|
Moteur de recherche
|
 |
|
Discours de Léon XIV au Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège
|
Le 13 janvier 2026 -
E.S.M.
- Comme chaque année, le pape Léon XIV a reçu en
audience les membres du Corps diplomatique accrédité
auprès du Saint-Siège, à l’occasion de l’échange
traditionnel de vœux pour la nouvelle année. La
rencontre a eu lieu dans l’Aula della Benedizione, après
l’intervention initiale du doyen du Corps diplomatique,
l’ambassadeur de Chypre Georges Poulides. Dans son long
discours, le Saint Père a offert une large réflexion sur
la situation internationale actuelle, marquée par le
retour de la guerre, l’affaiblissement du
multilatéralisme et l’érosion du droit international.
|
|
Léon XIV -
Pour agrandir
l'image ►
Cliquer
DISCOURS DU
PAPE LÉON XIV
AUX MEMBRES DU CORPS DIPLOMATIQUE
ACCREDITÉ PRÈS LE SAINT-SIÈGE
POUR LA PRÉSENTATION DES VŒUX POUR LA NOUVELLE ANNÉE
Salle des
bénédictions
Vendredi, 9 janvier 2026
Le
13 janvier 2026 -
E.S.M. - Le 9 janvier dernier, comme chaque année, le pape Léon
XIV a reçu en audience les membres du Corps diplomatique accrédité
auprès du Saint-Siège, à l’occasion de l’échange traditionnel de
vœux pour la nouvelle année. La rencontre a eu lieu dans l’Aula
della Benedizione, après l’intervention initiale du doyen du
Corps diplomatique, l’ambassadeur de Chypre Georges Poulides.
Dans son long discours, le Saint Père a offert une large réflexion
sur la situation internationale actuelle, marquée par le retour de
la guerre, l’affaiblissement du multilatéralisme et l’érosion du
droit international. Léon XIV a souligné la centralité de la paix,
la défense de la dignité humaine, la liberté religieuse et également
la protection de la vie et de la famille, précisant le rôle
irremplaçable de la diplomatie dans la construction d’un ordre
international plus juste et stable.
Excellences,
Distingués membres du Corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs,
je tiens tout d’abord à remercier Son Excellence l’Ambassadeur George
Poulides, Doyen du Corps diplomatique, pour les paroles aimables et
respectueuses qu’il m’a adressées en votre nom à tous, et je vous souhaite
bienvenue à cette rencontre organisée pour échanger nos vœux au début de la
nouvelle année.
Il s’agit d’un événement traditionnel dans la vie du Corps diplomatique
accrédité auprès du Saint-Siège, mais qui constitue une nouveauté pour moi qui
ai été appelé il y a quelques mois à paître le troupeau du Christ. Je suis donc
heureux de vous accueillir ce matin et je vous suis reconnaissant de votre forte
participation, enrichie cette année par la présence des nouveaux Chefs de
Mission résidents du Kazakhstan, du Burundi et de la Biélorussie. Je remercie
les autorités gouvernementales respectives pour leur décision d’ouvrir des
Représentations diplomatiques près le Saint-Siège à Rome, signe tangible des
bonnes et fructueuses relations bilatérales. À travers vous tous, chers
ambassadeurs, je souhaite adresser mes vœux de bonheur à vos pays et partager un
regard sur notre époque tellement troublée par un nombre croissant de tensions
et de conflits.
L’année qui vient de s’achever a été riche en événements, à commencer par
ceux qui ont directement touché la vie de l’Église, celle-ci ayant vécu un
Jubilé intense et vu le retour à la Maison du Père de mon vénéré prédécesseur,
le Pape François. Le monde entier s’est rassemblé autour de son cercueil le jour
des funérailles, percevant la disparition d’un père qui a guidé le Peuple de
Dieu avec une profonde charité pastorale.
Il y a quelques jours,
nous avons fermé la dernière Porte Sainte, celle de la basilique
Saint-Pierre, que
le Pape François avait ouverte lui-même la nuit de Noël 2024. Au cours de
l’Année Sainte, des millions de pèlerins ont afflué à Rome pour accomplir le
pèlerinage jubilaire. Chacun est venu chargé de son expérience, de ses questions
et de ses joies, mais aussi de ses douleurs et de ses plaies, pour franchir les
Portes Saintes, symbole du Christ lui-même, notre céleste médecin qui, en venant
dans la chair, a pris sur lui notre humanité pour nous faire participer à sa vie
divine, comme nous l’avons contemplé dans le mystère de
Noël récemment célébré. Je suis convaincu que lors de ce passage, de
nombreuses personnes ont pu approfondir ou redécouvrir leur relation avec le
Seigneur Jésus, trouvant ainsi du réconfort et une espérance renouvelée pour
affronter les défis de la vie.
