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Léon XIV, les premiers pas
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Le 16 mars 2026 -
E.S.M.
- Léon XIV commence à constituer sa
propre équipe et, surtout, qu'il le fait en dehors du
cercle qui entourait autrefois le pape François. Krajewski était très estimé en tant
qu’aumônier. Son rôle d’aide et de soutien aux pauvres faisait de
lui un excellent candidat à ce poste et le rendait cher au pape
François. En conséquence, le pape a décidé de le nommer cardinal
afin de souligner que même la « charité » du pape devait avoir un
chapeau rouge aux côtés de la « foi » — c’est-à-dire aux côtés du
préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi.
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Léon XIV -
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Léon XIV, les premiers pas
By
Andrea Gagliarducci
Le 16 mars 2026 -
E.S.M. - L'emménagement de Léon XIV dans les appartements
pontificaux a coïncidé cette semaine avec une nomination importante.
Le cardinal Konrad Krajewski a été nommé archevêque de Łódź. Cette
nomination met fin à plus de trente ans de collaboration avec le
Vatican. Il quitte notamment la direction du Bureau des œuvres de
charité apostoliques.
À sa place, Léon XIV a appelé un augustinien, Mgr Luis Marin de San
Martín, qui se voit désormais attribuer le titre d’archevêque.
Jusqu’à présent, Marin de San Martín était sous-secrétaire du Synode
des évêques. Le pape lui confère le titre d’« archevêque », titre
qui revient à un aumônier.
Ce changement est important pour quatre
raisons distinctes, chacune marquant un changement d’approche.
La première raison concerne la manière dont le pape constitue son
équipe. Un augustinien est nommé aumônier et chef du Dicastère de la
Charité, renforçant ainsi la présence des augustins au sein de la
famille pontificale. La sacristie de la basilique Saint-Pierre et la
paroisse de Sant’Anna au Vatican sont également confiées aux
augustins. Léon XIV ajoute un autre augustinien, donnant
l’impression de former sa propre famille pontificale qui partage le
même langage et les mêmes connaissances. Lors d’une future
transition, le pape pourrait rétablir l’Office des aumôniers en tant
qu’office personnel plutôt que comme dicastère de la Curie, revenant
ainsi à l’ancienne tradition de la charité papale et la libérant de
la bureaucratie.
Lors des visites d'État, l'aumônier siège à la gauche du pape,
tandis que le préfet de la Maison pontificale siège à sa droite. Ce
poste était vacant sous le pape François, mais il pourrait bientôt
être pourvu par l'archevêque Petar Rajić, nonce en Italie.
Rajić, issu de la diplomatie papale, fera le lien avec la
Secrétairerie d’État. Léon XIV trouve un équilibre entre la
nomination d’un préfet lié à la Secrétairerie d’État et celle d’un
aumônier en qui il a entièrement confiance. Marin est venu à Rome en
tant que bibliothécaire des Augustins à la demande du père Robert
Prevost, qui était alors prieur général.
En bref, la famille papale est en train
d’être reconstituée.
Léon XIV semble très attentif à l'équilibre entre les deux. Tout
d'abord, il a rééquilibré le groupe de ses collaborateurs en nommant
un ancien garde suisse aux côtés d'un ancien gendarme. À présent, il
reconstitue les rangs de l'ancienne Maison pontificale en plaçant un
membre de son propre ordre aux côtés d'une personnalité de rang
diplomatique.
La deuxième raison est que Léon XIV commence à constituer sa propre
équipe et, surtout, qu'il le fait en dehors du cercle qui entourait
autrefois le pape François. Krajewski était très estimé en tant
qu’aumônier. Son rôle d’aide et de soutien aux pauvres faisait de
lui un excellent candidat à ce poste et le rendait cher au pape
François. En conséquence, le pape a décidé de le nommer cardinal
afin de souligner que même la « charité » du pape devait avoir un
chapeau rouge aux côtés de la « foi » — c’est-à-dire aux côtés du
préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi.
Krajewski incarnait le pontificat du pape François. Il a mené des
missions humanitaires très médiatisées et adressé des lettres de
remerciement aux donateurs. Sa notoriété l’a même conduit à rétablir
illégalement l’électricité pour un groupe occupant un immeuble à
Rome. Après avoir côtoyé Jean-Paul II, servi sous Benoît XVI et être
devenu le bras droit du pape François, Krajewski est retourné dans
son pays natal. Pour la première fois, il est archevêque d’un
diocèse.
Il a été envoyé à Łódź, un archidiocèse complexe laissé vacant par
le cardinal Ryszard Ryś, qui a été nommé archevêque de Cracovie.
Il ne s’agissait pas d’un promoveatur ut amoveatur — littéralement «
promouvoir pour écarter » — ne serait-ce que parce que Krajewski
était déjà cardinal. On peut néanmoins se demander comment Léon XIV
allait constituer son équipe. Il semble le faire sans heurts, en
tirant parti des opportunités et en recherchant l’harmonie.
La troisième raison témoigne de la volonté du pape de rétablir un
profil plus institutionnel et de s’entourer d’hommes adaptés à cette
fin.
Ce désir était évident dès le début de son pontificat, lorsqu’il a
décidé de revêtir la mozzetta. Par exemple, Mgr Luis Marín, dans une
interview, a expliqué que le pape François avait constitué une
exception ; néanmoins, la tenue de chœur du pape reste blanche et
rouge, reflétant, entre autres, une manière typiquement
augustinienne.
La nomination de l’archevêque Filippo Iannone au poste de préfet du
Dicastère pour les évêques est une nomination institutionnelle. La
nomination de Mgr Marin au poste d’aumônier est également une
question institutionnelle. La nomination de quatre nouveaux évêques
auxiliaires du diocèse de Rome, tous originaires de Rome, ainsi que
la réorganisation du secteur central, sont des questions
institutionnelles. Prochainement, une nomination institutionnelle
désignera un nouveau préfet de la Maison pontificale.
Beaucoup plus de choses seront possibles lorsque Léon XIV choisira
le remplaçant du sostituto, une figure clé de la Secrétairerie
d’État et, en fait, le premier collaborateur du pape.
La quatrième raison concerne l’avenir du Synode des évêques.
Le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode, a
immédiatement insisté pour que le calendrier du processus synodal
soit maintenu tel qu’il avait été conçu. Dès le début, Léon XIV a
évoqué la « synodalité » comme une marque distinctive de son
pontificat. Le Secrétariat général du Synode a continué à publier
des documents, à animer des groupes de travail et à avancer sur sa
voie sans interruption.
Mais la décision de démettre Marin revêt une importance
considérable. Léon XIV retire un homme de confiance du Synode au
moment même où celui-ci cherche à trouver un nouvel élan. Reste à
voir qui le pape choisira pour succéder à Marin au poste de
sous-secrétaire.
Le départ de Marin laisse également entrevoir, avant tout, un
démantèlement de la structure du Secrétariat du Synode. Quoi qu’il
en soit, cette décision laisse entendre – à tort ou à raison – que
le Pape n’a pas l’intention d’accorder au Secrétariat du Synode
toute l’importance qu’il avait autrefois sous le pape François.
Assistons-nous à une dynamique synodale nouvelle et différente ? Il
est certain que quatre points d’intérêt accompagnent la nomination
du nouvel aumônier et le départ de Krajewski. Ils donnent matière à
réflexion. Pendant ce temps, le pape poursuit son parcours
institutionnel et retourne vivre au Palais apostolique. Cela semble
être un moment de grands changements.
Mondayvatican -
Traduction
E.S.M
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Sources
:
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 16.03.2026
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