pour
prendre la défense du pape émérite. En voici quelques
extraits :
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Le pape émérite Benoit XVI -
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Défendons le pape émérite Benoît XVI contre ces accusations abjectes dans le
dossier des abus
Pour défendre Benoit XVI
Le
21 janvier 2026 -
E.S.M. -
Une tempête s’est levée dans l’Eglise en
Allemagne depuis quelques semaines. Au cœur de celle-ci, le pape émérite
Benoit XVI qui se voit une fois encore mis au pilori. Quelques grandes
personnalités ont décidé de prendre sa défense.
Au départ une expertise externe commandée par l’archevêché de Munich et
Freising en février 2020 au cabinet d’avocats Westpfahl Spilker Wastl sur la
question des abus sexuels dans l’Eglise. Les résultats de cette expertise
ont été présentés à la presse le 20 janvier et mettent en cause un certain
nombre de prélat dans la gestion des cas d’abus sexuel. A la tête de
l’archidiocèse de Munich durant 7 ans, le pape émérite avait quant à lui
envoyé un rapport de plus de 80 pages à la demande des experts, répondant à
un certain nombre de question et expliquant son action en la matière. Lors
de la conférence de presse de présentation, les experts ont prétendu que
Joseph Ratzinger aurait fait preuve de négligence, voir même de mensonge,
dans quatre cas, durant la période où était-il archevêque.
Peter
Seewald, biographe et ami de
Joseph Ratzinger, qui connaît bien le sujet pour avoir travaillé ces
dernières années sur de très nombreux documents d’archive, a publié la
semaine dernière un article
pour prendre la défense du pape émérite. En voici
quelques extraits :
« Le fait
que le rapport d’audit des avocats allait déclencher une avalanche
médiatique n’était pas une surprise. En tant que protagoniste du
catholicisme traditionnel, Ratzinger est, avec
Jean-Paul II, le dirigeant de l’Eglise le plus attaqué depuis l’époque du
Concile, qu’il a largement marqué de son empreinte. Il a souvent
suffi de bagatelles pour qu’on l’accuse de scandales. La plus grande attaque
jusqu’à présent a eu lieu dans le cadre de la schismatique Fraternité
Saint-Pie-X en 2009, lorsque le pape allemand s’est vu reprocher de vouloir
délibérément faire passer un négationniste de l’Holocauste des Frères de
Saint-Pie en tant qu’évêque. Rien ne correspondait pas aux faits, mais
l’affaire a suffi à faire retomber l’enthousiasme mondial pour « Benedetto »
et de porter un coup fatal au pontificat. (…)
Peut-on
encore défendre le pape émérite ? Ou doit-on même le faire, car dans la
surenchère médiatique, il s’agit surtout de tirer à
boulets rouges, avec un mélange de vérités, de mensonges et une forte dose
de méchanceté ? Parce qu’en insistant sur des standards qui étaient
encore lointains à l’époque des faits, l’historiographie dégénère en un
simple moralisme qui met en danger les valeurs d’une société basée sur
l’Etat de droit. (…)
Ratzinger
est accusé de « faute professionnelle » dans quatre cas, dont celui du
prêtre le prêtre d’Essen Peter H. mentionné plus haut. Il a « très
probablement », selon les experts mandatés par l’archevêché de Munich,
couvert des auteurs d’abus sexuels en connaissance de cause, dans le cadre
de la pastorale. Dans sa déclaration, Benoît a expliqué au cabinet d’avocats
qu’il n’avait « pas connaissance » de ces cas. Il n’était pas non plus
informé des antécédents de Peter H. En fait le procès-verbal de la réunion
de l’ordinariat du 15 janvier 1980, confirme la demande du responsable des
ressources humaines du diocèse de Essen, d’envoyer le prêtre, alors âgé de
33 ans « pour quelque temps », de lui offrir « un logement chez un curé dans
une paroisse paroisse de Munich » au motif que l’aumônier allait « suivre un
traitement psycho-thérapeutique ». « La demande est acceptée », conclut le
procès-verbal. L’autorité compétente pour Peter H. restait son diocèse
d’origine Essen. Il n’était pas déterminant de savoir si Ratzinger a
participé à la réunion incriminée ou pas ».