Je tiens ici à exprimer une particulière gratitude aux Romains qui, avec
beaucoup de patience et de sens de l’hospitalité, ont reçu les nombreux pèlerins
et touristes venus du monde entier dans la Ville éternelle.
Je tiens à adresser une gratitude particulière au Gouvernement italien, à
l’Administration capitoline et aux forces de l’ordre qui ont travaillé avec zèle
et précision pour que Rome puisse accueillir tous les visiteurs et pour que les
événements du Jubilé, comme
ceux qui ont suivi le
décès du Pape François, puissent se dérouler dans la sérénité et la
sécurité.
Le Saint-Siège et l’Italie partagent non seulement une proximité
géographique, mais surtout une longue histoire de foi et de culture qui relie
l’Église à cette magnifique Péninsule et à son peuple. En témoignent également
les excellentes relations bilatérales scellées cette année par l’entrée en
vigueur des modifications apportées à l’Accord sur l’assistance spirituelle
des Forces Armées qui permettra un accompagnement spirituel plus efficace
des femmes et des hommes exerçant leur service dans les Forces Armées en Italie
comme dans leurs nombreuses missions à l’étranger, mais aussi par la signature
de l’accord pour une installation agrivoltaïque à Santa Maria di Galeria,
qui permettra d’alimenter la Cité du Vatican en électricité grâce à des sources
renouvelables, confirmant ainsi l’engagement commun en faveur de la création. Je
suis également reconnaissant pour les visites que m’ont rendues les hautes
autorités de l’État au début de mon Pontificat et pour l’exquise hospitalité qui
m’a été réservée
au Palais du Quirinal par le Président de la République à qui je souhaite
adresser mon cordial et reconnaissant souvenir.
Au cours de l’année, répondant à l’invitation qui avait été faite au
Pape François, j’ai eu la joie de pouvoir me rendre
en Turquie et au Liban. Je suis reconnaissant aux Autorités des deux pays
pour leur accueil.
À İznik, en Turquie, j’ai eu l’occasion de commémorer, avec le Patriarche
œcuménique de Constantinople et les représentants des autres confessions
chrétiennes, les 1700 ans du Concile de Nicée, le premier concile œcuménique. Ce
fut une occasion importante pour renouveler notre engagement sur le chemin vers
la pleine unité visible de tous les chrétiens.
Au Liban, j’ai rencontré un peuple qui, malgré les difficultés, est plein de
foi et d’enthousiasme et j’ai perçu l’espoir émanant des jeunes qui aspirent à
construire une société plus juste et plus soudée en renforçant l’entrelacement
entre les cultures et les confessions religieuses qui rend le pays du Cèdre
unique au monde.
Chers ambassadeurs,
inspiré par les événements tragiques du sac de Rome en 410 ap. J.-C., saint
Augustin a écrit l’une des œuvres les plus puissantes de sa production
théologique, philosophique et littéraire : le De Civitate Dei, La Cité
de Dieu. Comme l’a observé le
Pape Benoît XVI, il s’agit d’une « oeuvre imposante et décisive pour le
développement de la pensée politique occidentale et pour la théologie chrétienne
de l’histoire ».
[1] Il s’inspire d’un « récit » – dirions-nous en termes contemporains – qui
se répandait : « Les païens, encore nombreux à cette époque, et même bon nombre
de chrétiens pensaient que le Dieu de la nouvelle religion et les apôtres
eux-mêmes avaient montré qu’ils étaient incapables de protéger la ville. À
l’époque des divinités païennes, Rome était caput mundi, la grande
capitale, et personne ne pouvait imaginer qu’elle serait tombée aux mains de ses
ennemis. À présent, avec le Dieu des chrétiens, cette grande ville ne paraissait
plus sûre ».
[2]
Notre époque est certes très éloignée de ces événements. Il ne s’agit pas
seulement d’une distance temporelle, mais aussi d’une sensibilité culturelle
différente et d’un développement des catégories de pensée. Cependant, on ne peut
ignorer le fait que notre sensibilité culturelle s’est inspirée de cette œuvre
qui, comme tous les classiques, parle aux hommes de tous les temps.
