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Contempler la Croix pour ne pas endurcir le cœur : la proposition de Carême
d'Erik Varden
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Le 19 février 2026 -
E.S.M.
- Le moine trappiste et évêque
norvégien Erik Varden, chargé depuis ce
dimanche de prêcher les Exercices Spirituels au Pape et à la Curie
romaine, a souligné la centralité de la liturgie pour comprendre le
temps du Carême et se préparer adéquatement à la Pâque. Dans une
interview accordée à la revue Ecclesia, Varden avertit : « Si nous
laissons la liturgie parler et que nous ne la transformons pas en
quelque chose de banal et ennuyeux, le mystère du Carême nous sera
révélé ».
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Mgr Erik Varden, évêque
cistercien de la Stricte Observance (trappistes) -
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Contempler la Croix pour ne pas endurcir le cœur : la proposition de Carême
d'Erik Varden
D'Infovaticana
Le 19 février 2026 -
E.S.M. -
Le moine trappiste et évêque norvégien Erik Varden, chargé depuis ce
dimanche de prêcher les Exercices Spirituels au Pape et à la Curie
romaine, a souligné la centralité de la liturgie pour comprendre le
temps du Carême et se préparer adéquatement à la Pâque. Dans une
interview accordée à la revue Ecclesia, Varden avertit : « Si nous
laissons la liturgie parler et que nous ne la transformons pas en
quelque chose de banal et ennuyeux, le mystère du Carême nous sera
révélé ».
À l’occasion de la publication en Espagne de son livre Heridas que
sanan (Encuentro), l’évêque propose de méditer sur les plaies du
Christ dans la Passion comme chemin pour comprendre et guérir les
propres plaies de l’homme contemporain.
Les plaies de l’homme et les plaies du Christ
Dans son nouvel ouvrage, Varden part d’un poème cistercien médiéval,
la Rythmica Oratio, attribuée à Arnulfo de Lovaina, pour parcourir
les plaies du Crucifié. De là, il propose une réflexion pour ce
temps quaresmal : les plaies existent, elles sont réelles, mais
elles n’ont pas le dernier mot.
L’évêque signale que la société actuelle oscille entre cacher les
plaies et les transformer en une identité. Face à cette double
tentation, le christianisme offre un réalisme différent :
reconnaître que l’homme est blessé, mais affirmer qu’il est plus que
ses plaies et que celles-ci peuvent devenir une occasion de grâce.
Contempler les plaies du Christ, explique-t-il, c’est aussi
contempler ce que le péché fait à l’homme. « Les plaies du Christ
crucifié sont des plaies que j’ai infligées », rappelle-t-il,
évoquant l’intensité spirituelle de la Semaine Sainte. Cependant, la
Croix n’est pas la fin. La Pâque est un passage. Le Ressuscité
apparaît glorieux, mais conserve les plaies : la blessure n’est pas
niée, elle est transformée.
Carême : examiner le cœur devant la Croix
Pour Varden, le Carême est un moment privilégié pour se demander si
le cœur reste sensible au mystère de la Croix ou s’il s’est endurci
par la routine et la surexposition aux images et aux nouvelles.
Dans un monde saturé d’informations et de tragédies, le risque est
l’endormissement de la conscience. L’évêque rappelle qu’il ne s’agit
pas de vivre chaque calamité avec une charge insupportable, mais
bien d’éviter que le cœur devienne imperméable à la souffrance
d’autrui et à l’amour donné du Christ.
Le temps quaresmal, insiste-t-il, invite à regarder la Croix avec
des yeux neufs : à prendre conscience que Dieu tout-puissant a
accepté la fragilité et s’est laissé blesser par amour. L’art, la
musique et la littérature peuvent aider à retrouver ce regard
contemplatif qui brise l’indifférence.
La liturgie, pédagogie de l’Église
À la question de savoir comment vivre en profondeur ce temps, Varden
est clair : « En approfondissant la liturgie de l’Église ». La
liturgie — affirme-t-il — est une grande pédagogie. Ses signes, ses
silences, ses textes et ses gestes orientent l’attention et éduquent
la conscience.
C’est pourquoi il met en garde contre le danger de la banaliser. Si
elle devient quelque chose de routinier ou de superficiel, elle perd
sa force formatrice. En revanche, si on y participe avec docilité,
elle conduit au mystère et prépare véritablement à la Pâque.
À cet égard, il considère que la liturgie est une clé cruciale pour
l’évangélisation. Pas la seule, mais la plus significative, car
c’est le lieu où l’Église proclame et actualise le mystère du
Christ.
Proclamer le Christ ressuscité
Au seuil du Carême, les paroles de Varden rappellent que ce temps
n’est ni un exercice intimiste ni un simple ajustement moral. C’est
une école de contemplation, une purification du cœur et une
préparation réelle à la Pâque.
Si la liturgie parle et que le chrétien écoute, le mystère se
révèle. Et le Carême cesse d’être une coutume pour devenir un chemin
de conversion.
►Léon XIV nomme Mgr Eric Varden pour diriger la retraite de Carême de
la Curie romaine
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Sources
:
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E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 19.02.2026
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