Manfred Lütz (Bonn, 18 mars
1954) est psychanalyste et théologien allemand, auteur de plusieurs
best-sellers et a travaillé à plusieurs reprises avec le cardinal
Ratzinger et le pape Benoit. Il a publié une tribune dans le Neue
Zürcher Zeitung du 1er février
« Dans les
quatre cas reprochés à Ratzinger, il n’y avait pas une seule preuve tangible
qu’il avait « connaissance de l’histoire des abus ».(…)
Bien sûr
que l’on peut critiquer Joseph Ratzinger, j’ai moi-même eu l’occasion de le
faire à plusieurs reprises. Mais ici, on a l’impression qu’un vieillard, qui
a justement réalisé des travaux révolutionnaires sur le thème des abus, qui
lui était à l’origine totalement étranger, a été traîné sur scène pour faire
du sensationnalisme, au lieu de se pencher enfin sur les questions
décisives ».
Lütz évoque les circonstances du congrès sur les abus, convoqué par Mgr Ratzinger à Rome
du 2 au 5 avril 2003, soulignant à quel point la contribution de Ratzinger
sur le sujet est importante.
« Le
cardinal Ratzinger a souligné qu’il souhaitait que la perspective des
victimes soit également mentionnée et m’a remis une lettre du pédopsychiatre
Jörg Fegert, qui s’était adressé à lui et que j’avais également invité. (…)
Nous nous sommes réunis au Palais pontifical, toutes les autorités de la
Curie concernées par le problème étaient présentes, certaines hésitaient à
venir et ont encore été « motivées » personnellement par Ratzinger. Ce fut
un congrès très dense, avec des questions très franches de la part des
représentants du Vatican et des réponses tout aussi peu artificielles de la
part des experts internationaux – tous non catholiques. (…) Ceux-ci ont
plaidé pour que l’on contrôle les délinquants, mais pas pour qu’ils soient
simplement mis à la porte, sinon ils représentent plutôt un danger pour la
société – sans perspective sociale. Lors d’un dîner, quelques experts ont
essayé de faire passer cette idée à Ratzinger, mais il s’y est opposé en
disant que les abus étaient quelque chose de si terrible qu’on ne pouvait
pas simplement laisser de tels auteurs continuer à travailler comme prêtres
».
Le
Nouveau cercle des élèves représenté par Christoph Ohly, Leo Conrad
FSSP, Rainer Hangler, a quant à lui tenu à exprimer son soutien au Pape
émérite dans une déclaration du 31 janvier 2022
« Dans les
jours qui ont suivi la publication de l’expertise WSW sur les cas d’abus
dans l’archidiocèse de Munich-Freising, de nombreuses personnes ont
violemment critiqué le pape émérite Benoît XVI, l’accusant même de mentir.
Cela discrédite non seulement sa personne et son ministère, mais aussi son
travail de pasteur et son grand travail théologique. Le Nouveau Cercle des
disciples de Joseph Ratzinger / Benoît XVI, dont les membres s’inspirent de
son œuvre théologique dans leurs propres travaux et souhaitent transmettre
cet héritage, tient beaucoup à exprimer son attachement à son homonyme, même
dans cette situation difficile. En tant que préfet de la Congrégation pour
la doctrine de la foi, il a entrepris de combattre et de traiter les abus
dans l’Église et a imposé de nouvelles mesures décisives qu’il a développées
en tant que pape. Lors de ses voyages à l’étranger, il a toujours recherché
avec beaucoup de sensibilité la rencontre avec les personnes concernées par
les abus et n’a laissé planer aucun doute sur la honte que lui inspiraient
les crimes commis au sein de l’Église catholique. Pour connaître le point de
vue du pape Benoît XVI sur la crise des abus, nous vous renvoyons à sa
lettre sensible
aux catholiques d’Irlande du 19 mars 2010.
(…) Lors de nos rencontres personnelles avec Joseph Ratzinger /
le pape Benoît XVI, nous avons pu constater à maintes reprises à quel point
il est resté fidèle dans toutes ses actions à la devise qu’il avait choisie
: « Collaborateur de la vérité ». Nous
lui en sommes reconnaissants ».