Augustin interprète les événements et la réalité historique selon le modèle
des deux cités : la cité de Dieu, qui est éternelle et caractérisée par l’amour
inconditionnel de Dieu (amor Dei), auquel est lié l’amour du prochain, en
particulier des pauvres ; et la cité terrestre, qui est un lieu de séjour
temporaire où les êtres humains vivent jusqu’à leur mort. De nos jours, elle
comprend toutes les institutions sociales et politiques, de la famille à l’État
national et aux organisations internationales. Pour Augustin, cette cité était
incarnée par l’Empire romain. La cité terrestre est centrée sur l’amour
orgueilleux de soi (amor sui), sur la soif de pouvoir et de gloire
mondains qui mènent à la destruction. Il ne s’agit toutefois pas d’une lecture
de l’histoire qui vise à opposer l’au-delà à l’ici-bas, l’Église à l’État, ni
d’une dialectique sur le rôle de la religion dans la société civile.
Dans la perspective augustinienne, les deux cités coexistent jusqu’à la fin
des temps et possèdent une dimension à la fois extérieure et intérieure, car
elles ne se mesurent pas seulement à l’aune des attitudes extérieures avec
lesquelles elles sont construites dans l’histoire, mais aussi à l’aune de
l’attitude intérieure de chaque être humain face aux réalités de la vie et aux
événements historiques. Dans cette perspective, chacun de nous est protagoniste
et donc responsable de l’histoire. Augustin souligne en particulier que les
chrétiens sont appelés par Dieu à séjourner dans la cité terrestre avec le cœur
et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. Cependant, le
chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique
et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au
gouvernement civil.
La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de
précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et
politique, telles que la recherche d’une coexistence plus juste et plus
pacifique entre les peuples. Augustin met également en garde contre les graves
dangers pour la vie politique dérivant de fausses représentations de l’histoire,
d’un nationalisme excessif et d’une distorsion de l’idéal de l’homme d’État.
Bien que le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui soit différent de
celui du V e siècle, certaines analogies restent très actuelles.
Comme à ce moment-là, nous vivons une époque de profonds mouvements migratoires
; comme à ce moment-là, nous vivons une période de profonde réorganisation des
équilibres géopolitiques et des paradigmes culturels ; comme à ce moment-là,
nous ne sommes pas, selon l’expression bien connue du
Pape François, dans une époque de changement, mais dans un changement
d’époque
[3].
Ces temps-ci, la faiblesse du multilatéralisme sur le plan international est
particulièrement préoccupante. Une diplomatie qui promeut le dialogue et
recherche le consensus de tous est remplacée par une diplomatie de la force, des
individus ou de groupes d’alliés. La guerre est revenue à la mode et une ferveur
guerrière se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui
interdisait aux pays d’utiliser la force pour violer les frontières d’autrui, a
été enfreint. On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en
soi « dans la poursuite d’un ordre voulu par Dieu, qui implique une justice plus
parfaite entre les hommes »,
[4] mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa
propre domination. Cela menace gravement l'État de droit qui est le fondement de
toute coexistence civile pacifique.
D’ailleurs, comme le note saint Augustin, « il n’y a personne qui ne veuille
la paix. Même ceux qui veulent la guerre ne veulent rien d’autre que gagner, ils
souhaitent donc atteindre une paix glorieuse par la guerre. La victoire, en
effet, n’est rien d’autre que la soumission de ceux qui opposent une résistance
et, lorsque cela se produira, la paix sera là. [...] Même ceux qui veulent que
la paix dans laquelle ils vivent soit rompue ne haïssent pas la paix, mais
souhaitent qu’elle soit transmise à leur libre pouvoir. Ils ne veulent donc pas
qu’il n’y ait pas de paix, mais qu’il y ait celle qu’ils veulent ».
[5]
C’est précisément cette attitude qui a conduit l’humanité au drame de la
Seconde Guerre mondiale dont les cendres ont donné naissance aux Nations Unies,
dont le 80e anniversaire a été récemment célébré. Elles ont été
voulues par la détermination de 51 nations comme pivot central de la coopération
multilatérale afin de prévenir de futures catastrophes mondiales, de préserver
la paix, de défendre les droits humains fondamentaux et de promouvoir un
développement durable.
