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Le Cardinal Müller réclame une clarté doctrinale
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Le 11 janvier 2026 -
E.S.M.
- Après sa participation au
premier consistoire extraordinaire du pape Léon XIV, le cardinal Gerhard Müller, ex-préfet de la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a fait une déclaration et a
souligné la nécessité
d’une clarté doctrinale et ecclésiologique face aux
interprétations ambiguës de la synodalité.
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Le cardinal Müller -
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« Une atmosphère très fraternelle, la plupart étaient convaincus de
l'urgence de la nouvelle évangélisation »
Du cardinal Müller sur
kath.net/news :
Le
11 janvier 2026 -
E.S.M. - « Il serait bon que chaque cardinal arrive avec une
prise de position mûrement réfléchie sur un thème précis et la
présente en séance plénière, afin de pouvoir ensuite... »
Déclaration après la clôture du consistoire extraordinaire. Par le
cardinal Gerhard Müller
Il faut saluer le fait que le collège cardinalice
reprenne son rôle initial, celui de représentant de l'Église
romaine, d'organe le plus proche du pape pour le conseiller dans sa
mission universelle. La méthode utilisée a été celle, plus
dynamique, du dernier synode, qui n'était plus un synode des
évêques. Il serait bon que chaque cardinal arrive avec une opinion
mûrement réfléchie sur un sujet donné et la présente en plénière,
afin de formuler ensuite une conclusion en petits groupes, qui sera
ensuite discutée avec les autres lors de la séance de clôture en
présence du Saint-Père.
Il régnait une atmosphère très fraternelle et la plupart des
participants étaient convaincus de l'urgence d'une nouvelle
évangélisation. L'unité de l'Église ne s'obtient pas par des
manœuvres politiques, mais par la profession de foi de Pierre en
Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant. C'est pourquoi l'Église, corps
du Christ, n'est pas une ONG, mais le signe et l'instrument de
l'union intime des hommes avec Dieu et de l'unité du genre humain
(Lumen Gentium 1). C'est la seule façon de
sortir de la crise dont l'humanité est elle-même responsable, ainsi
que du désordre causé par l'arrogance et l'ignorance humaines dans
l'Église, qui est en Christ le sacrement du salut du monde et qui
doit le devenir de plus en plus dans la vie concrète.
Müller met en garde contre une synodalité «
démocratisante » et réclame une clarté doctrinale
Egalement
lu sur infovaticana.com
Le cardinal Gerhard Müller, ex-préfet de la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a souligné la nécessité
d’une clarté doctrinale et ecclésiologique face aux
interprétations ambiguës de la synodalité, après avoir participé au
premier consistoire extraordinaire du pape Léon XIV,
célébré cette semaine au Vatican.
Dans une interview accordée à l’émission The World Over, Müller a
expliqué que, bien que le Pape ait initialement proposé quatre thèmes pour la
rencontre - synodalité, mission, liturgie et gouvernement de l’Église -, les
cardinaux ont majoritairement opté pour se concentrer sur la mission
évangélisatrice et la synodalité, en laissant de côté le débat
spécifique sur la liturgie.
La liturgie n’est pas le problème central, mais bien son usage idéologique
Interrogé sur l’absence du thème liturgique, dans un contexte marqué par les
restrictions à la Messe traditionnelle, Müller a indiqué que la Sainte
Messe est le centre de la vie chrétienne, mais que la question actuelle
n’est pas doctrinale, mais pastorale et disciplinaire : la manière de célébrer
le rite ancien ou le nouveau.
À son avis, les cardinaux ont préféré consacrer le temps limité du
consistoire aux grands défis externes que affronte l’Église
- sécularisation, athéisme, idéologies contraires à l’anthropologie chrétienne
-
plutôt qu’à des débats internes. Néanmoins, il a clairement indiqué que la
liturgie reste essentielle en tant que sommet de la vie chrétienne et adoration
de Dieu.
L’Église n’est pas une démocratie
Le cœur de l’intervention de Müller s’est concentré sur la synodalité,
un concept qui - a-t-il averti - a généré de la confusion ces dernières années. Le
cardinal a insisté sur le fait que l’Église n’est ni une démocratie ni
un parlement, et qu’elle ne peut être gouvernée selon des modèles
politiques propres aux États modernes.
Selon ses explications, le consistoire a servi à réaffirmer une distinction
fondamentale : d’une part, le Synode des Évêques, qui
appartient à la structure hiérarchique de l’Église et exerce son autorité en
vertu du sacrement de l’Ordre ; d’autre part, la coopération légitime des laïcs,
basée sur le sacerdoce commun, mais sans confusion des fonctions ni de
l’autorité.
Müller a souligné que cette distinction est claire dans la théologie
catholique, mais qu’en temps récents « il y a eu de la confusion dans
certains esprits », ce qui rend nécessaire un retour à une compréhension précise
de l’Église comme sacrement de salut, fondée par le Christ et
non comme une organisation sociopolitique.
Critique des méthodes synodales récentes
Le prélat s’est également montré critique envers les méthodes de
travail utilisées tant dans les synodes récents que dans ce
consistoire, en particulier la prédominance de dynamiques sociologiques et de
petits groupes par rapport au débat théologique en assemblée plénière.
Müller a affirmé que de nombreux cardinaux souhaiteraient retrouver le modèle
classique de consistoire, dans lequel chaque cardinal peut intervenir
publiquement avec des exposés brefs et bien préparés, en réservant les travaux
en groupes restreints pour la phase finale et non comme point de départ.
La crise de l’Église est interne
En abordant la situation générale de l’Église, l’ex-préfet a été catégorique
: la crise actuelle ne provient pas de l’extérieur, mais de
l’intérieur. À son avis, la confusion doctrinale, les idées hétérodoxes et la
relativisation de vérités établies - comme l’impossibilité du diaconat féminin ou
la nature sacramentelle du mariage - ont affaibli la clarté de l’annonce
chrétienne.
Müller a rappelé que la doctrine catholique n’est pas le fruit d’opinions
subjectives ni de consensus circonstanciels, mais la transmission fidèle de la
révélation reçue des apôtres, gardée par le magistère des
évêques en communion avec le Pape.
À cet égard, il a rejeté toute invocation du prétendu « esprit du Concile »
comme justification de ruptures doctrinales, en indiquant que les
interprétations idéologiques postérieures au Vatican II ne peuvent être
attribuées au Concile lui-même, mais à des lectures intéressées éloignées de la
Tradition vivante de l’Église.
Une mise en garde claire au début du pontificat
Les paroles du cardinal Müller, prononcées dans le contexte de la première
grande rencontre du Collège Cardinalice sous le pontificat de Léon XIV,
constituent une mise en garde claire face aux tentatives de
redéfinir l’Église en clé politique ou sociologique.
Pour le prélat allemand, seule une Église fermement ancrée dans la
doctrine apostolique, la hiérarchie sacramentelle et la clarté morale
pourra affronter les défis du monde contemporain sans diluer son identité ni
trahir sa mission.
Traduction
E.S.M
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Sources
:
-
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 11.01.2026
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