Markus
Graulich, docteur en droit
canon, reprend dans un interview avec le Tagespost du 2 février:
« Il a
pris en charge les thèmes qui se présentaient et les a fait siens. Il a
toujours mené un processus de consultation, et ses collaborateurs ou les
membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi ont été impliqués dans
les processus de décision. Comme on peut le voir à travers différentes
déclarations et actions – par exemple les rencontres avec des victimes
d’abus lors de ses voyages en tant que pape – la question des abus et de
leur traitement par l’Église lui a été très proche et il a fait ce qui était
en son pouvoir.(…)
Les
nouvelles normes, créées sous l’impulsion du cardinal Ratzinger, améliorées
sans cesse grâce à son intervention et publiées plus tard par lui dans une
nouvelle version, ont permis de faciliter les poursuites pénales contre les
auteurs d’abus et donc d’agir plus efficacement. Il existe des listes de
prêtres qui ont été renvoyés de l’état clérical par le pape Benoît XVI en
raison de leurs délits. (…)
Ses
initiatives ont également eu une influence sur le renouvellement du droit
pénal général de l’Église. Quiconque se penche sans préjugés ni jugements
préalables sur l’action du cardinal Ratzinger/Benoît XVI en la matière
parvient sans aucun doute à la conclusion qu’il n’y a pas eu seulement un
grand engagement personnel de sa part, mais aussi un processus
d’apprentissage qui, empreint de compassion pour les victimes, a créé une
toute nouvelle sensibilité dans le traitement des abus. Même s’il reste
encore beaucoup à faire, beaucoup a déjà été fait ».
Monseigneur
Rudolf Voderholzer, évêque de Ratisbonne, a lui aussi pris
position dans le Tagespost du 3 février.
Tout comme l’évêque de Passau Stefan Oster, le pasteur en chef de Ratisbonne a fait
remarquer que l’on pouvait lire à la page 938 de la biographie de Peter
Seewald, autorisée par Benoît, que l’archevêque de l’époque, Mgr Ratzinger,
avait à la fois participé à la réunion, mais aussi qu’il n’était pas du tout
question de savoir si le prêtre en question serait engagé dans la pastorale.
L’évêque a rappelé qu’il ne s’agissait pas pour lui « d’apologétique ou de compassion,
ni même d’une nouvelle négation de la faute et de l’échec », mais de s’en
tenir à la justice. Il a ainsi évoqué la déclaration du pape émérite dans le
cadre de l’expertise de Munich sur les abus. Dans sa déclaration de 82
pages, celui-ci avait nié avoir participé à une conférence ordinale
controversée en janvier 1980. Benoît est ensuite revenu sur cette
déclaration en s’excusant. L’erreur aurait été commise par « inadvertance ».
La montagne accouche donc d’une souris. Présent ou non à cette réunion, tout le monde
est d’accord sur le fait que ladite réunion n’a débouché sur aucune décision
engageant la responsabilité de l’archevêque de l’époque. Si le prêtre
délictueux avait été engagé dans le diocèse de Munich pour une quelconque
tâche pastorale, on pourrait alors poser la question de ce que l’évêque
Ratzinger savait, des motivations de sa décision et de sa responsabilité, de
sa présence et de son attitude à la réunion. Par contre, dans le cas
présent, on voit mal au nom de quoi un évêque pourrait restreindre la
liberté d’une personne malade dont il n’a pas la responsabilité, de suivre
un traitement psychologique. C’est pourtant ce que semble réclamer les
auteurs de la polémique. Si Benoît XVI avait interdit à ce prêtre de venir
se faire soigner, il aurait commis un abus de pouvoir, enfreint les lois
civiles de son pays et les normes pour la prévention des abus sexuels qui
demandent justement un suivi psychologique pour toutes les personnes
travaillant pour l’Eglise. La presse a le rôle d’informer, ce genre de
bashing ne lui fait pas honneur.
►
La lettre de Benoît XVI sur le rapport de Munich
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Sources
:
article paru dans la revue Focus le 29 janvier 2022 -
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 21.01.2026
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