Je tiens à rappeler en particulier l’importance du droit international
humanitaire dont le respect ne peut dépendre des circonstances et des intérêts
militaires et stratégiques. Le droit humanitaire, en plus de garantir un minimum
d’humanité dans les fléaux de la guerre, est un engagement que les États ont
pris. Il doit toujours prévaloir sur les velléités des belligérants, afin
d’atténuer les effets dévastateurs de la guerre, y compris dans une perspective
de reconstruction. On ne peut passer sous silence le fait que la destruction
d’hôpitaux, d’infrastructures énergétiques, d’habitations et de lieux essentiels
à la vie quotidienne constitue une grave violation du droit international
humanitaire. Le Saint-Siège réaffirme fermement sa condamnation de toute forme
d’implication des civils dans les opérations militaires et souhaite que la
Communauté internationale se souvienne que la protection du principe de
l’inviolabilité de la dignité humaine et du caractère sacré de la vie compte
toujours plus que tout intérêt national.
Dans cette perspective, les Nations Unies ont joué un rôle médiateur dans les
conflits, encouragé le développement et aidé les États à protéger les droits
humains et les libertés fondamentales. Dans un monde confronté à des défis
complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités et les crises
climatiques, l’organisation devrait jouer un rôle fondamental pour favoriser le
dialogue et l’aide humanitaire, contribuant ainsi à construire un avenir plus
juste. Il est donc nécessaire de faire des efforts pour que les Nations Unies
reflètent non seulement la situation du monde actuel et non celle de
l’après-guerre, mais aussi pour qu’elles soient plus orientées et efficaces dans
la poursuite non pas d’idéologies, mais de politiques visant à l’unité de la
famille des peuples.
Le but du multilatéralisme est donc d’offrir un lieu où les personnes peuvent
se rencontrer et parler, sur le modèle de l’ancien forum romain ou de la
place médiévale. Cependant, pour dialoguer, il faut s’entendre sur les mots et
les concepts qu’ils représentent. Redécouvrir le sens des mots est peut-être
l’un des premiers défis de notre époque. Lorsque les mots perdent leur rapport à
la réalité et que la réalité elle-même devient sujette à opinion et, en fin de
compte, incompréhensible, on devient comme ces deux personnes dont parle saint
Augustin qui sont obligées de rester ensemble sans qu’aucune des deux ne
connaisse la langue de l’autre. Il observe que « les animaux muets, même s’ils
sont d’espèces différentes, se comprennent plus facilement qu’elles, bien que
toutes les deux soient des êtres humains. En effet, puisque par la seule
diversité de la langue elles ne peuvent se communiquer leurs pensées, une grande
affinité de nature ne sert à rien pour établir des relations, au point qu’un
homme préfère rester avec son chien plutôt qu’avec un étranger ».
[6]
De nos jours, le sens des mots est de plus en plus flou et les concepts
qu’ils représentent de plus en plus ambigus. Le langage n’est plus le moyen
privilégié de la nature humaine pour connaître et rencontrer, mais, dans les
replis de l’ambiguïté sémantique, il devient de plus en plus une arme pour
tromper ou frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin que les mots
recommencent à exprimer sans équivoque des réalités certaines. C’est seulement
ainsi qu’un dialogue authentique et sans malentendus pourra reprendre. Cela doit
se produire dans nos foyers et sur nos places, en politique, dans les moyens de
communication et sur les réseaux sociaux, ainsi que dans le contexte des
relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse
retrouver la force nécessaire pour jouer son rôle de rencontre et de médiation,
indispensable pour prévenir les conflits, et que personne ne soit tenté de
dominer l’autre par la logique de la force, qu’elle soit verbale, physique ou
militaire.
Il convient également de noter que le paradoxe de cet affaiblissement de la
parole est souvent revendiqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Mais
à y regarder de plus près, c’est le contraire qui est vrai : la liberté de
parole et d’expression est garantie précisément par la certitude du langage et
par le fait que chaque terme est ancré dans la vérité. Il est douloureux de
constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable
liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un
nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours
plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies
qui l’animent.
Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par
restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté
de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à
refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction
avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa
sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la
non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie
pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience
n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment
particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une
remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent
fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au
contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle,
soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais
protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et
en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social.
De même, la liberté religieuse risque d’être restreinte, alors qu’elle est,
comme le rappelait
Benoît XVI, le premier des droits humains puisqu’elle exprime la réalité la
plus fondamentale de la personne.
[7] Les données les plus récentes indiquent que les violations de la liberté
religieuse sont en augmentation et que 64 % de la population mondiale subit de
graves violations de ce droit.
En demandant le plein respect de la liberté religieuse et de culte pour les
chrétiens, le Saint-Siège le demande également pour toutes les autres
communautés religieuses. À l’occasion du
60e anniversaire de la promulgation de la Déclaration Nostra
aetate, l’un des fruits du
Concile œcuménique Vatican II qui s’est achevé le 8 décembre 1965, j’ai eu
l’occasion de rappeler le rejet catégorique de toute forme d’antisémitisme, qui
continue malheureusement à semer la haine et la mort, et l’importance de
cultiver le dialogue judéo-chrétien, en approfondissant les racines bibliques
communes.
Dans le même contexte commémoratif, la rencontre avec les représentants
d’autres religions m’a permis de renouveler mon appréciation pour le chemin
parcouru au cours des dernières décennies sur la voie du dialogue
interreligieux, car dans toute recherche religieuse sincère, il y a « un reflet
du Mystère divin unique qui embrasse toute la création ».
[8] En ce sens, je demande à la communauté des États de garantir la pleine
liberté de religion et de culte à tous leurs citoyens.
On ne peut toutefois ignorer que la persécution des chrétiens reste l’une des
crises des droits humains les plus répandues à l’heure actuelle, touchant plus
de 380 millions de croyants partout dans le monde, lesquels subissent des
niveaux élevés ou extrêmes de discrimination, de violence et d’oppression en
raison de leur foi. Ce phénomène touche environ un chrétien sur sept dans le
monde et s’est aggravé en 2025 en raison des conflits en cours, des régimes
autoritaires et de l’extrémisme religieux. Toutes ces données montrent
malheureusement que, dans de nombreux contextes, la liberté religieuse est
davantage considérée comme un “privilège” ou une concession que comme un droit
humain fondamental.
Je voudrais ici adresser une pensée particulière aux nombreuses victimes des
violences à caractère religieux au Bengladesh, dans la région du Sahel et au
Nigeria, ainsi qu’à celles du grave attentat terroriste perpétré en juin dernier
contre la paroisse Saint-Élie de Damas, sans oublier les victimes de la violence
djihadiste à Cabo Delgado, au Mozambique.
Il ne faut toutefois pas oublier une forme subtile de discrimination
religieuse à l’égard des chrétiens qui se répand également dans des pays où ils
sont majoritaires, comme en Europe ou en Amérique, où ils voient parfois leur
possibilité d’annoncer les vérités évangéliques limitée pour des raisons
politiques ou idéologiques, en particulier lorsqu’ils défendent la dignité des
plus faibles, des enfants à naître, des réfugiés et des migrants, ou lorsqu’ils
promeuvent la famille.
Dans le cadre de ses relations et actions au niveau international, le
Saint-Siège défend constamment une position en faveur de la dignité inaliénable
de toute personne. On ne peut donc pas ignorer, par exemple, que tout migrant
est une personne et qu’en tant que tel, il possède des droits inaliénables qui
doivent être respectés dans tous les contextes. Tous les migrants ne se
déplacent pas par choix, mais beaucoup sont contraints de fuir en raison de
violences, de persécutions, de conflits et même des effets du changement
climatique, comme dans différentes régions d’Afrique et d’Asie. En cette année
où l’on célèbre le 75e anniversaire de l’Organisation Mondiale pour
les Migrations, je renouvelle le souhait du Saint-Siège que les mesures prises
par les États contre l’illégalité et la traite des êtres humains ne deviennent
pas un prétexte pour porter atteinte à la dignité des migrants et des réfugiés.
Les mêmes considérations valent pour les détenus, qui ne peuvent jamais être
réduits au rang des crimes qu’ils ont commis. À cette occasion, je tiens à
exprimer ma vive gratitude aux Gouvernements qui ont répondu positivement à
l’appel de mon vénéré prédécesseur en faveur de gestes de clémence au cours de
l’Année jubilaire, en exprimant le souhait que l’esprit du Jubilé inspire de
manière permanente et structurelle l’administration de la justice, afin que les
peines soient proportionnées aux délits commis, que des conditions dignes soient
garanties aux détenus et, surtout, que l’on s’efforce d’abolir la peine de mort,
mesure qui anéantit tout espérance de pardon et de renouveau.
[9] Nous ne pouvons pas non plus oublier la souffrance de nombreux détenus
pour raisons politiques présents dans de nombreux États.
Par ailleurs, dans la perspective chrétienne, l’être humain est créé à
l’image et à la ressemblance de Dieu qui, « en l’appelant à l’existence par
amour, l’a appelé en même temps à l’amour ».
[10] Cette vocation se manifeste de manière privilégiée et unique au sein de
la famille. C’est dans ce contexte que l’on apprend à aimer et que l’on
développe la capacité de se mettre au service de la vie, contribuant ainsi au
développement de la société et à la mission de l’Église.
Malgré son caractère central, l’institution familiale est aujourd’hui
confrontée à deux défis cruciaux. D’une part, on assiste à une tendance
inquiétante dans le système international qui consiste à négliger et à
sous-estimer son rôle social fondamental, ce qui conduit à sa marginalisation
institutionnelle progressive. D’autre part, on ne peut ignorer la réalité
croissante et douloureuse des familles fragiles, désagrégées et souffrantes,
affligées par des difficultés internes et des phénomènes inquiétants, y compris
la violence domestique.
La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans
l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif
éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre
pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en
particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de
natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre
d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.
C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger
et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter
catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie
et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une
vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le
Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer
la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à
l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient
consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien
aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de
chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin
qu’elle puisse accueillir la vie.
De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un
service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”,
que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et
en altérant le projet relationnel originel de la famille.
De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux
personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de
continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de
répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à
la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des
politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de
compassion illusoires comme l’euthanasie.
Une réflexion similaire peut être faite à propos de beaucoup de jeunes
confrontés à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles la dépendance aux
drogues. Un effort conjoint de tous est nécessaire pour éradiquer ce fléau de
l'humanité et le trafic de drogue qui l'alimente, afin d'éviter que des millions
de jeunes à travers le monde ne finissent victimes de la consommation de
drogues. Conjointement à cet effort, il devra y avoir des politiques adéquates
de désintoxication et des investissements plus importants dans la promotion
humaine, l'éducation et la création d'emplois.
À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du
droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain.
Une société n'est saine et avancée que lorsqu'elle protège le caractère sacré de
la vie humaine et s'efforce activement de la promouvoir.
Les considérations que j’ai présentées conduisent à penser que, dans le
contexte actuel, on assiste à un véritable “court-circuit” des droits humains.
Le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, à la liberté
religieuse et même à la vie subissent des restrictions au nom d’autres droits
dits nouveaux, avec pour conséquence que tout le système des droits humains perd
de sa vigueur, laissant place à la force et à l’oppression. Cela se produit
lorsque chaque droit devient autoréférentiel et surtout lorsqu’il perd son lien
avec la réalité des choses, leur nature et la vérité.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
si saint Augustin souligne la coexistence de la cité céleste et de la cité
terrestre jusqu’à la fin des temps, notre époque semble plutôt encline à nier le
« droit de citoyenneté » à la cité de Dieu. Seule semble exister la cité
terrestre, enfermée exclusivement à l’intérieur de ses frontières. La recherche
des seuls biens immanents mine cette « tranquillité de l’ordre »
[11] qui, pour Augustin, constitue l’essence même de la paix, qui concerne
autant la société et les nations que l’âme humaine, et qui est essentielle à
toute coexistence civile. En l’absence d’un fondement transcendant et objectif,
seul l’amour de soi prévaut, jusqu’à l’indifférence envers Dieu qui gouverne la
cité terrestre.
[12] Cependant, comme le note Augustin, « telle est la stupidité de
l’orgueil chez ces hommes qui prétendent trouver le souverain bien ici-bas et le
principe de leur félicité en eux-mêmes ».
[13]
L’orgueil obscurcit la réalité elle-même et l’empathie envers le prochain. Ce
n’est pas un hasard si à l’origine de tout conflit se trouve toujours une racine
d’orgueil. Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler dans le
Message pour la Journée Mondiale de la Paix, « on perd alors tout
réalisme, cédant à une représentation partielle et déformée du monde, sous le
signe des ténèbres et de la peur »,
[14] ouvrant ainsi la voie à la logique de l’affrontement, prélude à toute
guerre.
Nous le voyons dans de nombreux contextes, à commencer par la poursuite de la
guerre en Ukraine, avec le fardeau des souffrances infligées à la population
civile. Face à cette situation dramatique, le Saint-Siège réaffirme avec
détermination l’urgence d’un cessez-le-feu immédiat et d’un dialogue animé par
une recherche sincère de voies susceptibles de conduire à la paix. Je lance un
appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle ne relâche pas ses
efforts afin de trouver des solutions justes et durables pour protéger les plus
fragiles et redonner espérance aux populations touchées, en renouvelant la
pleine disponibilité du Saint-Siège à accompagner toute initiative favorisant la
paix et la concorde.
De même, nous le constatons en Terre Sainte où, malgré la trêve annoncée en
octobre, la population civile continue de subir une grave crise humanitaire qui
s’ajoute aux souffrances déjà endurées. Le Saint-Siège accorde une attention
particulière à toute initiative diplomatique visant à garantir aux Palestiniens
de la bande de Gaza un avenir de paix et de justice durables sur leur propre
terre, ainsi qu’à l’ensemble du peuple palestinien et à l’ensemble du peuple
israélien. En particulier, la solution à deux États reste la perspective
institutionnelle qui répond aux aspirations légitimes des deux peuples, alors
que l’on constate malheureusement une augmentation des violences en Cisjordanie
perpétrées contre la population civile palestinienne qui a le droit de vivre en
paix sur sa propre terre.
L’aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes
américaines du Pacifique suscite également une vive inquiétude. Je souhaite
renouveler mon appel pressant à rechercher des solutions politiques pacifiques à
la situation actuelle, soucieux du bien commun des populations et non de la
défense d’intérêts partisans.
Cela vaut tout particulièrement pour le Venezuela, compte tenu des récents
développements. Je renouvelle à cet égard mon appel à respecter la volonté du
peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains
et civils de chacun et de la construction d'un avenir stable et harmonieux. Il
pourra trouver l’inspiration dans l’exemple de ses deux enfants que j’ai eu la
joie de
canoniser en octobre dernier, José Gregorio Hernández et Sœur Carmen
Rendiles, pour construire une société fondée sur la justice, la vérité, la
liberté et la fraternité, et ainsi sortir de la grave crise qui frappe le pays
depuis de nombreuses années.
D’autres crises parsèment le paysage mondial. Je fais tout d’abord référence
à la situation dramatique en Haïti, marquée par toutes sortes de violences, du
trafic d’êtres humains, aux exils forcés et aux enlèvements. À ce propos,
j’exprime le souhait que, avec le soutien nécessaire et concret de la Communauté
internationale, le pays puisse au plus vite franchir les étapes nécessaires pour
rétablir l’ordre démocratique, mettre fin à la violence et parvenir à la
réconciliation et à la paix.
Nous ne pouvons pas non plus oublier la situation qui touche depuis des
décennies la région africaine des Grands Lacs, en proie à des violences qui ont
fait de nombreuses victimes. J’encourage les parties concernées à rechercher une
solution définitive, juste et durable, qui mette fin à un conflit qui dure
depuis trop longtemps. De même, je pense à la situation au Soudan, transformé en
un vaste champ de bataille, et à l’instabilité politique qui persiste au Soudan
du Sud, le plus jeune pays de la famille des nations, né à la suite du
référendum il y a quinze ans.
Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence l’intensification des signes
de tension en Asie orientale, en exprimant le souhait que toutes les parties
concernées adoptent une approche pacifique et dialoguante face aux questions
litigieuses qui sont source de conflits potentiels.
Je pense tout particulièrement à la grave crise humanitaire et sécuritaire
qui frappe le Myanmar, aggravée par le tremblement de terre dévastateur du mois
de mars dernier. Avec une vigueur renouvelée, j’adresse un appel pour que soient
courageusement choisies les voies de la paix et du dialogue inclusif,
garantissant à tous un accès juste et rapide aux aides humanitaires. Pour être
authentiques, les processus démocratiques doivent s’accompagner de la volonté
politique de poursuivre le bien commun, de renforcer la cohésion sociale et de
promouvoir le développement intégral de toute personne.
Dans bon nombre de ces scénarios, nous remarquons, comme le souligne
Augustin, que l’idée centrale est toujours que la paix n’est possible que par la
force et sous l’effet de la dissuasion. Or la guerre se contente de détruire,
tandis que la paix exige un effort continu et patient de construction et une
vigilance constante. Cet effort interpelle tout le monde, à commencer par les
pays possèdant des arsenaux nucléaires. Je pense en particulier à l’importance
de donner suite au traité New START, qui expire en février prochain. Le
danger est que l’on se laisse au contraire entraîner dans course à la production
d’armes toujours plus sophistiquées, notamment grâce à l’intelligence
artificielle. Cette dernière est un outil qui nécessite une gestion adéquate et
éthique, ainsi que des cadres normatifs axés sur la protection de la liberté et
la responsabilité humaine.
Chers ambassadeurs,
malgré le tableau dramatique que nous avons sous les yeux, la paix reste un
bien difficile mais possible. Comme le rappelle Augustin, elle « est la fin de
notre bien »,
[15] car elle est la fin même de la cité de Dieu, à laquelle nous aspirons,
même inconsciemment, et dont nous pouvons goûter l’anticipation dans la cité
terrestre. Au cours de notre pèlerinage sur cette terre, elle exige humilité et
courage. L’humilité de la vérité et le courage du pardon. Dans la vie
chrétienne, ceux-ci sont représentés par Noël, où la Vérité, le Verbe éternel de
Dieu, se fait humble chair, et par Pâques où le Juste condamné pardonne à ses
persécuteurs, leur donnant Sa vie de Ressuscité.
À y regarder de plus près, les signes d’une espérance courageuse ne manquent
pas aujourd’hui non plus, et ils doivent être constamment soutenus. Je pense par
exemple aux accords de Dayton qui, il y a trente ans, ont mis fin à la guerre
sanglante en Bosnie-Herzégovine et qui, malgré les difficultés et les tensions,
ont ouvert la voie à un avenir plus prospère et harmonieux. Je pense également à
la Déclaration commune de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, signée en août
dernier et qui, espérons-le, permettra d’ouvrir la voie à une paix juste et
durable dans le Caucase du Sud, en résolvant les problèmes encore en suspens de
manière satisfaisante pour les deux parties. Par analogie, je pense à
l’engagement dont ont fait preuve ces dernières années les Autorités
vietnamiennes pour améliorer les relations avec le Saint-Siège et les conditions
dans lesquelles l’Église opère dans le pays. Ce sont là autant de germes de paix
qui doivent être cultivés.
Le mois d’octobre prochain marquera le huitième centenaire de la mort de
saint François d’Assise, un homme de paix et de dialogue, universellement
reconnu même par ceux qui n’appartiennent pas à l’Église catholique. Sa vie est
lumineuse parce qu’elle a été animée par le courage de la vérité et la
conscience qu’un monde pacifique se construit à partir d’un cœur humble, tourné
vers la cité céleste. Je souhaite à chacun d’entre nous un cœur humble et
bâtisseur de paix, ainsi qu’à tous les habitants de nos pays en ce début
d’année.
Merci.
[1] Benoît XVI,
Catechèse (20 février 2008).
[2] Ibid.
[3] Cf. François,
Discours au Ve Congrès national de l'Église italienne,
Florence (10 novembre 2015).
[4] S. Paul VI, Lettre encyclique
Populorum progressio (26 mars 1967), 76 : AAS 59 (1967), 294-295.
[5] S. Augustin, De
civitate Dei, XIX, 12.1.
[6] S. Augustin, De
civitate Dei, XIX, 7.
[7] Benoît XVI,
Discours à l'occasion de la présentation des vœux au Corps diplomatique,
9 janvier 2012.
[8]
Catéchèse (29 octobre 2025).
[9] Cf. François,
Bulle d'indiction du Jubilé ordinaire de l'année 2025 « Spes non confundit »
(9 mai 2024), 10 : AAS 116 (2024), 654-655.
[10] S. Jean-Paul II, Exhortation apostolique
Familiaris consortio (22 novembre 1981), 11 : AAS 74 (1982), 91.
[11] Cf. S. Augustin, De
civitate Dei, XIX, 13.
[12] Ibid., XIV, 28.
[13] Ibid., XIX, 4. 4.
[14]
Message pour la 59e Journée mondiale de la paix (8 décembre
2025).
[15] S. Augustin, De
civitate Dei, XIX, 11.
Articles les plus
récents :
Martyre et légitime défense : les deux chemins de la paix prônés par Léon XIV
La fraternité chrétienne ne peut reposer sur autre chose que la foi
Le Cardinal Müller réclame une clarté doctrinale
Le premier consistoire de Léon XIV sous le signe de la déception
|
Les lecteurs qui
désirent consulter les derniers articles publiés par le site
Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent
cliquer sur le lien suivant
► E.S.M.
sur Google actualité |
Sources
: C opyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice
Vaticana
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 13.01.2026
|